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Economic Aspects | Natural Resource Aspects | Institutional Aspects | Social Aspects |Luxembourg
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Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
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Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
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Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
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Programmes and Projects
Programmes et projets
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Status
Etat de la situation
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Enjeux principaux
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Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
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and Technologies
Recherche et technologies
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Decision-Making: Legislation
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Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Les perspectives dans l' optique d 'un développement durable
Le développement durable est lié à la stabilité,
la durabilité des ressources des individus, donc à la sécurité
de l'emploi et de la protection sociale et à l'équité
socio-économique. Tous ces facteurs sont fonction de la croissance
de l'économie. Actuellement, dans certains milieux, on parle soit
du découplage des concepts de croissance et de développement
durable, soit d'une croissance zéro comme condition d'un développement
durable, soit d'une réduction de la croissance dans les pays à
PIB élevé comme condition à l'avènement d'un
développement durable dans les pays à faible PIB. Notre hypothèse
de travail est qu'une croissance tant quantitative que qualitative (tenant
compte des facteurs environnement, éducation et santé e.a.)
est un préalable à l'instauration d'un développement
durable, que ce soit au niveau national ou international. La question est
de bien définir et le contenu de cette notion de croissance quantitative
et qualitative, et les instruments de mesure d'une telle croissance. Nous
suivons donc avec interêt les travaux qui sont en cours dans les
instances internationales et qui ont pour objectif de mettre à la
disposition de la Communauté internationale un instrument d'évaluation
d'une telle croissance.
Pour nous, il est donc clair que: 1. l' adaptation et le perfectionnement
de notre réseau de protection sociale, qui est une composante de
notre approche politique basée sur un principe d'équité
socio-économique, doit faire partie de notre stratégie pour
un développement durable; 2. cette stratégie doit se fonder
sur un concept de croissance tant quantitative que qualitative, concept
qui devra être plus clairement explicité au cours de la procédure
de consultations que nous allons lancer sur base de cette ébauche
de plan national pour un développement durable et qui devra faire
l'objet d'un large consensus dans notre pays;
3. cette croissance quantitative et qualitative reste tributaire de
notre capacité à maintenir ou à créer des emplois
dans tous les secteurs susceptibles de servir de support matériel
à une stratégie du développement durable, à
assurer des transferts d'emplois de secteurs en restructuration ou en mutation
vers des secteurs en expansion et à assurer la formation de la main
d'oeuvre nécessaire.
Plusieurs réflexions s'imposent:
1. Jusqu'à présente la disparition d'emplois dans un
secteur soumis au processus de rationalisation ou de restructuraion a pu
être amortie ou absorbée par le phénomène de
déversement c'est-à-dire par le mouvement qui consiste à
transférer des travailleurs licenciés dans un secteur économique
soumis à une restructuration ou à une disparition dans un
autre secteur en expansion. C'est ainsi qu'au cours des dernières
12 années plus de ós.noo emplois ont pu être créés
parallèlement à la restructuration de notre industrie sidérurgique.
D'après certaines analyses, ce phénomène de déversement
arrive à sa fin: nous avons connu, dans la première moitié
du siècle. un exode rural vers le secteur industriel, puis, autour
des années 1980, une réductien dans le secteur secondaire
(industrie sidérurgique) compensée partiellement par une
diversification industrielle plus poussée et par la création
d'emplois nouveaux dans le secteur tertiaire, et, actuellement, nous constatons
une tendance à la rationalisation des emplois dans le secteur des
services que nous essayons d' absorber par une diversification plus poussée,
plus spécialisée dans ce même secteur (assurances,
télécommunications, bureautique). Entre 1988 et 1996, l'économie
luxembourgeoise a embauché annuellement en moyenne 5.800 nouveaux
travailleurs.
Or, le déversement de travailleurs vers ces secteurs d'avenir
bute sur un problème de taille, à savoir celui de la préqualification
nécessaire des travailleurs pour permettre d'opérer ce transfert.
Ce fait nous a obligé et nous oblige encore à avoir recours
à un apport de main d'oeuvre étrangère (travailleurs
migrants et travailleurs frontaliers), alors que nous enregistrons un chômage
persistant de l'ordre de 3% (1995) à 3,7% (1997) au niveau des résidents.
Ce dernier phénomène est le signe d' une inadéquation
croissante de la qualification professionnelle des demandeurs d'emplois
résidents face aux profils d'emplois offerts par l'économie
luxembourgeoise. A moins d'un renversement des tendances, le bilan d'une
telle évolution sera inéluctablement que l'économie
est capable de produire de plus en plus de biens et de services en recourant
à un nombre toujours moindre de main d'oeuvre.D'où un problème
socio-économique d'une extrême gravité: comment résorber
le surplus d'homrnes et de femmes qui risquent ainsi d'être exclus
du circuit socio-économique et de la protection sociale? Quel peut-être
l 'apport d 'une stratégie du développement durable? Tout
d'abord en ce qui concerne la création d'emplois, donc la création
d'un potentiel de croissance et d'aires d'atterrissage pour le déversement
de travailleurs d'un secteur à l'autre, plusieurs voies se dégagent:
a) L'émergence de la notion de travail d'utilité sociale
, le développement d'un secteur quate rnaire basé sur des
activités et des emplois dits de proximité offerts par les
collectivités publiques (Etat, Communes), les fondations et les
associations sans but lucratif à finalité écologique
et à finalité humanitaire (aides à domicile, aides
aux malades, aux handicapés, au troisibme âge, etc). Ce secteur
quaternaire de type environnemental et humanitaire constitue une composante
de l'économie sociale, ainsi nommée par opposition à
l'économie marchande. Cette composante mérite un examen particulier:
création effective d' emplois, qualifications requises, nombre d'actifs
rémunérés, nombre de bénévoles, retombées
marchandes, part du PIB, etc.
b) La protection de l'environnement est déjà devenue
une dimension importante de la productivité, donc de la croissance.
En effet, il s'agit de produire plus avec moins: moins de ressources naturelles
exploitées, moins de déchets, moins d'énergie, etc.
La réduction des coûts proprement environnementaux - un meilleur
rendement énergétique, une utilisation rationnelle de l'eau,
etc.- est liée à l' innovation technologique, au transfert
et à la mise en oeuvre de technologies nouvelles, de technologies
douces, à une formation technique et professionnelle appropriée,
à la recherche de nouveaux créneaux commerciaux, à
la commercialisation de ces nouvelles technologies et de ces nouveaux services
(cf. également la création d'ùn Centre de ressources
pour technologies de l'environnement pour les PMI/PME).
c)Si les entreprises industrielles s'orientent vers un développement
durable, une conséquence logique en sera la durabilité de
leurs produits (produits à longue durée de vie): véhicules,
appareils ménagers, ustensiles, etc. Cette durabilité des
produits exige la création ou l'extension d'un système de
maintenance performant. On peut donc émettre l' hypothèse
de l'accroissement du facteur travail: la perte d'emploi résultant
de la production d'objets de consommation durables sera alors compensée
par la création d'emplois dans le secteur de la maintenance, de
la réparation, du reconditionnement, du recyclage, etc. Une nouvelle
dynarnique pourrait ainsi être créée dans le secteur
artisanal: revitalisation de petites et moyennes entreprises industrielles
et artisanales} création de petites et moyennes entreprises nouvelles.
d) La préservation des espaces naturels et de la biodiversité,
la gestion durable des ressources de la sylviculture, de l' agriculture,
la restauration des écosystèmes, la réalisation des
plans verts communaux et intercommunaux, la promotion d'un tourisme durable,
etc. exigent le
renforcement et l'extension de structures de services qui
doivent faire appel, du moins dans la plupart des cas, à des méthodes
artisanales plus ou moins traditionnelles: fauchage manuel, coupe des haies,
plantations, abattage sélectif d'arbres, etc. Cette politique, qui
s'inscrit pleinement dans une optique de développement durable,
favorise le maintien et la promotion des emplois dans le secteur agricole
et horticole, valorise certaines forrnations professionnelles y rattachées,
engendre la mise en place de nouvelles fommations suceptibles d'attirer
de jeunes candidats (formation de technicien forestier, par exemple).
e) Ces tendances ne manqueront pas de poser la question d'une accentuation
accrue de l'espace économique viable (donc durable) susceptible
de servir de support à une telle stratégie: le rôle
du Luxembourg dans le cadre de la Grande Région (Sarre, Lorraine,
Luxembourg, 'Rhenanie-Palatinat, Région Wallonne) devrait être
redéfini dans ce contexte, conjointement avec une réforme
des fonds structurels de l'UE.
f)L'amenagement du temps de travail, suivant les méthodes préconisées
dans l'Avis 1997 du Conseil Economique et Social sur l'Evolution dconomique,
financière et sociale du Pays, est susceptible de mobiliser des
forces vives en faveur de la mise en oeuvre de certains segments stratég,iques
du plan pour un développement durable.
g) La mise en oeuvre du plan pour un développement durable devrait
également favoriser l'émergence de plus en plus forte du
télétravail, notamment dans le secteur de la recherche, de
l'évaluation et de la gestion environnementales.
Le développement durable apparaît ainsi fondé sur
une amélioration de l'éco-efficacité, c'est-à-dire
de la combinaison optimale des ressources naturelles et environnementales,
des personnes, du capital, des technologies et des idées, seule
susceptible de produire le maxímum de résultats au vu des
objectifs visés avec le minimum de coût pour la santé
et l'environnement, seule susceptible donc d'assurer la croissance nouvelle
qui s'instaurera au niveau mondial par la mise en oeuvre d'une stratégie
planétaire de développement durable.
En ce qui concerne la stabilisation et le perfectionnement de notre
réseau de protection sociale, il y a lieu d'insister sur les points
suivants. Le développement durable constitue donc également
un plan d' action pour l'emploi et un plan d'insertion de la population
dans un système de protection sociale qui conditionne les capacités
de développement et d'épanouissement des personnes.Voir
aussi sous stratégies, politiques et plans.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
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Programmes and Projects
Programmes et projets
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Status
Etat de la situation
Les faits majeurs
Le Luxembourg compte actuellement une population de 420.000 habitants,
avec un taux de population étrangère de l'ordre
de 33,4%. Le scénario démographique retenu par le STATEC
prévoit pour l'an 2010 une population résidente de 450.000
à 486.000 habitants.Environ 120 nationalités ont été
recensées. En 1996, la population active totale s'élève
à 200.402 personnes dont 127.250 hommes (63,5%) et 73.152 femmes
(36,5%). La population active luxembourgeoise est de 43,3% et la population
active étrangère de 56,7% (résidents U.E.: 25,1% +
résidents non communautaires: 2,75% + frontaliers:28,8%).
En 1997, la vie socio-économique est marquée par quelque
62.500 actifs frontaliers. De 1986-1995, nous assistons à une reprise
de la croissance de la population, l'immigration nette représentant
quelque 90% de cet accroissement. Environ 80% des salariés à
temps complet se situent dans une échelle de rénumération
allant de 1 à 3. A peu près 14,5% des salariés disposent,
en 1996, du salaire social minimum. Le seuil de pauvreté a reculé
de 5% en 1984 à l.l% en 1992 grâce à l'introduction
du revenu minimum garanti dont bénéficient quelque 5.300
ménages comptant 8.200 personnes. Quelque 200 personnes peuvent
être considérées comme SDF (sans domicile fixe) ou
sans abri. Un taux de chomage de l'ordre de 3,7% en 1997, avec 6.503 demandes
d'emploi nonsatsifaites préoccupe le gouvernement et les syndicats.
Quelque 20.000 rentes-invalidité enregistrées par rapport
à une population de 202.868 actifs (soit environ 10%) posent également
un problème sérieux, surtout si on prend en considération
le fait que près de 60% de la population active âgée
de 55 à 60 ans a quitté le marché de l'emploi.
Le phénomène de l'allongement de l'espérance de
vie - la longévité (72,2 pour les hommes et 79,8 pour les
femmes en 1995), allant de pair avec un vieillissement de la population,
va sensiblement modifier certains paramètres du réseau de
protection sociale: le paiement des retraites, l'équilibre des comptes
sociaux, l'équilibre actifs-retraités. La population âgée
de 80 ans et plus a doublé au cours des dernières 25 années
et se chiffre à 13.000 personnes (3,3% de la population totale).
Les prestations vieillesse et survie continuent à progresser (10,1%
du PIB en 1995), le rapport entre le groupe de 60 ans et plus et celui
du groupe 20-59 ans a atteint un seuil critique. A l'heure actuelle, quelque
8.500 personnes répondent à la définition de la dépendance
caractérisée par une perte d'autonomie permanente nécessitant
les aides et les soins d'une tierce personne pour l'accomplissement d'actes
vitaux, avec une çstimation de 12.000 personnes pour l'an 2020.
Un problème de convergence des régimes de pension à
résoudre est lié aux différences de niveau des pensions
payées dans le cadre du rézime contributif (fondé
sur un système d'assurance) et du régime non contributif
(fondé sur un système d'assistance). Le Luxembourg a créé
progressivement un réseau de protection sociale très serré
pour combattre le fléau de l'exclusion et de la discrimination socio-économiques
et pour garantir l' adaptation des revenus à l'évolution
du coût de la vie: revenu minimum garanti, salaire social minimum,
indemnité de chômage, allocations familiales, allocations
d'éducation, allocations de naissance, allocations de matemité,
allocations de rentrée scolaire, aides à la mobilité
géographique, échelle mobile des salaires (adaptation des
salaires à l'évolution du coût de la vie). Ce réseau
social est fondé sur un système complexe de péréquation
des charges et des moyens qui garantit une équité socio-éconmique
globale, restant cependant encore à améliorer en certains
points pour certaines composantes de la société. Ce système
va être bientôt complété par l'introduction d'une
assurance dépendance qui va réformer et modifier en profondeur
les pratiques actuelles (allocations de soins, allocations spéciales
pour personnes gravement handicapées, etc.) En 1995, les dépenses
courantes de la protection sociale, avec 128,o milliards de francs, atteignaient
22,ó% du PIB. Pour le moment, vu l'excédent de recettes de
la protection Sociale, le financement en est assuré, la part des
contributions publiques se situant, suivant le rapport général
sur la sécurité socia'ie de 1995, à 67 milliards de
francs, soit 51,4% des dépenses ordinaires de l'Etat (48,8% des
recettes de la protection sociale).
Challenges
Enjeux principaux
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Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
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Information
Information
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Research
and Technologies
Recherche et technologies
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Financing
Financement
Nous avons vu que le financement de la protection sociale du pays est assuré à 48,8% par les contributions étatiques, donc en fait par un mécanisme de fiscalisation. Compte tenu de la volonté affichée de maintenir les taux de cotisation sur les revenus issus du travail au niveau actuel jugé très compétitif du point de vue emploi par rapport à nos voisins et compte tenu de la dynamique inhérente à l'évolution des dépenses de la protection sociale, il y a lieu d'abord d infléchir ou de ralentir quelque peu cette dynamique sans mettre en cause la couverture sociale existante. En plus, compte tenu des projets d' adaptation et de perfectionnement de ce réseau, la discussion sur sa couverture financière à long terme a été lancée. L'introduction d'une contribution sociale généralisée á charge des assurés est destinée à assurer la couverture du lancement de 1'assurance-dépendance, conjointement à une contribution budgétaire de l'Etat. I1 y a lieu de réfléchir sérieusement á un cofinancement de la protection sociale par le biais de recettes fiscales provenant de la taxation des produits énergétiques telle qu'elle est préconisée à l'heure actuelle par l'U.E. et par le biais d'impôts indirects appliqués à des produits tels que l'alcool et le tabac. La première approche a l'avantage de pemmettre au Luxembourg de s'aligner sur ses voisins en ce qui concerne une harmonisation des accises sur les carburants dans le cadre d'une procédure plus générale d'une harmonisation des dispositifs fiscaux et sociaux au niveau de 1'U.E.
Cooperation
Coopération
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Avant Projet de Plan National Pour un Développement Durable soumis le 20 juin 1997.
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Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
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Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
I1 est essentiel que le département de la santé puisse
donner les impulsions pour que les politiques macro-économiques
tiennent compte de leurs conséquences possibles sur la santé
et l'environnement. C'est aussi au personnel de santé qu'incombe,
entre autres, la mission d'informer et de sensibiliser nos populations
afin de promouvoir à moyen terme des modes de vie et des schémas
de consommation compatibles avec la durabilité du développement
et la santé pour tous. C'est pourquoi une stratégie de la
santé mettant l'accent sur la promotion de la santé et la
prévention des maladies a été élaborée
en 1994 par le département de la santé et, après consultation
des autres départements ministériels concemés, publiée
sous forme de "Livre blanc de la Santé pour Tous". Ce programme
qui est en traîn d'être réalisé, guidera la politique
de santé de la prochaine décennie; il met l'accent sur l'approche
globale, multisectorielle et pluridisciplinaire de la santé de l'homme
dans son environnement et sur une participation active et éclairée
des communautés et des individus.
Cette stratégie qui prévoit, entre autres, des programmes
spécifiques pour lutter contre les maladies de l'appareil circulatoire,
le cancer, les accidents, le diabète, les maladies transmissibles
et pour promouvoir la santé mentale et le bien-être de toute
la population, fera, bien sûr, partie intégrante du programme
national pour un développement durable. Car, si la santé
pour tous passe d'abord par des changements de mode de vie, on ne peut
cependant pas tout attendre de l'individu. I1 faut que la collectivité
exerce son devoir de protection et que tout soit mis en oeuvre pour assurer
à la population un environnement social et physique favorisant la
santé. En ce sens, le Plan National pour un Développement
Durable s'articulera parfaitement dans l'approche intégrée
de la santé, de l'environnement et du développement socio-économique
exposée au livre blanc de la Santé pour Tous au Luxembourg.
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Status
Etat de la situation
La qualité de l'environnement et la nature
du développement ont une importance capitale dans la détermination
du niveau de santé. Aussi la promotion de la santé et du
bien-être doit être au centre des préoccupations liees
à l'environnement et au développement dans le monde. "Une
planète où l'environnement est respecté ne servirait
à rien sans une population en bonne santé" a déclaré
le Directeur Général de l'Organisation Mondiale de la Santé
au Sommet de la Terre à Rio en juin 1992, en insistant sur la haute
priorité qui devrait être accordée à la santé
dans toutes les discussions sur l'environnement et le développement.
D'un autre côté, il est évident qu'un développement
maîtrisé et durable contribue à la santé et
au bien-être des peuples. Les objectifs d'un plan pour un développement
durable ne sauraient être atteints, si une large proportion de la
population souffre de maladies chroniques et invalidantes. Le domaine de
l'environnement et de la santé est extrêmement vaste, multisectoriel
et supranational: il nécessite une collaboration étroite,
sur le plan national et international, de toutes les instances qui s'occupent
d'une part de l'environnement physique, social et économique et,
d'autre part, de la santé des populations.
Les maladies liées à l'environnement et aux modes de
vie sont responsables de 75% de tous les décès dans le monde.
Les principales maladies mises en relation avec la dégradation de
l'environnement sont, entre autres, le cancer, les troubles respiratoires,
les maladies infectieuses, les allergies, les désordres neurologiques
et psychologiques, les maladies de l'appareil circulatoire, .. Mais selon
la définition de l'OMS, la santé n'est pas seulement l'absence
de maladie; elle implique également un sentiment de bien-être
et de sécurité. I1 importe donc que les programmes d'action
visant un développement durable ne se limitent pas à réduire
au minimum les risques pour la santé, mais favorisent, aussi et
surtout, la promotion de la santé.
Challenges
Enjeux principaux
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Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
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éducation, formation et sensibilisation
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Information
Information
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Financing
Financement
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Coopération
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Avant Projet de Plan National Pour un Développement Durable soumis le 20 juin 1997.
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Prise de décisions: législation
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Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Un scénario pour une politique scolaire à moyen et
long terme:
Le Luxembourg a subi au cours du dernier quart de siècle une
mutation radicale de certains facteurs de base politiques, qu'ils soient
de nature politique, sociologique ou économique. S'y ajoute que
le Grand-Duché, dans un monde en voie de globalisation et d'harmonisation,
n'échappera pas aux contraintes des développements technologiques
accélérés et de la compétitivité des
différents ensembles socio-économiques et de leurs acteurs.
De tels problèmes ne peuvent à l'évidence se satisfaire
de réponses ponctuelles, ni de court terme. En effet, les défis
du pays, et cela notamment en matière de politique scolaire, sont
stratégiques et n'auront de chances d'être relevés
avec succès que dans le cadre d'une vision dont les objectifs majeurs
sont les suivants: L'école doit "produire" un nombre bien plus important
de jeunes ayant à la sortie du système scolaire une formation
achevée et un niveau de compétences optimal par rapport à
leurs potentialités individuelles, sur base d'une orientation efficace
des jeunes. Pour relever les multiples défis que l'évolution
technologique et économique lui impose, I'école doit redéfinir
ses objectifs de formation en tenant compte du fait que le jeune qui, aujourd'hui,
commence sa carrière professionnelle dans telle ou telle entreprise
voire dans tel ou tel secteur économique, devra très probablement
travailler au cours de sa vie active auprès de plusieurs patrons
et dans différents secteurs économiques. Le jeune devra par
la suite se soumettre à une formation continuée. Un objectif
primordial de la formation initiale consiste donc à lui procurer
les compétences de base lui permettant d'approfondir à tout
moment ses connaissances, de les adapter à l'évolution technologique,
et de se réorienter vers un nouveau domaine d'activité, si
besoin en est. Pour faire acquérir ces compétences à
un jeune, I'école doit quitter les chemins battus. Le niveau de
compétences d'un individu est dorénavant de moins en moins
la somme momentanée de savoirs et de plus en plus la résultante
d'une interaction dynamique entre savoirs, savoir-faire et comportements
et dans ce contexte il faudra surtout développer chez nos jeunes
l'aptitude à apprendre. La gestion du système scolaire devra
être réformée. Le coût de l'école doit
être considéré comme un investissement immatériel
et nécessaire pour assurer l'avenir de notre pays. En vue de l'évolution
démographique probable du Grand-Duché de Luxembourg et pour
limiter les coûts, voire maîtriser l'explosion des coûts,
le systeme scolaire doit se soumettre lui-même à une gestion
rigoureuse de ses ressources: prise de conscience de l'envergure des défis,
planification pluriannuelle, évaluation, contrôle d'efficacité
et de qualité et responsabilisation de tous les acteurs. En vue
de la définition du concept pour un développement durable
qui devrait satisfaire "les besons des générations présentes
sans compromettre la possibilité pour les générations
futures de satisfaire leurs propres besoins", c'est notamment l'école
qui devrait sensibiliser les jeunes à cet égard. La vision
proposée est celle d'aller du quantitatif au qualitatif et la réalisation
de cette vision présuppose des changements importants de mentalité.
Decision-Making: Major Groups Involvement
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Programmes et projets
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Status
Etat de la situation
Les faits majeurs, les réalités d 'aujourd 'hui et
les défis:
L'éducation est un enjeu décisif qui détermine
l'avenir d'un pays et ceci est notamment vrai pour le Grand-Duché
de Luxembourg. En effet, la matière grise de nos concitoyens constitue
la seule ressource naturelle dont nous disposions. Une réflexion
á moyen et long terme sur l'avenir du système éducatif
luxembourgeois, réflexion qui est faite en vue d'un Plan National
pour un Développement Durable de notre pays se justifie pour au
moins deux raisons. La spécificité de notre situation socio-économique,
géographique et culturelle qui impose à notre système
scolaire des contraintes et des défis particuliers.
L'aspect démographique:
La démographie du Luxembourg se caractérise par le vieillissement
de la population, par son internationalisation progressive et par un accroissement
considérable de cette même population. Si on se fixe la moyenne
d'un demimillion d ' habitants pour 2050, l'immigration nette annuelle
moyenne devra être comprise entre 1.500 et 2.000 résidents
(STATEC numéro 8/1995). I1 en résultera aussi un accroissement
des effectifs scolaires. Suivant des calculs et extrapolations effectués
au niveau du Ministère de l'Education Nationale, il faudra déjà
prévoir à court et moyen terme un accroissement de notre
population scolaire au niveau post-primaire de 25.732 effectifs (96/97)
à environ 31.150 effectifs pour l'année scolaire 2002/03.
L'immigratzon et l'intégration:
La progression du taux d'étrangers dans la population globale
et dans la population scolarisable constitue également un défi
majeur. L'école doit tout mettre en oeuvre pour permettre aux enfants
étrangers d'avoir une chance réelle d'entrer plus tard dans
la vie active avec une formation aussi poussée que possible.
La globalisation et la compétitivité du site économique
luxembourgeois: La globalisation et la tertiarisation ont pour effet que
les emplois créés au niveau de l'économie luxembourgeoise
sont des emplois pour lesquels nous avons besoin de personnes de plus en
plus qualifiées. La main d'oeuvre transfrontalière au Luxembourg:
elle constitue une partie importante de l'emploi intérieur qui n'a
cessé d'augmenter pendant les 20 dernières années.
En 1996, l'emploi intérieur du Luxembourg a été constitué
de près de 30 % de frontaliers. Il s'agit ici notamment d'un phénomène
de proximité. Les régions à moins de 20 km des frontières
englobent, à elles seules, plus des 3/4 des frontaliers. Nos quelque
6.000 demandeurs d'emploi résidents sont donc concurrencés
par environ 100.000 chômeurs et demandeurs d'emplois. Le système
d'enseignement luxembourgeois lui-même est marqué par une
double originalité: la tradition bilingue, voire trilingue et le
taux exceptionnel des enfants d'immigrés. Ces deux facteurs constituent
en même temps une source de richesse et une lourde hypothèque
pour l'école luxembourgeoise. Le prix de l'excellence de notre système
éducatif, reconnu à l'étranger, est lourd:
L'enseignement traditionnel de deux, de trois et de quatre langues
au niveau des écoles post-primaires s'avère être trop
sélectif pour la plupart des élèves étrangers
et pour beaucoup d'élèves luxembourgeois. I1 en résulte
pour beaucoup de nos élèves un retard scolaire considérable
et parmi ceux qui terminent leurs études secondaires avec succès,
plus que 50 % ont du y consacrer 8 ou 9 années d'études au
lieu des 7 années prévues par le système. Trop
de jeunes quittent le système éducatif sans aucune qualification
de base voire avec une formation tronquée suite à des échecs
répétés. Trop peu de jeunes atteignent une qualification
de base qui leur donne accès aux enseignements supérieur
et universitaire et, par conséquent, trop peu de jeunes atteignent
une formation de niveau supérieur.
Challenges
Enjeux principaux
Les actions et instruments à mettre en oeuvre:
La vision proposée engagera le pays à s'attaquer résolument
aux problèmes écologiques que pose le comportement humain:
habitudes de consommation dispendieuses, problèmes de circulation,
gestion des déchets ménagers, propreté des lieux publics
et respect des espaces naturels. A côté des actions et instruments
"classiques" à mettre en oeuvre pour pouvoir assurer une meilleure
école de demain, il faudra aussi se préoccuper de la création
d'actions nouvelles. Il s'avère indispensable que dans chaque entreprise
et administration, une personne ait des notions fondarnentales et spécifiques
dans le domaine de l'écologie. Il importe notamment de comprendre
les relations entre économie et écologie. En vue de transmettre
ces connaissances aux personnes responsables des questions environnementales
dans les entreprises et administrations, les chambres patronales ont déjà
mis en place des cycles de formation traitant les différents domaines
environnementaux: marketing environnemental, stratégies environnementales
adaptées aux PME ... etc. Il faut promouvoir l'éducation
des filles et des femmes de tous les âges dans les domaines des sciences,
des techniques et de l'économie, de façon qu'elles puissent,
en connaissance de cause, faire des choix et des propositions tendant à
déterminer au plan local les priorités économiques,
scientifiques et écologiques.
La poursuite de ces objectifs ne devrait pas seulement être du
domaine de la formation continue mais aussi du domaine de la formation
initiale. Par ailleurs au niveau de l'école, ces objectifs ne peuvent
être atteints que s'ils sont intégrés dans un projet
d'école. Leur nature transversale ne permet pas de cloisonnement.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Les actions et les instruments existants:
Le système scolaire luxembourgeois a perrnis d'avoir atteint
certains objectifs: La formation bilingue et trilingue de nos élèves
est un atout socio-culturel et socioéconomique de premier ordre.
Les détenteurs d'un certificat de fin d'études secondaires
ou du cycle supérieur de l'enseignement secondaire technique ont
le libre choix de leurs etudes supérieures ou universitaires au
Grand-Duché de Luxembourg, dans un pays francophone, germanophone
ou anglophone avec une chance de réussite très appréciable.
Un système d'aides permet à tout étudiant de financer
ses études. En ce qui concerne ceux qui veulent poursuivre leur
formation universitaire et préparer un doctorat ou autre troisième
cycle, des bourses de formation-recherche sont disponibles. Le corps enseignant
bénéficie d'une formation de haut niveau: les effectifs de
classe sont plutôt réduits; la tâche hebdomadaire des
enseignants est parmi les plus basses en Europe et leur rémuneration
compte parmi les plus élevées à travers l'Europe.
De façon générale, les infrastructures en salles de
classe, salles spéciales et ateliers, ainsi que les matériels
didactiques et technologiques permettent un enseignement de qualité.
Cependant les contraintes et les défis auxqueis est confronté
l'école luxembourgeoise doivent nous amener à une réflexion
approfondie pour résorber les effets négatifs du système
actuel et développer un scénario et une vision pour une politique
scolaire à moyen et long terme.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Avant Projet de Plan National Pour un Développement Durable soumis le 20 juin 1997.
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Aucune information disponible.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
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