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Economic Aspects | Natural Resource Aspects | Institutional Aspects | Social Aspects |Cameroon
Suivant la Résolution n 47/190 du 22 décembre 1992, l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nation Unies, réunie lors de sa 47e session ordinaire instituait une session extraordinaire consacrée à l'examen et à l'évaluation d'ensemble de l'Agenda 21 devant se tenir au plus tard en 1997. Réagissant à cette haute instruction, le Gouvernement de la République du Cameroun s'est attelé à la tâche de confection du rapport y afférent, ce qui l'a conduit à déposer le rapport de première phase de cette évaluation à la Commission Mondiale de Développement Durable des Nations Unies en Novembre 1996. En prélude à la tenue de la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies en juin 1997 consacrée à l'examen de ces évaluations, il a également été prescrit de préparer un rapport national ou rapport de deuxième phase. Il convient de préciser que la mise en oeuvre de l'Agenda 21 a été effectuée sur la base des orientations nationales consistant d'une part à améliorer les conditions de vie des populations et d'autre part à respecter les différents engagements pris vis-à-vis de la Communauté Internationale.Le présent rapport a été réalisé dans le cadre de l'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21adopté à Rio de Janeiro au Brésil en 1992 par la grande majorité des pays des cinq continents dont le Cameroun. Il a été rédigé conformément au canevas proposé lors de la 19e Session du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement en janvier 1997 en vue de la session spéciale de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York en Juin 1997. Ce document retrace les réalisations du Cameroun dans le domaine de l'environnement depuis le Sommet de Rio jusqu'à ce jour, ainsi que les perspectives d'avenir. Ces réalisations auraient pu être plus importantes dans un contexte économique plus favorable. La particularité de ce rapport découle de son caractère multisectoriel puisqu'il passe en revue tous les grands secteurs d'activités nationales d'une part, et de son aspect transnational dans la mesure où la gestion durable des ressources partagées avec les pays voisins est abordée d'autre part. Cette approche pluridisciplinaire a mis à contribution une équipe de 15 experts nationaux sous la haute autorité du Professeur Mbede, Ministre de l'Environnement et des Forêts, assisté de Monsieur Essame, Conseiller Technique N 2. La coordination technique a été assurée par Monsieur Mbassi Menye, chargé d'Etudes Assistant à la Direction de l'Environnement, assisté de Monsieur Mbouegnong, Adjoint au Chef de Division des Affaires Juridiques. La mise en oeuvre du programme de renforcement du cadre institutionnel et juridique environnemental au Cameroun relève du pouvoir exécutif. La mise en place du cadre institutionnel et juridique environnemental fondé sur la nouvelle vision mondiale du développement écologiquement durable répondant aux préoccupations nationales a commencé bien avant le sommet de Rio en 1992 et s'est poursuivie après Rio suivant le Processus de Planification par Objectif consistant à évaluer l'existant et à dégager les besoins du pays, les potentialités, les opportunités, les problèmes et contraintes pour fixer les objectifs à atteindre afin de surmonter les contraintes et de satisfaire les besoins dus à court terme et à long terme.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
En vue de l'application de la loi-cadre sur l'environnement, la préparation des textes d'application est en cours ainsi que l'élaboration d'un code général sur l'environnement dans le cadre du Projet Élaboration du Code de l'Environnement du Cameroun (dont le financement intéresse le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et les Pays-Bas) comportant l'étude de l'application des conventions et de l'évolution de la jurisprudence sur l'environnement.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Toutes les stratégies et politiques ont été menées
en faisant intervenir tous les acteurs sociaux, économiques, politiques
ainsi que la Communauté Internationale afin de garantir une grande
probabilité de succès du processus. Pour ce faire, les axes
suivants qui répondent aux orientations générales
prescrites par le document de référence (voir le Point 5
de l'ordre du jour relatif aux préparatifs de la session spéciale
de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations
Unies (ONU) de 1997 consacrée à l'examen et à l'évaluation
de l'Agenda 21, de la 19e session du Conseil d'Administration du Programme
des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) tenue du 27 janvier au 7
février 1997 à Naïrobi au Kénya) ont été
explorés: utilisation et gestion des ressources naturelles; production
durable; un environnement meilleur pour la santé et le bien être
de l'Homme; approche globale et environnement; cadre régional et
global d'intervention et d'appui. Par ailleurs et pour être
conforme au document de référence, la méthodologie
suivante a été adoptée tout au long du rapport: Approches,
Réalisations, Perspectives. Dans le point consacré aux approches,
il est question de définir clairement les objectifs qui ont été
fixés et la philosophie de base qui sous-tend l'action à
mener avec une meilleure probabilité de succès. Pour ce qui
est des réalisations, nous nous proposons de présenter les
différentes actions qui ont été concrètement
menées dans le cadre des politiques et stratégies adoptées
à travers les projets et programmes. Enfin les perspectives présentent
les plans d'actions à court, moyen et long terme.Au plan institutionnel,
le Plan National de Gestion de l'Environnement (PNGE), publié en
mars 1996 a dénombré 25 institutions existantes constituant
le cadre institutionnel de ce secteur, qui a été renforcé
par: la création en 1992 du Ministère de l'Environnement
et des Forêts; la création en 1995 d'une Commission Nationale
Consultative pour l'Environnement et le Développement Durable chargée
de conseiller le Gouvernement en ce qui concerne l'élaboration d'une
politique de l'Environnement conforme à l'Agenda 21; la création
en 1996 d'un Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement
(IRAD); la création des Fonds Spéciaux pour les Forêts
et la Faune; la restructuration de cinq Ministères du secteur rural;
la fixation et la mise en place des structures et des Comités de
coordination des projets publics financés conjointement par le Cameroun
et les dons extérieurs. Tout en poursuivant les réformes
structurelles en environnement dans d'autres secteurs selon les directives
de l'Agenda 21 et Programme de Vidéo II, le Cameroun va surtout
mettre en oeuvre à moyen et long termes, les institutions suivantes
renforcées ou nouvelles: l'organigramme du Ministère de l'Environnement
et des Forêts de janvier 1997; la Commission Nationale Consultative
pour l'Environnement et Développement Durable; l'Institut de Recherches
Agronomiques pour le Développement; les cinq Ministères du
secteur restructurés en janvier 1996; l'aménagement des structures
des projets publics pour éliminer les goulots d'étranglement.
Dans l'esprit d'intégration et d'interdépendance prévu
par la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine, les pays africains
ont adopté un programme africain pour l'environnement et le développement.
Une position commune africaine a été dégagée
en vue de la participation de la région Afrique à la Conférence
de Rio. De plus, cette position est assortie des préoccupations
majeures de l'Afrique, ainsi que la nécessité de dialogue
mettant en exergue les liens étroits entre les politiques de l'environnement
et de commerce, les liens entre l'environnement et le développement,
le développement durable et la protection de l'environnement, l'engagement
est pris pour exécuter les programmes qui tiennent compte de ces
liens, sous réserve de l'appui international des États.Notons
que les préoccupations majeures de l'Afrique sont centrées
sur l'amélioration des conditions socio- économiques des
populations et la détermination des facteurs clés qui entravent
le développement économique de la région. L'unanimité
s'est faite sur le fait que "le redressement économique et le développement
de l'Afrique dépendent avant tout des politiques et des mesures
prises par les pays africains ainsi que de l'équité du système
économique international". Le programme africain pour l'environnement
comprend les stratégies, les plans d'actions prioritaires et les
mécanismes de négociations pour la mise en oeuvre au niveau
national ou régional et stipule que les états et les organismes
doivent: travailler en équipe, chaque partie utilisant au mieux
ses capacités pour contribuer aux programmes de développement
nationaux, sous-régionaux ou régionaux comportant des volets
environnementaux; s'engager à veiller à l'application individuelle
ou collective des stratégies adoptées dans le cadre de ce
programme dont l'importance n'est ignorée à aucun niveau.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des
groupes principaux
Le chapitre Institution et Législation, l'une des plus importantes
activités sectorielles du processus de planification du Cameroun
a été élaboré en prenant en compte: le nouveau
principe mondial développement durable qui intègre les réalités
sociales, culturelles, économiques et politiques et leur interrelation
(compétition entre individus, groupes, communautés ou institutions,
consommation des espaces, utilisations des ressources naturelles renouvelables
et non renouvelables); l'analyse des données sectorielles montrant
l'existence au Cameroun des haînes entières d'actions ou des
relations en compétition sur une plate-forme des intervenants fort
nombreux (pouvoirs traditionnels, organisation inter ou super-étatiques,
Institutions publiques groupements privés, collectivités
locales, ONG, autres formes associatives, les individus); le caractère
multisectoriel qui exige lerecours aux experts pluridisciplinaires pour
aborder l'étude du cadre institutionnel et juridique des entités;
la dimension internationale, nécessitant l'adaptation des dispositions
des traités sur l'environnement au contexte
national pour éviter leur transposition pure et simple, source
d'inefficacité et de projets mort-nés; la dimension participative
du processus d'élaboration du cadre institutionnel et juridique
camerounais ayant intégré toutes les administrations et institutions,
pays voisins, partenaires étrangers, ONG. En somme, le processus
a concouru à fixer les objectifs globaux sectoriels suivants: au
plan institutionnel, on a vu l'élaboration d'un cadre institutionnel
du secteur de l'environnement du Cameroun conforme au principe mondial
sur la prise de décision sur l'environnement, et sur la coopération
et traités sur l'environnement; au plan législatif, on a
vu la formulation d'un cadre normatif sur l'environnement ainsi que l'élaboration
d'un code général del'environnement.
Programmes and Projects
Programmes et projets
L'engagement a été pris en ces termes: "Malgré
nos limites, nous sommes déterminés à participer sans
réserve à l'action mondiale de gestion de l'environnement
pour l'avenir commun de toute l'humanité et à remédier
aux inégalités mondiales qui entravent et rendent infructueuse
la coopération internationale". Le programme prioritaire africain
découle des préoccupations majeures ci-après mentionnées:
autosuffisance et sécurité alimentaire; utilisation rationnelle
et équitable des ressources en eau; gestion des ressources marines
et côtières et protection de l'environnement marin; accroissement
de l'autosuffisance énergétique; maîtrise de l'évolution
et des pressions démographiques; développement des établissements
humains; planification et gestion; optimisation de la production industrielle,
prévention et lutte contre la pollution; conservation de la biodiversité
et gestion des biotechniques; lutte contre le réchauffement de la
planète et les changements climatiques; gestion rationnelle des
ressources forestières; lutte contre la désertification en
Afrique; mise en valeur écologiquement rationnelle des ressources
minérales; participation populaire et renforcement du rôle
des ONG, des jeunes et des femmes; élaboration d'une législation
environnementale; renforcement des capacités, éducation écologique,
formation et sensibilisation du public; gestion des déchets solides
et dangereux; ressources supplémentaires pour la remise en état
de l'environnement; éradication de la pauvreté; surveillance
de la sécheresse; développement de la science et de la technique;
incidence du développement sur la santé; prévention
des catastrophes naturelles et réparation des dégâts
causés par les catastrophes déjà survenues; désenclavement
et environnement; réduction de l'impact des problèmes posés
par les réfugiés sur l'environnement et le développement.
L'évaluation du degré de réalisation de ce programme
se fait aussi bien au niveau des États qu'au niveau de la région.
Au niveau national, ce programme a été largement pris en
compte dans l'élaboration du Plan National de Gestion de l'Environnement
du Cameroun, plan élaboré avec la collaboration et l'assistance
des bailleurs de fonds internationaux et des institutions multilatérales,
les ONG, et une forte participation des représentants de la société
civile dans une approche participative. Au plan sous-régional
ou régional, le Cameroun a mené des actions pour contribuer
à l'effort global des autres pays à la gestion écologiquement
rationnelle des problèmes environnementaux; il s'agit de:
la participation à la mise sur pied du Programme Régional
de Gestion de l'Information Environnementale (PRGIE) basé en Afrique
Centrale et destiné à collecter et constituer des données
fiables et d'établir une base de données aux fins de garantir
une gestion durable des ressources naturelles de la région (Yaoundé
puis Libreville); le Cameroun est partie prenante au Projet Écosystèmes
forestiers d'Afrique Centrale (ECOFAC) dont l'objectif est la conservation
et l'utilisation rationnelle des écosystèmes de la forêt
humide tropicale d'Afrique Centrale; ce projet se propose de mettre en
place, à titre d'essai, un réseau d'aires protégées;
le Cameroun est également partie prenante du Projet Large Marine
Écosystème dans le Golfe de Guinée, avec les
pays de la Côte Atlantique jusqu'en Côte d'ivoire. Ce projet
vise la réduction de la pollution marine d'origine terrestre et
la conservation des ressources biologiques dans cette zone; le Cameroun
a participé à l'atelier de Sao Tomé en novembre 1995
où les 7 pays de la sous-région d'Afrique Centrale ont décidé
d'échanger les informations et d'harmoniser les stratégies
et procédures de planification et d'utilisation des expertises diverses
au niveau régional. La mise en oeuvre de ce programme aura un impact
significatif dans la promotion des stratégies régionales
en environnement et en gestion des ressources naturelles partagées
comme la forêt ou les cours d'eau; participation à la
réunion de hauts fonctionnaires spécialistes du droit de
l'environnement (Naïrobi 1996) sur l'évaluation du rapport
à mi-parcours du programme de Montevidéo II (1993) pour le
développement et l'examen périodique du droit de l'environnement,
participation aux Conférences des Ministres Africains de l'Environnement
aux Conférences des ministres Africains responsables du Développement
Durable et de l'Environnement dont les positions en matière de
défense des intérêts des pays africains sont assez
connues; présentation d'un rapport sur l'état de l'environnement
au Cameroun à la Commission Mondiale du Développement Durable.
Voir aussi sous strategies, politiques et plans.
Status
Etat de la situation
Nous référant à la problématique centrale développée dans l'Agenda 21 qui consiste en l'éradication de la pauvreté et en la promotion d'un développement durable, force est de constater que le Cameroun s'achemine progressivement vers l'accomplissement des objectifs fixés. Le présent rapport montre que cette promotion passe nécessairement par un changement des modes de consommation des pays en développement, la maîtrise dans les pays du Tiers Monde de la démographie et son adaptation à l'évolution de leur économie, la participation de la population à la prise des décisions sur les questions de leurs environnement et développement, et la promotion d'un développement durable par: l'adoption des méthodes et techniques agro-sylvo-pastorales respectueuses de l'environnement; une reconversion technologique de nos différentes unités industrielles de manière à en assurer une production propre; une maîtrise de l'assainissement du cadre de vie; la sensibilisation, l'éducation et la formation des populations en matière d'environnement; le développement d'un système d'informations environnementales qui répondent aux préoccupations de l'heure; la maîtrise et la gestion durable de nos ressources naturelles la maîtrise des pollutions des trois milieux récepteurs que sont l'atmosphère, la lithosphère et l'hydrosphère ainsi que les diverses nuisances qui en découlent; la réforme institutionnelle pour l'adapter aux réalités locales et à l'évolution du contexte international.
Challenges
Enjeux principaux
La mise en place d'une base de données régionales ainsi que d'un système fiable d'indicateurs de développement prévue dans les programmes revêt une grande importance pour le Cameroun. L'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21 est un exercice périodique auquel il convient d'adhérer dès lors qu'on dispose d'un plan de gestion durable qui prévoit des mécanismes semblables.Malheureusement, les efforts de notre pays pour l'atteinte de ces objectifs se heurtent à certaines contraintes, dont: le manque de conscience de la part de la majorité de la population en ce qui concerne la problématique environnementale; le faible pouvoir d'achat des populations; l'insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières au niveau national; la non-intégration dans l'économie internationale de la juste valeur des biens et services environnementaux des pays en développement par la Communauté internationale. Dans ce rapport, le Cameroun a montré les efforts qu'il a fourni pour respecter les initiatives internationales souscrites dans l'Agenda 21. Son souhait, pour faire face aux différentes contraintes, est que ses partenaires se joignent à lui pour la mise en oeuvre des stratégies (plans et programmes) élaborées à cet effet, en négociant au cas par cas tous les points de divergence que peuvent soulever leurs offres d'assistance. Ceci semble être nécessaire pour assurer une meilleure coordination et garantir l'avènement d'un développement durable.
Capacity-Building, Education, Training and
Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation,
formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
L'idée d'une concertation ou d'une coopération au niveau régional africain en matière de l'environnement se justifie par le fait qu'en dehors des problèmes à caractère mondial, il en existe qui sont typiquement de l'Afrique ou de certaines zones de l'Afrique: elle héberge une importante diversité biologique; elle possède une importante forêt humide dans sa zone tropicale; elle est en proie à la désertification à partir de sa zone sahélienne; elle connaît des problèmes liés à la pauvreté et au développement; son patrimoine écologique est menacé de destruction voire d'extinction. Fidèle à sa ligne politique de diplomatie de présence, le Cameroun entend être beaucoup plus engagé que par le passé aux côtés de ses pairs africains pour tous les défis qui les interpelleront en matière de l'environnement et du développement durable. Il entend être parmi les pays africains qui se battent pour améliorer la participation de l'Afrique aux grands rendez-vous mondiaux pour l'environnement. Les engagements financiers pris à Rio et ceux relatifs à l'accès des africains au Fonds Mondial pour l'Environnement et susceptibles d'apporter les améliorations dans les contributions. Au moment où le Cameroun se prépare à mettre en oeuvre les perspectives mentionnées dans ce document, nous pensons que la coopération internationale sera un élément important pour le succès de ses programmes et plans. Dans cet optique, il invite ses différents partenaires à bien vouloir s'associer à lui pour la mise en oeuvre de ses objectifs avec prise en compte de ses réalités nationales. Le Cameroun s'est engagé par la Charte de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) et à Rio à préserver le patrimoine de l'humanité pour les générations actuelles et celles à venir. Malgré les conditions précaires imposées par la conjoncture économique difficile que traverse les pays en développement, il entend maintenir ses engagements. C'est donc par ces circonstances que sa participation ne peut être à la hauteur de la volonté. Il en appelle à la coopération et l'assistance des institutions internationales et des pays donateurs pour l'aider à concrétiser cette volonté.Dans l'esprit d'intégration, le Cameroun a signé et ratifié plusieurs conventions interrégionales pour la protection des zones écologiques africaines: Convention sur la Lutte contre la Désertification; Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer les déchets toxiques en Afrique; Commission du Bassin du Lac Tchad; Convention Africaine sur la Conservation de la nature et des Ressources Naturelles; Convention sur les Changements Climatiques; Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la Couche d'Ozone, etc.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès
de la Cinquième Session de la
Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière
mise à jour: 1er avril 1997
Click here for
information on UNDP's Capacity 21 programme in Cameroon.
For information on Environmental
Law around the World, click here:
| Cameroun | All Countries | Home |
L'approche méthodologique de gestion participative des ressources naturelles développée au Cameroun a amené le Gouvernement, par l'entremise du Ministère des Affaires Sociales et de la Condition Féminine, à élaborer une politique de promotion de la femme qui vise : l'intégration de la femme dans tous les secteurs de développement par l'amélioration des conditions de vie et du statut juridique de cette dernière; la valorisation des ressources humaines féminines dans toutes les phases de développement; la participation de la femme dans la prise de décision et l'amélioration du cadre institutionnel de la femme. Les femmes étaient 15 % en 1992 contre 12,2 % en 1996 dans le Parlement. Il y a un infime nombre de hauts cadres femmes surtout dans le domaine de l'Environnement. La Journée Internationale de la Femme, célébrée le 8 mars 1997 sous le thème "Comment les femmes peuvent-elles contribuer à l'applicabilité des lois et textes réglementaires au Cameroun" a permis de mesurer la mise en oeuvre des résolutions de la Conférence Mondiale des femmes tenue en Chine en 1995. Par ailleurs, le Ministre des Affaires Sociales et de la Condition Féminine a participé du 24 au 28 septembre 1996 à un colloque international sur la recherche féministe dans la francophonie. Le Ministre des Affaires Sociales et de la Condition Féminine, lors de la dernière Journée internationale de la femme (1997), a exhorté les femmes à s'inscrire massivement sur les listes électorales et à solliciter les investitures dans les partis politiques de leur choix, compte tenu du fait que la femme est la composante majoritaire de la population de notre pays. Toujours dans le domaine des Affaires Sociales, les réalisations suivantes ont été enregistrées: construction de 24 maisons de la femme, 82 Centres sociaux, 1 Centre de formation des jeunes filles et de réinsertion sociale (home atelier de Douala); diffusion par les médias de programmes éducatifs destinés aux femmes en langues nationales et officielles; création d'une structure s'occupant du suivi de la natalité et de la mortalité infantile, de l'éducation à la parenté responsable, du planning familial et de la scolarisation des filles. Par ailleurs, les épouses de Chefs d'États africains avaient tenu en juillet 1996, en marge du 32e sommet de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) à Yaoundé, un forum d'échange d'idées en vue de l'amélioration des conditions de vie des femmes africaines en général et de celles qui vivent dans les zones rurales en particulier. Les objectifs d'avenir sont: d'impliquer les femmes de manière effective dans la gestion des ressources et de l'environnement; de mettre en application de la convention sur les droits de la femme; d'encourager l'éducation, la formation de la femme à tous les niveaux, surtout en matière de protection de l'environnement, car elle en est en fait la principale gestionnaire; d'atteindre le quota de 30 % des femmes occupant un poste politique (députés, maire) au Cameroun.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
For information
on Women Watch in different countries, click here:
For information
on national plans of action in the follow-up to the Beijing Conference,
click here:
Children and Youth
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
Indigenous People
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
Non-Governmental Organizations
Les Organisations non Gouvernementales (ONG), qui servent d'interface
entre le Gouvernement et les populations, jouent un rôle très
important dans la mise en application des politiques sectorielles élaborées
par les Ministères techniques, dont le Ministère de l'Agriculture,
le Ministère de l'Élevage, de la Pêche et des Industries
Animales et le Ministère de l'Environnement et des forêts.Les
Organisations Non Gouvernementales oeuvrent dans les domaines de l'assainissement
du milieu et de l'amélioration du cadre de vie des populations.
On assiste à une émergence des ONG à la faveur de
la loi portant sur la liberté d'association (loi n 90/053
du 19 décembre 1990). Malheureusement, cette prolifération
s'est jusqu'ici faite de manière plus ou moins contrôlée.
L'objectif, dans le cadre des attributions du tout nouveau Secrétariat
Permanent à l'Environnement, est de canaliser les efforts de ces
structures d'encadrement des populations pour rendre leur action plus efficace.Les
objectifs immédiats sont de faciliter la procédure administrative
pour la création des ONG et de redynamiser les ONG nationales opérant
dans le domaine de l'environnement en leur accordant une assistance technique
comme le fait déjà le Ministère de l'Environnement
et des forêts.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
Local Authorities
L'État est souvent représenté au niveau de
l'Administration locale par le Préfet, ou le Sous-Préfet,
ou le Maire, assisté par le Chef du village concerné. Les
autorités locales veillent pour à la bonne marche des projets
de développement dans leurs localités respectives. Elles
coordonnent les activités de développement dans leurs secteurs
et rendent compte à l'Administration centrale de la situation sur
le terrain. Les objectifs immédiats sont d'assurer la coordination
du processus de sélection des candidatures valables et des bons
gestionnaires par les autorités locales en vue des élections
démocratiques dans leur secteur et d'encourager une franche collaboration
entre les Autorités locales, les donateurs et les populations.En
terme de moralité, il appartient à chaque classe de société,
population, regroupement, association, administration de prendre ses responsabilités
pour une bonne gestion des ressources et la réalisation des programmes
et projets retenus dans le cadre de l'application de l'Action 21 au Cameroun.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
Workers and Unions
Business and Industry
Scientific and Technological Community
Farmers
| Cameroun | All Countries | Home |
Aucune information disponible.
Decision-making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
L'information scientifique et technologique est disséminée dans diverses structures de recherche et dans les départements ministériels qui disposent chacun d'un service spécial d'information scientifique.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Les systèmes constitués à l'échelle internationale sont également utilisés, exemple: le point Système francophone d'édition et de diffusion (SYFED), l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), l'Université des réseaux d'expression française (UREF), le système PINAF de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le réseau RIO de l'Institut français pour le développement et la coopération (ORSTOM). Le Bureau National de l'Ozone produit un bulletin d'information périodique.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997
| Cameroun | All Countries | Home |
Au plan institutionnel, le Plan National de Gestion de l'Environnement (PNGE), publié en mars 1996 a dénombré 25 institutions existantes constituant le cadre institutionnel de ce secteur, qui a été renforcé par la création en 1992 du Ministère de l'Environnement et des Forêts, la création en 1995 d'une Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et le Développement Durable chargée de conseiller le Gouvernement en ce qui concerne l'élaboration d'une politique de l'Environnement conforme à l'Agenda 21, la création en 1996 d'un Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement (IRAD), la création des Fonds Spéciaux pour les Forêts et la Faune; la restructuration de cinq Ministères du secteur rural; la fixation et la mise en place des structures et des Comités de coordination des projets publics financés conjointement par le Cameroun et les dons extérieurs. Tout en poursuivant les réformes structurelles en environnement dans d'autres secteurs selon les directives de l'Agenda 21 et le Programme de Vidéo II, le Cameroun va surtout mettre en oeuvre à moyen et long termes, les institutions suivantes renforcées ou nouvelles: l'organigramme du Ministère de l'Environnement et des Forêts de janvier 1997; la Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et Développement Durable; l'Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement; les cinq Ministères du secteur restructurés en janvier 1996; l'aménagement des structures des projets publics pour éliminer les goulots d'étranglement. Le Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF) et la Ministère des Investissements et de l’Aménagement du Territoire sont responsables de la prise de décision en ce qui concerne la collecte, l’analyse, la gestion et la diffusion des informations et données relatives au développpement durable. Le MINEF est chargé de définir et contrôler la mise en oeuvre la politique nationale de l’environnement au Cameroun. Cependant il partage cette responsabilité avec beaucoup d’autres institutions et départements ministériels qui s’occupent à des degrés divers de l’environnement (MINAGRI, MINEPIA, MINUH, MINMEE, MINDIC, les ONG, le secteur privé, les Projets). La coordination entre les différentes entités est assurée par le Premier Ministère assisté du MINEF. Le MINEF est ainsi l’institution centrale dans le système de gestion de l’environnement au Cameroun et, par conséquent la cheville ouvrière de toute stratégie nationale de l’information environnementale. A ce titre il assure la coordination institutionnelle dans ce secteur. Cette coordination se fait à travers la concertation et la participation des parties prenantes au développement durable. Ainsi les différents niveaux de concertations sont les comités régionaux au niveau provincial présidés par les Gouverneurs, les réunions interministérielles, le comité national consultatif, sous la présidence du PM et qui concerne l’Etat, la société civile et les ONGs. La coordination se fait aussi à travers les Comités Spécialisés dans le fonctionnement de la Commission Nationale Consultative sur le Développement Durable. L’information est déléguée au niveau inférieur par des délégations de pouvoirs, par la décentralisation, par l’organisation au niveau local de la collecte, de l’analyse et de la gestion de l’information, à travers les activités du Programme Régional de Gestion de l’Information Environnementale, à travers les structures de décentralisation de l’administration que sont les délégations provinciales, départementales et les arrondissements (postes forestiers, poste de contrôle et de protection de l’environnement), et par la mise en place du Centre d’Information et de Documentation Environnementale.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Dans le cadre des engagements pris à divers niveaux parmi lesquels le sommet de la terre à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, le Cameroun s’est attelé à l’élaboration d’une politique forestière assortie d’un Plan d’Action Forestier National (PAFN), d’une loi sur la forêt, la faune et les pêches, d’un Plan National de Gestion de l’environnement, d’une loi cadre sur la gestion de l’environnement et un code de l’Environnement en cours de finalisation. Plusieurs textes existent sur le processus d’information au niveau national, ainsi qu’une loi sur la liberté d’expression et la gestion privée de l’information (qui est toute récente). Il existe un Programme de Gestion de l’Information Environnementale (PRGIE) qui est sous la tutelle du Secrétariat Permanent à l’Environnement du Ministère de l’Environnement et des Forêts.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
La mise en oeuvre du programme de renforcement du cadre institutionnel
et juridique environnemental au Cameroun relève du pouvoir exécutif.
La mise en place du cadre institutionnel et juridique environnemental
fondé sur la nouvelle vision mondiale du développement écologiquement
durable répondant aux préoccupations nationales a commencé
bien avant le sommet de Rio en 1992 et s'est poursuivie après Rio
suivant le Processus de Planification par Objectif consistant à
évaluer l'existant et à dégager les besoins du pays,
les potentialités, les opportunités, les problèmes
et contraintes pour fixer les objectifs à atteindre afin de surmonter
les contraintes et de satisfaire les besoins dus à court terme et
à long terme. Le chapitre « Institution et Législation
», l'une des plus importantes activités sectorielles du processus
de planification du Cameroun a été élaboré
en prenant en compte le nouveau principe mondial du développement
durable qui intègre les réalités sociales, culturelles,
économiques et politiques et leur interrelation (compétition
entre individus, groupes, communautés ou institutions, consommation
des espaces, utilisations des ressources naturelles renouvelables et non
renouvelables), l'analyse des données sectorielles montrant l'existence
au Cameroun des chaînes entières d'actions ou des relations
en compétition sur une plate-forme des intervenants fort nombreux
(pouvoirs traditionnels, organisation inter ou super-étatiques,
Institutions publiques groupements privés, collectivités
locales, ONG, autres formes associatives, les individus), le caractère
multisectoriel qui exige le recours aux experts pluridisciplinaires pour
aborder l'étude du cadre institutionnel et juridique des entités,
la dimension internationale, nécessitant l'adaptation des dispositions
des traités sur l'environnement au contexte national pour éviter
leur transposition pure et simple, source d'inefficacité et de projets
mort-nés, la dimension participative du processus d'élaboration
du cadre institutionnel et juridique camerounais ayant intégré
toutes les administrations et institutions, pays voisins, partenaires étrangers,
ONG. En somme, le processus a concouru à fixer les objectifs globaux
sectoriels suivants: au plan institutionnel, il y a eu l'élaboration
d'un cadre institutionnel du secteur de l'environnement du Cameroun conforme
au principe mondial sur la prise de décision sur l'environnement,
et sur la coopération et traités sur l'environnement; au
plan législatif, on a vu la formulation d'un cadre normatif sur
l'environnement ainsi que l'élaboration d'un code général
de l'environnement. En se référant à la problématique
centrale développée dans l'Agenda 21 qui consiste en l'éradication
de la pauvreté et en la promotion d'un développement durable,
force est de constater que le Cameroun s'achemine progressivement vers
l'accomplissement des objectifs fixés. Le présent rapport
montre que cette promotion passe nécessairement par un changement
des modes de consommation des pays en développement, la maîtrise
dans les pays du Tiers Monde de la démographie et son adaptation
à l'évolution de leur économie, la participation de
la population à la prise des décisions sur les questions
de leurs environnement et développement, et la promotion d'un développement
durable par:
-l'adoption des méthodes et techniques agro-sylvo-pastorales
respectueuses de l'environnement; une reconversion
technologique de nos différentes unités
industrielles de manière à en assurer une production propre;
-une maîtrise de l'assainissement du cadre
de vie;
-la sensibilisation, l'éducation et la formation
des populations en matière d'environnement; le développement
d'un système
d'informations environnementales qui répondent
aux préoccupations de l'heure;
-la maîtrise et la gestion durable de nos
ressources naturelles la maîtrise des pollutions des trois milieux
récepteurs que sont
l'atmosphère, la lithosphère
et l'hydrosphère ainsi que les diverses nuisances qui en découlent;
la réforme institutionnelle
pour l'adapter aux réalités
locales et à l'évolution du contexte international.
Dans le cadre des engagements pris à divers niveaux parmi lesquels
le sommet de la terre à Rio de Janeiro au Brésil en 1992,
le Cameroun s’est attelé à l’élaboration d’une politique
forestière assortie d’un Plan d’Action Forestier National (PAFN),
d’une loi sur la forêt, la faune et les pêches, d’un Plan National
de Gestion de l’environnement, d’une loi cadre sur la gestion de l’environnement,
d’un code de l’Environnement en cours de finalisation, d’une Stratégie
Nationale de l’Information Environnementale (SNIE). S’agissant des indicateurs
de développement durable, ils ne sont pas formellement créés
néanmoins certains indicateurs macro-économiques sont utilisés
et permettent ainsi de faire des estimations. Pour faciliter la création
d’un réseau intégré d’information au niveau national
et international, le PRGIE a vu le jour. Dans le cadre de la stratégie
du Cameroun, deux opérations sont actuellement en cours. Il s’agit
de la mise en œuvre des activités du Programme Régional de
l’Information Environnementale, et de la création du Centre d’Information
et de Documentation Environnementale. Il y a aussi un partenariat avec
les ONGs.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des
groupes principaux
Parmi les différents groupes qui interviennent dans la collecte, l’évaluation, la gestion et la diffusion de l’information aux fins du processus décisionnel, nous retrouvons les différentes administrations, les centres de recherche, les ONGs, les universités, les projets et les associations (sociétés civiles), ainsi que tous les acteurs liés à la gestion des ressources naturelles, à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable. Le secteur privé n’est pas encore développé à cause de l’absence d’un cadre juridique favorisant son envol et de la primauté de l’Etat sur la détention de l’information environnementale. Il semble qu’une demande importante en information environnementale pourrait impulser une dynamique dans ce secteur. Il faut distinguer les Organisations Non Gouvernementales qui ont la liberté de gestion et de collecte des informations sur l’ensemble du territoire national, et les organes de presse privée qui fonctionnent selon le principe du marché libre. Les principaux groupes ont été consultés ou engagés en ce qui concerne la mise en place d’un système d’information ou de d’un programme d’indicateurs aux fins du développement durable. La leçon apprise a été la nécessité d’un partenariat entre les pouvoirs publics et le secteur privé.
Programmes and Projects
Programmes et projets
En vue de l'application de la loi-cadre sur l'environnement, la préparation
des textes d'application est en cours ainsi que l'élaboration d'un
code général sur l'environnement dans le cadre du Projet
Élaboration du Code de l'Environnement du Cameroun (dont le financement
intéresse le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE),
l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), le Programme
des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque internationale
pour la reconstruction et le développement (BIRD) et les Pays-Bas)
comportant l'étude de l'application des conventions et de l'évolution
de la jurisprudence sur l'environnement.Dans l'esprit d'intégration
et d'interdépendance prévu par la Charte de l'Organisation
de l'Unité Africaine, les pays africains ont adopté un programme
africain pour l'environnement et le développement. Une position
commune africaine a été dégagée en vue de la
participation de la région Afrique à la Conférence
de Rio. De plus, cette position est assortie des préoccupations
majeures de l'Afrique, ainsi que la nécessité de dialogue
mettant en exergue les liens étroits entre les politiques de l'environnement
et de commerce, les liens entre l'environnement et le développement,
le développement durable et la protection de l'environnement, l'engagement
est pris pour exécuter les programmes qui tiennent compte de ces
liens, sous réserve de l'appui international des États. Les
préoccupations majeures de l'Afrique sont centrées sur l'amélioration
des conditions socio- économiques des populations et la détermination
des facteurs clés qui entravent le développement économique
de la région. L'unanimité s'est faite sur le fait que "le
redressement économique et le développement de l'Afrique
dépendent avant tout des politiques et des mesures prises par les
pays africains ainsi que de l'équité du système économique
international". Le programme africain pour l'environnement comprend les
stratégies, les plans d'actions prioritaires et les mécanismes
de négociations pour la mise en oeuvre au niveau national ou régional
et stipule que les états et les organismes doivent:
-travailler en équipe, chaque partie utilisant
au mieux ses capacités pour contribuer aux programmes de développement
nationaux, sous-régionaux ou régionaux
comportant des volets environnementaux;
-s'engager à veiller à l'application
individuelle ou collective des stratégies adoptées dans le
cadre de ce programme dont l'importance n'est ignorée à aucun
niveau.
L'engagement a été pris en ces termes: "Malgré
nos limites, nous sommes déterminés à participer sans
réserve à l'action mondiale de gestion de l'environnement
pour l'avenir commun de toute l'humanité et à remédier
aux inégalités mondiales qui entravent et rendent infructueuse
la coopération internationale". Le programme prioritaire africain
découle des préoccupations majeures ci-après mentionnées:
-autosuffisance et sécurité alimentaire;
-utilisation rationnelle et équitable des
ressources en eau;
-gestion des ressources marines et côtières
et protection de l'environnement marin;
-accroissement de l'autosuffisance énergétique;
-maîtrise de l'évolution et des pressions
démographiques;
-développement des établissements
humains;
-planification et gestion;
-optimisation de la production industrielle, prévention
et lutte contre la pollution;
-conservation de la biodiversité et gestion
des biotechniques;
-lutte contre le réchauffement de la planète
et les changements climatiques;
-gestion rationnelle des ressources forestières;
-lutte contre la désertification en Afrique;
-mise en valeur écologiquement rationnelle
des ressources minérales;
-participation populaire et renforcement du rôle
des ONG, des jeunes et des femmes;
-élaboration d'une législation environnementale;
-renforcement des capacités, éducation
écologique, formation et sensibilisation du public;
-gestion des déchets solides et dangereux;
-ressources supplémentaires pour la remise
en état de l'environnement;
-éradication de la pauvreté;
-surveillance de la sécheresse;
-développement de la science et de la technique;
-incidence du développement sur la santé;
-prévention des catastrophes naturelles et
réparation des dégâts causés par les catastrophes
déjà survenues;
-désenclavement et environnement; réduction
de l'impact des problèmes posés par les réfugiés
sur l'environnement et le
développement.
L'évaluation du degré de réalisation de ce programme
se fait aussi bien au niveau des États qu'au niveau de la région.
Au niveau national, ce programme a été largement pris en
compte dans l'élaboration du Plan National de Gestion de l'Environnement
du Cameroun, plan élaboré avec la collaboration et l'assistance
des bailleurs de fonds internationaux et des institutions multilatérales,
les ONG, et une forte participation des représentants de la société
civile dans une approche participative. Au plan sous-régional ou
régional, voir plus bas la partie « coopération ».
Pour améliorer la conception du réseau national d’information,
la communauté internationale appui les efforts du Cameroun
à travers le PNGE/PRGIE. Ce programme permettra d’améliorer
l’information au niveau national. Le projet de gestion durable des forêts
camerounaises (GDC) est un projet d’appui au MINEF dans le cadre de la
Coopération Canado-Camerounaise pour la mise en valeur des ressources
forestières nationales. Cet appui a permis de couvrir entre autres:
-l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan
de zonage de la zone forestière méridionale du Cameroun,
activité ayant permis
la définition d'un domaine forestier
permanent.
-l’élaboration et la finalisation d’un plan
d’Action Forestier National (composante interne du PAFT)
-le projet spécifique de Système Informatique
de Gestion des Informations Forestières (SIGIF) qui a pour activités
principales « la collecte, la gestion
et la diffusion des informations forestières liées aux modes
de production et de
commercialisation du bois ».
Challenges
Enjeux principaux
Malheureusement, les efforts du Cameroun pour l'atteinte des objectifs
fixés se heurtent à certaines contraintes, dont le manque
de conscience de la part de la majorité de la population en ce qui
concerne la problématique environnementale, le faible pouvoir d'achat
des populations, l'insuffisance des ressources humaines, matérielles
et financières au niveau national, et la non-intégration
dans l'économie internationale de la juste valeur des biens et services
environnementaux des pays en développement par la Communauté
internationale. Dans ce rapport, le Cameroun a montré les efforts
qu'il a fourni pour respecter les initiatives internationales souscrites
dans l'Agenda 21. Son souhait, pour faire face aux différentes contraintes,
est que ses partenaires se joignent à lui pour la mise en oeuvre
des stratégies (plans et programmes) élaborées à
cet effet, en négociant au cas par cas tous les points de divergence
que peuvent soulever leurs offres d'assistance. Ceci semble être
nécessaire pour assurer une meilleure coordination et garantir l'avènement
d'un développement durable. Afin d’améliorer la diffusion
et la gestion de l’information environnementale, il convient de faire un
diagnostique de la situation (état de lieu), d’identifier les producteurs
et les consommateurs de l’information environnementale, d’harmoniser l’information
existante, de renforcer les capacités nationales en matière
d’information environnementale et de pallier à l’insuffisance des
ressources, de régler les dysfonctionnements institutionnels. Certaines
régions ont un grand besoin en information environnementale, il
s’agit de la zone Soudano-Sahélienne à écologie Fragile,
de la zone forestière (exploitation anarchique), des hauts plateaux
de l’Ouest où les problèmes de conservation des sols
se posent. Certains groupes sociaux tels que les ruraux, les citadins et
les industriels pourraient efficacement participer à la gestion
de leur environnement si une bonne diffusion de l’information était
faite. Ces préoccupations interpellent les défis suivants:
-le manque de moyens financiers;
-l’inadéquation des structures;
-le manque de personnels qualifiés;
-la défaillance au niveau même des
concepts.
Les problèmes qui, dans le domaine du développement durable,
exigent l’attention la plus immédiate en ce qui concerne un amélioration
de la diffusion et de la gestion de l’information sont la gestion des ressources
naturelles, la lutte contre la pauvreté et l’organisation des Communautés
à la base. Les groupes humains qui ont le plus grand et le plus
urgent besoin d’un meilleur accès à l’information sont les
Communautés à la base. Les principaux défis qui se
présentent lorsqu’il s’agit d’accroître l’exploitation des
indicateurs ou d’élaborer un système national d’informations
aux fins du développement durable, sont la mise en place d’un cadre
institutionnel adéquat, la formation des ressources humaines, l’acquisition
des équipements nécessaires, et la coopération
internationale, régionale et sous-régionale.
Capacity-Building, Education, Training and
Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation,
formation et sensibilisation
A travers certains projets comme le Projet forêt communautaire, le Gouvernement vise le renforcement des capacités en matière d’information et de connaissance des autochtones. Le cadre légal en vigueur au Cameroun, notamment la loi cadre n° 96/12 du 5 août 1996 en ses articles 6 et 9 constitue une mesure visant à encourager l’utilisation par le public d’informations sur le développement durable. Aussi, à travers certains programmes tels que le PNGE/PRGIE est assuré le renforcement des capacités en matière de collecte, d’évaluation, de gestion et de diffusions des informations. Afin d’encourager l’utilisation par le public d’informations sur le développement durable, des mesures ont été prises. Il s’agit de campagnes et programmes de sensibilisation trimestriels organisés par le Secrétariat Permanent à l’Environnement, et de programmes d’information thématiques organisés par le Programme Régional de Gestion de l’Information Environnementale. Aussi, des cadres ont été envoyés aux différentes formations sur les statistiques environnementales.
Information
Information
Les informations relatives au développement durable peuvent être obtenues auprès des structures spécialisées qui existent (MINEF, autres administrations, ONGs etc). Un site web central est envisagé dans le cadre du CIDE. Il existe pour le moment des sites appartenant à certains projets, cas du GEF (CHM). Compte tenu de l’importance reconnue à l’information environnementale, le Cameroun a dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 21 élaboré une loi qui reconnaît dans les dispositions de l’article 6 et l’article 9 le droit à l’information du public en matière d’environnement, et le devoir pour l’Etat de diffuser les informations relatives à la protection et à la gestion de l’environnement. Pour atteindre cet objectif majeur, le PRGIE a été créé avec l’aide de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et du Canada; c’est dans cette mouvance qu’il existe au sein du SPE le CIDE. Le CIDE comme une entité organique du SPE vise la collecte, la centralisation, le traitement et la diffusion des informations sur l’environnement; l’élaboration de la carte environnementale en liaison avec les administrations concernées; la liaison avec les autres réseaux et systèmes d’informations existants dans le secteur de l’environnement au niveau sous régional et régional; la constitution des bases de données environnementales et la mise en place et la gestion de la documentation sur l’environnement.Les éléments de cette information sont parfois disponibles, mais de manière éparse et dispersée à l’intérieur des structures ou des institutions. Les systèmes d’information environnementale partent de différents secteurs de l’économie nationale, en impliquant les services techniques centraux ainsi que leurs démembrements, les institutions de coordination de l’environnement et tous les acteurs qui ont leur rôle à jouer dans ce domaine. Dans la plupart des cas, l’accessibilité des informations aux consommateurs ou utilisateurs n’est toujours pas évidente. La rétention est une habitude courante dans la plupart des services publics. Celle-ci se manifeste fréquemment par le refus de donner accès aux salles de documentation ou aux bases de données; l’usage abusif et injustifié du sceau de confidentialité sur un grand nombre de dossiers, la démotivation des agents chargés de la gestion des informations et des centres de documentation qui peuvent espérer des pourboires en l’échange de leurs services, la mauvaise tenue des espaces affectés au classement de la documentation, ce qui alourdi ou rend inexploitable plusieurs informations acquises à grands frais. Le programme national des indicateurs de l’environnement et du développement durable est envisagé.Afin d’améliorer la conception actuelle du réseau national d’informations au Cameroun, le Centre d’Information et de Documentation Environnementale a été créé. Dans un but d’améliorer les services d’information aux niveaux provincial et national, les activités du Programme Régional de l’Information Environnementale ont été étendues sur tout le territoire national, et il y a eu une intégration et un encadrement des mouvements de jeunes. Pour ce qui est du renforcement des capacités de réseaux électroniques, le Cameroun attend la création du Centre d’Information et de Documentation Environnemental.
Research and Technologies
Recherche et technologies
En vue d’améliorer les méthodes de collecte de données relatives au développement durable, la cartographie, le système d’informations géographiques sont utilisés. Il est aussi envisagé la télédétection dans le cadre de la surveillance environnementale, le traitement automatique de l’information et l’utilisation de l’Internet pour les échanges rapides des informations.
Financing
Financement
Le Budget alloué à la collecte l’analyse et la gestion de l’information sur le développement durable découle du budget de l’Etat à travers les différents services qui s’occupent de l’environnement. Le financement privé n’existe pas encore. Pour pallier l’insuffisance de financement des mesures et des mécanismes ont été introduits. Il s’agit de l’admission du Cameroun à l’initiative PPTE, qui est un mécanisme de conversion de la dette vers le financement des secteurs prioritaires. Il s’agit aussi du fonds national de l’environnement et du développement durable prévu pour le financement des activités de protection de l’environnement et des projets de développement durable. Ses ressources proviendront de l’état, des donateurs internationaux, des produits des amendes et des transactions.
Cooperation
Coopération
Suivant la Résolution n 47/190 du 22 décembre 1992, l'Assemblée
Générale de l'Organisation des Nation Unies, réunie
lors de sa 47e session ordinaire instituait une session extraordinaire
consacrée à l'examen et à l'évaluation d'ensemble
de l'Agenda 21 devant se tenir au plus tard en 1997. Réagissant
à cette haute instruction, le Gouvernement de la République
du Cameroun s'est attelé à la tâche de confection du
rapport y afférent, ce qui l'a conduit à déposer le
rapport de première phase de cette évaluation à la
Commission Mondiale de Développement Durable des Nations Unies en
Novembre 1996. En prélude à la tenue de la Session Extraordinaire
de l'Assemblée Générale des Nations Unies en juin
1997 consacrée à l'examen de ces évaluations, il a
également été prescrit de préparer un rapport
national ou rapport de deuxième phase. Il convient de préciser
que la mise en oeuvre de l'Agenda 21 a été effectuée
sur la base des orientations nationales consistant d'une part à
améliorer les conditions de vie des populations et d'autre part
à respecter les différents engagements pris vis-à-vis
de la Communauté Internationale. Toutes les stratégies et
politiques ont été menées en faisant intervenir tous
les acteurs sociaux, économiques, politiques ainsi que la Communauté
Internationale afin de garantir une grande probabilité de succès
du processus. Pour ce faire, les axes suivants qui répondent aux
orientations générales prescrites par le document de référence
(voir le Point 5 de l'ordre du jour relatif aux préparatifs de la
session spéciale de l'Assemblée Générale de
l'Organisation des Nations Unies (ONU) de 1997 consacrée à
l'examen et à l'évaluation de l'Agenda 21, de la 19e session
du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement
(PNUE) tenue du 27 janvier au 7 février 1997 à Naïrobi
au Kénya) ont été explorés:
-utilisation et gestion des ressources naturelles;
-production durable;
-un environnement meilleur pour la santé
et le bien être de l'Homme;
-approche globale et environnement;
-cadre régional et global d'intervention
et d'appui.
Par ailleurs et pour être conforme au document de référence,
la méthodologie suivante a été adoptée tout
au long du rapport: approches, réalisations, perspectives. Dans
le point consacré aux approches, il est question de définir
clairement les objectifs qui ont été fixés et la philosophie
de base qui sous-tend l'action à mener avec une meilleure probabilité
de succès. Pour ce qui est des réalisations, il s’agit de
présenter les différentes actions qui ont été
concrètement menées dans le cadre des politiques et stratégies
adoptées à travers les projets et programmes. Enfin les perspectives
présentent les plans d'actions à court, moyen et long terme.
Le présent rapport a été réalisé dans
le cadre de l'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda
21 adopté à Rio de Janeiro au Brésil en 1992 par la
grande majorité des pays des cinq continents dont le Cameroun. Il
a été rédigé conformément au canevas
proposé lors de la 19e Session du Conseil d'Administration du Programme
des Nations Unies pour l'environnement en janvier 1997 en vue de la session
spéciale de l'Assemblée Générale des Nations
Unies à New York en Juin 1997. Ce document retrace les réalisations
du Cameroun dans le domaine de l'environnement depuis le Sommet de Rio
jusqu'à ce jour, ainsi que les perspectives d'avenir. Ces réalisations
auraient pu être plus importantes dans un contexte économique
plus favorable. Au moment où il se prépare à mettre
en oeuvre les perspectives mentionnées ci-dessus, le Cameroun estime
que la coopération internationale sera un élément
important pour le succès de ses programmes et plans. Dans cette
optique, il invite ses différents partenaires à bien vouloir
s'associer à lui pour la mise en oeuvre de ses objectifs avec la
prise en compte de ses réalités nationales. La particularité
de ce rapport découle de son caractère multisectoriel puisqu'il
passe en revue tous les grands secteurs d'activités nationales d'une
part, et de son aspect transnational dans la mesure où la gestion
durable des ressources partagées avec les pays voisins est abordée
d'autre part. Cette approche pluridisciplinaire a mis à contribution
une équipe de 15 experts nationaux sous la haute autorité
du Professeur Mbede, Ministre de l'Environnement et des Forêts, assisté
de Monsieur Essame, Conseiller Technique N 2. La coordination technique
a été assurée par Monsieur Mbassi Menye, chargé
d'Etudes Assistant à la Direction de l'Environnement, assisté
de Monsieur Mbouegnong, Adjoint au Chef de Division des Affaires Juridiques.
L'idée d'une concertation ou d'une coopération au niveau
régional africain en matière de l'environnement se
justifie par le fait qu'en dehors des problèmes à caractère
mondial, il en existe qui sont typiquement de l'Afrique ou de certaines
zones de l'Afrique: elle héberge une importante diversité
biologique; elle possède une importante forêt humide dans
sa zone tropicale; elle est en proie à la désertification
à partir de sa zone sahélienne; elle connaît des problèmes
liés à la pauvreté et au développement; son
patrimoine écologique est menacé de destruction voire d'extinction.
Fidèle à sa ligne politique de diplomatie de présence,
le Cameroun entend être beaucoup plus engagé que par le passé
aux côtés de ses pairs africains pour tous les défis
qui les interpelleront en matière de l'environnement et du développement
durable. Il entend être parmi les pays africains qui se battent pour
améliorer la participation de l'Afrique aux grands rendez-vous mondiaux
pour l'environnement. Les engagements financiers pris à Rio et ceux
relatifs à l'accès des africains au Fonds Mondial pour l'Environnement
et susceptibles d'apporter les améliorations dans les contributions.
La mise en place d'une base de données régionales ainsi que
d'un système fiable d'indicateurs de développement prévue
dans les programmes revêt une grande importance pour le Cameroun.
L'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21 est
un exercice périodique auquel il convient d'adhérer dès
lors qu'on dispose d'un plan de gestion durable qui prévoit des
mécanismes semblables. Le Cameroun s'est engagé par la Charte
de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) et à Rio à
préserver le patrimoine de l'humanité pour les générations
actuelles et celles à venir. Malgré les conditions précaires
imposées par la conjoncture économique difficile que traverse
les pays en développement, il entend maintenir ses engagements.
C'est donc par ces circonstances que sa participation ne peut être
à la hauteur de la volonté. Il en appelle à la coopération
et l'assistance des institutions internationales et des pays donateurs
pour l'aider à concrétiser cette volonté. Dans l'esprit
d'intégration, le Cameroun a signé et ratifié plusieurs
conventions interrégionales pour la protection des zones écologiques
africaines: Convention sur la Lutte contre la Désertification; Convention
de Bamako sur l'interdiction d'importer les déchets toxiques en
Afrique; Commission du Bassin du Lac Tchad; Convention Africaine sur la
Conservation de la nature et des Ressources Naturelles; Convention sur
les Changements Climatiques; Protocole de Montréal sur les substances
appauvrissant la Couche d'Ozone, etc…
Au plan sous-régional ou régional, le Cameroun a mené
des actions pour contribuer à l'effort global des autres pays à
la gestion écologiquement rationnelle des problèmes environnementaux;
il s'agit de:
-la participation à la mise sur pied du Programme
Régional de Gestion de l'Information Environnementale
(PRGIE) basé en Afrique Centrale et
destiné à collecter et constituer des données fiables
et d'établir une base
de données aux fins de garantir une
gestion durable des ressources naturelles de la région (Yaoundé
puis
Libreville);
-le Cameroun est partie prenante au Projet Écosystèmes
forestiers d'Afrique Centrale (ECOFAC) dont
l'objectif est la conservation et l'utilisation
rationnelle des écosystèmes de la forêt humide tropicale
d'Afrique
Centrale; ce projet se propose de mettre en
place, à titre d'essai, un réseau d'aires protégées;
-le Cameroun est également partie prenante
du Projet Large Marine Écosystème dans le Golfe de Guinée,
avec les pays de la Côte Atlantique
jusqu'en Côte d'ivoire. Ce projet vise la réduction de la
pollution marine
d'origine terrestre et la conservation des
ressources biologiques dans cette zone;
-le Cameroun a participé à l'atelier
de Sao Tomé en novembre 1995 où les 7 pays de la sous-région
d'Afrique
Centrale ont décidé d'échanger
les informations et d'harmoniser les stratégies et procédures
de planification et
d'utilisation des expertises diverses au niveau
régional. La mise en oeuvre de ce programme aura un impact
significatif dans la promotion des stratégies
régionales en environnement et en gestion des ressources
naturelles partagées comme la forêt
ou les cours d'eau;
-participation à la réunion de hauts
fonctionnaires spécialistes du droit de l'environnement (Naïrobi
1996) sur
l'évaluation du rapport à
mi-parcours du programme de Montevidéo II (1993) pour le développement
et
l'examen périodique du droit de l'environnement;
-participation aux Conférences des Ministres
Africains de l'Environnement aux Conférences des ministres
Africains responsables du Développement
Durable et de l'Environnement dont les positions en matière de
défense des intérêts des
pays africains sont assez connues;
-présentation d'un rapport sur l'état
de l'environnement au Cameroun à la Commission Mondiale du
Développement Durable.
La coopération du Cameroun avec la communauté internationale
est multiforme et variée. Elle part de l’apport en financement jusqu’à
la conduite des projets sur le terrain en passant par l'assistance technique.
Le PNGE/PRGIE est une illustration de cette coopération. Le PRGIE
couvre les pays de la sous-région d’Afrique Centrale qui ont en
commun la forêt du Basin du Congo. Le CHM (Clearing House Mechanism)
participe de cette coopération. Voici quelques exemples de coopération
dans le domaine de l’environnement:
-la coopération Allemande à travers
la GTZ,
-la coopération Néerlandaise (SNV),
-la coopération Britannique,
-la coopération Française,
-la coopération Canadienne.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès des Cinquième et Neuvième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001.
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En ce qui est de l'appui et coordination des Secrétariats des Conventions mondiales et régionales sur l'environnement, le Cameroun participe à la plupart des Conférences des parties organisées par les Secrétariats desdites Conventions.
Decision-making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Au plan juridique, le Cameroun a participé à l'élaboration du 2e Programme de Montevideo pour le développement et l'examen du droit de l'Environnement et a assuré à sa mise en oeuvre depuis 1993, ainsi que son évaluation à mi-parcours en décembre 1996. Dans le contexte de ce programme, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a aidé les États soit à améliorer les cadres juridiques existants et/ou à élaborer de nouvelles mesures dans les domaines spécifiques suivants: études du cadre juridique dans les pays du Tiers Monde (Afrique du Sud, Cuba, Malawi) dont le Cameroun, qui a bénéficié en 1995 d'une assistance pour organiser un séminaire-atelier sur sa législation environnementale; Étude de l'état d'adhésion aux traités et à l'application des conventions multilatérales (Cameroun, Bangladesh, Bolivie, Chili, Maroc, Pérou) et l'élaboration de la loi-cadre de 1996 sur l'Environnement. Il s'agit des conventions régissant les quatre secteurs suivants: Protection de la nature et des ressources naturelles avec 13 Conventions portant sur le Patrimoine mondial et culturel, le commerce des espèces sauvages menacées d'extinction, la biodiversité, la désertification, les criquets migrateurs, le Lac Tchad, l'action phytosanitaire et Lomé IV; Préservation et gestion du milieu marin avec 9 Conventions sur la responsabilité pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, le droit de la mer, le Bassin du Lac Tchad et du Niger, la zone côtière Afrique de l'Ouest et du Centre; Protection de l'air, de l'atmosphère et du climat avec 5 Conventions sur: la Couche d'ozone, la sécurité dans l'utilisation de l'amiante et les changements climatiques; Sécurité chimique et nucléaire avec 2 Conventions sur la responsabilité en matière de dommages nucléaires; Circulaire du Ministre de l'Environnement et des Forêts fixant modalités d'application de la décision du Ministre du Commerce et de l'Industrie en exécution du Protocole de Montréal en la matière; lois des finances 1995 et 1996 relatives à la taxation forestière; plusieurs arrêtés et décisions portant autorisation d'exploitation forestière, vente de coupe des bois, permis de chasse, etc.; plusieurs décisions de justice sur les litiges liés à la fraude forestière et au braconnage; des accords des dons conclus avec les partenaires dans le domaine de l'Environnement. En ce qui est des dommages environnementaux résultant des activités militaires, le Cameroun a adhéré à la convention des Nations Unies en 1996 et est en train de créer une Autorité Nationale pour les armes chimiques.
Decision-making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
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Financing
Financement
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