Home

About Us

Major Groups

Partnerships

Documents

Publications

News/Media

Calendar

Links
 

UN DESA |  UN Economic and Social Development | Contact Us |  FAQs |  Site Index | Site Map |  Search

 
Chapitre 4:   Modification des modes de consommation
CONSOMMATION ENERGETIQUE ANNUELLE PAR HABITANT
Economique Chapitre 4 Elément moteur

1. Indicateur

a) Nom : Consommation énergétique annuelle par habitant.

b) Brève définition : Quantité dénergie - liquide, solide, gazeuse ou électrique - utilisée par un individu au cours dune année donnée dans une zone géographique donnée.

c) Unité de mesure : Gigajoules.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Elément moteur.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : La finalité de cet indicateur est de mesurer la consommation dénergie.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : Lutilisation dénergie est un aspect clé de la consommation et de la production. L'énergie est depuis toujours considérée comme un moteur du progrès économique. Cependant, sa production, son utilisation et ses produits dérivés ont eu des incidences majeures sur lenvironnement. Le découplage de lutilisation dénergie et du développement constitue un défi majeur du développement durable. Lobjectif à long terme est que le développement et la prospérité se poursuivent grâce à des gains defficience énergétique et non à une augmentation de la production.

c) Liens avec dautres indicateurs : Cet indicateur est étroitement lié à un grand nombre dautres indicateurs économiques et environnementaux, comme la croissance démographique, la consommation de carburant, le produit intérieur ajusté pour tenir compte de lenvironnement, les réserves énergétiques prouvées, la consommation de ressources énergétiques renouvelables et non renouvelables, les changements d'utilisation des sols, lutilisation dénergie dans lagriculture, les émissions de gaz à effet de serre, la production de substances appauvrissant la couche dozone, la production de déchets, etc.

d) Objectifs : Non existants.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

a) Définitions et concepts de base : Les éléments nécessaires à la construction de cet indicateur sont des données sur la production, la population et la consommation. Les données sur la production concernent la première étape de la production. Par exemple, pour la houille, les données concernent la production minière; pour le pétrole brut et le gaz naturel, la production des puits de pétrole et de gaz et les installations de transformation; pour lélectricité, la production brute des centrales. Les données sur la consommation portent sur la "consommation apparente" et sont dérivées de formules qui tiennent compte de la production, des importations, des exportations et des variations des stocks.

b) Méthodes de mesure : Cet indicateur correspond au rapport entre la consommation dénergie dans une zone/un pays/une région spécifique et la population de cette zone, ce pays, cette région.

c) Lindicateur dans la structure EMSA : Cet indicateur représente un élément moteur important au sein de léconomie.

d) Limites de lindicateur : Etant donné que cet indicateur est calculé en agrégeant des données différentes sur la consommation dans une zone/un pays/une région, il ne mesurera pas nécessairement de façon adéquate les variations des taux de consommation dans cette zone/ce pays/cette région. Cela peut conduire à des calculs et interprétations erronées et à une mauvaise allocation des ressources. Lindicateur nest pas une mesure aussi sensible de lintensité et de lefficience énergétiques que dautres, par exemple le produit intérieur ajusté pour tenir compte de lenvironnement.

e) Autres définitions de lindicateur : La désagrégation de lindicateur entre ses composantes sectorielles, comme lagriculture ou les produits manufacturés, doit permettre dévaluer les besoins énergétiques par unité de production. En revanche, la consommation totale dénergie constitue une mesure plus directe des modes de production et de leur incidence sur lenvironnement, alors que la consommation dénergie par unités de produit intérieur brut reflète mieux lefficience énergétique.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

Les données sur la production et la consommation de produits énergétiques ainsi que les données sur la population sont disponibles régulièrement auprès de la plupart des pays au niveau national et pour certains pays au niveau infranational. Ces deux types de données sont collectées par les bureaux nationaux de statistique, auprès de qui elles peuvent être obtenues, et elles sont également reproduites dans les publications des pays.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

a) Organisme chef de file : Lorganisme chef de file est la Division de statistique de lONU, Département de linformation économique et sociale et de lanalyse des politiques (DIESAP). Le point de contact est le Directeur, Division de statistique, DIESAP; numéro de télécopie (1 212) 963 9851.

b) Autres organisations : Les autres organisations participant à la mise au point de cet indicateur sont notamment les suivantes : Bureaux nationaux de statistique, Agence internationale de lénergie, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et Eurostat.

7. Autres informations

Organisation des Nations Unies. Annuaire des statistiques de lénergie.

PART DES INDUSTRIES GROSSES CONSOMMATRICES DE RESSOURCES NATURELLES DANS LA VALEUR AJOUTEE DU SECTEUR MANUFACTURIER

Economique

Chapitre 4

Elément moteur

1. Indicateur

a) Nom : Part des industries grosses consommatrices de ressources naturelles dans la valeur ajoutée du secteur manufacturier.

b) Brève définition : Contribution en pourcentage à la valeur ajoutée du secteur manufacturier des industries qui utilisent de façon intensive des ressources naturelles non renouvelables.

c) Unité de mesure : Pourcentage.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Elément moteur.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : Cet indicateur devrait représenter lincidence potentielle sur lépuisement des ressources non renouvelables des différents secteurs concourant à la production industrielle. Une grande partie de cette incidence devrait pouvoir être ainsi saisie, encore que la complexité de la structure des apports (directs et indirects) de ressources naturelles dans la production industrielle fait qu'aucun indicateur de ce type ne peut être une mesure idéale du développement durable.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : La consommation de ressources non renouvelables dans léconomie mondiale est un aspect important du développement durable. Elle dépend de trois facteurs : i) la structure de la demande finale de marchandises, qui détermine dans une large mesure la demande dérivée de ressources; ii) la réaction de l'offre à cette demande, reflétée dans les schémas de production propres aux différents secteurs et pays ainsi que dans les échanges, qui sont à leur tour déterminés dans une large mesure par les avantages comparatifs; et iii) les techniques de production, qui sont un déterminant important de lintensité en ressources de la production de chaque secteur composant léconomie. Lindicateur envisagé vise à saisir lélément structurel du point ii) plus haut au niveau des pays, où sa portée est limitée au secteur manufacturier. Linterprétation de cet indicateur est sans ambiguïté. Des valeurs relativement faibles de la contribution visée plus haut ou une diminution de celle-ci sont favorables à laspect du développement durable dun pays particulier qui concerne la protection des ressources naturelles.

c) Liens avec dautres indicateurs : Le présent indicateur est étroitement lié aux indicateurs concernant le développement de léconomie et lutilisation des ressources naturelles non renouvelables, y compris lépuisement des ressources minérales, des ressources minérales prouvées et des réserves énergétiques. Il a des liens plus généraux avec dautres indicateurs sociaux, économiques et environnementaux, comme la production de déchets industriels.

d) Objectifs : Aucun objectifs précis n'a été établi pour cet indicateur.

e) Conventions et accords internationaux : Il nexiste pas de conventions/accords internationaux concernant lindicateur (voir section 3 d) plus haut).

4. Description méthodologique et définitions de base

a) Définitions et concepts de base : Les éléments entrant dans la définition de cet indicateur sont : i) la valeur ajoutée de lensemble du secteur manufacturier et ii) la valeur ajoutée des activités à lintérieur du secteur manufacturier qui utilisent directement une quantité particulièrement importante de ressources non renouvelables. Le premier élément est une variable type des statistiques industrielles. Pour le second, les branches d'activité ci-après sont pertinentes (les catégories de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches dactivité économique sont indiquées entre parenthèses) : raffineries de pétrole (CITI 353); fabrication de divers dérivés du pétrole et du charbon (CITI 354); industrie métallurgique de base (CITI 371) et production et première transformation des métaux non ferreux (CITI 372). La définition de ces différents éléments est expliquée dans la documentation sur les statistiques industrielles (voir section 7 ci-après).

b) Méthodes de mesure : Etant donné que cet indicateur repose sur des statistiques industrielles détaillées, il faut se reporter pour l'établir à la documentation sur les statistiques industrielles générales (voir section 7 ci-après).

c) Lindicateur dans la structure EMSA : On considère généralement que cet indicateur est une mesure d'un élément moteur, à savoir la consommation de ressources naturelles dans la production industrielle dun pays.

d) Limites de lindicateur : On se heurte à au moins quatre types de limites lorsqu'on cherche à formuler le présent indicateur : i) dans la présente publication, seuls les apports directs de ressources naturelles aux sous-secteurs industriels sont pris en compte, les apports indirects étant négligés : ii) dans les ressources naturelles n'entrent que les ressources non renouvelables; iii) seules les définitions au sens large sont appliquées pour décrire les sous-secteurs industriels gros consommateurs de ressources naturelles et iv) lindicateur ne fait pas de distinction entre les ressources naturelles d'origine nationale et les ressources naturelles importées.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

a) Données nécessaires pour établir lindicateur : Seules les statistiques industrielles générales sont nécessaires.

b) Données disponibles : Les données décrites au titre de 4 a) ci-dessus sont disponibles au niveau régional pour la plupart des pays sur une base régulière et sous une forme qui permet des comparaisons internationales intéressantes.

c) Sources des données : La source principale des données chronologiques internationales comparables est la base de données sur les statistiques industrielles de lOrganisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Les informations les plus récentes par pays peuvent généralement être obtenues auprès des instituts nationaux de statistique.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

Lorganisme chef de file est lOrganisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Le point de contact est le Chef du Service des statistiques industrielles, Division de linformation et de la recherche (ONUDI); numéro de télécopie (43 1) 232 156.

7. Autres informations

a) Autres ouvrages :

Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches dactivité économique. Etudes statistiques, série M, No 4/Rev.2. Publication des Nations Unies, numéro de vente F.68.XVII.8.

Recommandations internationales concernant les statistiques industrielles. Etudes statistiques : série M; No 48/Rev.1. Publication des Nations Unies, numéro de vente F.83.XVII.8.

Industrial Statistics for Research Purposes - Methodology Applied in the Development and Maintenance of the UNIDO Industrial Statistics Data Base. UNIDO/PPD.192.

b) Autres références :

Hammond, Allen, et al. Environmental Indicators: A Systematic Approach to Measuring and Reporting on Environmental Policy Performance in the Context of Sustainable Development, (Chapitre VI et Appendice I). World Resources Institute, Washington, 1995.

c) Etat de la méthodologie :

La méthodologie concernant les statistiques industrielles générales utilisées pour le présent indicateur a été arrêtée d'un commun accord par un grand nombre dorganismes intergouvernementaux.

RESERVES MINERALES PROUVEES
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur

a) Nom : Réserves minérales prouvées.

b) Brève définition : Gisements ou dépôts dont lextraction est économiquement viable et qui ont fait lobjet de suffisamment déchantillonnages pour permettre létablissement destimations fiables de lextension géographique, du tonnage et de la qualité moyenne.

c) Unité de mesure : Tonnes.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

(Indicateur en cours délaboration)


RESERVES PROUVEES DE COMBUSTIBLES FOSSILES
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur a) Nom : Réserves prouvées de combustibles fossiles.

b) Brève définition : Les réserves prouvées de combustibles fossiles sont généralement définies comme les quantités qui, daprès les informations géologiques et techniques, peuvent être récupérées avec une certitude raisonnable à lavenir à partir des ressources énergétiques connues et dans les conditions économiques et techniques existantes.

c) Unité de mesure : Equivalents-pétrole.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : La finalité de cet indicateur est de mesurer la disponibilité des ressources de combustibles fossiles.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : Lénergie est un aspect clé de la consommation et de la production. Cet indicateur sert de base à lestimation des approvisionnements futurs en énergie et facilite la prise de décision concernant lutilisation efficiente de ses ressources sur le long terme. Les réserves énergétiques prouvées représentent un stock de base que les pouvoirs publics peuvent utiliser pour arriver à des niveaux plus élevés de développement durable.

c) Liens avec dautres indicateurs : Linterprétation de cet indicateur est facilitée lorsque lon tient compte également de la production énergétique annuelle, de la consommation annuelle dénergie par habitant et de la durée de vie des réserves énergétiques prouvées.

d) Objectifs : Non existants.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

La production annuelle est la production dun bien au cours dune année donnée. Le montant prouvé en place est le tonnage qui a été à la fois soigneusement mesuré et jugé exploitable dans les conditions économiques locales actuelles et attendues et compte tenu de la technologie disponible existante. Les réserves récupérables prouvées représentent le tonnage des quantités en place qui peut être récupéré (extrait de la terre sous une forme brute) dans les conditions économiques locales actuelles et attendues et compte tenu de la technologie disponible existante. Le montant supplémentaire estimé en place est le tonnage qui selon les indications et les hypothèses peut être ajouté aux quantités en place. Les estimations sont fondées sur les résultats des études géologiques et exploratoires dans une zone ou sur des données permettant de conclure que les conditions géologiques rencontrées dans les gisements connus se reproduisent de façon exacte ou parallèle. Les gisements, dont lexistence nest fondée que sur des spéculations, ne sont pas pris en compte. Les réserves récupérables supplémentaires estimées représentent la part des quantités supplémentaires estimées en place qui pourrait être récupérable en supposant que les conditions économiques et technologiques peuvent être poussées jusquà certaines limites. Le rapport réserves/production (RP) est calculé en divisant les réserves énergétiques prouvées dun produit à la fin dune année par la production totale de ce produit cette année là.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

Pour calculer cet indicateur, il est nécessaire de disposer de données par pays. Les sources pouvant être utilisées sont les bureaux nationaux de statistique et les publications.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

a) Organisme chef de file : Lorganisme chef de file est le Département de linformation économique et sociale danalyse des politiques de lONU. Le point de contact est le Directeur, Division de statistique, DIESAP; numéro de télécopie (1 212) 963 9851.

b) Autres organisations : Les organismes participants à la mise au point de cet indicateur sont le Conseil mondial de lénergie, le Congrès mondial du pétrole et lUnion internationale de lindustrie du gaz.

7. Autres informations

Conseil mondial de lénergie. Survey of Energy Resources. Publication annuelle.

DUREE DE VIE DES RESERVES ENERGETIQUES PROUVEES
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur

a) Nom : Durée de vie des réserves énergétiques prouvées.

b) Brève définition : La durée de vie des réserves énergétiques prouvées se calcule en rapportant les réserves énergétiques restant à la fin de toute année à la production dénergie au cours de l'année.

c) Unité de mesure : Années.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : Cet indicateur donne une indication de la durée de vie des réserves prouvées si la production se maintient aux niveaux actuels.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : Lénergie est un aspect clé de la consommation et de la production. Cet indicateur sert de base à lestimation des approvisionnements futurs en énergie et facilite la prise de décision concernant lutilisation efficiente de ses ressources sur le long terme. La durée des réserves énergétiques prouvées représente un indicateur des stocks de base que les gouvernements et le secteur privé peuvent utiliser dans la prise de décision pour favoriser le développement durable. Toutefois, il importe de noter les divergences des points de vue quant à la rareté des ressources, car elles influent sur linterprétation de cet indicateur. Certains mettent en avant lutilisation de ces ressources rares et leurs conséquences sur la pollution de lenvironnement. Les autres insistent sur lévolution et la modification de lapparence des stocks énergétiques, insistant sur la substitution et la récupération des matières premières.

c) Liens avec dautres indicateurs : Linterprétation de cet indicateur est facilitée lorsquon considère dans le même temps la production énergétique annuelle, les réserves prouvées de combustibles fossiles, lintensité de lutilisation des matières premières, la consommation énergétique annuelle par habitant et le taux de recyclage des déchets.

d) Objectifs : Non existants.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

Les réserves énergétiques prouvées sont généralement définies comme les quantités qui, daprès les informations géologiques et techniques, peuvent être récupérées avec une certitude raisonnable à lavenir à partir des ressources énergétiques connues et dans les conditions économiques et techniques existantes. Le taux réserves/production (R/P) est calculé en divisant les réserves énergétiques prouvées à la fin dune année par la production totale du produit en question au cours de l'année considérée.

Le taux dépuisement ou les réserves potentielles constituent des variantes de cet indicateur. Le taux dutilisation des réserves énergétiques est très tributaire des conditions économiques. En outre, lindicateur ne peut prendre en compte les réserves non prouvées, ou celles auxquelles on na pas actuellement accès en raison des contraintes technologiques et économiques.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

Les données sur la production et les réserves énergétiques prouvées sont utilisées pour établir cet indicateur. Si lon dispose de façon régulière de données par pays sur la production auprès des diverses sources, les données sur les réserves énergétiques prouvées ne figurent que dans la publication annuelle Survey of Energy Resources du Conseil mondial de lénergie et sont sujettes à de fréquentes révisions.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

a) Organisme chef de file : Lorganisme chef de file est le Département de linformation économique et sociale et de lanalyse des politiques de lONU. Le point de contact est le Directeur, Division de statistique, DIESAP; numéro de télécopie (1 212) 963 9851.

b) Autres organisations : Le Conseil mondial de lénergie a été associé à la mise au point de cet indicateur.

7. Autres informations

Conseil mondial de lénergie. Survey of Energy Resources.

Organisation des Nations Unies. Annuaire des statistiques de lénergie.

INTENSITE DE L'UTILISATION DE MATIERES PREMIERES
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur

a) Nom : Intensité de lutilisation de matières premières.

b) Brève définition : Cet indicateur est défini comme la consommation en volume de matières premières vierges et de récupération par unité de produit intérieur brut (PIB) en valeur réelle. Il est calculé pour un produit au niveau national.

c) Unité de mesure : kg/tonnes/m3 pour 1 000 dollars des Etats-Unis.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : Lintensité de la consommation de matières premières donne une bonne indication des tendances à long terme de la modification des modes de consommation des principales matières naturelles non renouvelables et non combustibles.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : Lindicateur proposé concerne le développement durable car il permet de connaître les tendances de la consommation totale de matières premières ainsi que les modifications des modes de consommation. Une baisse de lintensité de lutilisation des matières premières implique une consommation moindre des matières non renouvelables. Inversement, une augmentation de lintensité nimplique pas nécessairement une augmentation de la consommation de ressources non renouvelables. La structure à quatre éléments de lindicateur (utilisation de matières premières, consommation de matières secondaires, variations des stocks et consommation de matières premières incorporées dans les produits importés) permet une analyse de la consommation des ressources récupérées par rapport aux ressources vierges.

Lindicateur couvre la consommation de matières premières vierges et de récupération, les variations des stocks ainsi que les matières premières contenues dans les produits importés et exportés les plus importants, ainsi que les produits semi-manufacturés et facturés à forte intensité de matières premières. Il s'agit donc d'une très proche mesure de la consommation réelle de matières premières dans une économie. La consommation en volume par habitant des matières en question pourrait être mesurée à titre complémentaire pour faciliter linterprétation des tendances de la consommation.

Lindicateur peut aussi être utilisé comme valeur approchée pour évaluer la pollution industrielle au niveau national. Aux Etats-Unis, par exemple, on estime que les industries grosses consommatrices de matières premières entrent pour 70 % environ dans la pollution totale de lair et de leau. Les coefficients production/pollution peuvent être utilisés pour ce calcul encore quil puisse savérer difficile de refléter exactement l'évolution de ces coefficients comme suite au progrès technologique.

c) Liens avec dautres indicateurs : Cet indicateur est étroitement lié à dautres indicateurs mesurant le niveau de développement économique comme la part de la valeur ajoutée dans le produit intérieur brut (PIB) et la part de linvestissement dans le PIB.

d) Objectifs : Non existants.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

A partir de la base de données sur les minéraux et les métaux de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), on peut estimer la consommation en volume de matières premières et secondaires par pays. Ces chiffres sont ensuite ajustés en fonction des i) variations des stocks des producteurs, négociants et fabricants et ii) du volume des matières premières contenues dans les échanges nets de produits semi-manufacturés et manufacturés à forte intensité de matières premières. Le volume calculé de la consommation est ensuite rapporté au PIB réel afin de calculer la consommation de matières premières par unité de produit. Les chiffres sur lintensité de lutilisation peuvent être ventilés entre les matières premières vierges et les matières premières de récupération.

Il est difficile destimer correctement la consommation de matières premières secondaires, les variations des stocks et les matières contenues dans les produits semi-manufacturés et manufacturés qui sont échangés. Pour ce qui est de ces produits, des facteurs de conversion sont calculés et régulièrement mis à jour pour tenir compte de lévolution des technologies de fabrication. Les différences entre les pays et les régions à cet égard sont toutefois très difficiles à faire apparaître.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

La plupart des données requises sur la consommation et les échanges figurent dans la base de données de la CNUCED sur les minéraux et les métaux. Les informations sur la consommation de matières secondaires sont incomplètes mais peuvent être estimées avec un degré raisonnable dexactitude. Les données sur les variations des stocks, en particulier au niveau des négociants et des fabricants, sont peu nombreuses, encore que des estimations raisonnables puissent être établies. Des facteurs de conversion concernant le contenu en matières premières des produits semi-manufacturés sont établis et régulièrement mis à jour en collaboration avec diverses associations professionnelles. Toutefois, ces informations sont souvent incomplètes, non représentatives et trop générales.

Une nouvelle analyse de la consommation nationale de quelque 20 produits de base par unité de PIB est actuellement en cours. Il sagit de mettre à jour les résultats de létude de 1991, en s'attachant à l'analyse de l'évolution de la consommation de matières par rapport à celle de matières secondaires.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

a) Organisme chef de file : Lorganisme chef de file est la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Le point de contact est le Coordonnateur, Développement durable, CNUCED; numéro de télécopie (41 22) 907 00 47.

b) Autres organisations : Eurostat, le World Resources Institute et l'Institut du climat, de lenvironnement et de lénergie de Wuppertal ont contribué à la mise au point de cet indicateur.

7. Autres informations

a) Autres ouvrages :

Eurostat. Primary Material Balances.

Ndiaye, D. Etude statistique sur la consommation de métaux. Centre déconomie des ressources naturelles, Ecole nationale supérieure des mines de Paris, Paris, 1991.

World Resources Institute. World Resources 1994-95, partie IV, chapitre 21, 1995.

b) Autres références :

Behrensmeier, R. et S. Bringezu. On the Methodology of Analysing Macro-economic Material Intensity. Institut du climat, de lenvironnement et de lénergie de Wuppertal, Wuppertal Papers, No 34, avril 1995.

Hammond, Allen et al. Environmental Indicators: A Systematic Approach to Measuring and Reporting on Environmental Policy Performance in the Context of Sustainable Development, (chapitre VI et appendice I). World Resources Institute, Washington, 1995.

Hoffmann, U et D. Zivkovic. Demand Growth for Industrial Raw Materials and its Determinants: An Analysis for the Period 1965-1988. Discussion Papers de la CNUCED, No 50, Genève, novembre 1992.

PART DANS LE PRODUIT INTERIEUR BRUT DE LA VALEUR AJOUTEE MANUFACTURIERE
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur

a) Nom : Part dans le produit intérieur brut de la valeur ajoutée manufacturière.

b) Brève définition : Cet indicateur mesure la contribution du secteur manufacturier à la production totale. Il est obtenu en divisant la valeur ajoutée du secteur manufacturier par la valeur ajoutée brute totale au PIB, aux prix de base ou aux prix à la production.

c) Unité de mesure : Pourcentage.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : Le secteur manufacturier est une composante structurelle majeure de lactivité économique totale, avec lextraction minière, la construction, les services dutilité publique, les ressources naturelles et les services. Sa taille relative est un indicateur important de la situation de léconomie. Les activités manufacturières touchent aussi aux principaux éléments moteurs du développement durable.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : En tant quactivité économique clé, la production manufacturière a été utilisée comme déterminant de la croissance, reflétant le niveau de développement dun pays du point de vue de la disponibilité des ressources humaines et des ressources en capital, tous deux apports essentiels à leffort de développement durable. Les activités manufacturières dépendent dans une large mesure de la mise en valeur des compétences et des matériels. Elles utilisent aussi un large éventail de ressources et de matières premières et peuvent contribuer à lépuisement et à la dégradation dactifs naturels, par exemple lair, leau et les arbres. Leur développement est considéré comme un indicateur clé du progrès du développement durable par nombre de pays en développement.

c) Liens avec dautres indicateurs : Cet indicateur est étroitement lié à dautres indicateurs économiques et environnementaux reflétant le niveau de développement et lutilisation des ressources naturelles, comme la part des industries grosses consommatrices de ressources naturelles dans le secteur manufacturier, lépuisement des ressources minérales et la part des produits manufacturés dans les exportations. Dans les pays en développement, il peut être aussi relié à des indicateurs reflétant la coopération internationale et le revenu par habitant.

d) Objectifs : Les objectifs nationaux concernant la part du secteur manufacturier dans le PIB sont généralement pris en compte par les responsables des décisions comme base des budgets, des programmes de financement et des exercices de hiérarchisation des priorités.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

Les données sur la valeur ajoutée manufacturière sont actuellement collectées conformément à la troisième révision de la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches dactivité économique. La valeur ajoutée du secteur manufacturier correspond à un pourcentage de la somme de la valeur ajoutée totale de toutes les unités de production, y compris tous les impôts et subventions sur les produits qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la production. Pour cet indicateur, il importe dutiliser des séries chronologiques en prix constants. Lindicateur est considéré comme une mesure du niveau de développement de léconomie. On peut concevoir des variantes de cet indicateur plus particulièrement axées sur les autres principales composantes de lactivité économique dun pays, comme la part dans le PIB de lextraction minière, des ressources naturelles, de lagriculture ou du secteur des services.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

Cet indicateur ne souffre daucune contrainte grave car les données sur les activités manufacturières qui figurent dans le Système de comptabilité nationale sont conformes au cadre recommandé dans la CITI et sont généralement cohérentes entre les pays. En outre, la plupart des informations sont régulièrement disponibles et fiables pour la majorité des pays.

Les données sur la valeur ajoutée manufacturière et le PIB sont généralement notifiées par les bureaux nationaux de statistique ou les banques centrales dans le questionnaire de lONU sur les comptes nationaux. Elles sont complétées par les estimations établies par la Division de statistique de lONU ainsi que par dautres organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Ces estimations sont fondées dans une large mesure sur les indicateurs de production des principaux biens manufacturés obtenues soit auprès des sources nationales soit auprès de lOrganisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Cette dernière établit des séries chronologiques par pays pour la valeur ajoutée manufacturière et pour le PIB. Lorsquon utilise les données de la Division de statistique de lONU comme de lONUDI, il importe de ne pas perdre de vue les différences entre les méthodes de mesure utilisées pour les données des comptes nationaux et celles tirées des statistiques industrielles.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

Lorganisme chef de file pour la mise au point de cet indicateur est lOrganisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). Le point de contact est le Chef du Service des statistiques industrielles, Division de linformation et de la recherche (ONUDI); numéro de télécopie (43 1) 232 156. En tant que responsable officiel de létablissement des statistiques sur les comptes nationaux, la Division de statistique de lONU pourrait aussi être un point de contact important pour ce qui est des références au SCN et à la CITI.

7. Autres informations

On trouvera plus de précisions sur la définition conceptuelle du PIB dans le SCN. Les statistiques sur les comptes nationaux sont publiés dans la série National Accounts Statistics: Main Aggregates and Detailed Table. La classification des industries manufacturières figure dans la Classification internationale type, par industrie, de toutes les branches dactivité économique (ONU, troisième révision). Les concepts et définitions sont conformes aux Recommandations internationales concernant les statistiques industrielles publiées par lOrganisation des Nations Unies.

PART DE LA CONSOMMATION DE RESSOURCES ENERGETIQUES RENOUVELABLES
Economique Chapitre 4 Situation

1. Indicateur

a) Nom : Part de la consommation de ressources énergétiques renouvelables.

b) Brève définition : Consommation de ressources énergétiques renouvelables en pourcentage de la consommation énergétique totale.

c) Unité de mesure : Pourcentage.

2. Situation dans la structure générale

a) Action 21 : Chapitre 4 : Modification des modes de consommation.

b) Type dindicateur : Situation.

3. Pertinence (intérêt pour laction des pouvoirs publics)

a) Finalité : Cet indicateur mesure les parts respectives dans la consommation des ressources énergétiques renouvelables et non renouvelables.

b) Importance dans l'optique du développement durable/non durable : Lénergie est un aspect clé de la consommation et de la production. La dépendance à légard des ressources non renouvelables peut être considérée comme non durable à terme. De nouvelles réserves dénergies fossiles peuvent être découvertes, mais les conditions économiques peuvent empêcher leur utilisation. Les ressources renouvelables, en revanche, peuvent être une source dénergie de façon continue moyennant des pratiques de gestion durables. Le rapport entre les ressources énergétiques non renouvelables et les ressources énergétiques renouvelables représente une mesure de la durabilité de la situation économique dun pays.

c) Liens avec dautres indicateurs : Linterprétation de cet indicateur est facilitée lorsquon considère parallèlement la production énergétique annuelle, la consommation énergétique annuelle par habitant et la durée de vie des réserves prouvées dénergie. Il est aussi étroitement lié à certains indicateurs environnementaux comme les émissions de gaz à effet de serre.

d) Objectifs : Non existants.

e) Conventions et accords internationaux : Non existants.

4. Description méthodologique et définitions de base

Les éléments entrant dans la composition de cet indicateur sont les ressources renouvelables, les ressources non renouvelables et la consommation. Par ressources renouvelables on entend "lénergie venant des flux énergétiques ambiants actuels ou de substances en dérivant". Cette définition couvre lénergie venant de la combustion de la biomasse, cest-à-dire de toute matière organique utilisée directement comme combustible ou transformée en combustible ou en électricité et/ou chaleur (Groupe de travail sur les statistiques de lénergie de lOCDE, 7 et 8 décembre 1993, Paris). Les ressources énergétiques renouvelables sont les bio-combustibles (bois de chauffe, charbon, bagasse, tourbe, déchets industriels et déchets municipaux) et lélectricité venant de lénergie solaire, de lénergie éolienne, de lénergie des vagues, de lénergie hydraulique, des aquifères géothermiques et de lénergie nucléaire. Par ressources non renouvelables on entend les combustibles fossiles : solides, liquides et gazeux. La consommation concerne la consommation "apparente", obtenue à partir de la formule "production primaire + importations - exportations - réserves (+/-) variations des stocks".

Cet indicateur correspond au rapport entre la consommation de ressources non renouvelables et la consommation énergétique totale. Généralement lutilisation de ressources énergétiques renouvelables est considérée comme non efficace par rapport aux coûts; en outre, en raison des diverses formes dénergies renouvelables et de leur utilisation, la collecte de données est difficile.

5. Données disponibles de sources internationales et nationales

Les données sur les ressources renouvelables et non renouvelables peuvent être obtenues auprès des bureaux nationaux de statistique et dans les publications des pays.

6. Organismes participant à la mise au point de lindicateur

a) Organisme chef de file : Lorganisme chef de file est le Département de linformation économique et sociale et de l'analyse des politiques de lONU. Le point de contact est le Directeur, Division de statistique, DIESAP; numéro de télécopie (1 212) 963 98 51.

b) Autres organisations : Les organisations participant à la mise au point de cet indicateur sont le Conseil mondial de lénergie, lAgence internationale de lénergie, lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Eurostat et la Commission économique pour lEurope.

7. Autres informations

Conseil mondial de lénergie. Survey of Energy Resources. Publication annuelle.

Organisation des Nations Unies. Annuaire des statistiques de lénergie. 

 

Copyright © United Nations |  Terms of Use | Privacy Notice
Comments and suggestions
15 December 2004