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INSTITUTIONAL ASPECTS OF SUSTAINABLE DEVELOPMENT IN CAMEROON

ASPECTS INSTITUTIONALES DU DÉVELOPPEMENT DURABLE AU CAMEROUN

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INTEGRATED DECISION-MAKING
INTÉGRATION DU PROCESSUS DE PRISE DE DÉCISIONS

Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination

Suivant la Résolution n 47/190 du 22 décembre 1992, l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nation Unies, réunie lors de sa 47e session ordinaire instituait une session extraordinaire consacrée à l'examen et à l'évaluation d'ensemble de l'Agenda 21 devant se tenir au plus tard en 1997. Réagissant à cette haute instruction, le Gouvernement de la République du Cameroun s'est attelé à la tâche de confection du rapport y afférent, ce qui l'a conduit à déposer le rapport de première phase de cette évaluation à la Commission Mondiale de Développement Durable des Nations Unies en Novembre 1996. En prélude à la tenue de la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies en juin 1997 consacrée à l'examen de ces évaluations, il a également été prescrit de préparer un rapport national ou rapport de deuxième phase.  Il convient de préciser que la mise en oeuvre de l'Agenda 21 a été effectuée sur la base des orientations nationales consistant d'une part à améliorer les conditions de vie des populations et d'autre part à respecter les différents engagements pris vis-à-vis de la Communauté Internationale.Le présent rapport a été réalisé dans le cadre de l'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21adopté à Rio de Janeiro au Brésil en 1992 par la grande majorité des pays des cinq continents dont le Cameroun. Il a été rédigé conformément au canevas proposé lors de la 19e Session du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement en janvier 1997 en vue de la session spéciale de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York en Juin 1997. Ce document retrace les réalisations du Cameroun dans le domaine de l'environnement depuis le Sommet de Rio jusqu'à ce jour, ainsi que les perspectives d'avenir. Ces réalisations auraient pu être plus importantes dans un contexte économique plus favorable. La particularité de ce rapport découle de son caractère multisectoriel puisqu'il passe en revue tous les grands secteurs d'activités nationales d'une part, et de son aspect transnational dans la mesure où la gestion durable des ressources partagées avec les pays voisins est abordée d'autre part. Cette approche pluridisciplinaire a mis à contribution une équipe de 15 experts nationaux sous la haute autorité du Professeur Mbede, Ministre de l'Environnement et des Forêts, assisté de Monsieur Essame, Conseiller Technique N 2. La coordination technique a été assurée par Monsieur Mbassi Menye, chargé d'Etudes Assistant à la Direction de l'Environnement, assisté de Monsieur Mbouegnong, Adjoint au Chef de Division des Affaires Juridiques. La mise en oeuvre du programme de renforcement du cadre institutionnel et juridique environnemental au Cameroun relève du pouvoir exécutif. La mise en place du cadre institutionnel et juridique environnemental fondé sur la nouvelle vision mondiale du développement écologiquement durable répondant aux préoccupations nationales a commencé bien avant le sommet de Rio en 1992 et s'est poursuivie après Rio suivant le Processus de Planification par Objectif consistant à évaluer l'existant et à dégager les besoins du pays, les potentialités, les opportunités, les problèmes et contraintes pour fixer les objectifs à atteindre afin de surmonter les contraintes et de satisfaire les besoins dus à court terme et à long terme.

Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations

En vue de l'application de la loi-cadre sur l'environnement, la préparation des textes d'application est en cours ainsi que l'élaboration d'un code général sur l'environnement dans le cadre du Projet Élaboration du Code de l'Environnement du Cameroun (dont le financement intéresse le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et les Pays-Bas) comportant l'étude de l'application des conventions et de l'évolution de la jurisprudence sur l'environnement.

Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans

Toutes les stratégies et politiques ont été menées en faisant intervenir tous les acteurs sociaux, économiques, politiques ainsi que la Communauté Internationale afin de garantir une grande probabilité de succès du processus. Pour ce faire, les axes
suivants qui répondent aux orientations générales prescrites par le document de référence (voir le Point 5 de l'ordre du jour relatif aux préparatifs de la session spéciale de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU) de 1997 consacrée à l'examen et à l'évaluation de l'Agenda 21, de la 19e session du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) tenue du 27 janvier au 7 février 1997 à Naïrobi au Kénya) ont été explorés: utilisation et gestion des ressources naturelles; production durable; un environnement meilleur pour la santé et le bien être de l'Homme; approche globale et environnement; cadre régional et global d'intervention et d'appui.  Par ailleurs et pour être conforme au document de référence, la méthodologie suivante a été adoptée tout au long du rapport: Approches, Réalisations, Perspectives. Dans le point consacré aux approches, il est question de définir clairement les objectifs qui ont été fixés et la philosophie de base qui sous-tend l'action à mener avec une meilleure probabilité de succès. Pour ce qui est des réalisations, nous nous proposons de présenter les différentes actions qui ont été concrètement menées dans le cadre des politiques et stratégies adoptées à travers les projets et programmes. Enfin les perspectives présentent les plans d'actions à court, moyen et long terme.Au plan institutionnel, le Plan National de Gestion de l'Environnement (PNGE), publié en mars 1996 a dénombré 25 institutions existantes constituant le cadre institutionnel de ce secteur, qui a été renforcé par: la création en 1992 du Ministère de l'Environnement et des Forêts; la création en 1995 d'une Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et le Développement Durable chargée de conseiller le Gouvernement en ce qui concerne l'élaboration d'une politique de l'Environnement conforme à l'Agenda 21; la création en 1996 d'un Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement (IRAD); la création des Fonds Spéciaux pour les Forêts et la Faune; la restructuration de cinq Ministères du secteur rural; la fixation et la mise en place des structures et des Comités de coordination des projets publics financés conjointement par le Cameroun et les dons extérieurs. Tout en poursuivant les réformes structurelles en environnement dans d'autres secteurs selon les directives de l'Agenda 21 et Programme de Vidéo II, le Cameroun va surtout mettre en oeuvre à moyen et long termes, les institutions suivantes renforcées ou nouvelles: l'organigramme du Ministère de l'Environnement et des Forêts de janvier 1997; la Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et Développement Durable; l'Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement; les cinq Ministères du secteur restructurés en janvier 1996; l'aménagement des structures des projets publics pour éliminer les goulots d'étranglement. Dans l'esprit d'intégration et d'interdépendance prévu par la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine, les pays africains ont adopté un programme africain pour l'environnement et le développement. Une position commune africaine a été dégagée en vue de la participation de la région Afrique à la Conférence de Rio. De plus, cette position est assortie des préoccupations majeures de l'Afrique, ainsi que la nécessité de dialogue mettant en exergue les liens étroits entre les politiques de l'environnement et de commerce, les liens entre l'environnement et le développement, le développement durable et la protection de l'environnement, l'engagement est pris pour exécuter les programmes qui tiennent compte de ces liens, sous réserve de l'appui international des États.Notons que les préoccupations majeures de l'Afrique sont centrées sur l'amélioration des conditions socio- économiques des populations et la détermination des facteurs clés qui entravent le développement économique de la région. L'unanimité s'est faite sur le fait que "le redressement économique et le développement de l'Afrique dépendent avant tout des politiques et des mesures prises par les pays africains ainsi que de l'équité du système économique international". Le programme africain pour l'environnement comprend les stratégies, les plans d'actions prioritaires et les mécanismes de négociations pour la mise en oeuvre au niveau national ou régional et stipule que les états et les organismes doivent: travailler en équipe, chaque partie utilisant au mieux ses capacités pour contribuer aux programmes de développement nationaux, sous-régionaux ou régionaux comportant des volets environnementaux; s'engager à veiller à l'application individuelle ou collective des stratégies adoptées dans le cadre de ce programme dont l'importance n'est ignorée à aucun niveau.

Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux

Le chapitre Institution et Législation, l'une des plus importantes activités sectorielles du processus de planification du Cameroun a été élaboré en prenant en compte: le nouveau principe mondial développement durable qui intègre les réalités sociales, culturelles, économiques et politiques et leur interrelation (compétition entre individus, groupes, communautés ou institutions, consommation des espaces, utilisations des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables); l'analyse des données sectorielles montrant l'existence au Cameroun des haînes entières d'actions ou des relations en compétition sur une plate-forme des intervenants fort nombreux (pouvoirs traditionnels, organisation inter ou super-étatiques, Institutions publiques groupements privés, collectivités locales, ONG, autres formes associatives, les individus); le caractère multisectoriel qui exige lerecours aux experts pluridisciplinaires pour aborder l'étude du cadre institutionnel et juridique des entités; la dimension internationale, nécessitant l'adaptation des dispositions des traités sur l'environnement au contexte
national pour éviter leur transposition pure et simple, source d'inefficacité et de projets mort-nés; la dimension participative du processus d'élaboration du cadre institutionnel et juridique camerounais ayant intégré toutes les administrations et institutions, pays voisins, partenaires étrangers, ONG. En somme, le processus a concouru à fixer les objectifs globaux sectoriels suivants: au plan institutionnel, on a vu l'élaboration d'un cadre institutionnel du secteur de l'environnement du Cameroun conforme au principe mondial sur la prise de décision sur l'environnement, et sur la coopération et traités sur l'environnement; au plan législatif, on a vu la formulation d'un cadre normatif sur l'environnement ainsi que l'élaboration d'un code général del'environnement.

Programmes and Projects
Programmes et projets

L'engagement a été pris en ces termes: "Malgré nos limites, nous sommes déterminés à participer sans réserve à l'action mondiale de gestion de l'environnement pour l'avenir commun de toute l'humanité et à remédier aux inégalités mondiales qui entravent et rendent infructueuse la coopération internationale". Le programme prioritaire africain découle des préoccupations majeures ci-après mentionnées: autosuffisance et sécurité alimentaire; utilisation rationnelle et équitable des ressources en eau; gestion des ressources marines et côtières et protection de l'environnement marin; accroissement de l'autosuffisance énergétique; maîtrise de l'évolution et des pressions démographiques; développement des établissements humains; planification et gestion; optimisation de la production industrielle, prévention et lutte contre la pollution; conservation de la biodiversité et gestion des biotechniques; lutte contre le réchauffement de la planète et les changements climatiques; gestion rationnelle des ressources forestières; lutte contre la désertification en Afrique; mise en valeur écologiquement rationnelle des ressources minérales; participation populaire et renforcement du rôle des ONG, des jeunes et des femmes; élaboration d'une législation environnementale; renforcement des capacités, éducation écologique, formation et sensibilisation du public; gestion des déchets solides et dangereux; ressources supplémentaires pour la remise en état de l'environnement; éradication de la pauvreté; surveillance de la sécheresse; développement de la science et de la technique; incidence du développement sur la santé; prévention des catastrophes naturelles et réparation des dégâts causés par les catastrophes déjà survenues; désenclavement et environnement; réduction de l'impact des problèmes posés par les réfugiés sur l'environnement et le développement. L'évaluation du degré de réalisation de ce programme se fait aussi bien au niveau des États qu'au niveau de la région. Au niveau national, ce programme a été largement pris en compte dans l'élaboration du Plan National de Gestion de l'Environnement du Cameroun, plan élaboré avec la collaboration et l'assistance des bailleurs de fonds internationaux et des institutions multilatérales, les ONG, et une forte participation des représentants de la société
civile dans une approche participative. Au plan sous-régional ou régional, le Cameroun a mené des actions pour contribuer à l'effort global des autres pays à la gestion écologiquement rationnelle des problèmes environnementaux; il s'agit de:
la participation à la mise sur pied du Programme Régional de Gestion de l'Information Environnementale (PRGIE) basé en Afrique Centrale et destiné à collecter et constituer des données fiables et d'établir une base de données aux fins de garantir une gestion durable des ressources naturelles de la région (Yaoundé puis Libreville); le Cameroun est partie prenante au Projet Écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale (ECOFAC) dont l'objectif est la conservation et l'utilisation rationnelle des écosystèmes de la forêt humide tropicale d'Afrique Centrale; ce projet se propose de mettre en place, à titre d'essai, un réseau d'aires protégées; le Cameroun est également partie prenante du Projet Large Marine Écosystème dans le Golfe de Guinée,  avec les pays de la Côte Atlantique jusqu'en Côte d'ivoire. Ce projet vise la réduction de la pollution marine d'origine terrestre et la conservation des ressources biologiques dans cette zone; le Cameroun a participé à l'atelier de Sao Tomé en novembre 1995 où les 7 pays de la sous-région d'Afrique Centrale ont décidé d'échanger les informations et d'harmoniser les stratégies et procédures de planification et d'utilisation des expertises diverses au niveau régional. La mise en oeuvre de ce programme aura un impact significatif dans la promotion des stratégies régionales en environnement et en gestion des ressources naturelles partagées comme la forêt ou les cours d'eau;  participation à la réunion de hauts fonctionnaires spécialistes du droit de l'environnement (Naïrobi 1996) sur l'évaluation du rapport à mi-parcours du programme de Montevidéo II (1993) pour le développement et l'examen périodique du droit de l'environnement,  participation aux Conférences des Ministres Africains de l'Environnement aux Conférences des ministres Africains responsables du Développement Durable et de l'Environnement dont les positions en matière de  défense des intérêts des pays africains sont assez connues;  présentation d'un rapport sur l'état de l'environnement au Cameroun à la Commission Mondiale du Développement Durable. Voir aussi sous strategies, politiques et plans.

Status
Etat de la situation

Nous référant à la problématique centrale développée dans l'Agenda 21 qui consiste en l'éradication de la pauvreté et en la promotion d'un développement durable, force est de constater que le Cameroun s'achemine progressivement vers l'accomplissement des objectifs fixés. Le présent rapport montre que cette promotion passe nécessairement par un changement des modes de consommation des pays en développement, la maîtrise dans les pays du Tiers Monde de la démographie et son adaptation à l'évolution de leur économie, la participation de la population à la prise des décisions sur les questions de leurs environnement et développement, et la promotion d'un développement durable par: l'adoption des méthodes et techniques agro-sylvo-pastorales respectueuses de l'environnement; une reconversion technologique de nos différentes unités industrielles de manière à en assurer une production propre; une maîtrise de l'assainissement du cadre de vie; la sensibilisation, l'éducation et la formation des populations en matière d'environnement; le développement d'un système d'informations environnementales qui répondent aux préoccupations de l'heure; la maîtrise et la gestion durable de nos ressources naturelles la maîtrise des pollutions des trois milieux récepteurs que sont l'atmosphère, la lithosphère et l'hydrosphère ainsi que les diverses nuisances qui en découlent; la réforme institutionnelle pour l'adapter aux réalités locales et à l'évolution du contexte international.

Challenges
Enjeux principaux

La mise en place d'une base de données régionales ainsi que d'un système fiable d'indicateurs de développement prévue dans les programmes revêt une grande importance pour le Cameroun. L'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21 est un exercice périodique auquel il convient d'adhérer dès lors qu'on dispose d'un plan de gestion durable qui prévoit des mécanismes semblables.Malheureusement, les efforts de notre pays pour l'atteinte de ces objectifs se heurtent à certaines contraintes, dont: le manque de conscience de la part de la majorité de la population en ce qui concerne la problématique environnementale; le faible pouvoir d'achat des populations; l'insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières au niveau national; la non-intégration dans l'économie internationale de la juste valeur des biens et services environnementaux des pays en développement par la Communauté internationale. Dans ce rapport, le Cameroun a montré les efforts qu'il a fourni pour respecter les initiatives internationales souscrites dans l'Agenda 21. Son souhait, pour faire face aux différentes contraintes, est que ses partenaires se joignent à lui pour la mise en oeuvre des stratégies (plans et programmes) élaborées à cet effet, en négociant au cas par cas tous les points de divergence que peuvent soulever leurs offres d'assistance. Ceci semble être nécessaire pour assurer une meilleure coordination et garantir l'avènement d'un développement durable.

Capacity-Building, Education, Training and Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation

Aucune information disponible.

Information
Information

Aucune information disponible.

Research and Technologies
Recherche et technologies

Aucune information disponible.

Financing
Financement

Aucune information disponible.

Cooperation
Coopération

L'idée d'une concertation ou d'une coopération au niveau régional africain en matière de l'environnement se justifie par le fait qu'en dehors des problèmes à caractère mondial, il en existe qui sont typiquement de l'Afrique ou de certaines zones de l'Afrique: elle héberge une importante diversité biologique; elle possède une importante forêt humide dans sa zone tropicale; elle est en proie à la désertification à partir de sa zone sahélienne; elle connaît des problèmes liés à la pauvreté et au développement; son patrimoine écologique est menacé de destruction voire d'extinction.  Fidèle à sa ligne politique de diplomatie de présence, le Cameroun entend être beaucoup plus engagé que par le passé aux côtés de ses pairs africains pour tous les défis qui les interpelleront en matière de l'environnement et du développement durable. Il entend être parmi les pays africains qui se battent pour améliorer la participation de l'Afrique aux grands rendez-vous mondiaux pour l'environnement. Les engagements financiers pris à Rio et ceux relatifs à l'accès des africains au Fonds Mondial pour l'Environnement et susceptibles d'apporter les améliorations dans les contributions. Au moment où le Cameroun se prépare à mettre en oeuvre les perspectives mentionnées dans ce document, nous pensons que la coopération internationale sera un élément important pour le succès de ses programmes et plans. Dans cet optique, il invite ses différents partenaires à bien vouloir s'associer à lui pour la mise en oeuvre de ses objectifs avec prise en compte de ses réalités nationales. Le Cameroun s'est engagé par la Charte de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) et à Rio à préserver le patrimoine de l'humanité pour les générations actuelles et celles à venir. Malgré les conditions précaires imposées par la conjoncture économique difficile que traverse les pays en développement, il entend maintenir ses engagements. C'est donc par ces circonstances que sa participation ne peut être à la hauteur de la volonté. Il en appelle à la coopération et l'assistance des institutions internationales et des pays donateurs pour l'aider à concrétiser cette volonté.Dans l'esprit d'intégration, le Cameroun a signé et ratifié plusieurs conventions interrégionales pour la protection des zones écologiques africaines: Convention sur la Lutte contre la Désertification; Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer les déchets toxiques en Afrique; Commission du Bassin du Lac Tchad; Convention Africaine sur la Conservation de la nature et des Ressources Naturelles; Convention sur les Changements Climatiques; Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la Couche d'Ozone, etc.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la
Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

Click here for information on UNDP's Capacity 21 programme in Cameroon.
For information on Environmental Law around the World, click here:

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MAJOR GROUPS
PRINCIPAUX GROUPES

Women
Femmes

L'approche méthodologique de gestion participative des ressources naturelles développée au Cameroun a amené le Gouvernement, par l'entremise du Ministère des Affaires Sociales et de la Condition Féminine, à élaborer une politique de promotion de la femme qui vise : l'intégration de la femme dans tous les secteurs de développement par l'amélioration des conditions de vie et du statut juridique de cette dernière; la valorisation des ressources humaines féminines dans toutes les phases de développement; la participation de la femme dans la prise de décision et l'amélioration du cadre institutionnel de la femme. Les femmes étaient 15 % en 1992 contre 12,2 % en 1996 dans le Parlement. Il y a un infime nombre de hauts cadres femmes surtout dans le domaine de l'Environnement. La Journée Internationale de la Femme, célébrée le 8 mars 1997 sous le thème "Comment les femmes peuvent-elles contribuer à l'applicabilité des lois et textes réglementaires au Cameroun" a permis de mesurer la mise en oeuvre des résolutions de la Conférence Mondiale des femmes tenue en Chine en 1995. Par ailleurs, le Ministre des Affaires Sociales et de la Condition Féminine a participé du 24 au 28 septembre 1996 à un colloque international sur la recherche féministe dans la francophonie. Le Ministre des Affaires Sociales et de la Condition Féminine, lors de la dernière Journée internationale de la femme (1997), a exhorté les femmes à s'inscrire massivement sur les listes électorales et à solliciter les investitures dans les partis politiques de leur choix, compte tenu du fait que la femme est la composante majoritaire de la population de notre pays. Toujours dans le domaine des Affaires Sociales, les réalisations suivantes ont été enregistrées: construction de 24 maisons de la femme, 82 Centres sociaux, 1 Centre de formation des jeunes filles et de réinsertion sociale (home atelier de Douala); diffusion par les médias de programmes éducatifs destinés aux femmes en langues nationales et officielles; création d'une structure s'occupant du suivi de la natalité et de la mortalité infantile, de l'éducation à la parenté responsable, du planning familial et de la scolarisation des filles. Par ailleurs, les épouses de Chefs d'États africains avaient tenu en juillet 1996, en marge du 32e sommet de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) à Yaoundé, un forum d'échange d'idées en vue de l'amélioration des conditions de vie des femmes africaines en général et de celles qui vivent dans les zones rurales en particulier. Les objectifs d'avenir sont: d'impliquer les femmes de manière effective dans la gestion des ressources et de l'environnement; de mettre en application de la convention sur les droits de la femme; d'encourager l'éducation, la formation de la femme à tous les niveaux, surtout en matière de protection de l'environnement, car elle en est en fait la principale gestionnaire; d'atteindre le quota de 30 % des femmes occupant un poste politique (députés, maire) au Cameroun.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

 For information on Women Watch in different countries, click here:
For information on national plans of action in the follow-up to the Beijing Conference, click here:

Children and Youth

Enfants et jeunes
Lors de la présentation des résultats au 32e Sommet de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA), les Chefs d'États s'étaient engagés à réexaminer les modalités d'application de la Convention des droits de l'enfant. Les objectifs immédiats en ce qui est de la promotion du rôle des enfants et des jeunes sont de mettre en application la Convention sur les droits de l'enfant, d'encourager l'éducation des enfants et la formation des jeunes et d'accorder un bon cadre et des moyens aux jeunes sportifs de tous les sexes en vue de leur permettre de s'épanouir et de défendre les couleurs du Cameroun lors des compétitions internationales. Le Gouvernement reconnaît la place privilégiée qu'occupent les enfants et la jeunesse car ceux-ci, non seulement représentent le Cameroun de demain et la frange de la population la plus importante 56,3%. Au chapitre des réalisations, des Centres de formation pré-professionnelle, des Centres socioprofessionnels et des Centres de formation professionnelle ont été créés par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Pour l'épanouissement et la protection des jeunes et des enfants, les actions suivantes sont périodiquement réalisées ou ont été réalisées: une fête nationale de la jeunesse est institué le 11 février de chaque année; la Journée de l'enfant africain existe; on note également l'existence des organisations ou associations pour la défense des droits et l'enfant.Un mini-Sommet s'était tenu à Yaoundé le 6 juillet 1996 à l'Assemblée Nationale sous l'égide de l'UNICEF. Il était composé de 200 enfants de 15 pays du contient africain et son objectif était d'étudier les voies et moyens pour protéger les enfants des conflits armés. On a également vu l'introduction du volet Environnement dans les programmes scolaires et universitaires, le Programme de protection maternelle et infantile de vaccination, les cours d'éducation sexuelle et les cours d'éducation à la vie communautaire. Le Cameroun a participé au 8e Congrès du Mouvement Panafricain de la Jeunesse (MPJ), institution spécialisée de l'OUA, en Algérie du 1er au 3 septembre 1996. Dans le domaine sportif, Le Cameroun a participé à plusieurs événements sportifs internationaux, dont les Jeux Olympiques d'Atlanta en juillet 1996 et la coupe du Monde de football de 1994. Sur le plan interne, les fédérations sportives ont été profondément restructurées dans le but de dynamiser davantage le mouvement sportif national. A l'occasion du lancement des activités de l'Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) (loisirs- vacances), plus de 700 jeunes se sont initiés à la performance le 15 août 1996 dans les locaux de l'INJS à Yaoundé; c'était une grande première qui devra être pérennisée. Du 28 février au 5 mars 1997 à Libreville (Gabon), une délégation camerounaise a participé au congrès de la Confédération Africaine de Boxe (CAB). Une résolution parmi les plus importantes a été retenue dont la construction d'un palais des sports pour la zone IV au Cameroun (Financement: Coopération française).

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

Indigenous People

Population autochtones
Les populations indigènes ou autochtones, qui pendant longtemps sont restées à l'écart de l'action gouvernementale, ont vu leur rôle s'accroître. Aujourd'hui considérées comme partie prenante dans la gestion des ressources naturelles, elles y ont un droit de regard reconnu par la Constitution et doivent par conséquent bénéficier des retombées de celle-ci. Sur le plan institutionnel, la Constitution tient compte de la protection des minorités et des autochtones ainsi que de la revalorisation du pouvoir des autorités locales ou des chefs traditionnels. Les mécanismes institutionnels, la législation nationale sur les associations, les collectivités publiques locales, les comités villageois de développement, et les chefferies traditionnelles, la Commission Nationale du Développement Durable, la loi portant Régime des Forêts, de la Faune et de la Pêche (loi n 94/01 du 20 janvier 1994) et son Décret rendent possible la participation effective des communautés locales à la gestion des ressources naturelles. Les objectifs immédiats sont de reconnaître le droit des autochtones dans la gestion des ressources et dans le partage des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques et d'assurer un transfert approprié des techniques pertinentes chez les populations indigènes et autochtones.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

Non-Governmental Organizations

Organisations non gouvernementales


Les Organisations non Gouvernementales (ONG), qui servent d'interface entre le Gouvernement et les populations, jouent un rôle très important dans la mise en application des politiques sectorielles élaborées par les Ministères techniques, dont le Ministère de l'Agriculture, le Ministère de l'Élevage, de la Pêche et des Industries Animales et le Ministère de l'Environnement et des forêts.Les Organisations Non Gouvernementales oeuvrent dans les domaines de l'assainissement du milieu et de l'amélioration du cadre de vie des populations. On assiste à une émergence des ONG à la faveur de la loi portant sur la liberté d'association (loi n 90/053 du 19 décembre 1990). Malheureusement, cette prolifération s'est jusqu'ici faite de manière plus ou moins contrôlée. L'objectif, dans le cadre des attributions du tout nouveau Secrétariat Permanent à l'Environnement, est de canaliser les efforts de ces structures d'encadrement des populations pour rendre leur action plus efficace.Les objectifs immédiats sont de faciliter la procédure administrative pour la création des ONG et de redynamiser les ONG nationales opérant dans le domaine de l'environnement en leur accordant une assistance technique comme le fait déjà le Ministère de l'Environnement et des forêts.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

Local Authorities

Collectivités locales


L'État est souvent représenté au niveau de l'Administration locale par le Préfet, ou le Sous-Préfet, ou le Maire, assisté par le Chef du village concerné. Les autorités locales veillent pour à la bonne marche des projets de développement dans leurs localités respectives. Elles coordonnent les activités de développement dans leurs secteurs et rendent compte à l'Administration centrale de la situation sur le terrain. Les objectifs immédiats sont d'assurer la coordination du processus de sélection des candidatures valables et des bons gestionnaires par les autorités locales en vue des élections démocratiques dans leur secteur et d'encourager une franche collaboration entre les Autorités locales, les donateurs et les populations.En terme de moralité, il appartient à chaque classe de société, population, regroupement, association, administration de prendre ses responsabilités pour une bonne gestion des ressources et la réalisation des programmes et projets retenus dans le cadre de l'application de l'Action 21 au Cameroun.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

Workers and Unions

Travailleurs et syndicats
Aucune information disponible.
 

Business and Industry

Commerce et industrie
Aucune information disponible.
 

Scientific and Technological Community

Communauté scientifique et technique
Aucune information disponible.
 

Farmers

Agriculteurs
Aucune information disponible.
 

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SCIENCE
LA SCIENCE

Decision-making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination

Aucune information disponible.
 

Decision-making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations

Aucune information disponible.
 

Decision-making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans

Aucune information disponible.
 

Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux

Aucune information disponible.
 

Programmes and Projects
Programmes et projets

Aucune information disponible.
 

Status
Etat de la situation

Aucune information disponible.
 

Challenges
Enjeux principaux

Aucune information disponible.
 

Capacity-building, Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation

Aucune information disponible.
 

Information
Information
 

L'information scientifique et technologique est disséminée dans diverses structures de recherche et dans les départements ministériels qui disposent chacun d'un service spécial d'information scientifique.

Research and Technologies
Recherche et technologies

Aucune information disponible.
 

Financing
Financement

Aucune information disponible.
 

Cooperation
Coopération

Les systèmes constitués à l'échelle internationale sont également utilisés, exemple: le point Système francophone d'édition et de diffusion (SYFED), l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), l'Université des réseaux d'expression française (UREF), le système PINAF de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le réseau RIO de l'Institut français pour le développement et la coopération (ORSTOM). Le Bureau National de l'Ozone produit un bulletin d'information périodique.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

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INFORMATION
L'INFORMATION

Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination

Au plan institutionnel, le Plan National de Gestion de l'Environnement (PNGE), publié en mars 1996 a dénombré 25 institutions existantes constituant le cadre institutionnel de ce secteur, qui a été renforcé par la création en 1992 du Ministère de l'Environnement et des Forêts, la création en  1995 d'une Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et le Développement Durable chargée de conseiller le Gouvernement en ce qui concerne l'élaboration d'une politique de l'Environnement conforme à l'Agenda 21, la création en 1996 d'un Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement (IRAD), la création des Fonds Spéciaux pour les Forêts et la Faune; la restructuration de cinq Ministères du secteur rural; la fixation et la mise en place des structures et des Comités de coordination des projets publics financés conjointement par le Cameroun et les dons extérieurs. Tout en poursuivant les réformes structurelles en environnement dans d'autres secteurs selon les directives de l'Agenda 21 et le Programme de Vidéo II, le Cameroun va surtout mettre en oeuvre à moyen et long termes, les institutions suivantes renforcées ou nouvelles: l'organigramme du Ministère de l'Environnement et des Forêts de janvier 1997; la Commission Nationale Consultative pour l'Environnement et Développement Durable; l'Institut de Recherches Agronomiques pour le Développement; les cinq Ministères du secteur restructurés en janvier 1996; l'aménagement des structures des projets publics pour éliminer les goulots d'étranglement. Le Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF) et la Ministère des Investissements et de l’Aménagement du Territoire sont responsables de la prise de décision en ce qui concerne la collecte, l’analyse, la gestion et la diffusion des informations et données relatives au développpement durable. Le MINEF est chargé de définir et contrôler la mise en oeuvre la politique nationale de l’environnement au Cameroun. Cependant il partage cette responsabilité avec beaucoup d’autres institutions et départements ministériels qui s’occupent à des degrés divers de l’environnement (MINAGRI, MINEPIA, MINUH, MINMEE, MINDIC, les ONG, le secteur privé, les Projets). La coordination entre les différentes entités est assurée par le Premier Ministère assisté du MINEF. Le MINEF est ainsi l’institution centrale dans le système de gestion de l’environnement au Cameroun et, par conséquent la cheville ouvrière de toute stratégie  nationale de l’information environnementale. A ce titre il assure la coordination institutionnelle dans ce secteur. Cette coordination se fait à travers la concertation et la participation des parties prenantes au développement durable. Ainsi les différents niveaux de concertations sont les comités régionaux au niveau provincial présidés par les Gouverneurs, les réunions interministérielles, le comité national consultatif, sous la présidence du PM et qui concerne l’Etat, la société civile et les ONGs. La coordination se fait aussi à travers les Comités Spécialisés dans le fonctionnement de la Commission Nationale Consultative sur le Développement Durable. L’information est déléguée au niveau inférieur par des délégations de pouvoirs, par la décentralisation, par l’organisation au niveau local de la collecte, de l’analyse et de la gestion de l’information, à travers les activités du Programme Régional de Gestion de l’Information Environnementale, à travers les structures de décentralisation de l’administration que sont les délégations provinciales, départementales et les arrondissements (postes forestiers, poste de contrôle et de protection de l’environnement), et par la mise en place du Centre d’Information et de Documentation Environnementale.

Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations

Dans le cadre des engagements pris à divers niveaux parmi lesquels le sommet de la terre à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, le Cameroun s’est attelé à l’élaboration d’une politique forestière assortie d’un Plan d’Action Forestier National (PAFN), d’une loi sur la forêt, la faune et les pêches, d’un Plan National de Gestion de l’environnement, d’une loi cadre sur la gestion de l’environnement et un code de l’Environnement en cours de finalisation. Plusieurs textes existent sur le processus d’information au niveau national, ainsi qu’une loi sur la liberté d’expression et la gestion privée de l’information (qui est toute récente). Il existe un Programme de Gestion de l’Information Environnementale (PRGIE) qui est sous la tutelle du Secrétariat Permanent à l’Environnement du Ministère de l’Environnement et des Forêts.

Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans

La mise en oeuvre du programme de renforcement du cadre institutionnel et juridique environnemental au Cameroun relève du pouvoir exécutif. La mise en place du cadre  institutionnel et juridique environnemental fondé sur la nouvelle vision mondiale du développement écologiquement durable répondant aux préoccupations nationales a commencé bien avant le sommet de Rio en 1992 et s'est poursuivie après Rio suivant le Processus de Planification par Objectif consistant à évaluer l'existant et à dégager les besoins du pays, les potentialités, les opportunités, les problèmes et contraintes pour fixer les objectifs à atteindre afin de surmonter les contraintes et de satisfaire les besoins dus à court terme et à long terme. Le chapitre « Institution et Législation », l'une des plus importantes activités sectorielles du processus de planification du Cameroun a été élaboré en prenant en compte le nouveau principe mondial du développement durable qui intègre les réalités sociales, culturelles, économiques et politiques et leur interrelation (compétition entre individus, groupes, communautés ou institutions, consommation des espaces, utilisations des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables), l'analyse des données sectorielles montrant l'existence au Cameroun des chaînes entières d'actions ou des relations en compétition sur une plate-forme des intervenants fort nombreux (pouvoirs traditionnels, organisation inter ou super-étatiques, Institutions publiques groupements privés, collectivités locales, ONG, autres formes associatives, les individus), le caractère multisectoriel qui exige le recours aux experts pluridisciplinaires pour aborder l'étude du cadre institutionnel et juridique des entités, la dimension internationale, nécessitant l'adaptation des dispositions des traités sur l'environnement au contexte national pour éviter leur transposition pure et simple, source d'inefficacité et de projets mort-nés, la dimension participative du processus d'élaboration du cadre institutionnel et juridique camerounais ayant intégré toutes les administrations et institutions, pays voisins, partenaires étrangers, ONG. En somme, le processus a concouru à fixer les objectifs globaux sectoriels suivants: au plan institutionnel, il y a eu l'élaboration d'un cadre institutionnel du secteur de l'environnement du Cameroun conforme au principe mondial sur la prise de décision sur l'environnement, et sur la coopération et traités sur l'environnement; au plan législatif, on a vu la formulation d'un cadre normatif sur l'environnement ainsi que l'élaboration d'un code général de l'environnement. En se référant à la problématique centrale développée dans l'Agenda 21 qui consiste en l'éradication de la pauvreté et en la promotion d'un développement durable, force est de constater que le Cameroun s'achemine progressivement vers l'accomplissement des objectifs fixés. Le présent rapport montre que cette promotion passe nécessairement par un changement des modes de consommation des pays en développement, la maîtrise dans les pays du Tiers Monde de la démographie et son adaptation à l'évolution de leur économie, la participation de la population à la prise des décisions sur les questions de leurs environnement et développement, et la promotion d'un développement durable par:
    -l'adoption des méthodes et techniques agro-sylvo-pastorales respectueuses de l'environnement; une reconversion
     technologique de nos différentes unités industrielles de manière à en assurer une production propre;
    -une maîtrise de l'assainissement du cadre de vie;
    -la sensibilisation, l'éducation et la formation des populations en matière  d'environnement; le développement d'un système
     d'informations environnementales qui répondent aux préoccupations de l'heure;
    -la maîtrise et la gestion durable de nos ressources naturelles la maîtrise des pollutions des trois milieux récepteurs que sont
      l'atmosphère, la lithosphère et  l'hydrosphère ainsi que les diverses nuisances qui en découlent; la réforme institutionnelle
      pour l'adapter aux réalités locales et à l'évolution du contexte international.
Dans le cadre des engagements pris à divers niveaux parmi lesquels le sommet de la terre à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, le Cameroun s’est attelé à l’élaboration d’une politique forestière assortie d’un Plan d’Action Forestier National (PAFN), d’une loi sur la forêt, la faune et les pêches, d’un Plan National de Gestion de l’environnement, d’une loi cadre sur la gestion de l’environnement, d’un code de l’Environnement en cours de finalisation, d’une Stratégie Nationale de l’Information Environnementale (SNIE). S’agissant des indicateurs de développement durable, ils ne sont pas formellement créés néanmoins certains indicateurs macro-économiques sont utilisés et permettent ainsi de faire des estimations. Pour faciliter la création d’un réseau intégré d’information au niveau national et international, le PRGIE a vu le jour. Dans le cadre de la stratégie du Cameroun, deux opérations sont actuellement en cours. Il s’agit de la mise en œuvre des activités du Programme Régional de l’Information Environnementale, et de la création du Centre d’Information et de Documentation Environnementale. Il y a aussi un partenariat avec les ONGs.

Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux

Parmi les différents groupes qui interviennent dans la collecte, l’évaluation, la gestion et la diffusion de l’information aux fins du processus décisionnel, nous retrouvons les différentes administrations, les centres de recherche, les ONGs, les universités, les projets et les associations (sociétés civiles), ainsi que tous les acteurs liés à la gestion des ressources naturelles, à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable. Le secteur privé n’est pas encore développé à cause de l’absence d’un cadre juridique favorisant son envol et de la primauté de l’Etat sur la détention de l’information environnementale. Il semble qu’une demande importante en information environnementale pourrait impulser une dynamique dans ce secteur. Il faut distinguer les Organisations Non Gouvernementales qui ont la liberté de gestion et de collecte des informations sur l’ensemble du territoire national, et les organes de presse privée qui fonctionnent selon le principe du marché libre. Les principaux groupes ont été consultés ou engagés en ce qui concerne la mise en place d’un système d’information ou de d’un programme d’indicateurs aux fins du développement durable. La leçon apprise a été la nécessité d’un partenariat entre les pouvoirs publics et le secteur privé.

Programmes and Projects
Programmes et projets

En vue de l'application de la loi-cadre sur l'environnement, la préparation des textes d'application est en cours ainsi que l'élaboration d'un code général sur l'environnement dans le cadre du Projet Élaboration du Code de l'Environnement du Cameroun (dont le financement intéresse le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et les Pays-Bas) comportant l'étude de l'application des conventions et de l'évolution de la jurisprudence sur l'environnement.Dans l'esprit d'intégration et d'interdépendance prévu par la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine, les pays africains ont adopté un programme africain pour l'environnement et le développement. Une position commune africaine a été dégagée en vue de la participation de la région Afrique à la Conférence de Rio. De plus, cette position est assortie des préoccupations majeures de l'Afrique, ainsi que la nécessité de dialogue mettant en exergue les liens étroits entre les politiques de l'environnement et de commerce, les liens entre l'environnement et le développement, le développement durable et la protection de l'environnement, l'engagement est pris pour exécuter les programmes qui tiennent compte de ces liens, sous réserve de l'appui international des États. Les préoccupations majeures de l'Afrique sont centrées sur l'amélioration des conditions socio- économiques des populations et la détermination des facteurs clés qui entravent le développement économique de la région. L'unanimité s'est faite sur le fait que "le redressement économique et le développement de l'Afrique dépendent avant tout des politiques et des mesures prises par les pays africains ainsi que de l'équité du système économique international". Le programme africain pour l'environnement comprend les stratégies, les plans d'actions prioritaires et les mécanismes de négociations pour la mise en oeuvre au niveau national ou régional et stipule que les états et les organismes doivent:
    -travailler en équipe, chaque partie utilisant au mieux ses capacités pour contribuer aux programmes de développement nationaux, sous-régionaux ou régionaux
     comportant des volets environnementaux;
    -s'engager à veiller à l'application individuelle ou collective des stratégies adoptées dans le cadre de ce programme dont l'importance n'est ignorée à aucun niveau.
L'engagement a été pris en ces termes: "Malgré nos limites, nous sommes déterminés à participer sans réserve à l'action mondiale de gestion de l'environnement pour l'avenir commun de toute l'humanité et à remédier aux inégalités mondiales qui entravent et rendent infructueuse la coopération internationale". Le programme prioritaire africain découle des préoccupations majeures ci-après mentionnées:
    -autosuffisance et sécurité alimentaire;
    -utilisation rationnelle et équitable des ressources en eau;
    -gestion des ressources marines et côtières et protection de l'environnement marin;
    -accroissement de l'autosuffisance énergétique;
    -maîtrise de l'évolution et des pressions démographiques;
    -développement des établissements humains;
    -planification et gestion;
    -optimisation de la production industrielle, prévention et lutte contre la pollution;
    -conservation de la biodiversité et gestion des biotechniques;
    -lutte contre le réchauffement de la planète et les changements climatiques;
    -gestion rationnelle des ressources forestières;
    -lutte contre la désertification en Afrique;
    -mise en valeur écologiquement rationnelle des ressources minérales;
    -participation populaire et renforcement du rôle des ONG, des jeunes et des femmes;
    -élaboration d'une législation environnementale;
    -renforcement des capacités, éducation écologique, formation et sensibilisation du public;
    -gestion des déchets solides et dangereux;
    -ressources supplémentaires pour la remise en état de l'environnement;
    -éradication de la pauvreté;
    -surveillance de la sécheresse;
    -développement de la science et de la technique;
    -incidence du développement sur la santé;
    -prévention des catastrophes naturelles et réparation des dégâts causés par les catastrophes déjà survenues;
    -désenclavement et environnement; réduction de l'impact des problèmes posés par les réfugiés sur l'environnement et le
     développement.
L'évaluation du degré de réalisation de ce programme se fait aussi bien au niveau des États qu'au niveau de la région. Au niveau national, ce programme a été largement pris en compte dans l'élaboration du Plan National de Gestion de l'Environnement du Cameroun, plan élaboré avec la collaboration et l'assistance des bailleurs de fonds internationaux et des institutions multilatérales, les ONG, et une forte participation des représentants de la société civile dans une approche participative. Au plan sous-régional ou régional, voir plus bas la partie « coopération ». Pour améliorer la conception du réseau national d’information, la communauté internationale  appui les efforts du Cameroun à travers le PNGE/PRGIE. Ce programme permettra d’améliorer l’information au niveau national. Le projet de gestion durable des forêts camerounaises (GDC) est un projet d’appui au MINEF dans le cadre de la Coopération Canado-Camerounaise pour la mise en valeur des ressources forestières nationales. Cet appui a permis de couvrir entre autres:
    -l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de zonage de la zone forestière méridionale du Cameroun, activité ayant permis
     la définition d'un domaine forestier permanent.
    -l’élaboration et la finalisation d’un plan d’Action Forestier National (composante interne du PAFT)
    -le projet spécifique de Système Informatique de Gestion des Informations Forestières (SIGIF) qui a pour activités
     principales « la collecte, la gestion et la diffusion des informations forestières liées aux modes de production et de
     commercialisation du bois ».

Challenges
Enjeux principaux

Malheureusement, les efforts du Cameroun pour l'atteinte des objectifs fixés se heurtent à certaines contraintes, dont le manque de conscience de la part de la majorité de la population en ce qui concerne la problématique environnementale, le faible pouvoir d'achat des populations, l'insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières au niveau national, et la non-intégration dans l'économie internationale de la juste valeur des biens et services environnementaux des pays en développement par la Communauté internationale. Dans ce rapport, le Cameroun a montré les efforts qu'il a fourni pour respecter les initiatives internationales souscrites dans l'Agenda 21. Son souhait, pour faire face aux différentes contraintes, est que ses partenaires se joignent à lui pour la mise en oeuvre des stratégies (plans et programmes) élaborées à cet effet, en négociant au cas par cas tous les points de divergence que peuvent soulever leurs offres d'assistance. Ceci semble être nécessaire pour assurer une meilleure coordination et garantir l'avènement d'un développement durable. Afin d’améliorer la diffusion et la gestion de l’information environnementale, il convient de faire un diagnostique de la situation (état de lieu), d’identifier les producteurs et les consommateurs de l’information environnementale, d’harmoniser l’information existante, de renforcer les capacités nationales en matière d’information environnementale et de pallier à l’insuffisance des ressources, de régler les dysfonctionnements institutionnels. Certaines régions ont un grand besoin en information environnementale, il s’agit de la zone Soudano-Sahélienne à écologie Fragile, de la zone forestière (exploitation anarchique), des hauts plateaux de l’Ouest où  les problèmes de conservation des sols se posent. Certains groupes sociaux tels que les ruraux, les citadins et les industriels pourraient efficacement participer à la gestion de leur environnement si une bonne diffusion de l’information était faite. Ces préoccupations interpellent les défis suivants:
    -le manque de moyens financiers;
    -l’inadéquation des structures;
    -le manque de personnels qualifiés;
    -la défaillance au niveau même des concepts.
Les problèmes qui, dans le domaine du développement durable, exigent l’attention la plus immédiate en ce qui concerne un amélioration de la diffusion et de la gestion de l’information sont la gestion des ressources naturelles, la lutte contre la pauvreté et l’organisation des Communautés à la base. Les groupes humains qui ont le plus grand et le plus urgent besoin d’un meilleur accès à l’information sont les Communautés à la base. Les principaux défis qui se présentent lorsqu’il s’agit d’accroître l’exploitation des indicateurs ou d’élaborer un système national d’informations aux fins du développement durable, sont la mise en place d’un cadre institutionnel adéquat, la formation des ressources humaines, l’acquisition des équipements  nécessaires, et la coopération internationale, régionale et sous-régionale.

Capacity-Building, Education, Training and Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation

A travers certains projets comme le Projet forêt communautaire, le Gouvernement vise le renforcement des capacités en matière d’information et de connaissance des autochtones. Le cadre légal en vigueur au Cameroun, notamment la loi cadre n° 96/12 du 5 août 1996 en ses articles 6 et 9 constitue une mesure visant à encourager l’utilisation par le public d’informations sur le développement durable. Aussi, à travers certains programmes tels que le PNGE/PRGIE est assuré le renforcement des capacités en matière de collecte, d’évaluation, de gestion et de diffusions des informations. Afin d’encourager l’utilisation par le public d’informations sur le développement durable, des mesures ont été prises. Il s’agit de campagnes et programmes de sensibilisation trimestriels organisés par le Secrétariat Permanent à l’Environnement, et de programmes d’information thématiques organisés par le Programme Régional de Gestion de l’Information Environnementale. Aussi, des cadres ont été envoyés aux différentes formations sur les statistiques environnementales.

Information
Information

Les informations relatives au développement durable peuvent être obtenues auprès des structures spécialisées qui existent (MINEF, autres administrations, ONGs etc). Un site web central est envisagé dans le cadre du CIDE. Il existe pour le moment des sites appartenant à certains projets, cas du GEF (CHM). Compte tenu de l’importance reconnue à l’information environnementale, le Cameroun a dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 21 élaboré une loi qui reconnaît dans les dispositions de l’article 6 et l’article 9 le droit à l’information du public en matière d’environnement, et le devoir pour l’Etat de diffuser les informations relatives à la protection et à la gestion de l’environnement. Pour atteindre cet objectif majeur, le PRGIE a été créé avec l’aide de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et du Canada; c’est dans cette mouvance qu’il existe au sein du SPE le CIDE. Le CIDE comme une entité organique du SPE vise la collecte, la centralisation, le traitement et la diffusion des informations sur l’environnement; l’élaboration de la carte environnementale en liaison avec les administrations concernées; la liaison avec les autres réseaux et systèmes d’informations existants dans le secteur de l’environnement au niveau sous régional et régional; la constitution des bases de données environnementales et la mise en place et la gestion de la documentation sur l’environnement.Les éléments de cette information sont parfois disponibles, mais de manière éparse et dispersée à l’intérieur des structures ou des institutions. Les systèmes d’information environnementale partent de différents secteurs de l’économie nationale, en impliquant les services techniques centraux ainsi que leurs démembrements, les institutions de coordination de l’environnement et tous les acteurs qui ont leur rôle à jouer dans ce domaine. Dans la plupart des cas, l’accessibilité des informations aux consommateurs ou utilisateurs n’est toujours pas évidente. La rétention est une habitude courante dans la plupart des services publics. Celle-ci se manifeste fréquemment par le refus de donner accès aux salles de documentation ou aux bases de données; l’usage abusif et injustifié du sceau de confidentialité sur un grand nombre de dossiers, la démotivation des agents chargés de la gestion des informations et des centres de documentation qui peuvent espérer des pourboires en l’échange de leurs services, la mauvaise tenue des espaces affectés au classement de la documentation, ce qui alourdi ou rend inexploitable plusieurs informations acquises à grands frais. Le programme national des indicateurs de l’environnement et du développement durable est envisagé.Afin d’améliorer la conception actuelle du réseau national d’informations au Cameroun, le Centre d’Information et de Documentation Environnementale a été créé. Dans un but d’améliorer les services d’information aux niveaux provincial et national, les activités du Programme Régional de l’Information Environnementale ont été étendues sur tout le territoire national, et il y a eu une intégration et un encadrement des mouvements de jeunes. Pour ce qui est du renforcement des capacités de réseaux électroniques, le Cameroun attend la création du Centre d’Information et de Documentation Environnemental.

Research and Technologies
Recherche et technologies

En vue d’améliorer les méthodes de collecte de données relatives au développement durable, la cartographie, le système d’informations géographiques sont utilisés. Il est aussi envisagé la télédétection dans le cadre de la surveillance environnementale, le traitement automatique de l’information et l’utilisation de l’Internet pour les échanges rapides des informations.

Financing
Financement

Le Budget alloué à la collecte l’analyse et la gestion de l’information sur le développement durable découle du budget de l’Etat à travers les différents services qui s’occupent de l’environnement. Le financement privé n’existe pas encore. Pour pallier l’insuffisance de financement des mesures et des mécanismes ont été introduits. Il s’agit de l’admission du Cameroun à l’initiative PPTE, qui est un mécanisme de conversion de la dette vers le financement  des secteurs prioritaires. Il s’agit aussi du fonds national de l’environnement et du développement durable prévu pour le financement des activités de protection de l’environnement et des projets de développement durable. Ses ressources proviendront de l’état, des donateurs internationaux, des produits des amendes et des transactions.

Cooperation
Coopération

Suivant la Résolution n 47/190 du 22 décembre 1992, l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nation Unies, réunie lors de sa 47e session ordinaire instituait une session extraordinaire consacrée à l'examen et à l'évaluation d'ensemble de l'Agenda 21 devant se tenir au plus tard en 1997. Réagissant à cette haute instruction, le Gouvernement de la République du Cameroun s'est attelé à la tâche de confection du rapport y afférent, ce qui l'a conduit à déposer le rapport de première phase de cette évaluation à la Commission Mondiale de Développement Durable des Nations Unies en Novembre 1996. En prélude à la tenue de la Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies en juin 1997 consacrée à l'examen de ces évaluations, il a également été prescrit de préparer un rapport national ou rapport de deuxième phase. Il convient de préciser que la mise en oeuvre de l'Agenda 21 a été effectuée sur la base des orientations nationales consistant d'une part à améliorer les conditions de vie des populations et d'autre part à respecter les différents engagements pris vis-à-vis de la Communauté Internationale. Toutes les stratégies et politiques ont été menées en faisant intervenir tous les acteurs sociaux, économiques, politiques ainsi que la Communauté Internationale afin de garantir une grande probabilité de succès du processus. Pour ce faire, les axes suivants qui répondent aux orientations générales prescrites par le document de référence (voir le Point 5 de l'ordre du jour relatif aux préparatifs de la session spéciale de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU) de 1997 consacrée à l'examen et à l'évaluation de l'Agenda 21, de la 19e session du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) tenue du 27 janvier au 7 février 1997 à Naïrobi au Kénya) ont été explorés:
    -utilisation et gestion des ressources naturelles;
    -production durable;
    -un environnement meilleur pour la santé et le bien être de l'Homme;
    -approche globale et environnement;
    -cadre régional et global d'intervention et d'appui.
Par ailleurs et pour être conforme au document de référence, la méthodologie suivante a été adoptée tout au long du rapport: approches, réalisations, perspectives. Dans le point consacré aux approches, il est question de définir clairement les objectifs qui ont été fixés et la philosophie de base qui sous-tend l'action à mener avec une meilleure probabilité de succès. Pour ce qui est des réalisations, il s’agit de présenter les différentes actions qui ont été concrètement menées dans le cadre des politiques et stratégies adoptées à travers les projets et programmes. Enfin les perspectives présentent les plans d'actions à court, moyen et long terme. Le présent rapport a été réalisé dans le cadre de l'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21 adopté à Rio de Janeiro au Brésil en 1992 par la grande majorité des pays des cinq continents dont le Cameroun. Il a été rédigé conformément au canevas proposé lors de la 19e Session du Conseil d'Administration du Programme des Nations Unies pour l'environnement en janvier 1997 en vue de la session spéciale de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York en Juin 1997. Ce document retrace les réalisations du Cameroun dans le domaine de l'environnement depuis le Sommet de Rio jusqu'à ce jour, ainsi que les perspectives d'avenir. Ces réalisations auraient pu être plus importantes dans un contexte économique plus favorable. Au moment où il se prépare à mettre en oeuvre les perspectives mentionnées ci-dessus, le Cameroun estime que la coopération internationale sera un élément important pour le succès de ses programmes et plans. Dans cette optique, il invite ses différents partenaires à bien vouloir s'associer à lui pour la mise en oeuvre de ses objectifs avec la prise en compte de ses réalités nationales. La particularité de ce rapport découle de son caractère multisectoriel puisqu'il passe en revue tous les grands secteurs d'activités nationales d'une part, et de son aspect transnational dans la mesure où la gestion durable des ressources partagées avec les pays voisins est abordée d'autre part. Cette approche pluridisciplinaire a mis à contribution une équipe de 15 experts nationaux sous la haute autorité du Professeur Mbede, Ministre de l'Environnement et des Forêts, assisté de Monsieur Essame, Conseiller Technique N 2. La coordination technique a été assurée par Monsieur Mbassi Menye, chargé d'Etudes Assistant à la Direction de l'Environnement, assisté de Monsieur Mbouegnong, Adjoint au Chef de Division des Affaires Juridiques. L'idée d'une concertation ou d'une coopération au niveau régional africain en matière de  l'environnement se justifie par le fait qu'en dehors des problèmes à caractère mondial, il en existe qui sont typiquement de l'Afrique ou de certaines zones de l'Afrique: elle héberge une importante diversité biologique; elle possède une importante forêt humide dans sa zone tropicale; elle est en proie à la désertification à partir de sa zone sahélienne; elle connaît des problèmes liés à la pauvreté et au développement; son patrimoine écologique est menacé de destruction voire d'extinction. Fidèle à sa ligne politique de diplomatie de présence, le Cameroun entend être beaucoup plus engagé que par le passé aux côtés de ses pairs africains pour tous les défis qui les interpelleront en matière de l'environnement et du développement durable. Il entend être parmi les pays africains qui se battent pour améliorer la participation de l'Afrique aux grands rendez-vous mondiaux pour l'environnement. Les engagements financiers pris à Rio et ceux relatifs à l'accès des africains au Fonds Mondial pour l'Environnement et susceptibles d'apporter les améliorations dans les contributions. La mise en place d'une base de données régionales ainsi que d'un système fiable d'indicateurs de développement prévue dans les programmes revêt une grande importance pour le Cameroun. L'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre de l'Agenda 21 est un exercice périodique auquel il convient d'adhérer dès lors qu'on dispose d'un plan de gestion durable qui prévoit des mécanismes semblables. Le Cameroun s'est engagé par la Charte de l'Organisation de l'unité Africaine (OUA) et à Rio à préserver le patrimoine de l'humanité pour les générations actuelles et celles à venir. Malgré les conditions précaires imposées par la conjoncture économique difficile que traverse les pays en développement, il entend maintenir ses engagements. C'est donc par ces circonstances que sa participation ne peut être à la hauteur de la volonté. Il en appelle à la coopération et l'assistance des institutions internationales et des pays donateurs pour l'aider à concrétiser cette volonté. Dans l'esprit d'intégration, le Cameroun a signé et ratifié plusieurs conventions interrégionales pour la protection des zones écologiques africaines: Convention sur la Lutte contre la Désertification; Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer les déchets toxiques en Afrique; Commission du Bassin du Lac Tchad; Convention Africaine sur la Conservation de la nature et des Ressources Naturelles; Convention sur les Changements Climatiques; Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la Couche d'Ozone, etc…
Au plan sous-régional ou régional, le Cameroun a mené des actions pour contribuer à l'effort global des autres pays à la gestion écologiquement rationnelle des problèmes environnementaux; il s'agit de:
    -la participation à la mise sur pied du Programme Régional de Gestion de l'Information Environnementale
     (PRGIE) basé en Afrique Centrale et destiné à collecter et constituer des données fiables et d'établir une base
     de données aux fins de garantir une gestion durable des ressources naturelles de la région (Yaoundé puis
     Libreville);
    -le Cameroun est partie prenante au Projet Écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale (ECOFAC) dont
     l'objectif est la conservation et l'utilisation rationnelle des écosystèmes de la forêt humide tropicale d'Afrique
     Centrale; ce projet se propose de mettre en place, à titre d'essai, un réseau d'aires protégées;
    -le Cameroun est également partie prenante du Projet Large Marine Écosystème dans le Golfe de Guinée,
     avec les pays de la Côte Atlantique jusqu'en Côte d'ivoire. Ce projet vise la réduction de la pollution marine
     d'origine terrestre et la conservation des ressources biologiques dans cette zone;
    -le Cameroun a participé à l'atelier de Sao Tomé en novembre 1995 où les 7 pays de la sous-région d'Afrique
     Centrale ont décidé d'échanger les informations et d'harmoniser les stratégies et procédures de planification et
     d'utilisation des expertises diverses au niveau régional. La mise en oeuvre de ce programme aura un impact
     significatif dans la promotion des stratégies régionales en environnement et en gestion des ressources
     naturelles partagées comme la forêt ou les cours d'eau;
    -participation à la réunion de hauts fonctionnaires spécialistes du droit de l'environnement (Naïrobi 1996) sur
     l'évaluation du  rapport à mi-parcours du programme de Montevidéo II (1993) pour le développement et
     l'examen périodique du droit de l'environnement;
    -participation aux Conférences des Ministres Africains de l'Environnement aux Conférences des ministres
     Africains responsables du Développement Durable et de l'Environnement dont les positions en matière de
     défense des intérêts des pays africains sont assez connues;
    -présentation d'un rapport sur l'état de l'environnement au Cameroun à la Commission Mondiale du
     Développement Durable.
La coopération du Cameroun avec la communauté internationale est multiforme et variée. Elle part de l’apport en financement jusqu’à la conduite des projets sur le terrain en passant par l'assistance technique. Le PNGE/PRGIE est une illustration de cette coopération. Le PRGIE couvre les pays de la sous-région d’Afrique Centrale qui ont en commun la forêt du Basin du Congo. Le CHM (Clearing House Mechanism) participe de cette coopération. Voici quelques exemples de coopération dans le domaine de l’environnement:
    -la coopération Allemande à travers la GTZ,
    -la coopération Néerlandaise (SNV),
    -la coopération Britannique,
    -la coopération Française,
    -la coopération Canadienne.

Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès des Cinquième et Neuvième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001.

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Decision-making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination

En ce qui est de l'appui et coordination des Secrétariats des Conventions mondiales et régionales sur l'environnement, le Cameroun participe à la plupart des Conférences des parties organisées par les Secrétariats desdites Conventions.

Decision-making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations

Au plan juridique, le Cameroun a participé à l'élaboration du 2e Programme de Montevideo pour le développement et l'examen du droit de l'Environnement et a assuré à sa mise en oeuvre depuis 1993, ainsi que son évaluation à mi-parcours en décembre 1996. Dans le contexte de ce programme, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a aidé les États soit à améliorer les cadres juridiques existants et/ou à élaborer de nouvelles mesures dans les domaines spécifiques suivants: études du cadre juridique dans les pays du Tiers Monde (Afrique du Sud, Cuba, Malawi) dont le Cameroun, qui a bénéficié en 1995 d'une assistance pour organiser un séminaire-atelier sur sa législation environnementale; Étude de l'état d'adhésion aux traités et à l'application des conventions multilatérales (Cameroun, Bangladesh, Bolivie, Chili, Maroc, Pérou) et  l'élaboration de la loi-cadre de 1996 sur l'Environnement. Il s'agit des conventions régissant les quatre secteurs suivants: Protection de la nature et des ressources naturelles avec 13 Conventions portant sur le Patrimoine mondial et culturel, le commerce des espèces sauvages menacées d'extinction, la biodiversité, la désertification, les criquets migrateurs, le Lac Tchad, l'action phytosanitaire et Lomé IV; Préservation et gestion du milieu marin avec 9 Conventions sur la responsabilité pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, le droit de la mer, le Bassin du Lac Tchad et du Niger, la zone côtière Afrique de l'Ouest et du Centre; Protection de l'air, de l'atmosphère et du climat avec 5 Conventions sur: la Couche d'ozone, la sécurité dans l'utilisation de l'amiante et les changements climatiques; Sécurité chimique et nucléaire avec 2 Conventions sur la responsabilité en matière de dommages nucléaires; Circulaire du Ministre de l'Environnement et des Forêts fixant modalités d'application de la décision du Ministre du Commerce et de l'Industrie en exécution du Protocole de Montréal en la matière; lois des finances 1995 et 1996 relatives à la taxation forestière; plusieurs arrêtés et décisions portant autorisation d'exploitation forestière, vente de coupe des bois, permis de chasse, etc.; plusieurs décisions de justice sur les litiges liés à la fraude forestière et au braconnage; des accords des dons conclus avec les partenaires dans le domaine de l'Environnement. En ce qui est des dommages environnementaux résultant des activités militaires, le Cameroun a adhéré à la convention des Nations Unies en 1996 et est en train de créer une Autorité Nationale pour les armes chimiques.

Decision-making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans

Aucune information disponible.
 

Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux

Aucune information disponible.
 

Programmes and Projects
Programmes et projets

Aucune information disponible.
 

Status
Etat de la situation

Aucune information disponible.
 

Challenges
Enjeux principaux

Aucune information disponible.
 

Capacity-building, Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation

Aucune information disponible.
 

Information
Information

Aucune information disponible.
 

Research and Technologies
Recherche et technologies

Aucune information disponible.
 

Financing
Financement

Aucune information disponible.

Cooperation

Coopération
Le Cameroun a signé et ratifié plusieurs conventions interrégionales pour la protection des zones écologiques africaines: Convention sur la Lutte contre la Désertification; Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer les déchets toxiques en Afrique; Commission du Bassin du Lac Tchad; Convention Africaine sur la Conservation de la nature et des Ressources Naturelles; Convention sur les Changements Climatiques; Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la Couche d'Ozone, etc.
Information soumise par le Gouvernement du Cameroun auprès de la Cinquième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril 1997

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