Environnement

Retour aux Politiques mondiales pour les jeunes - PAMJ

Apprenez ce que les gouvernements se sont engagés à faire, en 1995: Le Programme d'Action mondial pour la jeunesse: Environnement (A/RES/50/81)

E. Environnement

64. La dégradation du milieu naturel est l’un des soucis majeurs des jeunes dans le monde entier parce qu’elle influe directement sur leur bien-être actuel et futur. Le milieu naturel doit être entretenu et préservé pour les générations actuelles et futures. Il faut s’attaquer aux causes de la dégradation de l’environnement. Une exploitation écologiquement rationnelle des ressources naturelles alliée à une croissance économique écologiquement viable améliorera la qualité de la vie. Le développement durable est devenu un élément clef des programmes d’organisations de jeunes à travers le monde. S’il est vrai que le maintien de l’intégrité de l’environnement communautaire incombe à tous les secteurs de la société, les jeunes en particulier ont tout intérêt à maintenir un environnement sain dans la mesure où c’est eux qui en hériteront. Mesures proposées 1. Intégration de la formation à l’environnement dans les programmes d’enseignement et de formation

65. Les programmes scolaires devraient faire une plus large place à la formation à l’environnement. Il faudrait organiser des stages pour informer les enseignants des aspects écologiques que comportent leurs disciplines et leur permettre de faire des jeunes des écophiles.

66. Les groupes de jeunes devraient être encouragés à participer à la collecte de données sur l’environnement et à chercher à comprendre les systèmes écologiques et la véritable portée du mouvement écologique pour qu’ils puissent prendre mieux conscience de l’importance de l’environnement et qu’ils aient à coeur de le protéger.

2. Amélioration de la diffusion au niveau international des données d’information sur les questions liées à l’environnement à l’intention des jeunes et utilisation par les jeunes de techniques écologiquement rationnelles

67. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement est invité, en coopération avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales de jeunes, à intensifier la production de matériaux d’information illustrant la dimension mondiale, les origines et les conséquences de la dégradation de l’environnement et énonçant les résultats des initiatives prises dans les pays en développement, les pays développés et les pays en transition. Il lui est demandé de poursuivre ses activités de diffusion et d’échange de données d’information avec les organisations de jeunes et entre elles. Les gouvernements devraient encourager et aider ces organisations à établir des contacts entre jeunes et à les développer par le biais de jumelages de villes et de programmes similaires afin de leur permettre ainsi de confronter les résultats obtenus dans différents pays.

68. Les organismes concernés des Nations Unies, les institutions et les gouvernements des pays technologiquement avancés sont priés de contribuer à généraliser l’utilisation de techniques écologiquement rationnelles dans les pays en développement et les pays en transition et à former les jeunes à leur utilisation aux fins de la protection et la préservation de l’environnement.

3. Renforcement de la participation des jeunes à la protection, à la préservation et à l’amélioration de l’environnement

69. Les gouvernements et les organisations de jeunes devraient mettre en place des programmes visant à encourager la participation aux activités de plantation d’arbres, de sylviculture, de lutte contre l’avancée du désert, de réduction des déchets, de recyclage ainsi qu’à d’autres activités écologiquement rationnelles. La participation des jeunes et de leurs organisations à ces programmes peut constituer une bonne initiation et favoriser la prise de conscience et l’action. Les programmes de gestion des déchets pourraient constituer des activités génératrices de revenus et créatrices d’emplois.

70. Comme l’a reconnu la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, la participation des jeunes à la prise de décisions en matière d’environnement et de développement est indispensable pour la mise en oeuvre des politiques de développement durable. Les jeunes devraient participer à la formulation et à l’application de politiques appropriées dans le domaine de l’environnement.

4. Renforcement du rôle des médias touchant la diffusion d’informations sur les questions écologiques auprès des jeunes

71. Les gouvernements devraient, dans les limites permises par la liberté d’expression, encourager les médias et les agences de publicité à mettre au point des programmes visant à diffuser des informations sur les questions écologiques afin de sensibiliser davantage les jeunes.

72. Les gouvernements devraient mettre en place des mécanismes de consultation permettant éventuellement aux jeunes des deux sexes de participer au processus de prise de décisions en ce qui concerne l’environnement aux niveaux local, national et régional.


Rapport mondial sur la jeunesse, 2005

1. Les jeunes et l’environnement

38. Sachant qu’ils devront assumer les conséquences des politiques environnementales actuelles, les jeunes continuent d’être très concernés par la protection et la préservation des ressources de la planète. Comme ils l’ont montré lorsqu’ils ont pris part au Sommet mondial pour le développement durable en 2002, les jeunes militent ardemment en faveur de la préservation de l’environnement. C’est pourquoi il est indiqué dans le Plan de mise en œuvre adopté lors du Sommet qu’il faut promouvoir et encourager la participation des jeunes aux programmes et activités relatifs au développement durable. La mobilisation et le soutien des organisations locales de la jeunesse seront essentiels pour réaliser l’objectif du Millénaire pour le développement, qui consiste à assurer la viabilité de l’environnement.

39. Tout au long du Sommet, les jeunes ont aussi plaidé pour un engagement renouvelé en faveur de l’éducation pour le développement durable. L’Assemblée générale a proclamé la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable, qui doit commencer le 1er janvier 200518. Le projet de plan international de mise en œuvre du programme de la Décennie définit un cadre assez large dans lequel tous les partenaires, notamment les jeunes, pourront jouer un rôle dans la mise en œuvre de la Décennie. L’éducation écologique, qui s’est développée de manière soutenue ces 10 dernières années, est appuyée par plusieurs associations professionnelles régionales et nationales d’éducateurs en écologie. Les jeunes diffusent de plus en plus d’informations relatives à l’environnement par leurs propres circuits.

40. La difficulté que pose une éducation écologique qui se veut efficace reste la traduction des principes écologiques en mesures concrètes – qu’il s’agisse de la modification des styles de vie ou de la prise de décisions politiques. Il importe donc de disposer des informations nécessaires sur les questions ayant trait à l’environnement pour pouvoir rechercher des solutions concrètes et à portée pratique. On peut citer à ce titre la Campagne pour un monde propre qui incite chaque année plus de 40 millions de bénévoles dans plus d’une centaine de pays à prendre des initiatives visant à améliorer leur environnement local. Des millions de jeunes font partie de ces bénévoles, et cette campagne leur offre un moyen concret de jouer un rôle dans la protection de leur environnement immédiat.

41. Les jeunes continuent d’être associés à la mise en œuvre de projets relatifs à l’environnement, et l’expérience qu’ils ont ainsi acquise leur permet de participer plus activement à la prise de décisions concernant les orientations en matière d’environnement. Leur participation à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement a ouvert la voie à la participation de groupes de jeunes à d’autres conférences mondiales, un temps fort étant leur participation remarquée au Sommet mondial pour le développement durable. Pour que les jeunes contribuent plus activement à la protection de l’environnement, il faut leur permettre de participer davantage à la prise de décisions au sein des organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Footnotes:

18. Voir résolution 57/254 de l’Assemblée générale.