- Apprenez ce que les gouvernements se sont engagés à faire, en 1995: Le Programme d'Action mondial pour la jeunesse: Éducation (A/RES/50/81)
- Rapport mondial sur la jeunesse, 2003: Ch.1 - Éducation
- Rapport mondial sur la jeunesse, 2005
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Apprenez ce que les gouvernements se sont engagés à faire, en 1995: Le Programme d'Action mondial pour la jeunesse: Éducation (A/RES/50/81)
A. Éducation
21. Bien que ces derniers temps, d’importants progrès aient été réalisés dans le domaine de l’enseignement de base pour tous, en commençant par l’alphabétisation, le nombre d’analphabètes continue de croître et il est probable que de nombreux pays en développement ne seront pas en mesure d’assurer un enseignement primaire pour tous d’ici à l’an 2000. Les systèmes d’éducation actuels souffrent de trois handicaps majeurs. Premièrement, dans les pays en développement, nombreux sont les parents qui, faute de conditions socio-économiques favorables, ne peuvent envoyer leurs enfants à l’école. Deuxièmement, rares sont les possibilités d’éducation offertes aux petites filles et aux jeunes femmes, aux migrants, aux réfugiés, aux personnes déplacées, aux enfants des rues, aux jeunes appartenant aux minorités autochtones, aux jeunes ruraux ainsi qu’aux jeunes handicapés; on peut s’interroger sur la qualité de l’enseignement dispensé et se demander s’il peut réellement déboucher sur des emplois et aider les jeunes à se préparer pleinement à la vie d’adulte, de citoyen et à l’exercice d’un emploi productif rémunéré.
22. Pour encourager la mise au point de systèmes d’éducation et de formation mieux adaptés aux besoins actuels et futurs des jeunes et des sociétés dans lesquelles ils vivent, il serait utile de mettre en commun l’expérience acquise et de rechercher d’autres formules, permettant notamment de dispenser de façon informelle un enseignement de base dans un contexte non structuré, une formation professionnelle et une éducation permanente.
23. Les possibilités pour les jeunes de faire des études supérieures et universitaires, des recherches et d’être formés à l’auto-emploi devraient être élargies dans les pays en développement. Face aux problèmes économiques de ces pays et à l’insuffisance de l’assistance internationale dans ce domaine, le plein développement des jeunes, qui sont pourtant le fer de lance de l’économie, reste encore problématique.
24. Les gouvernements, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales sont invités à aider les jeunes des pays en développement à recevoir un enseignement et une formation à tous les niveaux, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, ainsi qu’à participer à des échanges scolaires entre pays en développement.
Mesures proposées
1. Améliorer l’enseignement de base, la formation professionnelle et l’alphabétisation des jeunes
25. Il faudrait s’attacher en priorité à atteindre l’objectif d’un enseignement de base pour tous (en commençant par des cours d’alphabétisation), en mobilisant à cet effet toutes les ressources humaines, tous les moyens et toutes les méthodes d’enseignement et de formation qui s’inscrivent dans le cadre de la formation permanente. Il faudrait aussi mettre l’accent sur la réforme du contenu de l’enseignement et des programmes scolaires, en particulier des programmes qui réaffirment les rôles traditionnels de la femme et la privent des chances de s’associer pleinement à la vie de la société à tous les niveaux, sur un pied d’égalité avec l’homme, en privilégiant les disciplines scientifiques, les valeurs morales et l’acquisition de compétences pour répondre à un milieu en constant changement et s’adapter à la vie dans les sociétés pluriethniques et multiculturelles. Il faudrait aussi insister sur l’importance que revêt l’acquisition de compétences dans le domaine de l’information, c’est-à-dire de connaissances informatiques, et d’aptitudes qui permettent de rechercher l’information, d’y avoir accès et de s’en servir, ainsi que sur l’importance du téléenseignement. Les organisations non gouvernementales de jeunes et les organismes éducatifs devraient mettre sur pied des programmes d’enseignement de base, de formation professionnelle et d’alphabétisation destinés aux jeunes et dont la mise en oeuvre serait elle aussi confiée à des jeunes. On devrait aussi réfléchir à la possibilité de mettre en place des programmes grâce auxquels des retraités et des personnes âgées pourraient alphabétiser les jeunes et les initier au calcul. Il faudrait également accorder une attention particulière aux groupes de jeunes qui vivent dans des conditions difficiles, notamment les jeunes autochtones, les jeunes migrants et les jeunes réfugiés, les jeunes appartenant à la catégorie des personnes déplacées, les enfants des rues et les jeunes pauvres des campagnes et des villes, et tenir dûment compte des problèmes spécifiques que pose l’apprentissage de la lecture et du calcul aux jeunes aveugles et autres jeunes handicapés.
2. Patrimoine culturel et modèles de société contemporains
26. Les gouvernements devraient mettre en place des programmes visant à familiariser les jeunes avec leur patrimoine culturel propre, celui des autres sociétés et le patrimoine culturel mondial, ou lorsque de tels programmes existent, les renforcer. Il faudrait aussi qu’ils mettent sur pied, en collaboration avec les organisations non gouvernementales de jeunes, des programmes de voyage et d’échange et qu’ils établissent des camps pour la jeunesse afin d’aider les jeunes à mieux comprendre la diversité culturelle aux niveaux national et international, à se familiariser avec d’autres cultures et à contribuer à la protection de leur propre patrimoine culturel, celui des autres sociétés et le patrimoine culturel mondial. L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture est invitée à développer, de concert avec les gouvernements et les organisations non gouvernementales intéressés, des programmes internationaux, tels que ceux qui prévoient l’organisation de camps pour la jeunesse, dans le cadre desquels les jeunes de différentes cultures, notamment ceux des pays en développement, pourraient participer à la restauration des principaux sites culturels mondiaux et s’adonner à d’autres activités culturelles.
3. Promouvoir la compréhension et le respect mutuels ainsi que les idéaux de paix, la solidarité et la tolérance parmi la jeunesse
27. Il faudrait que les gouvernements établissent ou encouragent des programmes qui puissent apprendre aux jeunes à vivre en paix et à résoudre leurs différends et leurs conflits et qui pourraient être introduits dans tous les établissements scolaires à tous les niveaux. Les enfants et les adolescents devraient être informés des différences culturelles au sein de leur propre société, se familiariser avec les cultures autres que les leurs, apprendre la tolérance et le respect mutuels de la diversité religieuse et culturelle. Les gouvernements et les établissements d’enseignement devraient élaborer et mettre en place des programmes visant à renforcer le respect de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales et à promouvoir les idéaux de paix, de solidarité, de tolérance, de responsabilité et de respect de la diversité et des droits d’autrui.
4. Enseignement technique et formation professionnelle
28. Les gouvernements et les établissements d’enseignement pourraient, en collaboration avec les organisations régionales et internationales, instituer ou renforcer un enseignement technique et une formation professionnelle adaptés aux exigences actuelles et futures du marché de l’emploi. Il faudrait ouvrir aux jeunes les portes des programmes d’enseignement technique, de formation professionnelle et d’apprentissage qui leur permettent d’obtenir un emploi d’avenir et leur donnent les moyens de s’adapter à l’évolution du marché de l’emploi.
5. Promouvoir l’éducation relative aux droits de l’homme
29. Les gouvernements devraient faire en sorte que les écoles et les établissements scolaires observent comme il se doit la Décennie des Nations Unies pour l’éducation dans le domaine des droits de l’homme, qui a commencé en 1995, en gardant à l’esprit qu’il faudrait faire prendre conscience aux jeunes de leurs droits sociaux, culturels, économiques, politiques et civils ainsi que de leurs responsabilités envers la société afin de développer des relations intercommunautaires harmonieuses, la tolérance et le respect mutuels, l’égalité entre hommes et femmes. Les gouvernements devraient élaborer des stratégies portant sur l’éducation dans le domaine des droits de l’homme à l’intention des jeunes, en mettant particulièrement l’accent sur les droits de la femme.
6. Formation à la création d’entreprises
30. Les gouvernements devraient mettre sur pied, à l’intention des jeunes et de concert avec les organisations régionales et internationales, des programmes pilotes de formation à la création d’entreprises individuelles et de coopératives. Ils sont encouragés à créer des centres indépendants d’aide à la création d’entreprises où les jeunes pourraient planifier et tester leurs projets.
7. Infrastructures destinées à assurer une formation aux jeunes travailleurs et aux animateurs de groupes de jeunes
31. Les gouvernements devraient déterminer si les installations et les programmes destinés à assurer une formation aux jeunes travailleurs et aux animateurs de groupes de jeunes sont adéquats, en particulier si les effectifs affectés à ce type de formation et le contenu de l’enseignement dispensé sont appropriés, puis, une fois cette évaluation achevée, ils devraient prévoir et mettre en place des programmes de formation pertinents. Il faudrait aussi inciter et aider les organisations non gouvernementales de jeunes à concevoir et à diffuser des stages de formation pilotes qui pourraient être utilisés par leurs membres.
32. Les organisations intéressées devraient étudier la possibilité de renforcer au niveau international la formation pour jeunes travailleurs et animateurs de groupes de jeunes et accueillir en priorité des stagiaires originaires de pays en développement. En collaboration avec les organisations, qui, par des programmes de stage et des activités bénévoles, offrent une formation aux jeunes, on pourrait dresser la liste de tous les programmes dans ce domaine.
Rapport mondial sur la jeunesse, 2005
2. Éducation
19. Depuis 1995, le nombre de jeunes achevant leur cycle d’études primaires n’a cessé d’augmenter. Sur ces 10 dernières années, à l’échelle mondiale, le taux de fréquentation de l’enseignement secondaire est passé de 56 % à 78 % 7. De même, le nombre d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur est passé, pour l’ensemble des pays, de 69 millions en 1990 à 88 millions en 1997, les pays en développement enregistrant la plus forte progression 8. Dans certains pays, le taux net a même doublé entre 1990 et le début du XXIe siècle. La génération actuelle de jeunes présente le niveau d’instruction le plus élevé jamais enregistré.
20. Tous les pays n’ont malheureusement pas obtenu la même réussite dans l’éducation de leurs jeunes. Certains ont vu leur taux de fréquentation baisser durant les années 90, puis remonter légèrement après 2000. Dans certains pays en transition, les chiffres du primaire reculent, montrant bien que la réalisation de l’objectif de l’éducation pour tous est tributaire des conditions socioéconomiques. En dépit des progrès enregistrés, 113 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire n’étaient pas scolarisés en 2000 9. Ce sont eux qui constitueront la génération de jeunes analphabètes qui succèdera aux 130 millions de jeunes analphabètes dénombrés actuellement dans le monde.
21. La pauvreté est un obstacle majeur à la scolarisation. Lorsque des parents démunis sont contraints de faire un choix, ce sont les filles qu’ils ont tendance à exclure en premier du système scolaire. L’écart entre le taux d’alphabétisation des garçons et celui des filles semble se creuser en Asie et en Afrique. C’est dans la région de l’Asie occidentale et du nord de l’Afrique que le fossé est le plus important, le nombre de filles non scolarisées y étant trois fois plus élevé que celui des garçons 10. Dans la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique, l’accès à l’éducation est quasiment le même pour les filles et pour les garçons, tandis qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, les garçons semblent légèrement défavorisés. En milieu rural, les jeunes ont moins facilement accès à l’éducation, l’enseignement dispensé y est de moins bonne qualité et le taux d’illettrisme chez les adultes y est plus élevé.
22. Outre l’objectif de l’éducation pour tous, il convient de chercher à relever la qualité de l’éducation. Si la suppression des droits de scolarité a incité un plus grand nombre de familles à envoyer leurs enfants à l’école, elle a aussi nui à la qualité de l’enseignement. Les résultats obtenus dans certains pays d’Afrique subsaharienne montrent que, si l’on ne consent pas davantage de moyens pour recruter des enseignants qualifiés et acheter des supports pédagogiques, les écoles ne seront pas en mesure d’accueillir le nombre croissant de nouveaux élèves qui s’inscrivent. Dans nombre de pays, enseignants et formateurs manquent singulièrement de formation, de moyens, de soutien, de supports pédagogiques et de conditions favorables pour mener leur tâche à bien, ce qui entame la qualité de l’enseignement dispensé aux jeunes.
23. La mondialisation et la révolution technologique, compliquées par une aggravation des inégalités dans le monde, appellent de nouvelles réponses aux besoins des jeunes en matière d’éducation. Les programmes scolaires ne préparent pas toujours idéalement les jeunes aux attentes du marché du travail. Dans les pays développés, on estime qu’entre 10 et 20 % des besoins globaux de la population en matière d’apprentissage ne sont pas satisfaits par les systèmes d’enseignement traditionnel existants 11. Les pays en développement se heurtent à de grandes difficultés pour introduire les nouvelles technologies de l’information et des communications dans leur système d’enseignement. Il faut chercher sans délai à éviter que la fracture numérique qui sépare pays développés et pays en développement ne s’accentue chez la génération montante.
24. Longtemps, l’éducation a été considérée comme le principal moyen de combattre la pauvreté. Dans la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous, établie à Jomtien (Thaïlande) en 1990, la communauté internationale a pris l’engagement d’instaurer l’éducation primaire pour tous et de réduire partout dans le monde le taux d’analphabétisme d’ici à la fin de la décennie. Dans le Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà, l’éducation a été inscrite au nombre des 10 volets prioritaires du développement des jeunes. Dans le Cadre d’action de Dakar, adopté lors du Forum mondial sur l’éducation en 2000, six grands objectifs ont été recensés pour l’éducation, deux d’entre eux ayant été retenus comme objectifs du Millénaire pour le développement : a) d’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires; et b) éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005 si possible, et en tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard.
25. L’action menée sur le plan international a été essentiellement axée sur l’éducation des filles et des jeunes femmes. Un certain nombre de grands projets et d’activités à l’échelle mondiale sont centrés sur des stratégies permettant de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement. Le Projet objectifs du Millénaire, lancé par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, prévoit des équipes spécialisées dans les questions d’éducation. En 2002, la Banque mondiale a lancé une initiative de financement accéléré visant à offrir une aide financière et technique immédiate et croissante aux pays qui sont dotés des politiques voulues mais ne semblent pas en mesure de réaliser l’objectif de l’éducation primaire pour tous d’ici à 2015. Neuf programmes phares interinstitutions ont été mis en place par l’UNESCO. Si l’on a bien constaté quelques progrès en matière de financement de l’éducation de base, l’assistance bilatérale et multilatérale offerte en faveur de l’éducation a diminué entre 1998-1999 et 2000-2001. Le niveau actuel de l’aide internationale à l’éducation de base semble insuffisant pour réaliser l’objectif de l’éducation primaire pour tous d’ici à 2015.
26. La plupart des États ont inscrit le droit à l’éducation dans leur constitution. Tout bien considéré, les progrès sont liés à la mesure dans laquelle les droits et obligations se traduisent par l’adoption de textes applicables et de politiques, plans et programmes mûrement réfléchis. Dans le Cadre d’action de Dakar, les États sont priés d’établir des plans d’action nationaux ou de renforcer ceux qui existent déjà, et de les insérer dans le cadre d’un effort plus large de développement et de lutte contre la pauvreté 12. Bon nombre de gouvernements définissent leurs propres objectifs nationaux pour l’éducation, notamment en matière d’égalité des sexes. Au cours des 10 dernières années, les organisations non gouvernementales ont mené de plus en plus campagne en faveur de l’éducation, contribuant à ce que des millions de jeunes y accèdent.
27. Ces 10 dernières années, on a accordé une importance croissante aux « compétences pratiques » dans le système éducatif. L’apparition de nouveaux concepts, tels que l’apprentissage non scolaire, l’éducation permanente, l’enseignement à distance, l’apprentissage en ligne, l’éducation mutuelle et la formation sur le terrain, montre bien que l’éducation revêt des formes de plus en plus diverses qui sortent du cadre traditionnel de la salle de classe. Il est important de tout faire pour repêcher les jeunes et les jeunes adultes qui ont quitté le système éducatif avant d’avoir acquis les compétences de base en lecture, écriture et mathématiques, afin d’accroître leurs chances de trouver un emploi. Dans les rapports qu’ils ont soumis, les pays ont également fait part de programmes de lutte contre le racisme et la violence, et de promotion des valeurs pluriculturelles et de la tolérance, ainsi que de programmes visant à dispenser aux jeunes un enseignement dans leur langue maternelle.
28. Il faut s’employer à maintenir la tendance positive en faveur de la réalisation de l’égalité des sexes dans le système éducatif, puis dans l’emploi. Il est avéré que les filles ayant bénéficié d’une instruction sont mieux armées pour prendre des décisions qui leur permettront de se sortir de la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de leurs enfants. Les mesures de politique publique qui ont fait leurs preuves et méritent d’être préconisées sont les suivantes : création de conditions favorables à la promotion de l’éducation des filles par voie de réforme législative et d’aménagement des politiques; redistribution des ressources de façon à répondre aux besoins spécifiques des filles en matière d’éducation; réforme des programmes scolaires; mesures incitant les familles à envoyer les enfants à l’école; augmentation du nombre d’établissements scolaires dans les zones mal desservies; perfectionnement de la formation des enseignants; lutte contre la violence; coopération avec les parents; programme d’alimentation scolaire; accroissement de la proportion de femmes parmi les enseignants; mise en place d’installations sanitaires distinctes pour les filles; éducation sanitaire dans le cadre de l’école; relèvement de l’âge minimum pour le mariage. Pour mettre en place ces mesures, les pouvoirs publics doivent prendre publiquement des engagements fermes, s’il le faut avec l’aide d’autres intervenants non étatiques.
29. Il faudrait prendre conscience de l’importance des enseignants et des formateurs dans la perspective d’une éducation de qualité pour tous. Pour rendre la profession plus attractive, on devrait attacher de l’importance à la formation des enseignants ainsi qu’à leurs conditions de travail, à leurs perspectives de carrière et à leur salaire.
30. Les pouvoirs publics sont invités à mettre en place ou en oeuvre des
systèmes de validation de l’apprentissage non scolaire pour les jeunes. La valeur
des connaissances et expériences acquises hors du cadre de la salle de classe serait
ainsi reconnue, et la corrélation entre apprentissage formel et apprentissage non
scolaire serait mise en évidence.
Footnotes:
7. Voir UNESCO, Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous (Paris, 2003), dans Quality
education for all young people: challenges, trends and priorities: reference document
(UNESCO, 2004), p. 6.
8. Voir UNESCO, Genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité, Rapport mondial de suivi sur
l’éducation pour tous 2003/04 (Paris, 2003), p. 76. L’effectif de l’enseignement supérieur s’est
accru d’environ 50 % dans les pays en développement entre 1990 et 1997 (passant de 29 à
43,4 millions d’étudiants), tandis que la croissance a été beaucoup plus lente dans les pays
développés (le nombre d’étudiants y a augmenté de 13 %, passant de 39,5 à 44,8 millions).
1997 est la dernière année pour laquelle on dispose au niveau mondial d’estimations
comparables aux séries antérieures. Depuis 1997, on utilise une nouvelle Classification
internationale type de l’éducation, qui a une incidence sur la comparabilité dans le temps
des statistiques, en particulier pour l’enseignement secondaire et supérieur (p. 68).
9. Voir UNESCO, « Bilan de l’éducation pour tous à l’an 2000 », dans World Youth Report, 2003:
The Global Situation of Young People, publication des Nations Unies, numéro de vente :
03.IV.7.
10. « Les enfants manquant gravement d’instruction » sont les enfants de 7 à 18 ans qui n’ont pas
été scolarisés dans le cycle d’enseignement primaire ou secondaire, autrement dit, qui ne sont
jamais allés à l’école. Voir Gordon et al., op. cit.
11. Voir UNESCO, op. cit.
12. Voir « L’éducation pour tous : tenir nos engagements collectifs ». Texte adopté au Forum
mondial sur l’éducation, tenu à Dakar du 26 au 28 avril 2000.
