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Declaration de SON EXCELLENCE MATHIEU
KEREKOU,
PRESIDENT EN EXERCICE
DU BUREAU
Johannesburg, Afrique
du Sud
Messieurs les Présidents des Institutions de la République, Monsieur le Haut Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, chargé des Pays les Moins Avancés, des Pays Enclavés et des Petits Etats Insulaires, en développement, Monsieur le Directeur Général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les membres diplomatique et consulaire, Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales, Mesdames et Messieurs les Chefs et membres des délégations, Honorables Invités, Mesdames et Messieurs, Depuis 1971, l'Organisation des Nations Unies a décidé
de dénommer "Pays les Moins Avancés" (PMA), une catégorie
d'Etats qu'elle juge structurellement handicapés dans leur développement,
et méritant une attention particulière, de la part de la
communauté internationale, dans le contexte actuel de leurs efforts
de développement.
Mais rassurons-nous, il est aussi dit que tout Homme gagnera son pain à la sueur de son front. Dès lors, la pauvreté ne peut être considérée par nous comme une humiliation, encore moins comme un titre honorifique ou une fatalité. Que nous soyons pauvres parmi les plus pauvres, que nous soyons moins
pauvres parmi les plus riches, soyons fiers, dignes, unis et forts de notre
appartenance à la communauté des Nations libres de notre
planète.
En tout cas, le constat est que, au regard des progrès accélérés de la Science, de la pratique conséquente des technologies modernes et de l'accroissement sans précédent de la prospérité qu'ils ont générés, tant de pays et tant de peuples, à travers le monde souffrent cruellement encore de la faim, de la soif, de l'analphabétisation, du paludisme, du sida et de nombreuses autres maladies connexes et transmissibles. Selon le dernier rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) publié en juin 2002, le nombre de personnes extrêmement pauvres augmentera. de cent treize millions (113.000.000) dans les PMA d'ici à 2015, si les tendances actuelles se poursuivent. C'est ainsi que le groupe des PMA qui était de trente deux (32)
en 1981, est passé à quarante deux (42) en
1990, et a atteint (49) en 2001 dont trente quatre (34) en
Afrique, et d'autres pays attendent avec impatience leur admission.
Cependant, nous nous devons aussi de reconnaître que les maux
qui nous minent et freinent notre développement en compromettant
dangereusement chaque jour notre situation socio-économique de pauvreté
que nos partenaires responsables en partie, nous reprochent à juste
titre, ont pour noms:
Ce nouveau comportement s'explique par le Sommet du Millénaire
tenu à New York du 06 au 08 septembre 2001, et les
rencontres internationales qui ont toujours accordé aux questions
primordiales de la pauvreté dans les PMA une attention particulière.
Il s'agit là de changements significatifs dans les mentalités et des transformations qualitatives que nous apprécions avec discernement. En créant un Bureau des Nations unies spécialement chargé des PMA, le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Kofi ANNAN a traduit en acte concret la volonté politique et réelle de la Communauté Internationale de combattre effectivement la pauvreté. En nommant l'Ambassadeur Anwarul Karim CHOWHDURY du Bangladesh, homme d'expériences et d'engagement, comme son Haut Représentant, il se donne les moyens de réussir. Monsieur le Haut Représentant du Secrétaire Général
des Nations Unies, je puis vous donner l'assurance que notre Pays, le Bénin
soit ou non à la tête du Bureau de Coordination des PMA, notre
Gouvernement vous apportera constamment aide et assistance dans l'accomplissement
de votre noble et exaltante mission internationale.
Outre l'analyse critique et approfondie des dossiers inscrits à votre ordre du jour, vous aurez au cours de vos travaux à harmoniser vos différentes préoccupations, établir les priorités à mettre en oeuvre pour un véritable développement des PMA, faire partager nos points de vue au reste du monde prochainement à Johannesbourg, en Afrique du Sud, au Sommet Mondial sur le Développement Durable, et au cours de la 57èrne Session de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Je voudrais donc vous inviter à faire, au cours de vos travaux, un bilan critique et rigoureux de ce qui a déjà été fait et de ce qu'il nous reste à faire, nous les PMA, entre nous-mêmes, nous les PMA avec les autres pays en développement, nous les PMA avec le reste de la Communauté Internationale, notamment avec les pays les plus riches et les plus industrialisés du monde. Il est grand temps pour nous de prendre pleinement conscience de notre état de pauvreté qui n'est nullement une fatalité. Aussi la Conférence de Cotonou doit-elle être une première
démonstration de notre volonté commune de sortir ensemble
de notre catégorie des PMA.
Vive la solidarité entre les Pays les Moins Avancés, les Pays Enclavés et les Petits Etats Insulaires en Développement ! Vive la Coopération Internationale !
Je vous remercie. |