****************************************************************************** Ce document a e'te' expe'die' en ligne par le De'partement de la coordination des politiques et du de've'loppement durable (DPCSD) des Nations Unies. La reproduction et la distribution de ce document -- sous forme e'lectronique ou imprime'e -- sont encourage'es, a` condition qu'il soit reconnu que l'Organisation des Nations Unies a facilite' cette reproduction. ****************************************************************************** TABLE DES MATIE`RES Chapitre Page I. RE'SOLUTIONS ADOPTE'ES PAR LA CONFE'RENCE . . . . . . . . . . . 4 1. De'claration et Programme d'action de Beijing . . . . . . . 4 2. Remerciements au peuple et au Gouvernement de la Re'publique populaire de Chine. . . . . . . . . . . . . . . 160 3. Pouvoirs des repre'sentants a` la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes . . . . . . . . . . . . 161 J. Les femmes et les me'dias 234. Au cours des 10 dernie`res anne'es, les progre`s de l'informatique ont facilite' la constitution d'un re'seau mondial de communication qui transcende les frontie`res nationales et influe sur la politique des pouvoirs publics et les comportements des individus, surtout des enfants et des jeunes adultes. Partout dans le monde, les me'dias pourraient participer beaucoup plus activement a` la promotion de la femme. 235. Les femmes sont maintenant plus nombreuses a` faire carrie`re dans le secteur des communications, mais rares sont celles qui occupent des postes au niveau de la prise de de'cisions, ou qui font partie de conseils d'administration ou d'organes influant sur la politique des me'dias. La persistance des ste're'otypes sexistes dans la production des entreprises prive'es et publiques de communication, a` l'e'chelle locale, nationale et internationale, montre que les me'dias ne sont pas sensibilise's aux diffe'rents aspects de la sexospe'cificite'. 236. Il est temps de mettre un terme a` la diffusion d'images ne'gatives et de'gradantes de la femme au moyen des diffe'rents supports þ e'lectronique, imprime', visuel ou auditif þ utilise's par les me'dias. Les organes de presse et de diffusion e'lectronique de la plupart des pays ne donnent pas une repre'sentation e'quilibre'e de la diversite' de la vie des femmes et de leur contribution a` la socie'te' dans un monde en pleine e'volution. En outre, les produits des me'dias qui ont un caracte`re violent, de'gradant ou pornographique ont aussi des conse'quences ne'fastes pour les femmes et leur participation a` la socie'te'. Les programmes qui renforcent les ro^les traditionnels des femmes peuvent avoir aussi un effet limitatif. La tendance mondiale au consume'risme a cre'e' un climat dans lequel la publicite' pre'sente souvent les femmes essentiellement comme des consommatrices, et les fillettes et les femmes de tous a^ges sont la cible de messages publicitaires contestables. 237. Les femmes devraient renforcer leur pouvoir en de'veloppant leurs compe'tences et connaissances afin d'avoir plus largement acce`s aux techniques de l'information, ce qui les rendrait mieux a` me^me de lutter contre les images ne'gatives des femmes sur le plan international et de de'noncer les abus de pouvoir d'une industrie dont l'importance ne cesse de croi^tre. Il faudrait instituer des me'canismes d'autore'glementation des me'dias et renforcer ceux qui existent de'ja` et mettre au point des me'thodes pour e'liminer les programmes sexistes. La plupart des femmes, surtout dans les pays en de'veloppement, ne sont pas en mesure de tirer vraiment parti de l'essor des autoroutes de l'information et, par conse'quent, ne peuvent pas e'tablir des re'seaux qui leur permettront d'avoir acce`s a` d'autres sources d'informations. Il faut par conse'quent que les femmes participent a` la prise des de'cisions concernant la mise au point des nouvelles technologies afin d'agir sur leur de'veloppement et leur impact. 238. En ce qui concerne la mobilisation des me'dias, les gouvernements et les autres entite's inte'resse'es devraient promouvoir et garantir une politique active et visible d'inte'gration des conside'rations lie'es a` la sexospe'cificite' dans les politiques et programmes. Objectif strate'gique J.1. Permettre aux femmes de mieux s'exprimer et de mieux participer a` la prise des de'cisions dans le cadre et par l'interme'diaire des me'dias et des nouvelles techniques de communication Mesures a` prendre 239. Les gouvernements devraient : a) Accorder leur soutien a` l'e'ducation, a` la formation et a` l'emploi des femmes pour leur permettre d'acce'der dans des conditions d'e'galite' aux me'dias, dans tous les secteurs et a` tous les niveaux; b) Appuyer la recherche sur tous les aspects relatifs aux femmes et aux me'dias afin de de'finir les domaines sur lesquels il convient de se pencher et qui appellent des mesures, et passer en revue les politiques en vigueur concernant les me'dias afin d'y inte'grer la proble'matique hommes-femmes; c) Promouvoir la pleine participation des femmes aux me'dias, sur un pied d'e'galite', notamment en matie`re de gestion, de programmation, d'e'ducation, de formation et de recherche; d) S'efforcer de nommer autant de femmes que d'hommes dans tous les organismes consultatifs, de gestion, de re'glementation ou de contro^le, notamment dans ceux qui sont lie's aux me'dias prive's et aux me'dias publics ou de l'E'tat; e) Dans la mesure ou` cela ne porte pas atteinte a` la liberte' d'expression, encourager ces organismes a` multiplier les programmes destine's aux femmes ou re'alise's par elles pour veiller a` ce que les besoins et les pre'occupations des femmes soient du^ment pris en compte; f) Encourager les re'seaux d'information fe'minins, y compris ceux qui font appel a` l'e'lectronique et aux autres techniques nouvelles de communication, et reconnai^tre leur valeur en tant que moyen de diffuser des informations et de proce'der a` des e'changes de vues, notamment au niveau international, et appuyer a` cette fin les groupes de femmes oeuvrant dans tous les secteurs des me'dias et syste`mes de communication; g) Encourager par des mesures d'incitation l'utilisation novatrice dans les me'dias nationaux de programmes visant a` diffuser des informations sur les diverses cultures autochtones et a` promouvoir les aspects sociaux et e'ducatifs de la question dans le cadre de la le'gislation nationale; h) Garantir la liberte' des me'dias et en assurer la protection dans le cadre du droit national et, sans porter atteinte a` la liberte' d'expression, encourager les me'dias a` apporter une contribution positive au domaine du de'veloppement et des questions sociales. 240. Les me'dias nationaux et internationaux devraient : Mettre en place, dans le respect de la liberte' d'expression, des me'canismes re'gulateurs, notamment de type volontaire, qui favorisent une repre'sentation nuance'e et diversifie'e des femmes par les me'dias et les syste`mes de communication internationaux et encouragent la participation accrue des femmes et des hommes a` la production et a` la prise des de'cisions. 241. Les gouvernements, le cas e'che'ant, ou les me'canismes nationaux de promotion de la femme devraient : a) Encourager l'e'laboration de programmes d'e'ducation et de formation destine's aux femmes de manie`re a` produire des informations pour les me'dias, y compris le financement d'activite's expe'rimentales, et l'emploi des nouvelles techniques de communication, de la cyberne'tique, de la technologie spatiale et des satellites, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur prive'; b) Encourager l'emploi des syste`mes de communication, y compris les technologies nouvelles, afin de renforcer la participation des femmes aux processus de'mocratiques; c) Faciliter l'e'tablissement d'un re'pertoire d'experts des me'dias de sexe fe'minin; d) Encourager la participation des femmes a` l'e'laboration de directives et codes de conduite professionnels ou autres me'canismes autore'gulateurs approprie's afin que les me'dias donnent des femmes une image nuance'e et non ste're'otype'e. 242. Les organisations non gouvernementales et les associations professionnelles des me'dias devraient : a) Encourager la cre'ation de groupes de surveillance des me'dias capables de contro^ler les me'dias et de tenir des consultations avec eux afin de veiller a` ce qu'il soit du^ment tenu compte des besoins et des pre'occupations des femmes; b) Former les femmes a` utiliser davantage les techniques de l'information dans le domaine des communications et des me'dias, en particulier au niveau international; c) Cre'er des re'seaux entre les organisations non gouvernementales, les organisations de femmes et les organisations professionnelles des me'dias, et mettre au point des programmes d'information a` leur intention, afin que les besoins spe'cifiques des femmes soient mieux pris en compte par les me'dias, et faciliter la participation accrue des femmes a` la communication, notamment au niveau international, en faveur du dialogue Sud-Sud et Nord-Sud entre ces diverses organisations, pour promouvoir en particulier les droits fondamentaux des femmes et l'e'galite' entre les deux sexes; d) Encourager l'industrie des me'dias et les e'tablissements d'enseignement et de formation aux me'dias a` de'velopper, dans les langues voulues, les formes de communication traditionnelles, autochtones ou ethniques, telles que le conte, le the'a^tre, la poe'sie et le chant, qui sont le reflet de leur culture, afin de les utiliser pour diffuser des informations dans le domaine du de'veloppement et des questions sociales. Objectif strate'gique J.2. Promouvoir une image e'quilibre'e et non ste're'otype'e des femmes dans les me'dias Mesures a` prendre 243. Dans la mesure ou` le respect de la liberte' d'expression le permet, les gouvernements et organisations internationales devraient : a) Promouvoir l'e'laboration et la mise en oeuvre d'une strate'gie d'information, de sensibilisation et de communication visant a` diffuser une image e'quilibre'e des femmes et des jeunes filles et de leurs ro^les multiples; b) Encourager les me'dias et les agences de publicite' a` e'laborer des programmes spe'cifiques pour mieux faire connai^tre le Programme d'action; c) Encourager une formation tenant compte des spe'cificite's de chaque sexe pour les professionnels des me'dias, notamment les proprie'taires et les directeurs, afin de promouvoir la cre'ation et la diffusion d'images non ste're'otype'es, e'quilibre'es et diverses des femmes dans les me'dias; d) Encourager les me'dias a` s'abstenir de pre'senter les femmes comme des e^tres infe'rieurs et de les exploiter comme des objets et des marchandises sexuelles au lieu de les pre'senter comme des e^tres humains cre'atifs, agents essentiels du processus de de'veloppement, qui y contribuent et en be'ne'ficient; e) Promouvoir l'ide'e que les ste're'otypes sexistes ve'hicule's par les me'dias sont discriminatoires, de'gradants et offensants; f) Prendre des mesures efficaces, notamment en adoptant une le'gislation approprie'e, contre la pornographie et la violence a` l'encontre des femmes et des enfants ve'hicule'es par les me'dias. 244. Les me'dias et les organismes s'occupant de publicite' devraient : a) E'laborer, dans le respect de la liberte' d'expression, des principes et codes de conduite professionnels et d'autres formes d'autore'glementation afin d'encourager la pre'sentation d'images non ste're'otype'es des femmes; b) E'tablir, dans le respect de la liberte' d'expression, des principes et codes de conduite professionnels qui traitent des aspects violents, de'gradants ou pornographiques de l'image des femmes ve'hicule'e par les me'dias, y compris la publicite'; c) Conside'rer toutes les questions inte'ressant les collectivite's locales, les consommateurs et la socie'te' civile dans une optique de parite' entre les sexes; d) Accroi^tre la participation des femmes au processus de prise de de'cisions a` tous les niveaux dans les me'dias. 245. Les me'dias, les organisations non gouvernementales et le secteur prive', en collaboration, le cas e'che'ant, avec les me'canismes nationaux de promotion de la femme, devraient : a) Promouvoir un partage e'quitable des responsabilite's familiales gra^ce a` des campagnes me'diatiques visant a` promouvoir l'e'galite' entre les sexes et des ro^les non ste're'otype's pour les hommes et les femmes au sein de la famille, et a` diffuser des informations destine'es a` e'liminer les se'vices entre e'poux et a` l'e'gard des enfants et toute forme de violence a` l'e'gard des femmes, y compris la violence dans la famille; b) Produire et/ou diffuser des documents audio-visuels sur les femmes qui occupent des postes de direction, en les pre'sentant comme des responsables qui apportent aux fonctions qu'elles exercent l'expe'rience des ro^les multiples qu'elles jouent, notamment mais pas exclusivement, en conciliant responsabilite's professionnelles et responsabilite's familiales comme me`res, cadres administratrices, ou chefs d'entreprise, notamment en vue d'inciter les jeunes femmes a` suivre leur exemple; c) Organiser, en s'appuyant sur les programmes de sensibilisation du secteur public et du secteur prive', de vastes campagnes d'information sur les droits fondamentaux des femmes; d) Soutenir la cre'ation et, le cas e'che'ant, le financement de nouveaux me'dias et le recours a` tous les moyens de communication pour informer les femmes et diffuser des renseignements sur les femmes et leurs pre'occupations; e) E'laborer des me'thodes pour appliquer l'analyse des sexospe'cificite's aux programmes me'diatiques et former des experts a` ces me'thodes. K. Les femmes et l'environnement 246. Les e^tres humains sont au centre des pre'occupations relatives au de'veloppement durable. Ils ont droit a` une vie saine et productive en harmonie avec la nature. Les femmes ont un ro^le fondamental a` jouer dans l'adoption de modes de consommation, de production et de gestion des ressources naturelles durables et e'cologiquement rationnels, comme en ont convenu la Confe'rence des Nations Unies sur l'environnement et le de'veloppement et la Confe'rence des Nations Unies sur la population et le de'veloppement, et comme il ressort de l'ensemble du programme Action 21. C'est au cours des 10 dernie`res anne'es que l'on a re'ellement pris conscience de l'e'puisement des ressources, de la de'gradation des e'cosyste`mes et des risques que repre'sentent les substances polluantes. Cette de'te'rioration entrai^ne la destruction d'e'cosyste`mes fragiles, contraignant certaines communaute's, et des femmes en particulier, a` renoncer a` des activite's productrices et faisant peser une menace de plus en plus se'rieuse sur la se'curite' et la salubrite' de l'environnement. La pauvrete' et la de'gradation de l'environnement sont e'troitement lie'es. Alors que la pauvrete' est a` l'origine de certaines contraintes s'exerc'ant sur l'environnement, les sche'mas abusifs de consommation et de production, en particulier dans les pays industrialise's, sont la cause principale de la de'gradation persistante du milieu; une telle situation ne laisse pas d'e^tre pre'occupante car elle contribue a` aggraver la pauvrete' et les de'se'quilibres. L'e'le'vation du niveau de la mer, conse'cutive au re'chauffement de la plane`te, constitue une menace grave et imme'diate pour les populations des pays insulaires et des zones co^tie`res. L'utilisation de substances qui appauvrissent la couche d'ozone, telles que les produits contenant des chlorofluorocarbures, des halocarbures et des bromures de me'thyle (a` partir desquels sont fabrique's les plastiques et les mousses) a de graves re'percussions sur l'atmosphe`re, car elle a pour effet de permettre aux rayons ultraviolets nocifs d'atteindre la surface terrestre en quantite's excessives. Ceci nuit gravement a` la sante' des populations et entrai^ne notamment une forte incidence des cancers de la peau, des le'sions oculaires et l'affaiblissement du syste`me immunitaire. Cela porte en outre gravement atteinte a` l'environnement, notamment aux cultures et a` la vie marine. 247. Tous les E'tats et tous les peuples coope'reront a` la ta^che essentielle que constitue l'e'limination de la pauvrete', condition sine qua non du de'veloppement durable, afin de re'duire les disparite's du niveau de vie et de mieux satisfaire les besoins de la majorite' des individus dans le monde. Les cyclones, typhons et autres catastrophes naturelles, ainsi que la destruction des ressources, la violence, les de'placements de populations et autres conse'quences re'sultant des guerres et des conflits, notamment des conflits arme's, de l'utilisation et des essais d'armes nucle'aires, et de l'occupation e'trange`re, peuvent aussi contribuer a` la de'gradation de l'environnement. La de'te'rioration des ressources naturelles contraint certaines communaute's, et les femmes en particulier, a` renoncer a` des activite's ge'ne'ratrices de revenus pour effectuer davantage de ta^ches non re'mune're'es. Dans les zones urbaines comme dans les zones rurales, la de'gradation de l'environnement a des re'percussions ne'gatives sur la sante', le bien-e^tre et la qualite' de la vie de l'ensemble de la population, notamment des filles et des femmes de tout a^ge. Il faudrait reconnai^tre le ro^le des femmes rurales et des travailleuses du secteur agricole et pre^ter une attention particulie`re a` leur situation partout ou`, en leur ouvrant l'acce`s a` une formation, a` la terre, aux ressources naturelles et aux facteurs de production, au cre'dit, a` des programmes de de'veloppement et a` des structures coope'ratives, on peut les aider a` participer davantage au de'veloppement durable. L'exposition a` des risques e'cologiques au foyer et au travail peut avoir une incidence disproportionne'e sur la sante' des femmes parce que leur re'action aux effets toxiques des divers produits chimiques est diffe'rente de celle des hommes. La sante' des femmes est particulie`rement menace'e dans les zones urbaines comme dans les zones a` faible revenu ou` il existe une forte concentration d'e'tablissements industriels pollueurs. 248. Les femmes assurent la subsistance de leur famille et de leur communaute' en ge'rant et utilisant judicieusement les ressources naturelles. En tant que consommatrices et productrices et parce qu'elles prennent soin de leur famille et e'duquent leurs enfants, en raison aussi du souci qu'elles ont de pre'server la qualite' de la vie pour les ge'ne'rations pre'sentes et futures, les femmes ont un ro^le important a` jouer dans la promotion du de'veloppement durable. Les gouvernements se sont engage's, au chapitre 24 d'Action 21 19/, a` de'finir un nouveau mode`le de de'veloppement qui mette l'accent a` la fois sur la durabilite' de l'environnement, sur l'e'galite' entre les sexes et sur la justice non seulement entre les membres d'une me^me ge'ne'ration, mais d'une ge'ne'ration a` l'autre. 249. Les femmes ne sont ge'ne'ralement pas associe'es a` la formulation des politiques ou a` la prise de de'cisions dans le domaine de la gestion, de la pre'servation, de la protection et de la re'ge'ne'ration des ressources naturelles et de l'environnement, et les organes de de'cision, les e'tablissements d'enseignement et les organismes lie's a` la protection de l'environnement continuent bien souvent a` faire peu de cas de leur expe'rience et de leurs compe'tences en matie`re de promotion et de surveillance de la gestion des ressources naturelles. Elles rec'oivent rarement une formation professionnelle qui leur permette de ge'rer les ressources naturelles a` un poste de de'cision, par exemple en qualite' d'inge'nieurs agronomes, de sylvicultrices ou de spe'cialistes de l'ame'nagement du territoire, des sciences de la mer ou du droit de l'environnement. Me^me lorsqu'elles ont rec'u la formation voulue, elles sont souvent sous-repre'sente'es dans les organismes officiels habilite's a` prendre les de'cisions aux niveaux national, re'gional et international. Il arrive fre'quemment qu'elles ne participent pas, a` e'galite' avec les hommes, a` la gestion des institutions financie`res et des entreprises dont les de'cisions pe`sent le plus lourdement sur la qualite' de l'environnement. En outre, me^me si les organisations non gouvernementales de femmes qui travaillent sur les questions d'environnement a` tous les niveaux ont re'cemment connu un de'veloppement rapide et acquis une certaine notorie'te', leur coordination avec les organismes nationaux pre'sente des faiblesses institutionnelles. 250. Les femmes ont souvent joue' un ro^le moteur ou pre'curseur : elles ont promu une e'thique e'cologique et re'duit la production de de'chets et le gaspillage en re'utilisant et en recyclant les ressources. Elles peuvent avoir une grande influence sur les de'cisions prises pour favoriser les modes de consommation viables. En outre, les femmes ont contribue' a` la gestion de l'environnement au niveau local, la` ou` une action de'centralise'e est aussi ne'cessaire que de'cisive, en menant des campagnes dans les communaute's et aupre`s des jeunes en faveur de la protection de l'environnement. Les femmes, en particulier dans les populations autochtones, sont conscientes de l'interde'pendance des e'le'ments qui composent le milieu naturel et savent ge'rer des e'cosyste`mes fragiles. Dans de nombreuses communaute's, les produits de subsistance þ y compris ceux de la mer þ sont essentiellement dus au travail des femmes; elles jouent ainsi un ro^le essentiel dans l'alimentation et la nutrition, l'ame'lioration des moyens de subsistance, le secteur informel et la protection de l'environnement. Dans certaines re'gions, les femmes sont ge'ne'ralement les membres les plus stables de leur communaute', car les hommes vont souvent travailler au loin, laissant aux femmes le soin de pre'server l'environnement et d'assurer une re'partition ade'quate et viable des ressources dans leur foyer et leur communaute'. 251. Une gestion saine de l'environnement requiert des actions strate'giques qui s'inscrivent dans une approche inte'gre'e, multidisciplinaire et intersectorielle, a` laquelle il est indispensable que les femmes participent en tous points et a` tous les niveaux. Les dernie`res confe'rences internationales de l'Organisation des Nations Unies sur le de'veloppement, ainsi que les confe'rences re'gionales pre'paratoires a` la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, ont toutes de'clare' que les politiques en faveur du de'veloppement durable qui ne font pas intervenir les femmes au me^me titre que les hommes ne sauraient e^tre couronne'es de succe`s a` long terme. Elles ont pre'conise' la pleine participation des femmes a` la prise de de'cisions et a` la gestion a` tous les niveaux dans les domaines de la production de savoir et de la sensibilisation a` l'environnement. L'expe'rience des femmes et leur contribution a` l'instauration d'un environnement rationnel doivent donc avoir une place centrale dans les questions a` l'ordre du jour du XXIe sie`cle. Tant que la contribution des femmes a` la gestion de l'environnement ne sera pas reconnue et encourage'e, l'objectif du de'veloppement durable continuera de se de'rober. 252. Pour que la contribution des femmes a` la conservation et a` la gestion des ressources naturelles, ainsi qu'a` la protection de l'environnement, soit reconnue a` sa juste valeur, les gouvernements et les autres acteurs doivent favoriser une politique active et visible en vue d'inte'grer une de'marche soucieuse de l'e'galite' entre les sexes dans toutes les politiques et tous les programmes en analysant notamment, le cas e'che'ant, les conse'quences qui en re'sultent, respectivement, pour les femmes et pour les hommes, avant toute prise de de'cisions. Objectif strate'gique K.1. Assurer une participation active des femmes aux prises de de'cisions concernant l'environnement a` tous les niveaux Mesures a` prendre 253. Les pouvoirs publics devraient, a` tous les niveaux, y compris le niveau municipal, et autant que de besoin : a) Donner aux femmes, et en particulier aux femmes autochtones, la possibilite' de participer aux prises de de'cisions concernant l'environnement a` tous les niveaux, notamment en ce qui concerne la gestion, la conception, la planification, l'exe'cution et l'e'valuation des projets concernant l'environnement; b) Permettre aux femmes d'avoir plus facilement et plus largement acce`s a` l'information et a` l'e'ducation, notamment dans le domaine des sciences, de la technologie et de l'e'conomie, de fac'on qu'elles puissent ame'liorer leurs connaissances et compe'tences et soient mieux a` me^me de participer aux de'cisions concernant l'environnement; c) Encourager, dans le respect de la le'gislation nationale et conforme'ment a` la Convention sur la diversite' biologique 35/ la pre'servation et l'utilisation efficaces des connaissances, innovations et pratiques des femmes des communaute's autochtones et locales, y compris dans le domaine des me'decines traditionnelles, de la diversite' biologique et des techniques autochtones; veiller a` ce que ces connaissances soient respecte'es, pre'serve'es, ame'liore'es et transmises d'une manie`re e'cologiquement rationnelle et promouvoir leur application ge'ne'ralise'e avec l'approbation et la participation de leurs de'tenteurs; garantir par ailleurs les droits de proprie'te' intellectuelle de ces femmes, tels qu'ils sont prote'ge's en vertu du droit national et international; s'employer activement, s'il y a lieu, a` trouver d'autres moyens de prote'ger et d'utiliser efficacement ces connaissances, innovations et pratiques, dans le respect de la le'gislation nationale et conforme'ment a` la Convention sur la diversite' biologique et au droit international applicable, et favoriser un partage juste et e'quitable des avantages de'coulant de l'utilisation de ces connaissances, innovations et pratiques; d) Prendre les mesures ne'cessaires pour re'duire les risques lie's a` l'environnement auxquels sont expose'es les femmes a` leur domicile, sur leur lieu de travail et ailleurs, notamment en de'veloppant l'utilisation des technologies non polluantes, conforme'ment a` la de'marche fonde'e sur le principe de pre'caution qui a e'te' adopte'e dans la De'claration de Rio sur l'environnement et le de'veloppement 18/; e) Prendre des mesures pour qu'une place suffisante soit accorde'e au proble`me de l'e'galite' entre les sexes dans la conception et la mise en oeuvre, entre autres choses, de me'canismes de gestion des ressources et de techniques de production e'cologiquement rationnels et viables, ainsi que dans la construction d'infrastructures dans les zones rurales et urbaines; f) Prendre des mesures pour donner aux femmes en tant que productrices et consommatrices, le pouvoir d'agir en faveur de l'environnement, en me^me temps que les hommes, a` leur domicile, dans leur communaute' et sur leur lieu de travail; g) Favoriser la participation des communaute's locales, en particulier des femmes, a` l'identification des besoins en matie`re de services publics, a` l'ame'nagement de l'espace, ainsi qu'a` la conception et a` la mise en place de l'infrastructure urbaine. 254. Les gouvernements, les organisations internationales et les organismes du secteur prive' devraient, comme il convient : a) Tenir compte des impacts sexospe'cifiques des travaux de la Commission du de'veloppement durable et d'autres organes compe'tents des Nations Unies, ainsi que des activite's des institutions financie`res internationales; b) Promouvoir la participation des femmes et tenir compte de la spe'cificite' de leurs proble`mes lors de l'e'laboration, de l'adoption et de l'exe'cution des projets finance's par le Fonds pour l'environnement mondial et d'autres organismes compe'tents des Nations Unies; c) Encourager l'e'laboration de projets en faveur des femmes et de projets ge're's par des femmes dans les domaines d'intervention du Fonds pour l'environnement mondial; d) E'laborer des strate'gies et mettre en place des me'canismes en vue d'accroi^tre, notamment au niveau local, la proportion de femmes participant a` l'e'laboration, a` l'adoption et a` l'exe'cution des politiques et programmes de gestion des ressources naturelles et de protection et de conservation de l'environnement, en tant que de'cideurs, planificateurs, gestionnaires, spe'cialistes ou conseillers techniques ainsi que comme be'ne'ficiaires de ces politiques et programmes; e) Inciter les institutions sociales, e'conomiques, politiques et scientifiques a` se pre'occuper de la de'gradation de l'environnement et des conse'quences qui en re'sultent pour les femmes. 255. Les organisations non gouvernementales et le secteur prive' devraient : a) Sensibiliser l'opinion aux questions relatives a` l'environnement et a` la gestion des ressources naturelles qui inte'ressent les femmes, pour communiquer les informations et contribuer a` la mobilisation des ressources destine'es a` la protection et a` la conservation de l'environnement; b) Faciliter l'acce`s des femmes travaillant dans les secteurs de l'agriculture, de la pe^che et de l'e'levage a` l'e'ducation, a` la formation et aux services de commercialisation ainsi qu'aux techniques qui respectent l'environnement afin d'appuyer et de renforcer le ro^le de'cisif qu'elles jouent ainsi que leur savoir-faire dans les domaines de la gestion des ressources et de la conservation de la diversite' biologique. Objectif strate'gique K.2. Inte'grer les besoins, pre'occupations et opinions des femmes dans les politiques et programmes en faveur du de'veloppement durable Mesures a` prendre 256. Les gouvernements devraient : a) Dans la prise de de'cisions concernant la gestion durable des ressources et l'e'laboration des politiques et programmes en faveur du de'veloppement durable, et plus particulie`rement de ceux qui visent a` reme'dier a` la de'gradation de l'environnement terrestre et a` empe^cher de nouvelles de'gradations, tenir compte des femmes, y compris les femmes autochtones, sur un pied d'e'galite' avec les hommes, ainsi que de leurs points de vue et de leur savoir; b) E'valuer les politiques et programmes en fonction de leurs re'percussions sur l'environnement et des possibilite's qu'ils donnent aux femmes d'acce'der aux ressources naturelles et de les utiliser; c) Mener les recherches approprie'es afin d'e'valuer la sensibilite' et la vulne'rabilite' particulie`res des femmes aux de'gradations de l'environnement et aux risques e'cologiques, y compris, le cas e'che'ant, des e'tudes et collectes de donne'es sur des groupes spe'cifiques de femmes, notamment les femmes ayant de faibles revenus, les femmes autochtones et les femmes appartenant a` des minorite's; d) Tenir compte des connaissances et pratiques traditionnelles des femmes rurales en matie`re d'utilisation et de gestion durables des ressources dans l'e'laboration des programmes d'ame'nagement de l'environnement et des programmes de vulgarisation; e) Tenir compte dans les politiques ge'ne'rales, des re'sultats des recherches ayant trait aux proble`mes spe'cifiques des femmes, afin de mettre en place des e'tablissements humains viables; f) Faire connai^tre le ro^le des femmes, et surtout des femmes rurales et des femmes autochtones, dans les domaines de la cueillette et de la production alimentaire, de la conservation des sols, de l'irrigation, de l'ame'nagement des bassins versants, de la gestion des zones co^tie`res et des ressources marines, de la lutte inte'gre'e contre les ravageurs, de la planification de l'utilisation des sols, de la conservation des fore^ts et de la foresterie communautaire, des pe^ches, de la pre'vention des catastrophes naturelles et des sources d'e'nergie nouvelles et renouvelables, et subventionner des recherches sur ces questions en accordant une place particulie`re aux connaissances et a` l'expe'rience des femmes autochtones; g) Mettre au point une strate'gie en vue d'e'liminer tous les obstacles qui s'opposent a` la participation pleine et entie`re des femmes au de'veloppement durable et a` leur acce`s aux ressources sur un pied d'e'galite' avec les hommes, ainsi qu'a` la mai^trise de ces ressources; h) Promouvoir l'e'ducation des filles et celle des femmes de tout a^ge dans les domaines des sciences, des techniques et de l'e'conomie ainsi que dans d'autres disciplines ayant trait au milieu naturel, de fac'on qu'elles puissent, en connaissance de cause, faire des choix et formuler des propositions tendant a` de'terminer au plan local les priorite's e'conomiques, scientifiques et e'cologiques, en vue d'une gestion et d'une utilisation rationnelles des ressources naturelles et des ressources locales ainsi que des e'cosyste`mes; i) E'laborer des programmes qui permettent a` des femmes cadres ou experts scientifiques, ainsi qu'a` des femmes dote'es de compe'tences techniques, administratives et de secre'tariat, de participer a` la gestion de l'environnement en de'veloppant les programmes de formation des filles et des femmes, en favorisant l'embauche des femmes et en acce'le'rant leur promotion, et mettre en oeuvre des mesures spe'cifiques qui permettent aux femmes d'accroi^tre leurs compe'tences techniques et leur participation aux activite's mene'es dans ce domaine; j) Identifier et promouvoir des techniques e'cologiquement rationnelles, conc'ues, e'labore'es et ame'liore'es en collaboration avec des femmes, et adapte'es tant aux femmes qu'aux hommes; k) Appuyer les efforts visant a` assurer aux femmes, sur un pied d'e'galite' avec les hommes, l'acce`s au logement, a` l'eau potable, a` des techniques e'nerge'tiques rationnelles et peu cou^teuses (e'nergie e'olienne, e'nergie solaire, biomasse et autres sources d'e'nergie renouvelables), gra^ce a` des programmes participatifs d'e'valuation des besoins, de planification et de formulation de politiques dans le domaine de l'e'nergie aux niveaux local et national; l) Faire le ne'cessaire pour assurer l'acce`s de tous a` une eau salubre d'ici a` l'an 2000 et concevoir et mettre en oeuvre des plans de protection et de conservation de l'environnement permettant d'assainir les syste`mes hydrologiques pollue's et de restaurer les bassins versants de'grade's. 257. Les organisations internationales, les organisations non gouvernementales et les organismes du secteur prive' devraient : a) Inciter les femmes travaillant dans le secteur de la communication a` sensibiliser le public aux proble`mes e'cologiques, notamment a` l'incidence sur l'environnement et la sante' des produits, technologies et processus industriels; b) Inciter les consommateurs a` utiliser leur pouvoir d'achat pour encourager la production de produits qui respectent l'environnement et les encourager a` investir dans des activite's et technologies agricoles, halieutiques, commerciales et industrielles productives et non nuisibles pour l'environnement; c) Encourager les initiatives des consommatrices en favorisant la commercialisation d'aliments organiques, les moyens de recyclage, l'information sur les produits et l'e'tiquetage des produits, notamment l'e'tiquetage des conteneurs de substances chimiques toxiques et de pesticides en employant des termes et des symboles qui soient compris de tous les consommateurs, quel que soit leur a^ge et qu'ils sachent lire ou non. Objectif strate'gique K.3. Renforcer ou cre'er des me'canismes aux niveaux national, re'gional et international pour e'valuer l'impact des politiques de de'veloppement et de gestion de l'environnement sur les femmes Mesures a` prendre 258. Les gouvernements, les organisations re'gionales et internationales et les organisations non gouvernementales devraient, comme il convient : a) Apporter une assistance technique aux femmes, notamment dans les pays en de'veloppement, dans les secteurs de l'agriculture, de la pe^che, des petites entreprises, du commerce et de l'industrie pour assurer la promotion soutenue de la mise en valeur des ressources humaines, de la mise au point d'e'cotechnologies rationnelles et de l'entreprenariat des femmes; b) En collaboration avec les universite's et les chercheuses locales, constituer des bases de donne'es et des syste`mes d'information et des me'canismes de contro^le, effectuer des recherches, e'laborer des me'thodologies et re'aliser des analyses de'cisionnelles, dans une perspective pratique, participative et soucieuse de l'e'galite' entre les sexes, en vue de : i) Recenser les connaissances et l'expe'rience des femmes en matie`re de gestion et de protection des ressources naturelles afin d'en tirer parti dans les bases de donne'es et les syste`mes d'information utilise's en vue du de'veloppement durable; ii) De'terminer les re'percussions qu'a sur les femmes la de'gradation de l'environnement et des ressources naturelles, due, notamment, a` des sche'mas de production et de consommation non viables, a` la se'cheresse, a` la mauvaise qualite' de l'eau, au re'chauffement de la plane`te, a` la de'sertification, a` l'e'le'vation du niveau de la mer, aux de'chets dangereux, aux catastrophes naturelles, aux re'sidus de substances chimiques toxiques et de pesticides, aux de'chets radioactifs, aux conflits arme's et a` leurs conse'quences; iii) Analyser les liens structurels existant entre les relations hommes-femmes, l'environnement et le de'veloppement, en particulier dans certains secteurs comme l'agriculture, l'industrie, la pe^che, l'exploitation forestie`re, l'hygie`ne du milieu, la biodiversite', le climat, les ressources en eau et l'assainissement; iv) Prendre des mesures pour effectuer des analyses environnementales, e'conomiques, culturelles, sociales et sexospe'cifiques pour les inte'grer en tant qu'e'le'ment essentiel dans l'e'laboration et le suivi des programmes et des politiques; v) E'laborer des programmes visant a` cre'er des centres ruraux et urbains de formation, de recherche et de documentation qui permettront de diffuser des technologies e'cologiquement rationnelles aupre`s des femmes; c) Assurer le respect inte'gral des obligations internationales pertinentes, notamment, le cas e'che'ant, celles de'coulant de la Convention de Ba^le et d'autres conventions relatives aux mouvements transfrontie`res de de'chets dangereux (y compris les de'chets toxiques) et du Code international de pratiques concernant les mouvements de de'chets radioactifs (Agence internationale de l'e'nergie atomique); adopter et appliquer des re'glementations pour une gestion e'cologiquement rationnelle s'agissant du stockage et des mouvements de ces de'chets dans des conditions de su^rete'; envisager de prendre des mesures visant a` interdire ces mouvements dangereux et hasardeux; assurer le contro^le et la gestion stricts des de'chets dangereux et des de'chets radioactifs, dans le respect des obligations internationales et re'gionales pertinentes, et mettre un terme a` l'exportation de ces de'chets vers des pays qui, individuellement ou par des accords internationaux, en interdisent l'importation; d) Promouvoir þ tant a` l'inte'rieur des organismes qu'entre eux þ la coordination qu'exige la mise en oeuvre du Programme d'action et du chapitre 24 d'Action 21, notamment en priant la Commission du de'veloppement durable, par l'interme'diaire du Conseil e'conomique et social, de solliciter les vues de la Commission de la condition de la femme lorsqu'elle examinera la mise en oeuvre d'Action 21 en ce qui concerne les femmes et l'environnement. L. La petite fille 259. La Convention relative aux droits de l'enfant stipule que "les E'tats parties s'engagent a` respecter les droits qui sont e'nonce's dans la Convention et a` les garantir a` tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, inde'pendamment de toute conside'ration de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou repre'sentants le'gaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacite', de leur naissance ou de toute autre situation" (art. 2, par. 1) 11/. Or, dans nombre de pays, les donne'es dont on dispose indiquent que la fillette est victime de discrimination de`s les premiers stades de la vie, pendant toute son enfance et jusqu'a` l'a^ge adulte. Dans certaines re'gions du monde, le nombre d'hommes est de 5 % supe'rieur au nombre de femmes. Cet e'cart s'explique notamment par des attitudes et des pratiques nocives, telles que les mutilations ge'nitales des femmes, la pre'fe'rence donne'e aux fils þ qui entrai^ne l'infanticide des filles et la se'lection pre'natale en fonction du sexe þ, les mariages pre'coces, y compris les mariages d'enfants, la violence a` l'e'gard des femmes, l'exploitation sexuelle, les se'vices sexuels, la discrimination alimentaire a` l'e'gard des filles et d'autres pratiques ayant une influence sur leur sante' et leur bien-e^tre. Les garc'ons sont donc plus nombreux que les filles a` atteindre l'a^ge adulte. 260. Les filles sont souvent traite'es comme infe'rieures et la socie'te' leur enseigne a` se tenir en retrait, ce qui les ame`ne a` se de'valoriser. Dans certains cas, la discrimination et le manque de soins dont sont victimes les fillettes les entrai^nent leur vie durant dans l'engrenage du de'nuement et de l'exclusion sociale. Il faut pre'parer les fillettes a` assumer activement, efficacement et a` e'galite' avec les garc'ons des responsabilite's a` tous les niveaux de la vie sociale, e'conomique, politique et culturelle. 261. Une e'ducation sexiste, que ce soit sur le plan des programmes scolaires, du mate'riel didactique, des pratiques pe'dagogiques, de l'attitude des enseignants ou du ro^le de chacun dans la classe, renforce l'ine'galite' entre les sexes. 262. Les fillettes et les adolescentes rec'oivent parfois de leurs parents, de leurs professeurs, de leurs camarades et des me'dias toute une se'rie de messages contradictoires et de'routants sur les ro^les associe's a` leur sexe. Les femmes et les hommes doivent s'employer, avec les enfants et les jeunes, a` e'liminer les ste're'otypes qui persistent, compte tenu des droits de l'enfant et des responsabilite's, des droits et des devoirs des parents, tels qu'e'nonce's ci-dessous au paragraphe 267. 263. Bien que le nombre d'enfants scolarise's ait augmente' au cours des 20 dernie`res anne'es dans certains pays, ce progre`s a profite' aux garc'ons beaucoup plus qu'aux filles. En 1990, 130 millions d'enfants e'taient prive's d'enseignement primaire, dont 81 millions de filles. Ce de'se'quilibre peut s'expliquer par des facteurs tels que les coutumes, le travail des enfants, les mariages pre'coces, le manque de ressources et d'installations scolaires approprie'es, les grossesses chez les adolescentes et les ine'galite's entre les sexes dans la socie'te' dans son ensemble tout comme dans la famille, ainsi qu'il est indique' plus haut au paragraphe 29. Dans certains pays, le manque d'enseignantes peut freiner la scolarisation des filles. Dans bien des cas, les filles sont charge'es tre`s jeunes de lourdes ta^ches domestiques qu'elles sont cense'es mener de front avec leur scolarite'; bien souvent, leurs re'sultats scolaires s'en ressentent et elles quittent l'e'cole pre'mature'ment. 264. Le pourcentage de filles inscrites a` l'e'cole secondaire reste singulie`rement bas dans de nombreux pays. Souvent, les filles ne sont pas encourage'es a` suivre un enseignement ou une formation scientifique ou technique, ou elles n'en ont pas la possibilite', ce qui limite les connaissances dont elles disposent dans leur vie quotidienne, ainsi que leurs possibilite's d'emploi. 265. Les filles e'tant moins encourage'es que les garc'ons a` participer a` la vie sociale, e'conomique et politique, et a` acque'rir des connaissances sur le fonctionnement de la socie'te', elles ont moins de possibilite's qu'eux de participer a` la prise de de'cisions. 266. La discrimination dont la fillette est victime sur le plan de l'alimentation et des services de sante' physique et mentale la met en danger a` court et a` long terme. Dans les pays en de'veloppement, on estime a` 450 millions le nombre de femmes adultes dont la croissance a e'te' arre^te'e par la malnutrition prote'ocalorique dont elles ont souffert dans leur enfance. 267. Aux termes du paragraphe 7.3 du Programme d'action 14/ adopte' par la Confe'rence internationale sur la population et le de'veloppement, "il faudrait veiller soigneusement a` ce que des relations de respect mutuel et d'e'quite' s'e'tablissent entre les sexes et en particulier a` ce que les besoins des adolescents en matie`re d'enseignement et de services soient satisfaits afin qu'ils apprennent a` assumer leur sexualite' de fac'on positive et responsable", compte tenu des droits de l'enfant a` l'information, au respect de sa vie prive'e, a` la confidentialite', au respect de sa dignite' et a` la liberte' de donner son consentement en connaissance de cause, ainsi que des responsabilite's, des droits et des devoirs des parents et tuteurs pour ce qui est de guider et de conseiller l'enfant, d'une manie`re qui corresponde au de'veloppement de ses capacite's, dans l'exercice des droits que lui reconnai^t la Convention relative aux droits de l'enfant, et conforme'ment a` la Convention sur l'e'limination de toutes les formes de discrimination a` l'e'gard des femmes. L'inte're^t supe'rieur de l'enfant sera une conside'ration primordiale dans toutes les mesures concernant les enfants. Il faudrait que les jeunes rec'oivent, avec l'aide de leurs parents, une e'ducation sexuelle inte'grale qui fasse prendre conscience aux hommes de leurs propres responsabilite's en matie`re de sexualite' et de fe'condite', et les aide a` se comporter en conse'quence. 268. Chaque anne'e, plus de 15 millions de filles a^ge'es de 15 a` 19 ans deviennent me`res. La maternite' pre'coce entrai^ne des complications durant la grossesse et lors de l'accouchement, et comporte un risque de de'ce`s maternel tre`s supe'rieur a` la moyenne. Les taux de morbidite' et de mortalite' sont plus e'leve's chez les enfants ne's de me`res tre`s jeunes. Partout dans le monde, la maternite' pre'coce reste un obstacle a` l'ame'lioration de la condition de la femme, tant au niveau de l'e'ducation que sur le plan e'conomique et social. Dans l'ensemble, le mariage et la maternite' pre'coces re'duisent conside'rablement les possibilite's qui s'offrent a` la femme en matie`re d'e'ducation et d'emploi, et se traduisent souvent, a` long terme, par une moins bonne qualite' de vie pour elle et pour ses enfants. 269. La violence sexuelle et les maladies sexuellement transmissibles, y compris le VIH/sida, ont un effet de'vastateur sur la sante' des enfants, et les filles sont plus expose'es que les garc'ons aux conse'quences des relations sexuelles sans protection et pre'coces. Il n'est pas rare que l'on fasse pression sur les filles pour les amener a` avoir des relations sexuelles. En raison de divers facteurs tels que leur jeune a^ge, les pressions sociales, l'absence de lois qui les prote`gent ou la non-application de telles lois, les filles sont plus expose'es a` toutes les formes de violence, et en particulier a` la violence sexuelle, notamment au viol, aux se'vices sexuels, a` l'exploitation sexuelle, a` la traite des e^tres humains, peut-e^tre me^me a` la vente de leurs organes et tissus, et au travail force'. 270. La petite fille handicape'e se heurte a` des obstacles supple'mentaires et doit avoir l'assurance de ne pas faire l'objet de discrimination et de pouvoir exercer, dans des conditions d'e'galite', tous les droits fondamentaux et liberte's fondamentales conforme'ment aux Re`gles pour l'e'galisation des chances des handicape'sy 30/. 271. Certains enfants sont particulie`rement vulne'rables, en particulier ceux qui sont abandonne's, sans logis ou de'place's, les enfants des rues, les enfants vivant dans des zones de conflit et les enfants qui font l'objet de discrimination du fait de leur appartenance a` un groupe ethnique ou racial minoritaire. 272. Tous les obstacles doivent donc e^tre leve's pour permettre aux filles, sans exception, de s'e'panouir pleinement et de de'velopper au mieux leurs capacite's gra^ce a` l'e'galite' d'acce`s a` l'e'ducation et a` la formation, a` la nutrition, aux soins de sante' physique et mentale et a` l'information qui s'y rapporte. 273. Dans leurs politiques relatives aux enfants et a` la jeunesse, les gouvernements devraient s'employer ouvertement a` tenir compte des diffe'rences entre les sexes dans tous les programmes et strate'gies de sorte que toute de'cision soit pre'ce'de'e d'une analyse des effets qu'elle pourra avoir sur les filles et sur les garc'ons. Objectif strate'gique L.1. E'liminer toutes les formes de discrimination a` l'e'gard de la petite fille Mesures a` prendre 274. Par les gouvernements : a) Pour les E'tats qui n'ont pas encore signe' ou ratifie' la Convention relative aux droits de l'enfant, prendre d'urgence des mesures pour signer et ratifier cet instrument, eu e'gard a` l'appel pressant qui a e'te' lance' a` la Confe'rence mondiale sur les droits de l'homme pour que la Convention soit signe'e avant la fin de 1995, et pour les E'tats qui l'ont de'ja` signe'e et ratifie'e, veiller a` ce qu'elle soit pleinement applique'e en adoptant toutes les mesures voulues, d'ordre le'gislatif, administratif et autres, et en cre'ant des conditions propices au plein respect des droits de l'enfant; b) Conforme'ment a` l'article 7 de la Convention relative aux droits de l'enfant 11/, veiller a` ce que les enfants soient enregistre's de`s leur naissance et aient de`s celle-ci le droit a` un nom, le droit d'acque'rir une nationalite' et, dans la mesure du possible, le droit de connai^tre leurs parents et d'e^tre e'leve's par eux; c) Prendre des mesures propres a` assurer aux enfants un appui financier suffisant de la part de leurs parents, notamment en veillant au respect des lois sur les pensions alimentaires; d) E'liminer les injustices et obstacles auxquels la petite fille doit faire face en matie`re d'he'ritage afin que tous les enfants puissent jouir de leurs droits sans discrimination, et ce, notamment, en adoptant, le cas e'che'ant, et en faisant appliquer des lois qui garantissent l'e'galite' des droits des enfants des deux sexes en matie`re de succession et d'he'ritage; e) Promulguer et appliquer strictement des lois stipulant qu'un mariage ne peut e^tre contracte' qu'avec le libre et plein consentement des futurs e'poux; promulguer et appliquer strictement des lois relatives a` l'a^ge minimum du consentement et a` l'a^ge minimum du mariage et e'lever ce dernier si ne'cessaire; f) E'laborer et mettre en oeuvre des politiques, plans d'action et programmes complets pour la survie, la protection, le de'veloppement et l'ame'lioration de la condition de la fillette, afin de lui permettre d'exercer pleinement ses droits fondamentaux et de lui garantir des chances e'gales; ces strate'gies devraient faire partie inte'grante du processus ge'ne'ral de de'veloppement; g) Veiller a` la ventilation par sexe et par a^ge de toutes les donne'es relatives aux enfants, notamment dans le domaine de la sante' et de l'e'ducation, afin qu'il soit tenu compte des diffe'rences entre les sexes dans l'e'laboration, la mise en oeuvre et le suivi des programmes. 275. Par les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales : a) Ventiler par sexe et par a^ge l'information et les donne'es relatives aux enfants, entreprendre des recherches sur la situation des filles, et tenir compte des re'sultats de ces recherches, selon qu'il conviendra, dans l'e'laboration des politiques et programmes et dans l'adoption des de'cisions relatives a` l'ame'lioration de la condition de la fillette; b) Inciter la socie'te' a` respecter les lois sur l'a^ge minimum le'gal du mariage, notamment en donnant aux filles la possibilite' de faire des e'tudes. Objectif strate'gique L.2. E'liminer les comportements et pratiques culturelles pre'judiciables aux filles Mesures a` prendre 276. Les gouvernements devraient : a) Encourager et appuyer, selon qu'il convient, les organisations non gouvernementales et les organisations communautaires dans leurs efforts pour faire e'voluer les comportements et les pratiques pre'judiciables aux filles; b) E'tablir des programmes d'e'ducation et mettre au point des mate'riels didactiques pour sensibiliser les adultes aux effets dangereux de certaines pratiques traditionnelles auxquelles sont soumises les filles; c) Mettre au point et adopter des programmes scolaires et des manuels et autres mate'riels didactiques visant a` ame'liorer l'image que les filles ont d'elles-me^mes, leurs conditions de vie et les possibilite's d'emploi qui leur sont ouvertes, en particulier dans des domaines ou` les femmes ont toujours e'te' sous-repre'sente'es, comme les mathe'matiques, les sciences et la technologie; d) Prendre des mesures pour que les traditions et la religion et leurs manifestations ne soient pas une cause de discrimination a` l'e'gard des filles. 277. Les gouvernements et, le cas e'che'ant, les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Mettre en place un cadre scolaire organise' de telle fac'on que les jeunes filles marie'es, enceintes ou me`res puissent fre'quenter l'e'cole sans aucun obstacle, en mettant notamment a` leur disposition, le cas e'che'ant, des cre`ches et des garderies abordables et faciles d'acce`s et en assurant une e'ducation parentale pour encourager celles qui doivent s'occuper de leurs enfants ou de fre`res et soeurs durant leur scolarite' a` reprendre ou a` poursuivre leurs e'tudes et a` les mener a` leur terme; b) Encourager les e'tablissements d'enseignement et les me'dias a` adopter et projeter des images nuance'es et non ste're'otype'es des garc'ons et des filles, et s'employer a` e'liminer la pe'dopornographie et la repre'sentation des fillettes sous forme d'images violentes ou de'gradantes; c) E'liminer toutes les formes de discrimination a` l'e'gard des filles dans la famille et les causes profondes de la pre'fe'rence pour les fils, qui se traduisent par des pratiques dangereuses et contraires a` l'e'thique, comme la se'lection pre'natale en fonction du sexe et l'infanticide des filles, l'avortement se'lectif du foetus fe'minin e'tant de'sormais facilite' par l'usage de plus en plus re'pandu des techniques qui permettent de de'terminer le sexe de l'enfant a` nai^tre; d) E'laborer des politiques et des programmes, et d'abord des programmes d'enseignement scolaire et extrascolaire, qui permettent aux filles d'acque'rir des connaissances et le respect de soi et d'assumer la responsabilite' de la conduite de leur vie; insister tout spe'cialement sur des programmes visant a` enseigner aux femmes et aux hommes, en particulier aux parents, l'importance de la sante' physique et mentale et du bien-e^tre des filles, et notamment a` leur faire comprendre qu'il faut mettre fin a` la discrimination dont les filles sont victimes en matie`re d'alimentation, aux mariages pre'coces, a` la violence a` l'e'gard des filles, aux mutilations sexuelles, aux se'vices sexuels, a` la prostitution des enfants, au viol et a` l'inceste. Objectif strate'gique L.3. Promouvoir et prote'ger les droits de la petite fille et faire mieux connai^tre ses besoins et son potentiel Mesures a` prendre 278. Les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Faire comprendre aux responsables, planificateurs, administrateurs et agents a` tous les niveaux, ainsi qu'aux familles et aux communaute's, les de'savantages impose's aux filles; b) Faire en sorte que les petites filles, en particulier celles qui vivent dans des conditions difficiles, prennent conscience de leur potentiel, des droits dont elles peuvent se pre'valoir en vertu de tous les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, y compris la Convention relative aux droits de l'enfant, des lois les prote'geant et des diverses mesures prises par les organisations gouvernementales et non gouvernementales qui s'emploient a` ame'liorer leur condition; c) E'duquer tous les individus þ femmes, hommes, filles et garc'ons þ afin de faire progresser la condition des filles, et les encourager a` s'efforcer d'instaurer des relations de respect mutuel et d'e'galite' entre filles et garc'ons; d) Faire en sorte que les fillettes handicape'es disposent de services et d'appareils approprie's sur un pied d'e'galite' avec les garc'ons, et fournir a` leur famille des services de soutien, si ne'cessaire. Objectif strate'gique L.4. E'liminer la discrimination a` l'e'gard des filles dans l'enseignement, l'acquisition de capacite's et la formation Mesures a` prendre 279. Les gouvernements devraient : a) Garantir a` tous les enfants l'e'galite' d'acce`s a` l'enseignement jusqu'a` la fin des e'tudes primaires et combler l'e'cart existant a` cet e'gard entre les filles et les garc'ons, conforme'ment a` l'article 28 de la Convention relative aux droits de l'enfant 11/; de me^me, garantir a` tous, filles et garc'ons, y compris aux enfants de'favorise's et doue's, l'e'galite' d'acce`s a` l'enseignement secondaire d'ici a` 2005 et aux e'tudes supe'rieures, notamment a` l'enseignement professionnel et technique; b) Prendre des mesures pour inte'grer des programmes d'alphabe'tisation fonctionnelle et d'enseignement du calcul dans les programmes de de'veloppement, en particulier a` l'intention des filles non scolarise'es; c) Promouvoir l'e'tude des droits de l'homme dans les programmes d'enseignement, et enseigner, dans le cadre de cette e'tude, que les droits fondamentaux des femmes et des filles sont inalie'nables et font partie inte'grante des droits fondamentaux de la personne, dont ils ne peuvent e^tre dissocie's; d) Augmenter les taux de scolarisation et inciter les filles a` ne pas abandonner leurs e'tudes, en allouant suffisamment de ressources budge'taires et en mobilisant le soutien de la communaute' et des parents gra^ce a` des campagnes de sensibilisation et a` diverses mesures, par exemple, des horaires souples, des mesures d'incitation, des bourses et des programmes d'acce`s destine's aux filles non scolarise'es; e) Mettre au point des programmes et des mate'riels de formation a` l'intention des enseignants et des e'ducateurs, afin de leur faire prendre mieux conscience de leur ro^le et de leur inculquer de bonnes me'thodes pour e'liminer tout sexisme de leur enseignement; f) Faire en sorte que les enseignantes aient les me^mes possibilite's et le me^me statut que leurs homologues masculins. 280. Les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Dispenser aux filles une instruction et une formation professionnelle qui leur ouvrent de plus grandes possibilite's d'emploi et facilitent leur acce`s a` la prise des de'cisions; b) Dispenser aux filles une instruction qui leur permette d'acque'rir davantage de connaissances et de compe'tences lie'es au fonctionnement des syste`mes e'conomiques, financiers et politiques; c) Faire en sorte que les petites filles handicape'es aient acce`s a` un enseignement et a` une formation pratique qui leur permette de participer pleinement a` la vie de la socie'te'; d) Permettre aux filles de participer a` part entie`re aux activite's extrascolaires comme le sport, le the'a^tre et autres activite's culturelles. Objectif strate'gique L.5. E'liminer la discrimination a` l'e'gard des filles dans les domaines de la sante' et de la nutrition Mesures a` prendre 281. Les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Fournir des informations sur l'e'limination des pratiques discriminatoires dont sont victimes les filles en ce qui concerne l'alimentation, la nutrition et l'acce`s aux services de sante'; b) Sensibiliser la petite fille, les parents, les enseignants et la socie'te' aux questions relatives a` la sante' et a` la nutrition et leur faire prendre conscience des risques en matie`re de sante' et des autres proble`mes lie's aux maternite's pre'coces; c) Renforcer et re'orienter l'e'ducation sanitaire et les services de sante', en particulier les programmes de soins de sante' primaires, y compris la sante' en matie`re de sexualite' et de procre'ation, et concevoir des programmes de sante' de qualite' qui permettent de re'pondre aux besoins physiques et mentaux des filles et qui tiennent compte des besoins des jeunes me`res, des femmes enceintes et des me`res allaitantes; d) Instituer des programmes d'enseignement mutuel et de vulgarisation afin de renforcer l'action individuelle et collective visant a` re'duire la vulne'rabilite' des filles a` la contamination par le VIH/sida et aux maladies sexuellement transmissibles, comme convenu dans le Programme d'action de la Confe'rence internationale sur la population et le de'veloppement et comme pre'vu dans le rapport de la ladite Confe'rence, compte tenu du ro^le des parents tel qu'il est de'fini au paragraphe 267 du pre'sent Programme d'action; e) Dispenser aux filles, en particulier aux adolescentes, une e'ducation et des informations concernant la physiologie de la reproduction, la sante' en matie`re de sexualite' et de reproduction, comme convenu dans le Programme d'action de la Confe'rence internationale sur la population et le de'veloppement et comme pre'vu dans le rapport de cette confe'rence, la planification de la famille, la vie familiale, la sante' en matie`re de reproduction, les maladies sexuellement transmissibles et la pre'vention de la contamination par le VIH et du sida, en tenant compte du ro^le des parents tel qu'il est de'fini au paragraphe 267; f) Inclure l'e'ducation en matie`re de sante' et de nutrition dans les programmes d'alphabe'tisation ainsi que dans les programmes scolaires destine's aux petites filles de`s l'enseignement primaire; g) Souligner le ro^le et la responsabilite' des adolescents en ce qui concerne la sante' ge'ne'sique et le comportement sexuel et procre'ateur, dans le cadre de services et de conseils approprie's, comme indique' au paragraphe 267; h) E'laborer, a` l'intention des responsables de la planification ou de l'exe'cution des programmes de sante', des programmes d'information et de formation sur les besoins spe'ciaux de la petite fille; i) Prendre toutes les mesures approprie'es en vue d'abolir les pratiques traditionnelles pre'judiciables a` la sante' des enfants, comme il est stipule' a` l'article 24 de la Convention relative aux droits de l'enfant 11/. Objectif strate'gique L.6. E'liminer l'exploitation e'conomique du travail des enfants et prote'ger les jeunes filles qui travaillent Mesures a` prendre 282. Les gouvernements devraient : a) Conforme'ment a` l'article 32 de la Convention relative aux droits de l'enfant 11/, prote'ger les enfants contre l'exploitation e'conomique, veiller a` ce qu'ils ne soient astreints a` aucun travail comportant des risques ou susceptibles de compromettre leur e'ducation ou de nuire a` leur sante' ou a` leur de'veloppement physique, mental, spirituel, moral ou social; b) Fixer dans le cadre de la le'gislation nationale, conforme'ment aux normes internationales du travail existantes et a` la Convention relative aux droits de l'enfant, un a^ge minimum d'admission a` l'emploi pour les enfants, y compris les filles, dans tous les secteurs d'activite'; c) Prote'ger les jeunes filles qui travaillent, notamment : i) En fixant un a^ge minimum ou des a^ges minimums d'admission a` l'emploi; ii) En pre'voyant un strict contro^le des conditions d'emploi (respect des horaires de travail, interdiction du travail des enfants non pre'vu par la le'gislation nationale et contro^le des conditions d'hygie`ne et des conditions sanitaires sur le lieu de travail); iii) En les faisant be'ne'ficier de la se'curite' sociale; iv) En leur assurant une formation et une e'ducation permanentes; d) Renforcer, si ne'cessaire, la le'gislation re'glementant le travail des enfants et pre'voir des peines ou autres sanctions approprie'es pour assurer l'application effective de la le'gislation; e) S'inspirer des normes internationales en vigueur relatives au travail, y compris, selon qu'il conviendra, les normes de l'OIT relatives a` la protection des enfants qui travaillent, lors de l'e'laboration de la le'gislation et des politiques nationales en matie`re de travail. Objectif strate'gique L.7. E'liminer la violence contre la petite fille Mesures a` prendre 283. Les gouvernements et, selon qu'il convient, les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Prendre des initiatives et des mesures efficaces en vue de promulguer et de faire appliquer une le'gislation visant a` prote'ger les filles contre toute forme de violence sur le lieu de travail, notamment en mettant en oeuvre des programmes de formation et des programmes d'appui; et prendre des mesures en vue d'e'liminer les incidents de harce`lement sexuel dont sont victimes les filles dans les e'tablissements d'enseignement et autres; b) Prendre les mesures le'gislatives, administratives, sociales et e'ducatives approprie'es pour prote'ger la petite fille, dans son foyer et dans la socie'te', contre toutes les formes de violence physique ou mentale, de voies de fait ou de se'vices, d'abandon ou de de'laissement, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris de se'vices sexuels; c) Sensibiliser aux ine'galite's entre les sexes ceux qui s'occupent des programmes de traitement psychologique et de re'insertion et autres programmes d'assistance destine's aux filles victimes de la violence, et promouvoir des programmes d'information, d'appui et de formation a` l'intention de ces filles; d) Promulguer et faire appliquer une le'gislation prote'geant les filles contre toute forme de violence, y compris l'infanticide et la se'lection pre'natale en fonction du sexe de l'enfant, les mutilations ge'nitales, l'inceste, les violences sexuelles, l'exploitation sexuelle, la prostitution et la pornographie impliquant des enfants, et mettre au point, en fonction de l'a^ge, des programmes su^rs et confidentiels et des services d'appui me'dicaux, sociaux et psychologiques pour aider les filles victimes de violences. Objectif strate'gique L.8. Sensibiliser les petites filles et favoriser leur participation a` la vie sociale, e'conomique et politique Mesures a` prendre 284. Les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales devraient : a) Ouvrir aux filles l'acce`s a` la formation, a` l'information et aux me'dias, en ce qui concerne les questions sociales, culturelles, e'conomiques et politiques, et leur permettre d'exposer leurs vues sur ces questions; b) Aider les organisations non gouvernementales, en particulier celles qui s'occupent des jeunes, a` promouvoir l'e'galite' des filles et leur participation a` toutes les activite's de la socie'te'. Objectif strate'gique L.9. Renforcer le ro^le de la famille* dans l'ame'lioration de la condition de la petite fille Mesures a` prendre 285. Les gouvernements, en coope'ration avec les organisations non gouvernementales, devraient : a) Formuler des politiques et programmes pour aider la famille, ainsi qu'il est indique' plus haut au paragraphe 29, a` assumer ses responsabilite's en matie`re de soutien, d'e'ducation et d'entretien des enfants, en insistant en particulier sur l'e'limination de la discrimination a` l'e'gard des petites filles dans la famille; b) Cre'er un environnement favorable au renforcement de la famille, ainsi qu'il est indique' plus haut au paragraphe 29, en prenant des mesures de soutien et de pre'vention qui assurent la protection et le respect de la petite fille et encouragent le de'veloppement de ses possibilite's; c) E'duquer les parents et les personnes qui prennent soin des enfants et les encourager a` traiter les filles et les garc'ons sur un pied d'e'galite' et a` veiller a` ce que les ta^ches familiales soient re'parties e'galement entre les garc'ons et les filles, ainsi qu'il est indique' plus haut au paragraphe 29. * Tel qu'il est de'fini au paragraphe 29 ci-dessus. Chapitre V MISE EN PLACE DE STRUCTURES 286. Le Programme d'action de'finit un ensemble d'initiatives qui devraient conduire a` des changements fondamentaux. Pour atteindre d'ici l'an 2000 les objectifs fixe's, il est indispensable d'agir vite et de faire prendre a` chacun conscience de ses responsabilite's. C'est aux gouvernements que revient au premier chef la responsabilite' de mettre en oeuvre le Programme d'action, mais un grand nombre d'organismes, publics, prive's et non gouvernementaux, ont e'galement un ro^le a` jouer aux niveaux local, national, sous-re'gional, re'gional et international. 287. Pendant la De'cennie des Nations Unies pour la femme (1976-1985), de nombreuses structures ont e'te' spe'cialement mises en place aux e'chelons national, re'gional et international pour travailler a` l'ame'lioration de la condition de la femme. C'est ainsi qu'au niveau international ont e'te' cre'e's l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme, le Fonds de de'veloppement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et le Comite' pour l'e'limination de toutes les formes de discrimination a` l'e'gard des femmes, charge' de surveiller l'application de la Convention sur ce sujet. Avec la Commission de la condition de la femme et son secre'tariat, la Division de la promotion de la femme, ces entite's sont au sein du syste`me des Nations Unies les principaux organes qui ont spe'cifiquement pour ta^che d'ame'liorer la situation des femmes dans le monde entier. D'autre part, un certain nombre de pays se sont dote's des me'canismes voulus (ou les ont renforce's lorsque ces me'canismes existaient de'ja`) pour planifier des activite's en faveur des femmes, en faire comprendre l'inte're^t au public et en suivre les re'sultats. 288. La mise en oeuvre du Programme d'action par les entite's nationales, sous-re'gionales, re'gionales et internationales, aussi bien publiques que prive'es, sera facilite'e si la transparence re`gne, si des liens plus e'troits s'e'tablissent entre les re'seaux et les organisations et s'il existe un e'change suivi d'informations entre tous les inte'resse's. Il est indispensable de de'finir clairement les objectifs et de mettre en place des me'canismes de responsabilisation. Il faut e'galement nouer des liens avec d'autres organismes, aux niveaux national, sous-re'gional, re'gional et international, ainsi qu'avec les re'seaux et organisations qui se consacrent a` la promotion de la femme. 289. Les organisations non gouvernementales et les organisations locales ont un ro^le pre'cis a` jouer dans l'instauration d'un climat d'e'galite' entre les sexes dans les domaines social, e'conomique, politique et intellectuel. Les femmes devraient participer activement a` la mise en oeuvre et au suivi du Programme d'action. 290. Pour appliquer ve'ritablement le Programme d'action, il faudra aussi que les institutions et les organisations modifient leur dynamique interne, et notamment repensent les valeurs, les comportements, les re`gles et les fac'ons de proce'der qui font obstacle a` la promotion de la femme. Il faudra mettre fin au harce`lement sexuel. 291. Les institutions nationales, sous-re'gionales, re'gionales et internationales devraient avoir une mission impe'rative et pre'cise, e^tre dote'es de l'autorite', des ressources et des me'canismes de responsabilisation ne'cessaires pour mener a` bien les ta^ches de'finies dans le Programme d'action et ope'rer de fac'on a` assurer efficacement la mise en oeuvre effective de ce programme. Dans toutes leurs initiatives, elles devraient se montrer fermement re'solues a` respecter les normes et les crite`res internationaux d'e'galite' entre les sexes. 292. Pour assurer la mise en oeuvre effective du Programme d'action et appuyer les activite's en ce sens entreprises aux niveaux national, sous-re'gional, re'gional et international, les gouvernements, les organismes des Nations Unies et toutes les autres organisations inte'resse'es devraient syste'matiquement et ostensiblement tenir compte des inte're^ts des femmes dans toutes leurs politiques et dans tous leurs programmes, notamment lorsqu'ils en e'valuent les re'sultats. A. Au niveau national 293. C'est aux gouvernements qu'il incombe au premier chef d'appliquer le Programme d'action. Cette mise en oeuvre ne'cessitant un engagement politique au niveau le plus e'leve', ils devraient prendre la direction des activite's de coordination, de contro^le et d'e'valuation. La quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes est l'occasion de s'engager a` agir aux niveaux national et international. Il faut dont que les gouvernements et la communaute' internationale prennent des engagements. Le Programme d'action, qui s'inscrit dans un processus ininterrompu, aura un effet de catalyseur, car il contribuera a` la mise en place de programmes qui auront des re'sultats pratiques pour les filles et les femmes de tous a^ges. Les E'tats et la communaute' internationale sont encourage's a` relever ce de'fi en s'engageant a` agir. Dans le cadre de ce processus, nombre d'E'tats ont de'ja` pris des engagements, comme il ressort notamment de leurs de'clarations. 294. Les institutions et me'canismes nationaux charge's d'ame'liorer la condition de la femme devraient e^tre associe's a` la formulation des politiques des pouvoirs publics et encourager divers organismes, notamment dans le secteur prive', a` mettre en oeuvre le Programme d'action. Le cas e'che'ant, ils devraient e'galement jouer un ro^le moteur en e'laborant d'ici a` l'an 2000 de nouveaux programmes dans des domaines qui restent en dehors du champ d'action des organismes existants. 295. Il faudrait encourager la coope'ration et la participation actives de multiples autres e'le'ments institutionnels : organes le'gislatifs, e'tablissements d'enseignement et de recherche, associations professionnelles, syndicats, coope'ratives, associations locales, organisations non gouvernementales, notamment associations de femmes et groupes fe'ministes, me'dias, groupes religieux, organisations de jeunes et associations culturelles, organismes financiers et organisations a` but non lucratif. 296. Pour pouvoir mettre en oeuvre le Programme d'action, il faudra que les gouvernements e'tablissent des me'canismes au niveau le plus e'leve', ou ame'liorent l'efficacite' des me'canismes existants, adoptent les proce'dures intraministe'rielles et interministe'rielles voulues, en assurant les ressources en personnel ne'cessaires, et mettent en place d'autres institutions qui seront charge'es d'e'largir la participation des femmes et d'introduire les analyses par sexe dans les politiques et programmes et qui seront capables de le faire. Toutes les entite's concerne'es devraient commencer par revoir leurs objectifs, leurs programmes et leur mode d'ope'ration a` la lumie`re du Programme d'action. L'une de leurs principales activite's devrait consister a` sensibiliser le public et a` le mobiliser en faveur des objectifs du Programme d'action, notamment au moyen des me'dias et de l'e'ducation. 297. Les gouvernements devraient, dans les plus brefs de'lais þ de pre'fe'rence avant la fin de 1995 þ et en consultant les institutions et organisations non gouvernementales inte'resse'es, commencer a` mettre au point leurs strate'gies et plans d'application du Programme d'action; il serait souhaitable que cette ope'ration soit mene'e a` bien avant la fin de 1996. Cette planification devrait e^tre confie'e aux plus hautes autorite's gouvernementales et aux parties inte'resse'es de la socie'te' civile. Les strate'gies mises au point devraient couvrir tous les domaines et e^tre assorties de calendriers pre'cis et de repe`res qui permettent de mesurer les progre`s accomplis; elles devraient aussi e^tre accompagne'es de propositions concernant les ressources a` affecter ou a` rede'ployer. La communaute' internationale pourrait au besoin apporter son concours, notamment en fournissant des ressources. 298. Il faudrait encourager les organisations non gouvernementales a` contribuer a` la conception et a` l'application de ces strate'gies ou plans d'action nationaux. Il faudrait e'galement les engager a` e'tablir leurs propres programmes, afin de comple'ter ceux des gouvernements. Les organisations fe'minines et les groupes fe'ministes devraient e^tre encourage's, en collaboration avec d'autres organisations non gouvernementales, a` s'organiser en re'seaux, le cas e'che'ant, et a` convaincre les gouvernements et les organismes re'gionaux et internationaux d'appliquer le Programme d'action et a` les aider a` le faire. 299. Les gouvernements devraient s'engager a` veiller, notamment en cre'ant des me'canismes spe'ciaux, a` ce que hommes et femmes soient repre'sente's en nombre e'gal dans tous les comite's gouvernementaux, organes d'administration et autres organes officiels, ainsi que dans tous les organismes internationaux, notamment en pre'sentant ou soutenant davantage de candidates. 300. Les organisations re'gionales et internationales, notamment, les institutions s'occupant de de'veloppement, comme l'INSTRAW et UNIFEM, et les donateurs bilate'raux, devraient fournir une assistance financie`re et des services consultatifs au me'canisme national pour le rendre mieux a` me^me de recueillir des informations, d'organiser des re'seaux et de s'acquitter de son mandat; elles devraient aussi renforcer les me'canismes internationaux charge's de la promotion de la femme dans le cadre de leurs mandats respectifs, en collaboration avec les gouvernements. B. Aux niveaux sous-re'gional et re'gional 301. Les commissions re'gionales de l'ONU et d'autres structures sous-re'gionales et re'gionales devraient, dans le cadre de leur mandat, encourager et aider les institutions nationales compe'tentes a` appliquer le Programme d'action mondial et a` en suivre la re'alisation. Cela devrait se faire paralle`lement a` la mise en oeuvre des diffe'rents programmes et plans d'action re'gionaux et en e'troite collaboration avec la Commission de la condition de la femme, en tenant compte de la ne'cessite' de coordonner la suite donne'e aux confe'rences des Nations Unies dans les domaines e'conomique et social et dans celui des droits de l'homme ainsi que dans les domaines connexes. 302. Afin de faciliter la mise en oeuvre, le contro^le et l'e'valuation au niveau re'gional, le Conseil e'conomique et social devrait envisager de revoir les moyens structurels dont disposent, dans le cadre de leur mandat, les commissions re'gionales de l'ONU, et notamment leurs organes charge's de traiter ou de coordonner les questions se rapportant aux femmes, pour promouvoir la parite' entre les sexes en application du Programme d'action et des plans et programmes re'gionaux. Il faudrait notamment envisager de renforcer ces capacite's si ne'cessaire. 303. Les commissions re'gionales de l'ONU devraient, dans le cadre de leur mandat et activite's actuels, inte'grer les questions relatives aux femmes et les questions d'e'galite' entre les sexes dans leurs pre'occupations quotidiennes et devraient envisager par ailleurs de se doter des me'canismes et dispositifs voulus pour assurer la mise en oeuvre et le suivi du Programme d'action et des plans et programmes re'gionaux. Elles devraient, dans le cadre de leur mandat, collaborer avec les autres organisations re'gionales intergouvernementales, les organisations non gouvernementales, les e'tablissements financiers et de recherche et le secteur prive'. 304. Les bureaux re'gionaux des institutions spe'cialise'es des Nations Unies devraient, s'il en est besoin, e'laborer et diffuser un plan d'application du Programme d'action, en indiquant notamment le calendrier a` suivre et les ressources ne'cessaires. Les activite's d'assistance technique et ope'rationnelles mene'es au niveau re'gional devraient avoir des objectifs pre'cis en ce qui concerne la promotion des femmes. Les organismes des Nations Unies devraient pour cela coordonner pe'riodiquement leurs activite's. 305. Il conviendrait d'aider les organisations non gouvernementales re'gionales a` s'organiser en re'seaux pour coordonner les activite's de promotion et de diffusion de l'information concernant le Programme d'action et les programmes ou plans de leurs re'gions respectives. C. Au niveau international 1. Syste`me des Nations Unies 306. Le Programme d'action devra e^tre mis en oeuvre dans le cadre des activite's de tous les organes de l'ONU et organismes des Nations Unies pendant la pe'riode 1995-2000, en tant que programme distinct et en tant que partie inte'grante de l'ensemble des programmes. Il faudra renforcer le cadre de la coope'ration internationale pour les questions concernant les femmes pendant cette pe'riode, en vue d'assurer l'application, le suivi et l'e'valuation inte'gre's et complets du Programme d'action, compte tenu des re'sultats des sommets mondiaux et confe'rences internationales des Nations Unies. Le fait qu'a` toutes ces re'unions, les gouvernements se sont engage's a` donner aux femmes des moyens d'action dans diffe'rents domaines, fait de la coordination une question essentielle pour les strate'gies de suivi de ce programme d'action. L'Agenda pour le de'veloppement et l'Agenda pour la paix devraient tenir compte du Programme d'action de la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes. 307. Il faudrait renforcer la capacite' institutionnelle dont les organismes des Nations Unies disposent pour s'acquitter de leurs responsabilite's et coordonner leurs activite's en ce qui concerne la mise en oeuvre du Programme d'action; il faudrait aussi ame'liorer les compe'tences techniques et les me'thodes de travail auxquelles ils ont recours pour favoriser la promotion de la femme. 308. La responsabilite' de la mise en oeuvre du Programme d'action et de l'inte'gration de la proble'matique hommes-femmes dans tous les programmes et politiques des organismes des Nations Unies doit e^tre assume'e au niveau le plus e'leve'. 309. Pour permettre au syste`me des Nations Unies d'aider plus efficacement a` assurer l'e'galite' des femmes et a` renforcer leur pouvoir d'action au niveau national, et pour accroi^tre sa capacite' d'atteindre les objectifs du Programme d'action, il faut renouveler, re'former et revitaliser certaines de ses composantes. Il s'agit notamment de revoir et de renforcer les strate'gies et les me'thodes de travail des diffe'rents me'canismes des Nations Unies charge's de la promotion de la femme, en vue de rationaliser et, le cas e'che'ant, de renforcer le ro^le de catalyseur et les fonctions de consultation et de contro^le qu'ils exercent a` l'e'gard des principaux organes et organismes. Il importe de cre'er des unite's charge'es des questions concernant les femmes pour assurer une bonne inte'gration de ces questions aux activite's principales, mais il faut affiner les strate'gies afin d'e'viter qu'elles n'entrai^nent par me'garde une marginalisation des proble`mes relatifs aux femmes au lieu de favoriser leur inte'gration dans l'ensemble des ope'rations. 310. Pour le suivi de la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, il faudrait que les entite's du syste`me des Nations Unies qui s'occupent de la promotion des femmes disposent des ressources et de l'appui ne'cessaires pour mener des activite's de suivi. Les efforts de'ploye's par les responsables des questions d'e'galite' entre les sexes au sein des organisations devraient e^tre inte'gre's dans une politique, une planification, une programmation et une budge'tisation globales. 311. Des mesures devraient e^tre prises par l'ONU et les autres organisations internationales pour e'liminer les obstacles qui entravent la promotion de la femme en leur sein, conforme'ment au Programme d'action. Assemble'e ge'ne'rale 312. L'Assemble'e ge'ne'rale, e'tant la plus haute instance intergouvernementale des Nations Unies, est le principal organe de de'cision et d'e'valuation pour les questions relatives au suivi de la Confe'rence, et en tant que tel, devrait inte'grer les questions d'e'galite' entre les sexes dans l'ensemble de ses travaux. Elle devrait e'valuer les progre`s accomplis dans la mise en oeuvre effective du Programme d'action, en e'tant consciente que ces questions touchent a` la fois aux secteurs social, politique et e'conomique. A` sa cinquantie`me session, en 1995, l'Assemble'e sera saisie du rapport de la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes. Conforme'ment a` sa re'solution 49/161, elle examinera e'galement un rapport du Secre'taire ge'ne'ral sur le suivi de la Confe'rence, en tenant compte des recommandations de celle-ci. L'Assemble'e devrait inclure le suivi de la Confe'rence dans ses travaux sur la promotion de la femme. Elle devrait examiner l'application du Programme d'action en 1996, en 1998 et en l'an 2000. Conseil e'conomique et social 313. Dans le cadre du ro^le qui lui est de'volu par la Charte des Nations Unies et conforme'ment aux re'solutions 45/264, 46/235 et 48/162 de l'Assemble'e ge'ne'rale, le Conseil e'conomique et social superviserait la coordination de l'application du Programme d'action a` l'e'chelle du syste`me et formulerait des recommandations a` cet e'gard. Il devrait e^tre invite' a` examiner la mise en oeuvre du Programme, en tenant du^ment compte des rapports de la Commission de la condition de la femme. En tant qu'organe de coordination, il devrait e^tre invite' a` proce'der a` un re'examen du mandat de la Commission, en tenant compte de la ne'cessite' de coordonner ses activite's avec celles des commissions connexes et d'assurer le suivi de la Confe'rence. Le Conseil devrait inte'grer les questions relatives a` la femme dans ses de'bats sur toutes les questions de politique ge'ne'rale, en tenant du^ment compte des recommandations formule'es par la Commission. Il faudrait qu'avant l'an 2000 il envisage de consacrer au moins un segment important de ses activite's a` la question de la promotion de la femme et a` la mise en oeuvre du Programme d'action, avec la participation active, notamment, des institutions spe'cialise'es, y compris la Banque mondiale et le FMI. 314. Le Conseil devrait envisager de consacrer, avant l'an 2000, au moins un segment de ses activite's de coordination a` la coordination de la promotion de la femme, sur la base du plan re'vise' a` moyen terme a` l'e'chelle du syste`me pour la promotion de la femme. 315. Le Conseil devrait envisager de consacrer, avant l'an 2000, au moins un segment de ses activite's ope'rationnelles a` la coordination des activite's de de'veloppement lie'es a` la promotion de la femme, sur la base du plan re'vise' a` moyen terme a` l'e'chelle du syste`me pour la promotion de la femme, en vue d'e'tablir des directives et des proce'dures pour l'application du Programme d'action par les fonds et programmes du syste`me des Nations Unies. 316. Le Comite' administratif de coordination (CAC) devrait examiner les moyens d'optimiser la coordination des activite's des entite's qu'il regroupe, notamment par le biais des proce'dures existant au niveau interinstitutions, pour assurer la coordination a` l'e'chelle du syste`me, en vue d'atteindre les objectifs du Programme d'action et de contribuer a` leur suivi. Commission de la condition de la femme 317. L'Assemble'e ge'ne'rale et le Conseil e'conomique et social sont invite's, conforme'ment a` leurs mandats respectifs, a` revoir et a` renforcer le mandat de la Commission de la condition de la femme, en tenant compte du Programme d'action et de la ne'cessite' de l'appliquer a` l'e'chelle du syste`me ainsi que de coordonner les activite's de la Commission avec celles des commissions connexes et d'assurer le suivi de la Confe'rence. 318. En tant que commission technique du Conseil e'conomique et social, la Commission de la condition de la femme devrait jouer un ro^le central en assurant le suivi au sein du syste`me des Nations Unies, de l'application du Programme d'action et en orientant l'action du Conseil a` cet e'gard. Elle devrait avoir un mandat clairement de'fini et disposer de ressources humaines et financie`res suffisantes pour l'appliquer gra^ce a` la re'affectation de ressources dans le cadre du budget ordinaire de l'ONU. 319. La Commission de la condition de la femme devrait aider le Conseil e'conomique et social a` coordonner l'e'tablissement de rapports sur l'application du Programme d'action avec les organisations compe'tentes du syste`me des Nations Unies. La Commission devrait tirer parti, le cas e'che'ant, des apports d'autres organisations du syste`me des Nations Unies et d'autres sources. 320. Lorsqu'elle e'laborera son programme de travail pour la pe'riode 1996- 2000, la Commission de la condition de la femme devrait passer en revue les domaines les plus pre'occupants vise's par le Programme d'action et e'tudier la fac'on d'inscrire a` son ordre du jour le suivi de la Confe'rence mondiale sur les femmes. Dans ce contexte, la Commission devrait e'tudier la fac'on de renforcer encore son ro^le catalyseur pour inte'grer la proble'matique hommes/femmes dans les activite's de l'Organisation des Nations Unies. Autres commissions techniques 321. Dans le cadre de leur mandat, les autres commissions techniques du Conseil e'conomique et social devraient e'galement tenir du^ment compte du Programme d'action et veiller a` inte'grer les questions d'e'galite' entre les sexes dans leurs travaux respectifs. Comite' pour l'e'limination de la discrimination a` l'e'gard des femmes et autres organes de suivi des traite's 322. En s'acquittant des responsabilite's que lui confe`re la Convention sur l'e'limination de toutes les formes de discrimination a` l'e'gard des femmes, le Comite' devrait, dans le cadre de son mandat, tenir compte du Programme d'action lors de l'examen des rapports soumis par les E'tats parties. 323. Lorsqu'ils soumettent les rapports pre'vus par l'article 18 de la Convention sur l'e'limination de toutes les formes de discrimination a` l'e'gard des femmes, les E'tats parties a` la Convention sont invite's a` y inclure des informations sur les mesures prises pour mettre en oeuvre le Programme d'action, en vue d'aider le Comite' pour l'e'limination de la discrimination a` l'e'gard des femmes a` contro^ler effectivement la capacite' des femmes de jouir des droits qui leur sont garantis par la Convention. 324. Il faudrait renforcer la capacite' du Comite' pour l'e'limination de la discrimination a` l'e'gard des femmes de contro^ler l'application de la Convention en lui allouant des ressources humaines et financie`res suffisantes dans le cadre du budget ordinaire de l'ONU, notamment en lui fournissant une assistance spe'cialise'e en matie`re juridique, et, conforme'ment a` la re'solution 49/164 de l'Assemble'e ge'ne'rale et a` la de'cision prise par la re'union des E'tats parties a` la Convention, qui s'est tenue en mai 1995, en lui attribuant suffisamment de temps pour ses re'unions. Le Comite' devrait renforcer sa coordination avec les autres organes de suivi des instruments relatifs aux droits de l'homme, en tenant compte des recommandations e'nonce'es dans la De'claration et le Programme d'action de Vienne. 325. Dans le cadre de leur mandat, les autres organes de suivi des traite's devraient e'galement tenir du^ment compte de la mise en oeuvre du Programme d'action et veiller a` tenir compte dans leurs travaux du principe de l'e'galite' de statut des femmes et de leurs droits fondamentaux. Secre'tariat de l'ONU Cabinet du Secre'taire ge'ne'ral 326. Le Secre'taire ge'ne'ral devrait se charger de coordonner la politique a` suivre au sein de l'Organisation pour la mise en oeuvre du Programme d'action et de veiller, en tenant compte des mandats des divers organes compe'tents, a` ce que le syste`me des Nations Unies soit guide' dans toutes ses activite's par un souci d'e'galite' entre les sexes. Il devrait envisager des mesures pre'cises de nature a` assurer la coordination efficace des efforts de'ploye's pour atteindre ces objectifs. A` cette fin, le Secre'taire ge'ne'ral est invite' a` cre'er au sein de son cabinet, en utilisant les ressources humaines et financie`res existantes, un poste de haut niveau dont le titulaire aura pour fonctions de le conseiller sur les questions relatives aux femmes et de contribuer a` assurer l'application du Programme d'action a` l'e'chelle du syste`me en e'troite coope'ration avec la Division de la promotion de la femme. Division de la promotion de la femme 327. La fonction principale de la Division de la promotion de la femme (De'partement de la coordination des politiques et du de'veloppement durable) consiste a` fournir des services fonctionnels a` la Commission de la condition de la femme et a` d'autres organes intergouvernementaux, lorsqu'ils s'occupent de la promotion de la femme, ainsi qu'au Comite' pour l'e'limination de la discrimination a` l'e'gard des femmes. La Division est e'galement charge'e de coordonner la mise en oeuvre des Strate'gies prospectives d'action de Nairobi pour la promotion de la femme. Dans la mesure ou` il est envisage' de revoir le mandat de la Commission de la condition de la femme, comme indique' au paragraphe 313 ci-dessus, les fonctions de la Division de la promotion de la femme devront e'galement e^tre re'examine'es. Le Secre'taire ge'ne'ral est prie' de faire en sorte que la Division fonctionne plus efficacement, notamment en lui allouant des ressources financie`res et humaines suffisantes dans le cadre du budget ordinaire de l'Organisation. 328. Dans les e'tudes qu'elle fait a` l'intention de la Commission de la condition de la femme et d'autres organes subsidiaires, la Division devrait examiner les facteurs qui font obstacle a` la promotion de la femme, en analysant les effets diffe'rents des politiques sur les hommes et les femmes. Apre`s la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, elle devrait coordonner la re'vision du plan a` moyen terme a` l'e'chelle du syste`me pour la promotion de la femme pour la pe'riode 1996-2001, et continuer de servir de secre'tariat pour la coordination interinstitutions dans ce domaine. La Division devrait en outre continuer d'e'changer des informations sur la mise en oeuvre du Programme d'action avec les commissions nationales, les institutions nationales charge'es de la promotion de la femme et les organisations non gouvernementales. Autres services du Secre'tariat 329. Les diffe'rents services du Secre'tariat de l'ONU devraient examiner leurs programmes pour de'terminer comment contribuer au mieux a` la mise en oeuvre coordonne'e du Programme d'action. Le plan re'vise' a` moyen terme a` l'e'chelle du syste`me pour la promotion de la femme pour la pe'riode 1996-2001 et le projet de plan a` moyen terme pour la pe'riode 1998-2002 doivent tenir compte des propositions formule'es pour la mise en oeuvre du Programme d'action. La nature des activite's envisage'es sera fonction du mandat de chaque organe. 330. Il convient de de'velopper les liens existants au sein du Secre'tariat, et d'en cre'er de nouveaux, afin de faire de l'e'galite' des sexes une dimension essentielle de toutes ses activite's. 331. Le Bureau de la gestion des ressources humaines devrait, en collaboration avec les directeurs de programmes dans le monde entier, et conforme'ment au Plan d'action strate'gique pour l'ame'lioration de la condition de la femme au Secre'tariat (1995-2000), continuer a` donner la priorite' au recrutement et a` la promotion des femmes a` des postes soumis a` la re'partition ge'ographique, en particulier a` un niveau e'leve' de de'cision, afin d'atteindre les objectifs fixe's dans les re'solutions 45/125 et 45/239 C de l'Assemble'e ge'ne'rale et re'affirme's dans ses re'solutions 46/100, 47/93, 48/106 et 49/167. Le Service de la formation devrait organiser re'gulie`rement des stages de formation visant a` sensibiliser le personnel aux comportements discriminatoires fonde's sur le sexe, ou inte'grer cette formation a` l'ensemble de ses activite's. 332. Le De'partement de l'information devrait s'employer a` inte'grer les questions inte'ressant les femmes a` l'ensemble de ses activite's et, dans les limites des ressources disponibles, renforcer et ame'liorer ses programmes consacre's a` la femme et a` la fillette. A` cette fin, il devrait e'laborer une strate'gie de communication multime'dia a` l'appui de la mise en oeuvre du Programme d'action, en tirant pleinement parti des techniques nouvelles. Il devrait e'galement inclure re'gulie`rement dans ses e'missions et publications des informations visant a` promouvoir les objectifs du Programme, en particulier dans les pays en de'veloppement. 333. La Division de statistique du De'partement de l'information e'conomique et sociale et de l'analyse des politiques devrait jouer un ro^le important dans la coordination des travaux effectue's dans le domaine des statistiques au niveau international, conforme'ment a` l'objectif strate'gique H.3 de'crit plus haut au chapitre IV. Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme 334. L'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme a pour mandat de promouvoir la recherche et la formation concernant la situation de la femme et le de'veloppement. L'Institut devrait revoir son programme de travail en fonction du Programme d'action et e'laborer un programme pour la mise en oeuvre des volets du Programme qui rele`vent de sa compe'tence. Il devrait de'terminer les types et les me'thodes de recherche a` privile'gier, renforcer les potentiels nationaux d'e'tude et de recherche sur les questions concernant les femmes et les fillettes, et e'tablir des re'seaux de centres de recherche pouvant e^tre mobilise's pour servir ces objectifs. L'Institut devrait e'galement de'terminer les types d'enseignement et de formation qu'il est en mesure d'appuyer et de de'velopper avec succe`s. Fonds de de'veloppement des Nations Unies pour la femme 335. UNIFEM a pour mandat de cre'er de nouvelles possibilite's pour le de'veloppement e'conomique et social de la femme dans les pays en de'veloppement en aidant techniquement et financie`rement ces pays a` tenir compte des inte're^ts des femmes dans le de'veloppement a` tous les niveaux. UNIFEM devrait donc revoir et renforcer, le cas e'che'ant, son programme de travail en fonction du Programme d'action, en mettant l'accent sur le renforcement du pouvoir politique et e'conomique des femmes. Il devrait, dans ses activite's de plaidoyer, s'attacher a` susciter au niveau multilate'ral un dialogue de fond sur le renforcement du pouvoir d'action des femmes. Le Fonds devrait disposer de ressources suffisantes pour pouvoir s'acquitter de ses fonctions. Institutions spe'cialise'es et autres organismes des Nations Unies 336. Afin de mieux soutenir les actions mene'es au niveau national et de renforcer la coordination du suivi au sein du syste`me des Nations Unies, chaque organisme devrait de'finir pre'cise'ment les mesures qu'il compte prendre, y compris leurs buts et leurs objectifs, pour aligner ses priorite's sur les priorite's mondiales e'nonce'es dans le Programme d'action, et pour re'affecter ses ressources en fonction de ces priorite's. Les responsabilite's et l'obligation de rendre des comptes devraient e^tre clairement de'finies. Les propositions qui seront formule'es devraient figurer dans le plan a` moyen terme a` l'e'chelle du syste`me pour la promotion de la femme pour la pe'riode 1996-2001. 337. Chaque organisme devrait prendre des engagements au plus haut niveau et, dans la poursuite de ses objectifs, adopter des mesures visant a` renforcer le ro^le et les responsabilite's des centres de coordination pour les questions relatives aux femmes. 338. En outre, les institutions spe'cialise'es qui ont pour fonction de fournir une assistance technique aux pays en de'veloppement, en particulier aux pays d'Afrique et aux pays les moins avance's, devraient renforcer leur coope'ration pour faire en sorte que la promotion de la femme demeure une cause mobilisatrice. 339. Les organismes des Nations Unies devraient fournir aux pays en transition une assistance technique et autre suffisante pour les aider a` re'gler les proble`mes spe'cifiques qu'ils rencontrent dans le domaine de la promotion de la femme. 340. Chaque organisme devrait accorder une plus grande priorite' au recrutement et a` la promotion de femmes a` des postes d'administrateur, en particulier a` des postes de de'cision, afin de parvenir a` un e'quilibre entre les sexes. La conside'ration dominante dans le recrutement et la fixation des conditions d'emploi du personnel doit e^tre la ne'cessite' d'assurer a` l'organisation les services de personnes posse'dant les plus hautes qualite's de travail, de compe'tence et d'inte'grite'. Il convient de prendre du^ment en conside'ration l'importance d'un recrutement effectue' sur une base ge'ographique aussi large que possible. Les organismes devraient re'gulie`rement faire rapport a` leurs organes directeurs sur les progre`s accomplis dans ce sens. 341. Conforme'ment aux re'solutions pertinentes de l'Assemble'e ge'ne'rale, en particulier la re'solution 47/199, la coordination des activite's ope'rationnelles de de'veloppement du syste`me des Nations Unies au niveau des pays devrait e^tre ame'liore'e gra^ce au syste`me des coordonnateurs re'sidents, afin qu'il soit pleinement tenu compte du Programme d'action. 2. Autres institutions et organisations internationales 342. Dans le cadre de l'application du Programme d'action, les institutions financie`res internationales sont encourage'es a` re'viser leurs politiques, leurs proce'dures et leurs modes de recrutement et d'affectations de manie`re a` ce que leurs investissements et leurs programmes tiennent compte des inte're^ts des femmes et contribuent ainsi au de'veloppement durable. Elles sont e'galement encourage'es a` augmenter le nombre de femmes aux postes de responsabilite', a` ame'liorer la formation du personnel en matie`re d'analyse des disparite's entre les sexes et a` de'finir des politiques et des orientations visant a` faire en sorte qu'il soit pleinement tenu compte de l'impact diffe'rent que les programmes de pre^t et autres activite's ont sur les femmes et sur les hommes. A` cet e'gard, les organismes issus des Accords de Bretton Woods, l'Organisation des Nations Unies, ainsi que ses fonds et programmes et les institutions spe'cialise'es devraient e'tablir un dialogue permanent et ve'ritable, y compris au niveau de leurs bureaux exte'rieurs, afin de mieux coordonner leur assistance et de renforcer ainsi l'efficacite' de leurs programmes en faveur des femmes et de leurs familles. 343. L'Assemble'e ge'ne'rale devrait envisager d'inviter l'Organisation mondiale du commerce a` indiquer de quelle manie`re elle pourrait contribuer a` la mise en oeuvre du Programme d'action, notamment par des activite's mene'es en coope'ration avec le syste`me des Nations Unies. 344. Les organisations non gouvernementales internationales ont un ro^le important a` jouer dans la mise en oeuvre du Programme d'action. Il faudrait envisager de cre'er un me'canisme de collaboration avec les organisations non gouvernementales pour promouvoir la mise en oeuvre du Programme d'action a` diffe'rents niveaux. Chapitre VI DISPOSITIONS FINANCIE`RES 345. Les ressources financie`res et humaines consacre'es a` la promotion de la femme ont ge'ne'ralement e'te' insuffisantes, ce qui a contribue' a` freiner jusqu'ici les progre`s de l'application des Strate'gies prospectives d'action de Nairobi pour la promotion de la femme. Il ne sera possible de re'aliser pleinement et efficacement le Programme d'action, y compris les engagements pris en la matie`re lors de pre'ce'dents sommets et confe'rences des Nations Unies, que s'il existe une ferme volonte' politique de de'gager les ressources humaines et financie`res ne'cessaires pour renforcer le pouvoir d'action des femmes. Il faudra pour cela tenir compte de la spe'cificite' des proble`mes des femmes dans les de'cisions budge'taires sur les politiques et les programmes, ainsi que pre'voir un financement suffisant pour les programmes visant spe'cifiquement a` assurer l'e'galite' entre hommes et femmes. Pour appliquer le Programme d'action, il faudra identifier et mobiliser toutes les sources de financement dans tous les secteurs. Il faudra peut-e^tre aussi reformuler les politiques et re'affecter les ressources au sein des programmes et entre eux, mais certaines de ces modifications n'auront pas ne'cessairement d'incidences financie`res. Il sera peut-e^tre e'galement ne'cessaire de mobiliser des ressources supple'mentaires, tant publiques que prive'es, notamment en s'adressant a` de nouvelles sources de financement. A. Au niveau national 346. C'est au premier chef aux gouvernements qu'incombe la responsabilite' premie`re de la re'alisation des objectifs strate'giques du Programme d'action. Pour ce faire, les gouvernements devraient s'efforcer d'examiner syste'matiquement la fac'on dont les femmes be'ne'ficient des de'penses publiques, ajuster les budgets pour assurer l'e'galite' d'acce`s a` ces de'penses, tant pour ame'liorer la capacite' de production que pour re'pondre aux besoins sociaux, et concre'tiser les engagements qu'ils ont pris en matie`re d'e'galite' entre les sexes a` d'autres sommets et confe'rences des Nations Unies. Pour pouvoir e'laborer de bonnes strate'gies nationales d'application du Programme d'action, les gouvernements devraient affecter a` cette ta^che des ressources suffisantes, y compris des ressources consacre'es a` l'analyse de l'effet diffe'rent des politiques sur l'un et l'autre sexe. Ils devraient e'galement encourager les organisations non gouvernementales, les entreprises du secteur prive' et d'autres institutions a` mobiliser des ressources supple'mentaires. 347. Il faudrait allouer des ressources suffisantes aux institutions nationales de promotion de la femme et, comme il convient, a` toutes les institutions susceptibles de contribuer a` l'application et au suivi du Programme d'action. 348. S'il n'existe pas encore de me'canismes nationaux de promotion de la femme, ou s'ils n'ont pas e'te' e'tablis sur une base permanente, les gouvernements devraient s'efforcer de de'gager de manie`re continue des ressources suffisantes a` cette fin. 349. Pour faciliter la mise en oeuvre du Programme d'action, les gouvernements devraient re'duire, comme il convient, les de'penses militaires excessives et les investissements destine's a` la production et a` l'acquisition d'armes, compte tenu des exigences de la se'curite' nationale. 350. Il faudrait encourager les organisations non gouvernementales, le secteur prive' et les autres acteurs de la socie'te' civile a` envisager d'affecter les ressources ne'cessaires a` la mise en oeuvre du Programme d'action. Les gouvernements devraient instaurer un climat favorable a` la mobilisation de ressources par les organisations non gouvernementales, en particulier les organisations et re'seaux de femmes, les groupes fe'ministes, le secteur prive' et d'autres acteurs de la socie'te' civile pour leur permettre de contribuer a` la re'alisation de cet objectif. Il conviendrait de renforcer et de promouvoir la capacite' des organisations non gouvernementales a` cet e'gard. B. Au niveau re'gional 351. Il faudrait inviter les banques re'gionales de de'veloppement, les associations d'affaires re'gionales et les autres institutions re'gionales a` participer a` la mobilisation des ressources destine'es a` la mise en oeuvre du Programme d'action et a` apporter leur aide a` cette entreprise dans leurs activite's de pre^t et autres activite's. Il faudrait e'galement les encourager a` tenir compte du Programme d'action dans leurs politiques et leurs modalite's de financement. 352. Les organisations sous-re'gionales et re'gionales ainsi que les commissions re'gionales des Nations Unies devraient, le cas e'che'ant, et conforme'ment a` leurs mandats, aider a` mobiliser les fonds pour la mise en oeuvre du Programme d'action. C. Au niveau international 353. Il faudrait engager des ressources financie`res suffisantes au niveau international pour la mise en oeuvre du Programme d'action dans les pays en de'veloppement, en particulier les pays d'Afrique et les pays les moins avance's. Pour renforcer les capacite's nationales d'application du Programme d'action dans les pays en de'veloppement, il faudra s'efforcer d'atteindre aussi rapidement que possible l'objectif convenu, qui est de consacrer 0,7 % du produit national brut des pays de'veloppe's a` l'assistance publique au de'veloppement, et augmenter la part de financement allant aux activite's d'application du Programme d'action. En outre, les pays participant a` la coope'ration pour le de'veloppement devraient effectuer une analyse critique de leurs programmes d'assistance de fac'on a` ame'liorer la qualite' et l'efficacite' de l'aide en y inte'grant une perspective sexospe'cifique. 354. Il faudrait inviter les institutions financie`res internationales, notamment la Banque mondiale, le Fonds mone'taire international, le Fonds international de de'veloppement agricole et les banques re'gionales de de'veloppement, a` examiner leurs subventions et leurs pre^ts, et a` affecter des pre^ts et des dons aux programmes d'application du Programme d'action dans les pays en de'veloppement, en particulier les pays d'Afrique et les pays les moins avance's. 355. Le syste`me des Nations Unies devrait fournir une assistance technique et d'autres formes d'assistance aux pays en de'veloppement, en particulier les pays d'Afrique et les pays les moins avance's, pour leur permettre d'appliquer le Programme d'action. 356. L'application du Programme d'action dans les pays en transition ne'cessitera une coope'ration et une assistance internationale continues. Les organismes des Nations Unies, y compris les institutions techniques et sectorielles, devraient aider ces pays a` concevoir et appliquer des politiques et programmes de promotion de la femme. A` cette fin, il conviendrait d'inviter le Fonds mone'taire international et la Banque mondiale a` faciliter ces efforts. 357. Il faudrait appliquer les de'cisions du Sommet mondial pour le de'veloppement social, ainsi que celles des sommets et confe'rences ante'rieurs de l'Organisation des Nations Unies, concernant la gestion et la re'duction de la dette, de fac'on a` faciliter la re'alisation des objectifs du Programme d'action. 358. Pour faciliter la mise en oeuvre du Programme d'action, les pays de'veloppe's inte'resse's et les pays en de'veloppement qui sont leurs partenaires, s'engageant de concert a` affecter, en moyenne, 20 % de l'aide publique au de'veloppement et 20 % du budget national aux programmes sociaux de base, devraient tenir compte d'une perspective sexospe'cifique. 359. Les fonds et programmes de de'veloppement du syste`me des Nations Unies devraient e'valuer imme'diatement la mesure dans laquelle leurs programmes et projets concourent a` la mise en oeuvre du Programme d'action et, pour le prochain cycle de programmation, devraient veiller a` ce que des ressources suffisantes soient affecte'es, dans leurs activite's d'assistance technique et de financement, a` l'e'limination des disparite's entre hommes et femmes. 360. Reconnaissant le ro^le des fonds, programmes et institutions spe'cialise'es du syste`me des Nations Unies, en particulier le ro^le spe'cial que jouent le Fonds de de'veloppement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme dans les efforts visant a` renforcer le pouvoir d'action des femmes, et donc dans la mise en oeuvre du Programme d'action conforme'ment a` leurs mandats respectifs, notamment en ce qui concerne les activite's de recherche, de formation et d'information conc'ues pour promouvoir la femme, ainsi que l'assistance technique et financie`re visant a` inte'grer une perspective sexospe'cifique dans les efforts de de'veloppement, la communaute' internationale devrait fournir a` ces organismes les ressources dont ils ont besoin en quantite's suffisantes et veiller a` ce que ce financement demeure ade'quat. 361. Pour ame'liorer l'efficacite' des efforts de'ploye's par le syste`me des Nations Unies afin d'encourager la promotion de la femme, et pour le rendre mieux a` me^me de re'aliser les objectifs du Programme d'action, il est ne'cessaire de renouveler, de re'former et de revitaliser divers e'le'ments du syste`me, en particulier la Division de la promotion de la femme du Secre'tariat de l'Organisation des Nations Unies, de me^me que d'autres services et organes subsidiaires qui ont pour mandat spe'cifique d'encourager la promotion de la femme. A` cet e'gard, les organes directeurs pertinents au sein du syste`me sont encourage's a` accorder une attention particulie`re a` la mise en oeuvre efficace du Programme d'action et a` revoir leurs politiques, programmes, budgets et activite's pour assurer l'utilisation la plus efficace possible des ressources financie`res a` cette fin. Il sera e'galement ne'cessaire, pour appliquer le Programme d'action, d'allouer des ressources supple'mentaires au titre du budget ordinaire de l'Organisation des Nations Unies. Notes 1 Rapport de la Confe'rence mondiale charge'e d'examiner et d'e'valuer les re'sultats de la De'cennie des Nations Unies pour la femme : e'galite', de'veloppement et paix, Nairobi, 15-26 juillet 1985 (publication des Nations Unies, nume'ro de vente : F.85.IV.10), chap. I, sect. A. 2 Rapport de la Confe'rence mondiale sur les droits de l'homme, Vienne, 14-25 juin 1993 [A/CONF.157/24 (Partie I)], chap. III. 3 Re'solution 34/180 de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 4 Re'solution 45/164 de l'Assemble'e ge'ne'rale. 5 Re'solution 44/82 de l'Assemble'e ge'ne'rale. 6 Re'solution 48/126 de l'Assemble'e ge'ne'rale. 7 A/47/308-E/1992/97, annexe. 8 Re'solution 48/104 de l'Assemble'e ge'ne'rale. 9 De'claration et Programme d'action de Vienne, Rapport de la Confe'rence mondiale sur les droits de l'homme..., chap. III, par. 5. 10 Voir Instruments juridiques reprenant les re'sultats des ne'gociations commerciales multilate'rales du cycle d'Uruguay (Secre'tariat du GATT, Gene`ve, 1994). 11 Re'solution 44/25 de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 12 Rapport final de la Confe'rence mondiale sur l'e'ducation pour tous : cadre d'action pour re'pondre aux besoins e'ducatifs fondamentaux, commissions interorganisations (PNUD, UNESCO, UNICEF, Banque mondiale) de la Confe'rence mondiale sur l'e'ducation pour tous, New York, 1990, appendice 1. 13 Re'solution 2200 A (XXI) de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 14 Rapport de la Confe'rence internationale sur la population et le de'veloppement, Le Caire, 5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, nume'ro de vente : F.95.XIII.18), chap. I, re'solution 1, annexe. 15 Rapport du Sommet mondial pour le de'veloppement social, Copenhague, 6-12 mars 1995 (A/CONF.166/9), chap. I, re'solution 1, annexe I et II. 16 L'avortement pratique' dans de mauvaises conditions de se'curite' est une intervention visant a` interrompre une grossesse non de'sire'e effectue'e soit par des personnes qui ne posse`dent pas les compe'tences ne'cessaires, soit dans un contexte ou` les conditions sanitaires minimales n'existent pas, ou les deux [d'apre`s : Organisation mondiale de la sante', The Prevention and Management of unsafe Abortion, rapport d'un groupe de travail technique, avril 1992 (WHO/MSM/92.5)]. 17 Rapport final de la Confe'rence internationale sur la nutrition, Rome, 5-11 de'cembre 1992 (Rome, Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 1993), partie II. 18 Rapport de la Confe'rence des Nations Unies sur l'environnement et le de'veloppement, Rio de Janeiro, 3-14 juin 1992, vol. I, Re'solutions adopte'es par la Confe'rence (publication des Nations Unies, nume'ro de vente : F.93.I.8 et rectificatifs), re'solution 1, annexe I. 19 Ibid., re'solution 1, annexe II. 20 Re'solution 317 (IV) de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 21 Re'solution 217 A (III) de l'Assemble'e ge'ne'rale. 22 Re'solution 39/46 de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 23 Documents officiels de l'Assemble'e ge'ne'rale, quarante-septie`me session, Supple'ment No 38 (A/47/38), chap. I. 24 Nations Unies, Recueil des Traite's, vol. 75, No 973, p. 287. 25 Rapport de la Confe'rence mondiale sur les droits de l'homme..., chap. III, sect. II, par. 38. 26 Voir Annuaire des Nations Unies sur le de'sarmement, vol. 5 : 1980 (publication des Nations Unies, nume'ro de vente : F.81.IX.4), appendice VII. 27 Re'solution 260 A (III) de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 28 Nations Unies, Recueil des Traite's, vol. 189, No 2545. 29 Ibid., vol. 606, No 8791. 30 Re'solution 48/96 de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 31 Re'solution 1286 (XIV) de l'Assemble'e ge'ne'rale. 32 Voir CEDAW/SP/1995/2. 33 Re'solution 2106 A (XX) de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 34 Re'solution 41/128 de l'Assemble'e ge'ne'rale, annexe. 35 Programme des Nations Unies pour l'environnement, Convention sur la diversite' biologique (Centre d'activite' du programme pour le droit de l'environnement et les institutions compe'tentes en la matie`re), juin 1992. Re'solution 2 Remerciements au peuple et au Gouvernement de la Re'publique populaire de Chine* La quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, Re'unie a` Beijing du 4 au 15 septembre 1995, a` l'invitation du Gouvernement de la Re'publique populaire de Chine, 1. Exprime ses vifs remerciements a` S. E. Mme Chen Muhua, Vice-Pre'sidente du Comite' permanent de l'Assemble'e populaire nationale de la Re'publique populaire de Chine, pour la remarquable contribution qu'elle a apporte'e, en sa qualite' de Pre'sidente de la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, au succe`s de la Confe'rence; 2. Exprime sa profonde gratitude au Gouvernement de la Re'publique populaire de Chine pour avoir permis a` la Confe'rence de se tenir a` Beijing, ainsi que pour l'excellence des installations, du personnel et des services si aimablement mis a` sa disposition; 3. Prie le Gouvernement de la Re'publique populaire de Chine de transmettre a` la ville de Beijing et au peuple de la Re'publique populaire de Chine la gratitude de la Confe'rence pour l'hospitalite' et le chaleureux accueil re'serve's aux participants. * Adopte'e a` la 16e se'ance ple'nie`re, le 15 septembre 1995; pour les de'bats, voir chap. VIII. Re'solution 3 Pouvoirs des repre'sentants a` la quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes* La quatrie`me Confe'rence mondiale sur les femmes, Ayant examine' le rapport de la Commission de ve'rification des pouvoirs 1/ et la recommandation qui y figure, Approuve le rapport de la Commission de ve'rification des pouvoirs. * Adopte'e a` la 12e se'ance ple'nie`re, le 12 septembre 1995; pour les de'bats, voir chap. VI. 1/ A/CONF.177/14.