Discours de M. Alex Bodry, Ministre de la Jeunesse du Luxembourg

10/08/1998

Monsieur le Président
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d'Etat,
Mesdames, Messieurs,

D'abord je voudrais féliciter et remercier le Gouvernement portugais pour son engagement exemplaire dans l'organisation, en collaboration avec les Nations Unies, de la 1re Conférence Mondiale des Ministres de la Jeunesse ainsi que du Festival Mondial de la Jeunesse. Je ne voudrais pas oublier de citer également la IX ième conférence ibéro-américaine des Ministres de la Jeunesse'et de la prémière conférence de Ministres de la Jeunesse de la communauté des pays de langue portugaise.

Je voudrais souligner aussi le rôle important des Nations Unies dans le développement des politiques jeunesse au niveau mondial.

L'année internationale de la jeunesse des Nations Unies en 1985, les sessions spéciales de l'assemblée générale des Nations Unies sur la jeunesse en 1985 et 1995 ainsi que l'adoption du Programme mondial d'action en faveur de la jeunesse ont influencé largement les politiques de jeunesse dans, beacoup de pays à travers le monde.

Les grands thèmes retenus dans la déclaration finale de cette premiére conférence mondiale des ministres responsables de la jeunesse,à savoir la participation, le développement, la paix, 1'éducation, l'emploi, la santé et les drogues sont des sujets hautement importants. Permettez-moi de développer quelques idées liées à ces thèmes.

En tant que vice-président de la 5éme conférence des Ministres Européens responsables de la Jeunesse qui s'est tenue en avril de cette année à Bucarest, j'ai eu la charge de faire le bilan des cinq dernières années de l'action du secteur Jeunesse du Conseil de I'Europe. Dès à présent je dois faire un constat qui n'est pas trop encourageant. En effet, depuis la prémiere conférence des Ministres de la Jeunesse du Conseil de I'Europe qui s'est tenue à Strasbourg en 1985, pendant la même année que l'année internationale des Nations Unies, toutes les conférences ont recommandé de maintenir et d' encourager une cooperation suivie dans le domaine de la jeunesse avec le système des Nations Unies et en particulier avec l'UNESCO, le BIT, l'OMS et l'UNICEF. Force est de constater que la coopération avec les organisations internationales est restée lettre morte et s'est bornée à la participation aux conférences ministérielles.

Dans la déclaration finale de cette première conférence mondiale il est rappelé que l'assemblée générale des Nations Unies a invité les conférences régionales et interrégionales des ministres responsables des affaires de la jeunesse à augmenter la cooperation entre eux sous 1'égide des Nations Unies. Il serait important de discuter d'une façon approfondie de cette question et de prévoir p.ex. tous les dix ans une nouvelle session de cette conférence mondiale. Si j'ai parlé de la cooperation entre les Nations Unies et le Conseil de l'Europe, il ne faut pas oublier d'inclure dans cette cooperation un autre organisme important, à savoir l'Union Européenne.

Certes les programmes jeunesse de l'Union Européenne comme "Jeunesse pour l'Europe" ou le nouveau programme "Service Volontaire Européen" font une ouverture vers les pays associés à l'Union Européenne, mais je dois avouer que lors d'un dernier Conseil Jeunesse d'octobre 1997 lors d'un débat public sur les perspectives de l'action communautaire en matiére de jeunesse, la cooperation avec le système des Nations Unies n'a pas été évoqué

Même s'il y a lieu de développer ces coopérations nous retrouvons, et je suis sur que ceci n'est pas un hasard, les mêmes priorités de politiques jeunesse à tous les niveaux. Je cite la participation des jeunes qui est pour beaucoup de pays membres le moteur même de l'action du secteur jeunesse.

Dans ce contexte les chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats membres du Conseil de l'Europe ont rappelé lors de leur deuxième sommet en 1997 leur volonté de développer 1'éducation à la. citoyenneté démocratique fondée sur les droits et responsabilités des citoyens et la participation des jeunes à la société civile.

Cette action que nous retrouvons dans la déclaration finale de la présente conférence mérite au niveau du système des Nations Unies une attention très particulière.

Parmi mes responsabilités ministérielles se trouve aussi le département de 1'environnement. Dans ce domaine les Nations Unies ont développé des programmes hautement importants. Je voudrais exprimer toute ma satisfaction que dans notre texte final nous fassions référence à la nécessaire prise de conscience et à 1'engagement des jeunes relatifs aux principes et pratiques de développement viables.

Permettez-moi d'aborder avant de conclure encore le volet de 1'emploi des jeunes.

Lors du conseil européen extraordinaire sur 1'emploi de novembre 1997 à Luxembourg, un accent particulier était mis sur 1'emploi des jeunes. Même si nous réaffirmons l'obj ectif final du plein emploi pour garantir les chances de travail rémunéré pour tous les jeunes, nous devrons etrê conscients que c'est un objectif bien difficile à atteindre même pour un petit pays, assez riche, comme le Luxembourg.

Toutes ces discussions liées 'a 1'emploi ont amené entre autres les Ministres de la Jeunesse à envisager progressivement de travailler sur des questions qui ne relèvent pas, dans beaucoup de pays, directement de leurs compétences Mais si nous voulons développer des politiques globales et intégrées de jeunesse, il appartient aux Ministres de la Jeunesse de coordonner les mesures en faveur de l'insertion des j eunes dans la societé et de coopérer avec les autres secteur concernés "a la recherche de solutions aux problèmes des j eunes.

Je vous remercie de votre attention.

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