La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD)

Priorité à l'Afrique

En favorisant un dialogue politique au plus haut niveau, la Conférence de Tokyo s’est affirmée comme étant un lieu d’espace et de dialogue où nations asiatiques, africaines et les partenaires internationaux travaillent ensemble à la promotion du développement de l’Afrique. Photo ONU/Tim McKulka

Préparations pour TICAD-VI

La sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-VI) se tiendra les 27 et 28 août 2016 et ce pour la première fois sur le continent africain et plus précisément à Nairobi au Kenya. Une grande première au Kenya à laquelle le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique se prépare activement en pleine coopération, avec le Gouvernement de la République du Kenya et les quatre autres partenaires de TICAD.

La décision d’organiser TICAD-VI sur le continent africain démontre à quel point l’appropriation par l’Afrique de son destin et par conséquent du processus de TICAD est en croissance constante. Cette prise en main effective de sa destinée est cher aux cœurs des États africains mais est tout aussi importante pour les partenaires de TICAD, y compris les organisations internationales dont le Système des Nations Unies, les organisations régionales telles que les Communautés économiques régionales africaines (CER) et l'Agence de planification et de coordination du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), la société civile et le secteur privé. Lors du sommet TICAD-VI, les États africains et les partenaires de TICAD seront représentés au plus haut niveau.

TICAD-VI arrive à un moment très opportun puisque 2016 est la première année de mise en œuvre du programme de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030, ainsi que du  premier Plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063. Les discussions porteront principalement sur des questions auxquelles l’Afrique a dû faire face depuis la dernière conférence TICAD-V en 2013 à Yokohama au Japon, 2013, à savoir :

  • L’industrialisation,
  • La santé et
  • La stabilité sociale.

Par ailleurs et afin de prendre en compte le rôle croissant du secteur privé dans la promotion du développement socio-économique, TICAD-VI vise à mettre en avant le secteur privé tant africain que japonais.

En savoir plus sur TICAD

Pour promouvoir le développement, la paix et la sécurité en Afrique à travers des partenariats multilatéraux avec le Japon, le Gouvernement nippon a organisé la première Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (connue sous le sigle anglais "TICAD") Lien externe au site de l'ONU et en anglais a été inaugurée en 1993.

Cette initiative a coïncidé avec l’émergence d’une certaine lassitude à l’égard de l’aide humanitaire. La Conférence a ainsi permis de recentrer l’attention internationale sur les besoins de l’Afrique en matière de développement. Au cours de ces vingt dernières années, TICAD s’est transformé en un forum international dont l’objectif est de mobiliser et de dynamiser l’aide internationale en faveur du développement de l’Afrique. Les principes directeurs sont la prise en main par les Africains de leur processus de développement et le « partenariat » international entre tous les acteurs concernés.

Le Japon a organisé conjointement les conférences suivantes :

TICAD facilite et encourage un dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et les partenaires au développement de l’Afrique sur des questions relatives à la croissance économique, au commerce, à l’investissement, au développement durable, à la paix, la stabilité et la sécurité ainsi qu’à la bonne gouvernance. En plus de la coopération traditionnelle, TICAD encourage activement la coopération Sud-Sud et triangulaire.

Ellen Johnson Sirleaf, Ban Ki-moon, Maged Abdelaziz

Le 2 juin 2013, à l’occasion de la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD V), Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a pris la parole pour exprimer son souhait de voir l’Afrique pleinement intégrée à l’économie mondiale. Plus d’informations sur TICAD V sur le site du Centre d’actualités de l’ONU >> (Photo ONU/Rick Bajornas)

Le Rôle du Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique

Dans le cadre de son mandat, le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique est l’un des cinq organisateurs du TICAD avec :

Le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique et les autres partenaires officiels de TICAD poursuivent leurs efforts pour impliquer de plus en plus le secteur privé et la société civile dans leurs discussions. En outre, les cinq coorganisateurs suivent de près la mise en œuvre du Plan d’action de Yokohama 2013-2017 PDF, qui est l’un des aboutissements du sommet de TICAD V à Yokohama (Japon) Lien externe au site de l'ONU et en anglais, en mai 2013.

En mai 2014, le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, le Japon, l’Union africaine, le PNUD et la Banque mondiale ont organisé la première réunion ministérielle de la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique à Yaoundé (Cameroun). Lors de cette réunion, la matrice de mise en œuvre du Plan d’action de Yokohama 2013-2017 a été validée. Cette Matrice de mise en œuvre du Plan d’action de Yokohama 2013 - 2017 PDF contient 617 initiatives concrètes visant à faire avancer les institutions africaines et les partenaires de développement. La mise en œuvre par 57 pays/organisations est prévue d’ici la fin 2017. Le Bureau du Conseiller spécial, en partenariat avec la Commission de l’Union africaine, concentre plus particulièrement ses efforts de suivi sur le Pilier 6 du Plan d’action de Yokohama : « Consolidation de la paix, de la stabilité, de la démocratie et de la bonne gouvernance ».

Impact

Outre l’importance accordée au commerce, à l’investissement et à la coopération technique, des  initiatives de partenariat avec  l’Afrique comme celui de TICAD mettent l’accent de plus en plus sur les questions de paix, de sécurité, et plus particulièrement sur le maintien de la paix ou encore la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.

Par exemple, dans le cadre des travaux de TICAD-V, le Japon s’est engagé à financer, à hauteur de 26 millions de dollars, les efforts de consolidation de la paix et de la stabilité dans le Sahel. En outre, toujours lors de TICAD-V à Yokohama en 2013 et conformément aux principes directeurs du partenariat international.et de l’appropriation par les Africains, le Gouvernement japonais a décidé d’engager 32 milliards de dollars sur les cinq prochaines années et ce, afin d’améliorer les infrastructures et renforcer les capacités en ressources humaines. Afin de faciliter la mise en œuvre de la matrice (voir ci-dessus), le Japon a investi 3,5 milliards de dollars en aide publique au développement (APD). Sur un total de 32 milliards de dollars, cette somme représente un quart des 14 milliards de dollars engagés lors de la Conférence au titre de l’APD.

Sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-VI, 27 - 28 août 2016)

TICAD 6 logo Site de la Conférence EN

Les Nations Unies, en particulier le Bureau du Conseiller spécial de l'Afrique, participeront activement à TICAD-VI. En savoir plus sur la participation de l'ONU à TICAD-VI >>

La Conférence internationale de Tokyo, c'est quoi?

Vidéo produite par TV5 Monde

Photo des participants à TICAD V

TICAD V

La cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD V) Lien externe au site de l'ONU et en anglais s’est tenue à Yokohama du 1er au 3 juin 2013. Sous le thème général « Main dans la main avec une Afrique plus dynamique », les participants ont pris part à des discussions actives sur les orientations du développement africain à la lumière des grands sujets de TICAD V, à savoir « Économie robuste et durable », « Société inclusive et résiliente » et « Paix et stabilité ». Afin de refléter l’importance du secteur privé pour la croissance économique, un dialogue entre dirigeants africains et représentants du secteur privé japonais a été organisé pour la première fois lors d’une séance plénière de TICAD.

Documents adoptés