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NATURAL RESOURCE ASPECTS OF SUSTAINABLE DEVELOPMENT IN BENIN
ASPECTS DU DÉVELOPPEMENT DURABLE LIÉS AUX RESSOURCES NATURELLES
DU BÉNIN
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AGRICULTURE
AGRICULTURE
Decision-Making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions:
organismes de coordination
Les Ministères responsables sont ceux du
Développement Rural, de la Planification et de la Restructuration
Économique, de la Culture et des Communications, de l'Environnement,
de l'Habitat et de la Planification, du Commerce et du Tourisme, de l'Industrie,
de la Petite et Moyenne Entreprise, de l'Éducation Nationale, de
l'Énergie, des Mines et de l'Hydrologie. Le Ministère du
Développement Rural fait partie du mécanisme national de
coordination du développement durable.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions:
législation et réglementations
La législation concernant les thèmes
relatifs à ce chapitre sont la loi no. 91-004 du 11 février
concernant la réglementation phytosanitaire et le décret
no. 92-258 du 18 septembre 1992 fixant les modalités d'application
de la loi no. 91-004. Les nouvelles lois prennent bien en compte les exigences
du Sommet de Rio pour un développement durable. Certaines anciennes
lois sont en cours d'amendement. Concernant les prix, les prix des intrants
(engrais, insecticides) et principaux produits agricoles (coton, arachide,
karité, pomme de terre, anacarde, palmiste) sont fixés par
le gouvernement sur proposition de la Commission Permanente d'Approvisionnement
en Facteurs de Production, de Commercialisation des Produits Agricoles
et du Commerce Général après discussion à la
base avec les principaux acteurs concernés. Pour ce qui est du coton,
les prix fixés concernent le prix plancher qui prend en compte le
compte d'exploitation du producteur et le prix d'achat du coton graine
1er choix qui est indexé aux fluctuations du cours de
la fibre sur le marché mondial. Pour les autres produits agricoles
cités ci-dessus, seul le prix plancher est fixé. Il prend
en compte le cours sur le marché et les frais d'approche. Il revient
au producteur de vendre son produit au prix plancher ou au dessus de ce
prix. S'agissant des vivriers, les prix sont régis par le marché
avec des fluctuations suivant l'offre et la demande. Un appel d'offres
portant sur les conditions d'agrément pour la distribution des intrants
sous la tutelle de la Société Nationale pour la Promotion
Agricole (SONAPRA) est lancé pour chaque campagne agricole. Les
sociétés adjudicatrices des offres font la mise en place
des intrants dans leurs zones d'attribution sous le contrôle de la
SONAPRA. Le prix de cession des intrants comprend le prix CAF pondéré
+ les frais intermédiaires + la marge bénéficiaire.
En ce qui concerne les législations restrictives d'affectation de
terres arables productives à d'autres utilisations, les textes sont:
- La loi n° 93-009 du 02 février 1993,
portant régime des forêts en République du Bénin;
- Le décret n° 96-271 du 02 février
1996, portant application de la Loi n° 93-009 du 02.07.93, portant
régime des forêts
en République du Bénin;
- Le décret n° 95-341 du 30 octobre 1995,
portant approbation de la déclaration de politique urbaine au Bénin;
- La loi n° 87-015 du 21 septembre 1987, portant
code de l'hygiène publique;
- Le décret n° 89-112 du 24 mars 1989,
portant réglementation de la délivrance du permis de construction
en République
Populaire du Bénin;
- L’arrêté n° 0033/MET/DC/DUH du
08 octobre 1990, définissant les prescriptions minimales à
observer pour la délivrance du permis de construire,
- L’arrêté n° 0029/MEHU/MSP/MISAT
du 30 novembre 1992, portant modalités d'application du Décret
n° 89-112 du
24 mars 1989, portant réglementation
de la délivrance du permis de construction en République
Populaire du Bénin;
- L’ordonnance n° 002/PR/MFAE du 10 janvier
1966, portant codification des impôts directs et indirects,
- La loi n° 90-32 du 11 décembre 1990,
portant Constitution de la République du Bénin en son article
22,
Le code du foncier rural est en cours de finalisation.
Pour soutenir la protection écologiquement
et économiquement durable de la production végétale,
le Bénin dispose de la Loi n° 91-004 du 11 février 1991
portant réglementation phytosanitaire, du Décret n° 92-258
du 18 septembre 1992 fixant les modalités d’application de la Loi
et de divers arrêtés réglementant la distribution et
l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, notamment:
- Arrêté N° 0186/MDR/DC/CC/CP du
22 avril 1993 relatif à l'étiquetage, à l'emballage
et à la notice technique des
produits phytopharmaceutiques agréés;
- Arrêté N° 0188/MDR/DC/CC/CP du
22 avril 1993 relatif aux conditions de délivrance et d'emploi en
agriculture de
produits phytopharmaceutiques contenant
certaines substances dangereuses;
- Arrêté N° 0255/MDR/MF/MCT/DC/CC/CP
du 19 mai 1993 relatif à l’interdiction d’emploi en agriculture
de matières
actives entrant dans la composition
des produits phytopharmaceutiques;
- Arrêté N° 591/MDR/DC/CC/CP du
26 octobre 1995 relatif à l'agrément professionnel requis
pour la mise sur le marché
de produits phytopharmaceutiques et
leur utilisation par des prestataires de services;
- Arrêté N° 593/MDR/DC/CC/CP du
26 octobre 1995 relatif à la composition des dossiers des demandes
d'autorisation
d'expérimentation et d'agrément
des produits phytopharmaceutiques;
- Arrêté N° 592/MDR/DC/CC/CP du
26 octobre 1995 relatif aux conditions générales d’emploi
de certains fumigants et
dispositions particulières visant
le bromure de méthyle et le phosphure d’hydrogène,
- Arrêté N°335/MDR/MENRS/MEHU/MSPSCF/MCAT/DC/CC/CPdu
24 septembre 1997 portant nomination des
membres du Comité National d’Agrément
et de Contrôle des produits phytopharmaceutiques (CNAC);
- Arrêté n° 413/MDR/MF/DC/CC/CP
du 05 octobre 1998 fixant les taux, mode de recouvrement et de répartition
des droits
d’instruction des dossiers de demandes
d’autorisation d’expérimentation et d’agrément des produits
phytopharmaceutiques;
- Arrêté n° 414/ MDR/MF/DC/CC/CP
du 05 octobre 1998 fixant les taux, mode de recouvrement et de répartition
des droits
d’instruction des dossiers de demandes
d’agréments professionnels pour la mise sur le marché de
produits
phytopharmaceutiques et leur utilisation
par des prestataires de services.
Ces instruments législatifs et réglementaires
déterminent les mécanismes de protection phytosanitaire du
territoire et d'utilisation sans risque des produits phytopharmaceutiques.
Le Comité National d’Agrément et de Contrôle des produits
phytopharmaceutiques (CNAC), créé auprès du Ministre
chargé de l’Agriculture, propose les principes et orientations générales
en matière de réglementation des produits phytopharmaceutiques.
Le Service de la Protection des Végétaux et du Contrôle
Phytosanitaire applique les propositions du Comité et qui sont approuvées
par le Ministre chargé de l’Agriculture. Il constitue, entre autres,
un organe de poursuite des fraudes.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions:
stratégies, politiques et plans
Les grands choix politiques et économiques
du Bénin ont été définis dans le Document Cadre
de Politique Economique de novembre 1998 pour 1998-2001. Ils se résument
à la poursuite de la libération de l'économie nationale
et à l'accroissement de l'efficacité du secteur public dans
ses missions essentielles. La Déclaration de Politique de Développement
Rural élaboré en 1999 actualise les objectifs, débouche
sur les orientations thématiques du secteur agricole et trace les
grandes lignes de la stratégie de mise en œuvre.
Les capacités d'amélioration des systèmes
alimentaires locaux y compris dans les villes ont été renforcées.
Les options stratégiques fondamentales faites sont:
- la prise en compte par le budget national du financement
du crédit intrants au profit des petits producteurs vivriers;
- la multiplication des semences sélectionnées
de produits vivriers par les organisations professionnelles agricoles;
- l'accroissement de la disponibilité en
denrées alimentaires selon leur variété avec priorité
aux productions de base et la
concentration des efforts dans des zones
à haut potentiel,
- le développement et la mise à la
disposition de la vulgarisation de systèmes améliorés
de stockage et de conservation des
denrées alimentaires (grains, tubercules),
- le développement et la formation des utilisateurs
à l'utilisation de technologies simples de transformation des produits
vivriers,
- le relevé des prix sur les marchés
et leur diffusion,
- la collecte et la gestion d'un stock tampon pour
régulation des prix sur les marchés,
- la levée des interdictions d'exportation
des produits vivriers.
Ces mesures envisagées ont pour finalité
d'atteindre l'objectif minimum de réduction sensible de la population
sous-alimentée par l'amélioration progressive de la productivité
agricole, de la production globale et du revenu des ménages agricoles.
Le traitement des différents aspects de l'agriculture durable dans
le plan d'action national pour l'environnement et autre plan ou politique
intègre les aspects ci-après: 1. la mise au point, en partenariat
avec les producteurs, de techniques appropriées de lutte intégrée
qui s'appuient sur une meilleure connaissance des écosystèmes
agraires et des méthodes endogènes. 2. la formation des techniciens
en aménagement aux techniques de traçage sur le terrain des
courbes de niveau pour la mise en place des technologies de restauration
(billonnage isolypse, cultures en bande, haies de légumineuses ou
de vetiver) et de régénération (plantes de couverture,
association Mucuna-maïs, jachère cultivée au pois d'angole,
enfouissement de matières organiques végétale) des
sols.3. le développement et la promotion des espèces animales
non conventionnelles en captivité de vertébrés sauvages
(aulacaudes, francolins) et d'invertébrés ( achatines, crabes
terrestres, vers de terre).
Les
principes directeurs d'intégration des préoccupations environnementales
dans les projets agricoles visent la minimisation de l'introduction de
nuisibles exotiques et la circonscription des éventuels foyers épidémiologiques
nationaux.
La gestion des ravageurs des cultures s’articule
autour des principes de:
- agrément, de suivi et de contrôle,
des produits phytopharmaceutiques et des biopesticides à la distribution
et à l'application;
- suivi et de contrôle phytosanitaires des végétaux
et produits végétaux à l'importation et à l'exportation;
- suivi et de contrôle des centres de multiplication du matériel
végétal;
- synthèse et de diffusion d'informations relatives à
l'écosystème agraire, aux rythmes saisonniers des ravageurs
et des agents
de lutte biologique, aux produits phytopharmaceutiques
de synthèse, aux biopesticides ainsi que sur les connaissances et
pratiques endogènes prometteuses et autres
concernant les moyens non chimiques de lutte contre les ravageurs;
- recherche-développement concernant l’utilisation des biopesticides,
des plantes et extraits de plantes dans la protection des
cultures et des récoltes;
- adaptation des approches de solutions aux considérations socio-économiques
des groupes cibles de production et de
transaction végétale;
-développement d'un réseau national d'alerte et d'intervention
phytosanitaire;
- développement d'une approche de vulgarisation comprenant l’élaboration
des thèmes techniques et la diffusion des
recommandations par tous les moyens appropriés
disponibles à savoir: fiches techniques, expérimentations
en milieu paysan,
radio de proximité, brigades phytosanitaires;
- réalisation d'enquêtes nationales en vue de recueillir
des informations de base sur l'utilisation des formulations
phytopharmaceutiques de synthèse, les résidus
et les effets secondaires indésirables de celles-ci sur la santé
humaine et
l'environnement et mener en conséquence des campagnes
d'éducation appropriées;
Les mesures adoptées et incorporées
dans les politiques de promotion de la gestion intégrée des
ravageurs sont le développement des alternatives aux pesticides
de synthèse. Il a pour objectif la réduction sensible de
l'utilisation des pesticides chimiques de synthèse dans la chaîne
de production végétale et comporte sept volets:
- L'assolement - rotation et l'hygiène en pré et post-récolte.
La résistance génétique: mise à
la disposition des producteurs, de variétés présentant
une bonne capacité de résistance ou de tolérance à
l'égard de certains nuisibles (cas de certains clones de manioc
résistants à la mosaïque, à la bactériose,
etc..., des composites de maïs).
La lutte agronomique et physique: effet des associations manioc - niébé
sur l'expression des symptômes de la mosaïque du manioc, utilisation
de faux hôtes dans la gestion du Striga hermonthica, désinfection
post-récolte du niébé par le traitement solaire.
L'utilisation de plantes insecticides ou insectifuges: utilisation
des tourteaux de graines de neem contre les nuisibles terricoles et de
l'extrait aqueux des feuilles et des graines de neem en cultures maraîchères,
des huiles de graines de neem et d'arachide et du piment sur le niébé
en post-récolte, utilisation des huiles essentielles contre le Grand
Capucin du Maïs (Prostephanus truncatus).
La lutte biologique: lâchers des parasitoïdes Gyranusoïdea
tebygi et Anagyrus mangicola contre la cochenille farineuse
Rastrococcus
invadens (Homptera, Pseudococcidae) du manguier, lâchers de Apoanagyrus
epidinocarsis lopezi (Hymenoptera: Encyrtidae) contre la cochenille
farineuse du (Phenacoccus manihoti), lâchers de Typhlodromalus
aripo sur l'acarien vert du manioc, test des parasitoïdes
Apanteles
plutellae et Cotesia plutellae contre la teigne du chou (Plutella
xylostella), test de Pasteuria penetrans sur la pénétration
et le développement de la nématode à galles Meloïdogine
javanica, test du parasitoïde
Ceranisius menes contre les
thrips du niébé, lâchers des charançons Neochotina
eichhorniae et N. Bruchi et de la pyrale Sameodes albiguttalis
(Lepidoptera : Pyralidae) contre la jacinthe d'eau Eichhornia crassipes
( Liliales: Pintederiacea), lâchers de Teretriosoma nigrescens
(Coleoptera: Histeridae) contre le Grand Capucin du Maïs Prostephanus
truncatus (Coleoptera : Bostrichidae), test de Dinarmus basalis
contre Callosobruchus maculatus.
La lutte microbiologique: lâchers expérimentaux du champignon
entomopathogène Neozygites floridana contre l'acarien vert
du manioc, utilisation des conidies des champignons entomopathogènes
Metarhizium
flavoviride et de M. anisopliae var. acridium contre les sauteriaux
et le criquet puant, test de Metarhizium anisopliae contre
les termites, etc.).
L'intégration des méthodes endogènes: recensement
de soixante douze méthodes à base de plantes insecticides
(plantes utilisées contre les striga, les rongeurs et oiseaux granivores,
les stades de développement des insectes au champ et dans les stocks,
etc.) et dix-sept méthodes à base de substances minérales
et de cendre utilisées au champ et dans les stocks. Ces méthodes
devront faire l'objet de sélection, d'extraction du principe actif,
de test, de formulation et de diffusion. Malheureusement elles sont restées
au stade de recensement par manque de support financier.
Les avantages des programmes de gestion intégrée des ravageurs
se résument à la production de denrées alimentaires
saines dans un environnement sain, la diminution des coûts de production
avec pour corollaire l'amélioration du pouvoir d'achat du producteur,
la cession des denrées alimentaires à des prix relativement
en rapport avec le pouvoir d'achat du consommateur, la compétitivité
sanitaire des végétaux et produits végétaux
exportés, l'accroissement du PIB et de la balance commerciale de
l'Etat. Les principes de gestion des pâturages sont la domestication
et la vulgarisation des essences graminées et légumineuses
exotiques.
Concernant la gestion de la qualité de l'eau,
il existe une protection des points d'eau potable et une promotion d'infrastructures
sanitaires pour la lutte contre les maladies hydriques en zone de cultures
irriguées ou de cultures de bas-fonds.
La définition des orientations et priorités
de la politique forestière au Bénin intègre les objectifs
de:
- la stabilisation et du maintien du capital faunique
et de la flore sauvage avec implication des communautés rurales;
- la stabilité de la préservation
et de la valorisation de la biodiversité, notamment au plan scientifique
et touristique;
- le maintien durable des conditions de base de
la production agro-sylvo-pastorale;
- la satisfaction au meilleur rapport coût/efficacité
des besoins de la population en produits forestiers et dérivés,
- le bénéfice des populations riveraines
des massifs forestiers, de retombées directes et indirectes de la
gestion des ressources
naturelles;
- l'augmentation des revenus générés
par le secteur forestier avec une meilleure valorisation des produits;
- la domestication des essences forestières
sauvages (karité, bambou, etc.);
- la domestication et de la promotion des espèces
animales non conventionnelles en captivité de vertébrés
sauvages
(Aulacaudes, francolins) et d'invertébrés
(Achatines, crabes terrestres, vers de terre).
En matière de préservation et de régénération
des terres dégradées, des prescriptions pour la bonne conservation
des sols (utilisation des plantes de couverture) et la proscription de
certaines habitudes (feux de brousse tardifs) ont été mises
au point. La superficie des zones régénérées
est d’approximativement 10% de la superficie totale des terres ayant subi
une grave érosion.
Dans la cadre de l’utilisation de l’eau pour une
production vivrière et un développement rural durables, une
politique de gestion de l'eau pour l'alimentation et l'agriculture est
élaborée et en cours de réalisation (hydraulique villageoise,
plantes de couverture et paillage). Les mesures prises en la matière
sont: 1. des programmes de construction de retenues d'eau à buts
agricole et pastorale et d'irrigation avec maîtrise partielle ou
totale de l'eau, dans le but d'améliorer la disponibilité
de l'eau pour l'agriculture; 2. la réhabilitation de deux périmètres
irrigués dans les vallées des fleuves Mono et Niger (Sota)
assortie d'un programme d'extension de 500 hectares chacun pour les cinq
années à venir dans le but de l'accroissement de l'efficacité
de l'eau dans l'agriculture (amélioration des techniques d'irrigation,
incitations économiques, réglementation, etc...) de 15% en
eau; 3. l'engorgement et la salinisation des zones humides du sud constituent
un problème réel mais aucune action d'envergure n'est envisagée
pour le moment pour les prévenir et y remédier; 4. la sensibilisation
des producteurs à éloigner les champs cotonniers des points
d'eau (retenues d'eau, puits, marigots) et des rivières pour prévenir
les effets néfastes de l'agriculture sur la qualité de l'eau.
Les superficies additionnelles irriguées
depuis 1992 sont:
- superficie en hectares: + 320 ha
- purcentage des terres cultivées : 0,02%
Dans le cadre de la diversification de l’énergie
rurale pour améliorer la productivité, et dans le but de
promouvoir une transition énergétique respectueuse de l'environnement
dans les collectivités rurales, il est fait la promotion des panneaux
solaires en milieu rural (villages solaires). Par ailleurs, le Bénin
a opté depuis 1993 pour le solaire photovoltaïque pour équiper
les centres sociaux communautaires ruraux (centre de santé, écoles,
maternités, mairies, centres de loisirs, etc..).
Dans un but de fixer le CO2 dans le sol (humus)
en améliorant les pratiques culturales et les méthodes de
gestion des sols, le billonnage et l’enfouissement constituent des façons
culturales adaptées, la mucuna et l’aeschinomene (le Mucuna séquestre
environ 13 tonnes de carbone à l'hectare/an) constituent des cultures
de couverture, le labour en courbe de niveau vise à la conservation
et gestion de l'eau, et la replantation ou consolidation des forêts
en vue de servir de puits pour les gaz à effet de serre sert la
gestion des forêts et terroirs.
Dans le cadre de l’amélioration de la production
et des systèmes d’exploitation agricoles, les principales activités
qui suivent ont été entreprises pour mettre en œuvre des
techniques et pratiques de gestion agricole intégrée:mise
en œuvre de plans annuels de formation directe ou en cascade au profit
des producteurs et productrices sur les techniques de production, de transformation
et de conservation des produits agricoles;
- participation plus accrue des ONG et des organisations
professionnelles agricoles aux côtés des institutions publiques
aux
activités d'animation et de
vulgarisation;
- mise en œuvre d'un programme de transfert de compétences
techniques et de gestion aux organisations professionnelles
agricoles pour pallier à l'insuffisance
des agents d'encadrement;
- privatisation et mise en service de l'usine de
formulation des engrais chimiques dans le cadre d'un accès plus
facile de cet
intrants aux producteurs;
- recherche-développement et vulgarisation
sur l'utilisation efficiente des plantes de couverture (Mucuna) et des
résidus de
récolte et de friche;
- création au sein de la Chambre d'Agriculture
d'un Centre de Veille et d'Information ayant pour mission la collecte et
la
diffusion par des canaux appropriés
des informations sur les technologies, les réglementations et les
débouchés des produits
agricoles à l'endroit des producteurs
et productrices.
Dans le but de promouvoir la diversification des
cultures au niveau des exploitations certaines cultures bénéficient
de subventions pour leur relance (cas des plantules sélectionnées
de palmier à huile pour les rendre accessibles aux producteurs).
En revanche, pour ce qui est de l'impôt foncier, il est uniquement
perçu dans les centres urbains et son impact sur le développement
agricole et rural n'est pas encore ancré dans les habitudes béninoises.
Aussi, il n'existe pas pour l'instant une politique différentielle
de tarification de l'eau par la Société Béninoise
d'Electricité et d'Eau (SBEE) dans les zones de culture. L'alimentation
en eau des parcelles rizicoles et de cultures maraîchères
irriguées se fait à partir de stations de pompage sous la
gestion des groupements sur la base d'un tarif arrêté de commun
accord entre ces groupements et les producteurs au prorata de la superficie
mise en valeur.
Dans le cadre de l’intensification durable de l'exploitation
des terres productives, les mesures suivantes ont été adoptées:
- mise en œuvre de programmes d'aménagement
et d'exploitation des bas-fonds pour la riziculture et le maraîchage;
- création de barrages et de retenues d'eaux
pour l'abreuvement des animaux et la petite irrigation dans les zones
propices;
- vulgarisation des techniques intensives de pisciculture
(enclos et cages flottantes) et de production végétale (engrais
chimiques
et organiques, semences améliorées,
mécanisation agricole, structures améliorées de stockage
et de conservation, etc.);
- mise en place de structures diversifiées
de micro finance tant publiques que privées pour la production,
la transformation et la
commercialisation des produits agricoles;
- mise en œuvre du Programme d'Insertion des Sans
Emploi dans l'Agriculture (PISEA) ayant pour mission le crédit et
la
formation en gestion de jeunes promoteurs
agricoles.
Les objectifs et politiques nationaux en matière
de réduction de la pauvreté par le biais de l'agriculture
et de la sécurité alimentaire sont:
- la réduction des pertes post-récolte;
- le développement d'équipements simples de transformation
visant
à l'amélioration de la productivité et de la
qualité des
produits alimentaires;
- l'appropriation des programmes de sécurité alimentaire
par les femmes et les hommes;
- la facilitation de l'accès des pauvres et des vulnérables
(jeunes, femmes, handicapés, etc.) aux ressources de base (terre
aménagée ou non, crédit, informations,
formations, technologies, etc.)
- la promotion de la diversification des cultures pour accroître
les revenus agricoles et se mettre à l'abri des risques;
- la maîtrise de l'eau à des fins agricoles et pastorales;
- le désenclavement des zones de production par ouverture et
aménagement des pistes rurales;
- l'utilisation de biogaz dans les ménages ruraux;
- la création de valeur ajoutée par la promotion de la
transformation sur place des produits agricoles;
- la mise en place de crédit à taux préférentiel
auto géré par les organisations professionnelles agricoles
au profit de leurs
membres et incitation des producteurs à s'intéresser
aux structures de micro finance;
- l'organisation du monde paysan en vue de la défense de leurs
intérêts auprès des bailleurs de fonds et de l'Etat.
Decision-Making: Major
Group Involvement
Prise de décisions:
participation des groupes principaux
Plusieurs groupes ont participé aux programmes
pour la remise en état des terres dégradées et la
collecte et étude des plantes utiles pour garantir la sécurité
alimentaire, notamment les femmes, la jeunesse, les populations autochtones,
les communautés locales et les petits exploitants. En ce qui concerne
l'agriculture durable, ces grands groupes sont associés à
la prise de décisions au niveau national de la façon suivante:
- contacts avec les communautés de base dans
le cadre de diverses études sur l'agriculture durable;
- réalisation de l'état des lieux
sur les pratiques observées dans les zones de production, analyse
des impacts pratiques et
attitudes, avec des discussions parfois controversées
selon le milieu sur le caractère extensif des cultures;
- appui aux initiatives paysannes et à la
recherche d'alternatives en matière de stratégie de gestion
de la fertilité des sols;
- mise en œuvre d'actions pilotes avec la participation
des producteurs et productrices sur la promotion des ressources
alimentaires non conventionnelles;
- participation des populations (délégués
des producteurs et des organisations professionnelles agricoles) aux rencontres
et
discussions ayant abouti à l'élaboration
de l'Agenda 21 et de la Loi-cadre sur l'environnement;
- participation des organisations professionnelles
agricoles (groupes homologues paysans, comités de gestion, etc.)
aux
réflexions sur l'agriculture
durable au sein du Centre Béninois de Développement Durable
(CBDD);
- poursuite du projet Gestion des Terroirs et des
Ressources Naturelles avec un système de gestion participative des
populations locales et une implication
des autorités coutumières, des producteurs organisées,
etc...,
- mise en œuvre d'un programme de réorganisation
institutionnelle et de dynamisation de la Chambre d'Agriculture au sein
de
laquelle les élus des producteurs
et productrices prendront une part plus accrue aux prises de décisions
sur l'agriculture
durable;
- participation des représentant des producteurs
et productrices au Conseil National de Recherche Agronomique (CNRA) qui
est une instance de décision
et d'évaluation des actions de recherches en agriculture;
- création de la Cellule Femmes dans le Développement
Agricole et Rural (CFDAR) au sein du Ministère chargé de
l'Agriculture pour une implication
plus accrue et la promotion des femmes aux actions de développement
agricole.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Des programmes nationaux ont été développés
prévoyant l'autosuffisance rurale. Afin de garantir la sécurité
alimentaire, des groupes de travail ont été formés
et des programmes nationaux ont été rédigés
afin d'entrer en application en 2000.
La politique en matière de sécurité
alimentaire à la suite du sommet mondial sur l'alimentation de 1996
a été examinée en 1997. Les mesures prises en conséquence
sont: 1. l'analyse des contraintes liées à la sécurité
alimentaire; 2. le couplage cultures vivrières - cultures de rente;
3. l'implication des ONG dans les projets de sécurité alimentaire;
4. l'évaluation des campagnes de production vivrière; 5.
les études prospectives et la mise en œuvre du programme spécial
pour la sécurité alimentaire (1998-2000).
Concernant le commerce extérieur, le Bénin
a élaboré en mars 2000 une "Matrice des Produits et des Marchés
d'Exportation" dans le cadre du Programme Intégré Conjoint
CCI/CNUCED/OMC d'Assistance Technique à des Pays moins avancés
et autres pays africains (JITAP) - Sous-Ensemble 11. Elle vise à:
- l'amélioration du cadre juridique visant à créer
un environnement favorable aux initiatives des organisations professionnelles
agricoles;
- l'élaboration d'un code des investissements en faveur du secteur
privé;
- la libéralisation des importations et des exportations avec
entre autres, la suppression des licences et contingentements
imposés pour les importations,
- la révision du tarif des douanes dans le cadre du Tarif Extérieur
Commun (TEC) de l'UEMOA;
- la réduction de l'impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux de 48 à 38%;
- le remplacement des multiples taxes à la consommation par
une TVA unique à 18%;
- l'élimination du contrôle des prix.
S’agissant du développement de l'emploi non
agricole en zones rurales, les projets du Programme d'Insertion des Sans
Emploi dans l'Agriculture (PISEA) permettent l'émergence de jeunes
promoteurs d'activités agricoles conventionnelles (commercialisation
des produits agricoles, pharmacie et services vétérinaires,
transformation des produits agricoles, etc...) et non conventionnelles
(essence de citronnelle, fabrication de "thé" à base de citronnelle,
distillation d'alcool, gestion d'officines, extraction d'amidon, etc.).
Afin d’assurer la conservation et l'utilisation
rationnelle des ressources zoogénétiques, l’initiation et
la mise en service du Programme Elevage des Espèces Animales non
Conventionnelles (PEEAC) a débuté en 1996.
Status
Etat de la situation
L'agriculture béninoise est le deuxième
secteur d’activité après le secteur tertiaire. Elle mobilise
70% de la population active, contribue pour 39% à la formation du
PIB, participe pour 90% aux recettes d'exportation du pays et pour 15%
aux recettes de l'Etat. Les principaux acteurs de ce secteur sont les institutions
publiques du développement rural, les organisations professionnelles
agricoles, la chambre d’agriculture, la chambre du commerce et de l'industrie,
les organisations non gouvernementales, les institutions de financement
du monde rural, les autres structures prestataires de services. La production
agricole s'appuie au Bénin sur des ressources naturelles relativement
bonnes. Ces ressources naturelles sont structurées en zones agroécologiques
avec des systèmes de production spécifiques. La performance
du secteur agricole est fortement tributaire des conditions climatiques.
Les systèmes de production associent généralement
la production végétale, l'élevage et la production
halieutique. Ces systèmes sont adaptés aux conditions écologiques
et relativement évolutifs. Ils intègrent les activités
de production rurale proprement dite, de stockage - conservation et de
transformation des productions agricoles. La production végétale
est caractérisée par des exploitations de type familial animées
par de petits exploitants mettant en valeur environ 410.000 exploitations
de taille moyenne de 2 ha au sein de ménages de 8 personnes en moyenne.
A l'exception du riz, le bénin est autosuffisant sur le plan de
la production des principales cultures vivrières. Les systèmes
de production animale et halieutique sont essentiellement traditionnels
avec des rendements qui ne couvrent pas encore les besoins nationaux. Le
déficit est couvert par des importations. Le solde alimentaire est
positif pour le maïs, le sorgho/mil, les haricots, le manioc, l'igname
et l'arachide. Il est négatif pour le riz.
Concernant la gestion intégrée des ravageurs,
l’évolution du nombre d'agriculteurs formés à cette
gestion depuis 1992 est la suivante:
|
Année
|
Nombre
(hommes et femmes)
|
|
1992
|
4
936
|
|
1993
|
3
875
|
|
1994
|
683
|
|
1995
|
6
865
|
|
1996
|
3
008
|
|
1997
|
11
465
|
|
1998
|
12
836
|
|
1999
|
19
476
|
|
2000
|
|
Concernant la superficie (en hectares) visée
par des programmes de gestion intégrée des ravageurs, les
données statistiques d’occupation des emblavures et de production
par les cinq grands groupes de cultures (céréales, tubercules–racines
tubéreuses, légumineuses, cultures maraîchères
et cultures industrielles) pour la campagne 1997-98 se présentent
comme suit[1]
Sur une superficie cultivable estimée à
4,8 millions d’hectares, les emblavures en cultures annuelles ont occupé
1,8 millions d’hectares
[2]
pour la campagne 1997-98 et se répartissent comme suit:
- céréales (43%) comprenant maïs
(75%), sorgho (19%), petit mil (5%) et riz (2%);
- cultures industrielles ( 28%) subdivisées
en coton (76%) et arachide (24%);
- tubercules et racines tubéreuses (18%)
répartis en manioc (57%), igname (40%) et patate douce (3%). Ces
emblavures
ont connu une progression de 20% en
cinq ans;
- légumineuses (8%) décomposées
en haricot (74%), goussi (11%), voandzou (9%), pois d’angole (4%) et soja
(1%). Ces
emblavures révèlent un accroissement
de 4% par rapport à la campagne 1996-97 et de 13% par rapport à
la moyenne des
cinq dernières campagnes;
- cultures maraîchères (3%) avec pour
composantes la tomate, le piment et le gombo. Les emblavures réalisées
en ces
spéculations maraîchères
ont connu un taux d’accroissement de 6% par rapport à la campagne
1996-97 et de 30% par
rapport à la moyenne des cinq
dernières campagnes.
En ce qui concerne l’évolution de la disponibilité
de l'énergie pour les ménages ruraux depuis la CNUED, la
disponibilité de l'énergie électrique solaire en milieu
rural est passée de 0 WC à 66 320 WC, un processus de sensibilisation
des agriculteurs pour l'utilisation de biogaz en milieu rural est en cours,
et l’installation de pompes solaires et ainsi que l’équipement des
centres sociaux communautaires de systèmes photovoltaïques
dans neuf localités rurales, représentant une puissance totale
de 66 320 WC, s’est fait.
Les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux
élaborés et employés pour suivre et évaluer
les pratiques agricoles durables et le développement rural sont
les suivants:
- Indicateurs économiques: accroissement
des rendements par spéculation; revenu des ménages ruraux;
production totale par
spéculation, besoin total de
la population en vivriers, prix de cession des différents produits
vivriers, nombre de marchés
contrôlés, infrastructures
de stockage et de conservation, niveau exportation/importation, coefficients
techniques, coefficients
économiques.
- Indicateurs sociaux: nombre de structures organisées
– nombre de femmes et hommes par structure organisée - nombre de
membres présents aux réunions
d'information et de formation - changement comportemental des classes sociales
désavantagées (femmes,
handicapés, pauvres, etc.) - accès aux biens et services
- bien-être - coefficients sociaux.
- Indicateurs environnementaux: réduction
des produits phytopharmaceutiques de synthèse, LMR des denrées
alimentaires
examinées, pollution des produits
phytopharmaceutiques de synthèse, accroissement des alternatives
de lutte, niveaux
d'intensification des alternatives de lutte,
coefficients environnementaux.
Les statistiques portant sur les cinq dernières
années en ce qui concerne la consommation d'intrants primaires (semences,
engrais, pesticides) se présentent comme suit:
- consommation intrants sur coton (source: SONAPRA)
|
année
|
Engrais
(kg)
|
Produits
phytopharmaceutiques
|
|
Concentrés
émulsionnables (CE)
(litre)
|
Liquide
pour application à très bas volume (UL)
(litre)
|
|
1995
|
43
124 250
|
531
261
|
1
502 125
|
|
1996
|
68
272 250
|
1
210 718
|
1
105 885
|
|
1997
|
74
651 171
|
1
150 272
|
841
257
|
|
1998
|
86
703 337
|
1
762 670
|
291
420
|
|
1999
|
93
983 722
|
2
314 127
|
0
|
-
consommation intrants sur vivriers dans cadre KENNEDY ROUND II "Aide à
l'augmentation de la production alimentaire" (source: Service Protection
des Végétaux):
|
année
|
Engrais
(kg)
|
Produits
phytopharmaceutiques
|
|
Liquides
(EC, SC, SL)
(litre)
|
Solides
(DP, WP, SG)
(kg)
|
|
1995
|
540
100
|
87
600
|
26
000
|
|
1996
|
0
|
51
776
|
24
000
|
|
1997
|
800
000
|
77
300
|
11
900
|
|
1998
|
1
792 000
|
54
855
|
2
700
|
|
1999
|
2
274 000
|
38
331
|
7
425
|
Challenges
Enjeux principaux
La promotion d'un développement agricole durable
est une priorité très élevée du gouvernement
béninois. Les terres agricoles encore disponibles représentent
55% de la superficie du territoire national, ce qui suppose un potentiel
agricole susceptible de subvenir aux besoins vitaux des populations. Le
problème de la perte de fertilité des sols apparaît
comme un grand défi pour l'agriculture dans un contexte économique
où l'accès aux engrais chimiques est essentiellement limité
au coton. Les exportations de minéraux à partir du sol par
les céréales et les tubercules sont six fois plus élevées
que les restitutions à travers l'utilisation d'engrais sans prendre
en considération les pertes par lessivage et par érosion
des sols. Les jachères ne sont pas suffisamment longues, surtout
dans le sud du pays où la pression sur le foncier n'autorise plus
la longue jachère. Face à cette situation, la création
de conditions propices à un développement agricole et rurale
durable s'avère nécessaire. La priorité doit être
accordée au maintien et l'amélioration de la fertilité
des sols. La très forte diminution des ressources humaines au sein
des institutions publiques du développement agricole et rural, la
faible contribution de l'Etat au fonctionnement des services agricoles,
la population rurale caractérisée par un fort taux d'analphabétisme,
une faible formation professionnelle initiale et un faible niveau d'équipement,
le rythme relativement rapide du désengagement de l'Etat et du transfert
de compétences à des acteurs insuffisamment préparés,
la prise en compte relativement faible des besoins des femmes et des jeunes
malgré l'importance de leurs fonctions sociales et économiques,
l'insuffisance de concertation entre les différents acteurs du secteur,
constituent autant de pierres d'achoppement dans le processus d'un développement
agricole et rural durable.
Capacity-Building, Education, Training and
Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation,
formation et sensibilisation
Afin de sensibiliser la population et développer
la participation dans le but de promouvoir des pratiques agricoles durables,
les activités
suivantes on étés entreprises:
- information et formation sur les techniques améliorées
de réduction des pertes post-récolte et de transformation,
- séances de démonstration de technologies
simples et à moindre coût pour faciliter leur appropriation
par les groupes cibles.
Afin de permettre la participation de la population
aux pratiques d’agriculture durable, des politiques et mesures de facilitation
ont été mises en œuvre pour l'accès des pauvres ruraux
aux services de soutien à la production sont la création
en 1996 de l'Office National de Stabilisation et de Soutien des Prix des
Produits Agricoles (ONS) dont les missions essentielles sont:
- d'œuvrer au maintien et à l'amélioration des revenus
du producteur;
- de garantir au producteur l'achat de sa production;
- d'assurer la stabilisation et le soutien des prix des produits agricoles;
- de promouvoir les filières agricoles.
Il constitue pour les filières admises à
la stabilisation, le recours en cas de chute des cours mondiaux. Il a donné
la preuve de sa vitalité et on peut citer comme acquis:
- la mobilisation et la gestion de dix milliards de francs cfa de fonds
comme ressources de stabilisation et de soutien dont une
partie servira courant 2000 à soutenir les producteurs
victimes de chute des cours mondiaux de la fibre de coton;
- le fonds de diversification agricole financé par la Société
Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA) et logé à
l'ONS
et qui a pour vocation d'intervenir en appui aux initiatives
des diverses entités du Ministère chargé de l'Agriculture
et relevant
de la promotion de productions alternatives au coton;
- le crédit vivrier initié et financé par l'Etat,
dont le montant cumulé depuis son démarrage, il y a quatre
campagnes, est de trois
milliards de francs cfa, crédit à faible
taux d'intérêt (5%) qui sert à acheter des intrants
pour l'amélioration et l'augmentation de
la production vivrière.
La participation des organisations professionnelles
agricoles à l'expérimentation, à la démonstration,
à la diffusion et à l'évaluation des mesures phytosanitaires
intégrées a débouché sur la création,
la formation et l'équipement sommaire de 174 brigades phytosanitaires
expérimentales. Elles sont chargées de la protection phytosanitaire
de toutes les cultures de leur agro-système. Chacune des brigades
comprend cinq membres.
Information
Information
Les informations nationales sur l'agriculture durable
dont peuvent disposer les responsables, les organismes consultatifs et
les agriculteurs sont de nature diverse (résultats de recherches,
zones vulnérables, projets en cours, statistiques de production
et de commercialisation, etc.). En raison de la dispersion des informations,
celles-ci ne peuvent pas être consultées par internet. Les
adresses des sites web nationaux qui contiennent ces informations sont
en cours de finalisation au Ministère chargé de la planification.
La lacune de ces informations est qu’elles ne soient pas toutes accessibles
au public.
Par rapport à la nécessité
de recueillir et d'analyser des renseignements sur divers systèmes
et techniques de production, les activités suivantes ont été
entreprises:
- Élaboration de programmes de collecte et
d'enregistrement des connaissances autochtones disponibles dans les exploitations
agricoles;
- Enquêtes périodiques sur l'efficacité
des technologies disponibles et l'accès à ces technologies
tels qu'ils sont perçus par les
agriculteurs;
- Analyse de l'effet global des innovations et incitations
technologiques sur le revenus des ménages agricoles.
S’agissant du système national ou régional
d'alerte rapide concernant les facteurs qui affectent la demande de produits
alimentaires des ménages dans les villes et dans les campagnes,
il est fait appel à:
- l'évaluation de la campagne agricole et perspectives alimentaires;
- l'observatoire national des prix des produits vivriers;
- la publication d'un bulletin mensuel d'information sur la sécurité
alimentaire - système d'alerte.
Pour ce qui est de la surveillance du climat par
satellite ou des stations météorologiques:
- la Veille Météorologique de l'Aéroport (VMA)
surveille les paramètres météorologiques 24 heures
sur 24 avec extension à la
surveillance du temps (les prévisions du temps
de façon sophistique ne peuvent excéder 72 heures);
- 6 stations principales et 30 postes pluviométriques;
- 5 stations agro-météorologiques;
- dynamique du climat, type de climat par zone, climatologie agricole.
Research and Technologies
Recherche et technologies
Pour garantir la sécurité alimentaire
d'ici 1998, le gouvernement a cherché l'avis des experts. La planification
dans ce domaine prévoit l'utilisation d'experts nationaux et la
formation du personnel à travers des bourses d'étude.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Le Gouvernement est à la recherche de financement
extérieur pour garantir la sécurité alimentaire d'ici
à 1998, établir des programmes de remise en état des
terres dégradées, et mettre en place des services améliorés
de protection des plantes et de la santé animale d'ici à
l'an 2000. Dans ce contexte, les programmes suivants sont en cours:
- Communauté Économique du Bétail
et de la Viande (CEBV);
- Programme de Développement des Aires Contiguës
(en préparation);
- Politique Agricole Commune CDEAO et CEA.
Le Gouvernement a également participé
à une initiative bilatérale avec le Burkina Faso dans le
cadre de la gestion des sols.
La coopération avec les pays voisins ou avec
des organisations régionales dans le domaine de la surveillance
du climat par satellite ou des stations météorologiques se
fait par le biais de l'ASECNA pour des échanges de données.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
des Cinquième et Huitième Sessions de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001
For country reports on Plant
Genetic Resources, click here.
To access the FAOSTAT
Data Base for information by country, item, element and year, click here:
Click here to link
to the Biosafety Information Network and Advisory Service (BINAS), a service
of the United Nations Industrial Development Organization (UNIDO), which
monitors global developments in regulatory issues in biotechnology.
Click here to link
to Country and Sub-regional Information on Plant Genetic Resources of the
Food and Agricultural Organization of the United Nations.
Click
here to go to Web Site of the Codex Alimentarius Commission, which includes
information on the Codex Alimentarius and the Joint FAO/WHO Food Standards
Programme.
Click here to access the
Web Site of the Consultative Group on International Agricultural Research
(CGIAR).
Click here to access
the sixteen international agricultural research centers that are members
of the CGIAR.
| Benin |
All
Countries | Home
|
ATMOSPHERE
L'ATMOSPHÈRE
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination
En matière de prise de décisions,
les Ministères responsables sont les suivants:
- Ministère des Travaux Publics et des Transports (MTPT);
- Ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme
(MEHU);
- Les Organisations Non Gouvernementales et les syndicats du domaine
des transports;
- Ministère du Développement Rural (MDR);
- Ministère de la Santé Publique (MSP);
- Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique
(MENRS);
- Organismes gouvernementaux;
- Agence Béninoise pour l’Environnement (ABE);
- Commission Nationale du Développement Durable (CNDD);
- Centre Béninois pour le Développement Durable (CBDD);
- Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique
(CBRST).
La coordination est assurée par le Ministère
de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU), à travers
les comités interministériels. Jusqu’à nos jours,
en attendant la mise en œuvre de la décentralisation, les prises
de décisions se font aux niveaux gouvernemental et ministériels.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations
La Loi-Cadre sur l’Environnement en République
du Bénin interdit toute pollution de l’air au-delà des normes
fixées par l’administration. Toute personne physique ou morale qui
émet des polluants au-delà des normes requises par la loi.
Aussi, des mesures fiscales et financières réglementaires
sont envisagées et elles seront mises en application dès
leur adoption par le gouvernement. Enfin, dans le cadre de la Loi n°98-030
du 12 février 1999, portant Loi-Cadre sur l’Environnement en République
du Bénin, et en particulier le titre VI, chapitre III, une étude
sur la stratégie Nationale de lutte contre la pollution atmosphérique
a été réalisée.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans
Avec la création de l'Agence Béninoise
pour l'Environnement, des études concernant la pollution atmosphérique
et l'appauvrissement de la couche d'ozone sont envisagés. Les émissions
provenant du transport font l'objet d'observations exhaustives et systématiques
surtout dans les grandes agglomérations. Le Gouvernement a pris
des mesures concernant la mise en valeur des puits et des réservoirs
de gaz à effet de serre, notamment plusieurs textes réglementent
l'utilisation des terres, de la mer ainsi que d'autres écosystèmes.
La stratégie du Bénin pour protéger
la couche d’ozone est la suivante:
- L’adhésion à la Convention de Vienne
et au Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone
et la ratification
des traités y relatifs.
- Adoption d’un programme national d’élimination
des substances appauvrissant la couche d’ozone.
- Elaboration et mise en œuvre d’un plan de gestion
des CFC.
- Enquêtes chaque année sur la consommation
des substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO).
- Sensibilisation des frigoristes et des opérateurs
économiques qui commercialisent les SAO et les matériels
en contenant.
- Mise en place aux fins de surveillance et d’évaluation
des stations du réseau de surveillance mondial d’observation de
l’ozone
(SMOO3).
- Réglementation de l’importation des équipements
contenant les SAO ou fonctionnant avec les SAO.
- Prise de mesures fiscales incitatives à
l’utilisation des substances ne détruisant pas la couche d’ozone.
S’agissant des émissions de gaz à
effet de serre, la stratégie du Bénin est la suivante:
- Inventaire des émissions de gaz à effet de serre dans
les domaines: déchets industriels, énergétiques, agriculture.
- Etudes des options d’atténuations et d’adaptation.
- Promotion de technologie à rendement énergétique
élevé y compris les systèmes d’énergie renouvelable
et nouvelle.
- Prise de mesure à l’avenir pour encourager l’utilisation de
transport et autres technologies qui limitent autant que possible les
émissions de gaz à effet de serre.
- Elaboration de normes nationales relatives à l’implantation
des industries dans le pays.
- Stratégie pour le développement des ressources terrestres
et marines pour le fonçage des gaz à effet de serre.
- Sensibilisation des populations sur les risques de la pollution atmosphérique
qui résulterait de la dégradation ou d’une gestion
irrationnelle des ressources naturelles.
- Promotion de la préservation et du renforcement des puits
et réservoirs de gaz à effet de serre: le projet "reboisement
villageois pour la séquestration du carbone" a
été exécuté de 1993 à 1996. Son évaluation
a été faite en 1997 et ses activités
se poursuivent actuellement dans le département
du Borgou (Nord du pays).
En ce qui concerne la pollution aérienne
transfrontière, la stratégie du Bénin est la suivante:
- Participation à l’échange d’information et de données
sur la pollution transfrontière et mise en œuvre d’un système
de
surveillance de cette pollution.
- Contribution à la mise en œuvre des accords au niveau sous-régional
et régional en matière de réduction de la pollution
atmosphérique transfrontière.
Pour ce qui est la réduction des émissions
de gaz à effet de serre:
- A court terme, il s’agit de procéder à l’inventaire
des émissions des gaz à effet de serre, et d’amener les populations
à
comprendre les dangers que présente la concentration
exagérée du dioxyde de carbone CO2 dans l’atmosphère.
- A long terme, il s’agit de réduire la pollution atmosphérique
tout en préservant et en renforçant les puits d’absorption
des gaz.
S’agissant
de la conservation et de l’accroissement du fonçage des gaz à
effet de serre:
-
A court terme, il s’agit de réduire la pollution atmosphérique
tout en préservant et en renforçant les puits d’absorption
des
gaz à effet de serre, notamment le couvert forestier.
-
A long terme, il s’agit de promouvoir les modes d’exploitation de nature
à préserver et à exploiter de manière durable
les
ressources naturelles y compris les forêts et les sols.
Concernant l’atténuation de l’appauvrissement
de la couche d’ozone:
- A court terme, il s’agit d’une diminution à 50% de la consommation
des substances appauvrissant la couche d’ozone.
- A long terme, il s’agit d’éliminer, en l’an 2010, la totalité
des substances appauvrissant la couche d’ozone, et de contribuer,
à l’échelle nationale, à la protection
de la couche d’ozone.
Quant
à la réduction de la pollution atmosphérique transfrontière,
il s’agit de disposer de moyens de mesure et d’évaluation des incidences
de la pollution atmosphérique transfrontière et d’élaborer
des stratégies visant à minimiser les effets néfastes
de la pollution atmosphérique transfrontière.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux
En ce qui concerne la participation à la
mise en oeuvre d'activités consacrées aux changements climatiques,
les organismes suivants participent: Organismes des Nations Unies et ONG,
dans les travaux scientifiques nécessaires à la prise de
décisions; Organismes des Nations Unies, ONG, Secteur Privé
et autres groupes importants, dans la promotion du développement
durable; Organismes des Nations Unies, ONG et Secteur Privé, dans
la prévention de l'appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique
et dans la pollution atmosphérique transfrontière.
Les groupes impliqués le plus souvent sont
les travailleurs des ministères, la communauté scientifique
et technologique, les ONG, les collectivités locales et autres;
mais cette implication n’est que partielle. Bien que ces différents
groupes soient affectés par la pollution atmosphérique et
les changements climatiques, aucune étude appropriée n’a
été faite pour apprécier les effets sur ces différents
groupes.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Outre les cimenteries, le Bénin ne dispose
pas de grosses unités industrielles émettant des quantités
appréciables de gaz à effet de serre. Aucune mesure ou changement
n’a été adopté dans le domaine des activités
inductrielles et agricoles afin de réduire les émissions
et les concentrations de gaz à effet de serre.
Dans le but de prévenir une continuation
de l’appauvrissement de la couche d’ozone, le "Programme Pays" a été
adopté comportant:
- la création d’un bureau national ozone;
- l’adoption et la mise en œuvre d’un plan national
d’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone;
- la sensibilisation et la formation des frigoristes
sur les techniques de récupération et de recyclage des CFC;
- la prise de mesures fiscales facilitant l’achat
des nouveaux produits utilisés dans la réfrigération.
Dans le cadre de la lutte contre la destruction
des forêts existantes, et dans le but d’accroître le fonçage
des gaz à effet de serre, il a été procédé
à la plantation d’arbres dans le cadre du projet "reboisement villageois
pour la séquestration du carbone" a eu lieu. Le Programme CCTRAIN
est le Programme de Renforcement des capacités en vue de l’élaboration
des stratégies nationales de mise en œuvre de la Convention-Cadre
des Nations Unies sur les Changements Climatiques. Le Projet Communication
Nationale a pour but d’élaborer la communication nationale initiale
du Bénin sur les changements climatiques.
Status
Etat de la situation
Dans les centres urbains, notamment Cotonou, il
a été établi que la pollution de l’air est à
l’origine de plusieurs affections (respiratoires, bronchites, etc.). Les
perturbations atmosphériques accompagnées de vents forts,
occasionnant souvent des dégâts matériels et humains
(habitations détruites, cultures dévastées, etc.).
Des inondations périodiques occasionnant aussi des pertes de vies
humaines, des déplacements de populations et des milliers d’hectares
de cultures dévastées. Les écosystèmes sont
pour la plupart également perturbés. La synthèse des
inventaires des gaz à effet de serre effectuée dans le cadre
du Programme CCTRAIN donne les chiffres suivants:
CO
[1]2
: 83226 GgCO: 5,34 Gg
CH[2]4
: 162,25 GgNOX: 172,23 Gg
N2O[3]:
2337 GgNMVOC: 0,237 Gg
NMVOC : Hydrocarbures non méthanoïques.
La couverture végétale naturelle du
Bénin, estimée à environ 6.533.571 ha, pourrait être
gérée comme puits de gaz à effet de serre. En ce qui
concerne les CFC, on observe au Bénin, une diminution de leur consommation
et par conséquent, on assiste à la diminution des émissions
de CFC. Quant au bromure de méthyle, ce produit n’est plus utilisé
au Bénin depuis l’adhésion de notre pays au Protocole de
Montréal.
Challenges
Enjeux principaux
A l'échelle nationale, le système
national de détection anticipée et le renforcement des moyens
nationaux pour les observations et évaluations systématiques,
ainsi que des activités de formation concomitantes sont médiocres.
En même temps, la capacité nationale de prévision des
changements et fluctuations est suffisante. Le Gouvernement n'a pas été
en mesure d'assurer l'organisation d'activités de formation, les
échanges de données, d'information à l'échelon
national et international. Dû au manque de mécanisme en place,
le Gouvernement ne prend pas part aux activités du Système
Mondial d'Observation de l'Ozone. Des moyens tels que l'observation et
l'évaluation, la recherche et l'échange d'information touchant
la pollution atmosphérique transfrontière sont inexistants.
Les centres urbains surtout et partiellement la ville de Cotonou, centre
des activités commerciales et économiques, sont très
affectés. Cette pollution est due au diverses émissions de
gaz dans le domaine des transports, de l’énergie et des déchets.
Capacity-Building, Education, Training and Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation
Dans le cadre de la sensibilisation du public aux
changements climatiques et à la protection de l’atmosphère,
des séminaires avec les cadres techniques des ministères
sont organisés:
- les séminaires de formation des organisations non gouvernementales,
des organisations communautaires de base, des
médias;
- les émissions à la radio et à la télévision
et autres.
De plus, le volet environnement et changements climatiques
est inséré dans les programmes scolaires:
- Organisation de journées d’échanges dans le domaine
des changements climatiques.
- Création des groupes (club) changements climatiques dans les
milieux scolaires.
Enfin il y a un renforcement de capacité
en ce qui concerne les études d’inventaire des gaz à effet
de serre, de vulnérabilité, d’adaptation sur la base des
directives reconnues et de logiciels disponibles.
Information
Information
Il n’existe en général pas de revues
qui publient les informations dans le domaine des changements climatiques
au Bénin. Pour avoir ces informations, il est indiqué de
se rapprocher des différentes structures qui s’occupent des questions
relatives à l’atmosphère (Ministère chargé
de l’Environnement, Ministère chargé des Transports…). Pour
ce qui est des informations en général sur les changements
climatiques, elles peuvent êtres fournies sur le site :
http://www.ipcc.ch
Dans le but de diffuser les informations aux niveaux
national et international, elles sont envoyées au siège de
la Convention-Cadre des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Research and Technologies
Recherche et technologies
Au niveau de la consommation et de l'éducation
des usagers, le Gouvernement encourage l'industrie à mettre au point
des technologies sans danger. Le gouvernement béninois a également
mis sur pied le Programme Ozone Bénin, qui envisage l'utilisation
d'hydrocarbures comme fluides frigorigènes en substitution des CFC
jusqu'ici utilisés et qui appauvrissent la couche d'ozone. Les technologies
dont le Bénin pourrait avoir besoin pour appliquer les mesures qui
visent à protéger l’atmosphère sont celles relatives
aux énergies propres (renouvelables), le système d’observation
et de détermination de paramètres climatiques, et le système
d’enregistrement de taux de polluants atmosphériques.
Financing
Financement
Concernant les changements climatiques:
- Source publique 30% (Budget National);
- Source extérieure au pays 70% (PUNE).
Concernant la protection de la couche d’ozone:
- Source publique: 62% (Budget National);
- Source extérieure: 38% (Fonds Multilatéral du Protocole
de Montréal).
Dans le cadre des mesures visant à accroître
le financement aux fins de protection de la couche d’ozone, sur le plan
national, le Projet ozone fait désormais partie du volet "Action
Environnementale" qui bénéficie d’un appui du Budget National.
Le Fonds Multilatéral a accepté un apport financier supplémentaire
pour le développement de nouveaux projets. Le gouvernement du Bénin
a également donné son accord pour revoir à la baisse
les taxes sur les nouveaux produits frigorigènes.
Cooperation
Coopération
Le Protocole de Montréal et ses amendements
a été signé en 1993. La Convention-cadre des Nations
Unies sur les changements climatiques a été signée
en 1994. Il n'existe pas d'accords régionaux multilatéraux
ou bilatéraux en matière de pollution atmosphérique
transfrontière. Sur le plan du transfert de technologies, les frigoristes
béninois ont bénéficié d’une formation en technique
de récupération et de recyclage des fluides frigorigènes.
Il seront bientôt invités aux techniques de bonnes pratiques
en matière de froid. La Convention-Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques de 1992 a été signée par le
Bénin et aussi ratifiée. Le Protocole de Kyoto quant à
lui est signé et est en cours de ratification. Le Protocole de Montréal
est ratifié; les amendements de Londres et de Copenhague ratifiés
en 1998. Le Bénin participe à toutes les réunions
statutaires sur les changements climatiques. Il est le Vice-Président
du groupe francophone des négociateurs, il est également
actif dans le groupe africain et le groupe des pays les moins avancés.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
des Cinquième et Neuvième Sessions de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001
Click here for national information
from the Web site of the United Nations Framework Convention on Climate
Change.
For the access to the Web Site
of the Ozone Secretariat, click here:
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BIODIVERSITY
DIVERSITÉ BIOLOGIQUE
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat
et de la Planification est responsable du maintien de la diversité
biologique. Ce Ministère travaille avec les autres structures nationales
et participe aux décisions au niveau national sur besoin.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Un plan national et une loi précise sur la diversité biologique
resterait à faire. Cependant certains éléments des
codes
de forêt et de la pêche sont liés à la diversité
biologique. Une stratégie nationale vise à la création
d'un centre génétique pour disposer du matériel génétique
pour les besoins futurs. Les résultats escomptés seront de
disposer d'un centre de traitement de conservation du matériel phytogénétique,
et d'une banque de données. La préservation de la diversité
biologique est une priorité très élevée du
gouvernement béninois. Des démarches officielles pour protéger
les écosystèmes restent à faire. Les principales causes
de la perte de la biodiversité (faune et flore) au Bénin
serait la culture excessive et les feux de brousse.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Les groupes au niveau communal participent, par des moyens traditionnels,
à la conservation des ressources biologiques en génétiques.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
En ce qui est du renforcement des capacités et de la technologie,
le Gouvernement envisage une étude monographique sur la diversité
biologique.Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Voir sous Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
La Convention sur la diversité biologique
a été signée en 1992 et ratifiée en 1994.
La Convention sur le commerce international des espèces de faune
et de flore sauvages menacées d'extinction a été
signée en 1992. Dans le cadre de la coopération internationale,
le Bénin n'a pas encore reçu d'aide en matière de
biotechnologie. Un des obstacles ayant empêché l'obtention
des biotechnologies a été l'absence d'un cadre national chargé
de suivi et de la promotion des actions relatives au suivi de la diversité
biologique et des avantages qui en résultent.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
For access to the Web Site of the Convention
on Biological Diversity, click here:
For access
to the Web Site of the CITES Convention, click here:
For the Web
Site of the CMS Convention, click here:
For the Web Site of
the Convention on the Protection of the World's Cultural and Natural Heritage,
click here:
For the country-by-country, Man
in the Biosphere On-Line Query System, click here:
Click here to link
to the Biosafety Information Network and Advisory Service (BINAS), a service
of the United Nations Industrial Development Organization (UNIDO), which
monitors global developments in regulatory issues in biotechnology.
Click here to go to the Web
Site of UNEP's International Register on Biosafety.
Click here for the
International Centre for Genetic Engineering and Biotechnology Biosafety
WebPages
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DESERTIFICATION AND DROUGHT
LA DÉSERTIFICATION ET LA SÉCHERESSE
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat
et de la Planification porte la responsabilité pour la lutte contre
les problèmes de l'environnement.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Il existe des lois précises touchant à
la désertification et à la sécheresse, par exemple,
le Plan National de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse,
et le décret 85291 du 23 juillet 1995 établissant la
Journée Nationale de l'Arbre. Ces lois sont en voie de transformation,
et de nouvelles lois pourraient être adoptées au courant de
l'année 1996.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
La lutte contre la désertification est une priorité élevée
du gouvernement Béninois. L'évaluation de la dégradation
du sol et de la terre par l'influence humaine touchant la désertification
reste à faire. La collecte du bois de feu, le surpâturage,
et l'abus de la terre ont provoqué un état grave de désertification.
Les méthodes agricoles contre-indiquées ont également
été nocives. Pour conscientiser la population on envisage
d'améliorer l'enseignement écologique à tous les niveaux
du système scolaire et de faire connaître à grande
échelle l'exploitation des forêts agraires. Avant la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCD) en
1992, le Gouvernement a abordé l'état de préparation
et des projets correctifs contre la sécheresse, y compris des programmes
pour les gens sinistrés par les dégâts de l'environnement,
des stratégies pour combler les carences, de même qu'entreprendre
des projets de plantation et de rétablissement des forêts.
Dans la lutte contre la désertification et la sécheresse,
les obstacles de nature juridique et politique sont comme suit: l'insuffisance
de renseignements démographiques, le rétablissement des réfugiés
fuyant la désertification et les carences financières et
administratives. En 1996, un Forum National de lancement du Plan d'Action
de Lutte contre la Désertification a eu lieu à Parakou (Nord
Bénin). Un forum au cours duquel il a été mis sur
pied un comité National de Lutte contre la Désertification
(CNLD).
Au niveau du département, le personnel responsable pour la lutte
contre la désertification est suffisant; cependant, il y a des carences
au niveau des régions et sur le terrain. De même, le manque
de capacités de gestion et de personnel vigilant, plus le manque
de moyens financiers, causent des faiblesses du côté du personnel.
En ce qui est de l'appui régional et international, les programmes
suivants sont en voie d'exécution par des organisations internationales
ou régionales: le Plan National d'Action, le projet de ressources
pour la gestion de la nature, le projet sur le bois de feu au sud du Bénin,
la planification des forêts nationales par groupes participatifs,
et le rétablissement des forêts rurales afin de réduire
l'utilisation du carbone. Le Gouvernement participe toujours à ces
actions, par l'octroi de fonds et l'envoi de personnel.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Les ONG participent à titre consultatif,
au niveau national de la planification, et à part entière
au niveau du terrain, ainsi que les femmes et la jeunesse.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Voir sous stratégies,
politiques et plans.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
La Convention internationale sur la lutte contre
la désertification dans les pays gravement touchés par
la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en
Afrique a été signée en 1992 et ratifiée en
1994.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
For access to the Web Site of the Convention
to Combat Desertification and Drought, click here:
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ENERGY
L'ÉNERGIE
Decision-Making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination
En matière de prise de décision dans
le domaine de l’énergie et des aspects de l’atmosphère et
des transports qui y sont liés, les ministères responsables
sont les suivants:
- Ministère des Mines, de l’Energie et de
l’Hydraulique (MMEH): il coordonne les activités relatives à
ce secteur et définit sa
politique à travers des structures
telles que la Société Béninoise d’Eau et d’Electricité,
l’Office Béninois des Mines et le
Projet Pétrolier de Sèmè;
- Ministère de l’Environnement, de l’Habitat
et de l’Urbanisme (MEHU): il veille au respect des normes environnementales
dans la mise en œuvre des politiques énergétiques. Sa Direction
de l’Environnement participe à la protection des milieux naturels
et couvre tous les aspects liés à l’initiation, à
l’orientation et à la coordination des actions environnementales.
Les organismes sous-tutelle qui jouent un rôle en matière
de gestion de l’énergie sont l’Agence Béninoise pour l’Environnement
et le Programme National d’Assistance Technique à la Communication
et à l’Information sur la Protection de l’Environnement, et la Commission
Nationale du Développement Durable;
- Ministère du Développement Rural
(MDR): il est concerné par la biomasse/énergie (plantation
de bois de feu). Sa Direction des Forêts et des Ressources Naturelles
est chargée de l’inventaire, de l’aménagement, de la reconstitution,
de la gestion, de la réglementation et de la protection des ressources
naturelles. Ces rôles sont joués à travers des directions
sous-tutelle dont le Centre National de Télédétection
et de Surveillance de la Couverture Forestière Tropicale (CENATEL)
et l’Unité de Recherche Forestière (URF) qui font la recherche
appliquée en foresterie;
- Ministère d’Etat chargé de la Coordination
de l’Action Gouvernementale, du Plan, du Développement et de la
Promotion de l’Emploi (MECCAG-PDPE): il est chargé de la programmation
des actions et de leur suivi. L’organisme sous-tutelle et les structures
concernés par la gestion des énergies est le Centre Béninois
pour le Développement Durable (CBDD), la Direction Nationale du
Plan et de la Prospective (DNPP) et la Direction de la Coordination des
Ressources Extérieures (DCRE);
- Ministère du Commerce, de l’Artisanat et
du Tourisme (MCAT): il organise l’importation, le stockage et la distribution
des
produits pétroliers;
- Ministère de l’Industrie, des Petites et
Moyennes Entreprises (MIPME): il prend des mesures pour l’exploitation
des
ressources énergétiques.
En
ce qui concerne le processus décisionnel en matière d’énergie,
jusqu’en 1991, une seule société avait le monopole de fait,
de l’importation des produits pétroliers sous la direction du Ministère
chargé du Commerce. Avec la libéralisation du sous-secteur
de l’énergie, l’autorisation d’exercer des activités relatives
aux produits pétroliers est donnée aux promoteurs par le
Ministère chargé du Commerce, conjointement avec les ministères
chargés de l’environnement et de l’énergie. A priori, aucune
décision ne se prend au niveau des collectivités locales
du fait que l’administration nationale n’est pas encore décentralisée.
En matière d’énergie, l’autorité décisionnelle
est déléguée aux niveaux inférieurs de l’administration
centrale pour recueillir les avis des techniciens.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations
Les textes en matière d’énergie et
aspects énergétiques de l’atmosphère et des transports
sont les suivant:
- Arrêté n°033/MMEH/DC/SG/CTMH/CES/DEN/SA du 19 novembre
1998, portant conditions générales d’ouverture
de dépôts d’hydrocarbures ou de stations-service.
- Arrêté interministériel n°25/MCT/MMEH/CAB
du 3 mai 1995, fixant les conditions d’accès aux installations de
stockage
de la Société Nationale de Commercialisation
des Produits Pétroliers (SONACOP) et portant autres modalités
de mise en
œuvre de l’ouverture du secteur des produits pétroliers
au Bénin.
- Décret n°95-139 du 03 mai 1995, portant modalités
d’importation et de distribution des produits pétroliers raffinés
et de
leurs dérivés en République
du Bénin.
- Arrêté interministériel n°24/MMEH/MTPT/CAB
du 03 mai 1995, fixant conditions d’application du décret n°95-139
du 03
mai 1995, portant modalités d’importation
et de distribution des produits pétroliers raffinés et de
leurs dérivés en République
du Bénin.
- Loi n°93-0009 du 02 juillet 1993, portant régime des forêts
en République du Bénin.
- Code bénino-togolais d’électricité de juillet
1968.
- Loi n°98-030 du 12 février 1999, portant Loi-Cadre sur
l’Environnement en République du Bénin.
- Décret n°99-641 du 30 décembre 1999, portant attribution,
organisation et fonctionnement de la Commission Nationale
du Développement Durable.
- Décret n°96-325 du 06 août 1996, portant création
du Centre Béninois pour le Développement Durable.
Des mesures existent au niveau de la tarification
des produits pétroliers. Le pétrole lampant qui est essentiellement
consommé en milieu urbain pour la cuisson est par exemple subventionné
pour accroître sa consommation, réduire la pression sur le
couvert végétal et freiner l’utilisation du bois.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans
Le système de gestion de l’énergie
au Bénin est plus orienté vers le règlement des problèmes
d’approvisionnement. Ainsi, les principaux éléments de la
stratégie en la matière sont:
- la diversification des sources d’énergie;
- la subvention du pétrole lampant;
- la surveillance du couvert végétal;
- la plantation de bois de feu;
- la gestion participative des forêts classées;
- l’approvisionnement en gaz naturel;
- l’accroissement de l’énergie hydroélectrique (construction
de barrages);
- la pré-électrification rurale à travers l’installation
de cellules photovoltaïques pour l’énergie solaire;
- la commémoration de la journée de l’arbre et de la
compagne de reboisement;
- la création des axes verts.
Les
objectifs à court terme concernant l’approvisionnement, la consommation
et la recherche en matière d’énergie sont d’assurer la sécurité
d’approvisionnement à moindre coût, de satisfaire les besoins
en énergie des populations à moindre coût, et de mener
le projet d’interconnexion électrique avec le Nigeria et le Niger.
A long terme, il s’agit d’augmenter l’autonomie du pays en matière
d’approvisionnement, d’assurer de façon progressive, une substitution
du bois au gaz, et de développer les énergies renouvelables
(solaire, éolienne, micro-barrage hydroélectrique).
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux
L’implication des différents groupes visés
à Action 21, c’est-à-dire les femmes, enfants, jeunes, populations
etc…, au processus de décision concernant l’énergie est négligeable.
Les ONG participent à la vulgarisation des foyers économiques,
les syndicats défendent la cause des consommateurs, en participant
à la tarification des produits pétroliers, les artisans,
après avoir subi des formations, font la production et la distribution
des foyers économiques. Ce processus d’implication des différents
groupes sociaux est mis en place par les institutions gouvernementales
à partir de données et informations recueillies au niveau
de différentes sources. S’agissant du secteur privé, en dehors
de la distribution de l’électricité, à laquelle ce
secteur participe, les textes réglementaires et l’administration
leur donnent l’autorisation d’intervenir dans la production et dans la
consommation des produits pétroliers. Les ONG, les groupes de protection
des consommateurs, les groupes de Scientifiques et autres, peuvent influencer
les modes de consommation de l’énergie par des actions de sensibilisation
des populations et des pressions sur les autorités. Mais leur influence
est marginale car ils sont moins informés que les spécialistes
sur la question.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Les principaux programmes entrepris dans le but d’améliorer
l’accessibilité de l’énergie aux ménages urbains et
ruraux sont les suivants:
- projet bois de feu;
- projets d’électrification rurale (extension
de la SBEE, construction de petites centrales de diesel en milieu rural;
- pré-électrification par la construction
de centrales diesel à gestion communautaire;
- subvention du pétrole lampant;
- projet d’interconnexion de réseaux qui
permet de relier plusieurs réseaux électriques entre eux.En
ce qui concerne des solutions de remplacement aux sources d’énergie
épuisables à l’intention des ménages urbains et ruraux
pour assurer leur consommation, aucun programme n’est mis en œuvre pour
le moment. Le projet qui est en vue concerne la vulgarisation des bouteilles
de gaz de 6 Kg et la révision de la tarification du gaz butane.
Les mesures prises pour fournir de l’énergie aux ménages
à faible revenu sont le programme d’amélioration des conditions
de vie en milieu rural par l’installation des groupes diesel à gestion
communautaire, et le programme solaire pour permettre d’équiper
les centres socio-communautaires (centres de santé, maternités,
centres de loisirs, écoles, complexes de sport, etc.), par les systèmes
photovoltaïques. Les projets en cours pour réduire l’émission
de gaz à effet de serre sont le projet gazoduc qui permet de remplacer
le fuel et le gasoil et pour la production de l’électricité
et de la chaleur dans les industries; le projet de promotion de foyers
économiques pour économiser le bois; le projet de gestion
forestière pour freiner la pression sur le couvert végétal;
le projet des axes verts, le projet de contrôle d’échappement
de gaz dans l’atmosphère. Les projets pour réduire les émissions
causées par l’utilisation de combustibles pétroliers dans
les transports sont le projet de formation des mécaniciens et garagistes
pour le réglage des carburateurs des moteurs de véhicules,
la réglementation de l’importation des véhicules usagers
appelés "venus de France", et la détaxation des véhicules
neufs à l’usage du transport en commun. Les projets pour encourager
les économies d’énergie sont la promotion de foyers économiques,
et la promotion des autocuiseurs "Dakpé" qui achèvent la
cuisson des aliments et les maintiennent chauds.
Status
Etat de la situation
Tableau n°1: Estimation de la production
annuelle de bois de feu au Bénin
|
Hypothèse
|
1995
|
2000
|
2005
|
2010
|
2015
|
2020
|
|
Optimiste
|
5195000
|
5098000
|
5001000
|
4907000
|
4814000
|
4723000
|
|
Pessimiste
|
2136000
|
1973000
|
1823000
|
1684000
|
1556000
|
1438000
|
Source: Etude de la stratégie énergétique
du Bénin, SENA-GROUP 1996
Tableau n°2: Prévision de la demande
totale en bois de feu (en milliers de tonnes de bois)
|
Année
|
1995
|
2000
|
2005
|
2010
|
2015
|
2020
|
|
Prévisions
|
2.260
|
2.660
|
3.160
|
3.775
|
4.527
|
5.437
|
Source: Etude de la stratégie énergétique
du Bénin, SENA-GROUP 1996
Figure 1: Bilan offre/demande de bois de feu
dans le cas de l’évolution optimiste de la production forestière.
Source: Etabli à partir des estimations
de l’étude de la stratégie énergétique du Bénin
sur les productions et consommations de bois de feu.
Figure 2: Bilan offre/demande de bois de feu
dans le cas de l’évolution pessimiste de la production forestière
Source: Etabli à partir des estimations
de l’étude de la stratégie énergétique du Bénin
sur les productions et consommations de bois de feu.
Le Bénin importe à 100% les produits
pétroliers, il a exporté les produits pétroliers jusqu’à
la fin de l’année 1998, et est importateur d’électricité
à environ 85% de ses besoins.
L’accès à l’électricité
est inégalement réparti et se présente actuellement
comme suit:
- Ménages urbains et Institutions: 59%
- Complexes industriels: 41%
- Ménages ruraux: négligeable
- Transport: 0%
Les données ci-dessus sont les résultats
des enquêtes statistiques de 1993 à 2000.
Les tendances exprimées sont par rapport
aux produits pétroliers usuels et aux énergies solaires,
hydrauliques:
- Bois de chauffe, charbon et pétrole: concernant
ces combustibles, les modes de consommation connaissent une légère
amélioration par les programmes
de promotion des foyers économiques et des autocuiseurs initiés
par les ONG. Pour ce
qui est des produits pétroliers,
il existe des dépôts et des centrales de distribution dans
presque toutes les localités du pays.
- Gaz: son mode de consommation pourrait être
influencée par le projet de vulgarisation des bouteilles de gaz
de six (6) Kg
et par la révision de la tarification
du gaz butane.
- Energie solaire: elle permet d’équiper
les centres socio-communautaires par les systèmes photovoltaïques.
- Hydraulique: son mode de consommation est influencé
par le projet d’installation de micro-barrage électrique.
Par ailleurs, les industries, dans la partie septentrionale
du pays, sont toutes auto-productrices d’électricité.
Les
effets éventuels de la libéralisation des échanges,
des privatisations et de la mondialisation sur les modes d’affectation
ou de consommation d’énergie sont l’amélioration de la qualité
des services, la déréglementation de l’activité qui
pourrait avoir pour conséquence soit l’enchérissement des
produits, soit la diminution de leur prix.
Challenges
Enjeux principaux
Au Bénin, la production et a consommation
de l’énergie contribuent à la dégradation de l’environnement
surtout à deux niveaux
- couvert végétal: pression exercée sur celui-ci
pour la production de bois à des fins énergétiques,
environ 80.000 ha de
couvert végétal sont détruits chaque année
entraînant ainsi la déforestation, la réduction voire
la perte de la biodiversité ...
- atmosphère: émissions de gaz à effet de serre
et celles des autres polluants dues surtout aux ménages et au transport,
contribuent respectivement à environ 42% et 43% (selon
des études récentes). Il en résulte que les secteurs
de résidence et
des transports exigent l’attention la plus immédiate.
Les obstacles institutionnels au développement
et à l’exploitation de l’énergie découlent du fait
qu’au Bénin, les structures chargées de cette activité
sont administratives et ne disposent pas de budget adéquat pour
exécuter leurs programmes et projets. Le caractère administratif
de ces structures est un obstacle à la réalisation des centrales
électriques. Les difficultés financières dans la mise
en application des politiques et stratégies environnementales sont
la faiblesse des ressources financières nationales, la complexité
de la procédure d’obtention de financement des institutions internationales,
et la mauvaise présentation des projets soumis au financement des
institutions internationales. D’autres problèmes énergétiques
que connaît le Bénin se résument en:
- taux d’électrification bas;
- pollution de l’air causée par le secteur des transports et
les décharges sauvages;
- déforestation;
- bas rendement de conversion de la biomasse à la consommation;
- bas rendement de conversion de la biomasse à la production.
Capacity-Building, Education, Training and Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation
Les mesures pour sensibiliser le public sur les
problèmes environnementaux concernent essentiellement l’adhésion
du Bénin au programme sous-régional du PACIPE, qui est devenu
un programme national de communication et d’information pour la protection
de l’environnement, la création au niveau du ministère chargé
de l’environnement, des services d’IEC, la création de la police
environnementale, l’organisation des journées mensuelles pour un
environnement sain, la parution de revues et de l’Agenda de l’Environnement,
l’institution au sein de l’Agence Béninoise pour l’Environnement
d’un système d’information informatisé et la création
de partenariat avec les artistes et les médias. En dehors du programme
GLOBAL Environnement en cours, financé par l’USAID qui forme les
enseignants au niveau de quelques écoles ciblées, il n’existe
pas un programme national spécifique conçu pour le primaire
et le secondaire dans le but de favoriser une prise de conscience des problèmes
environnementaux et énergétiques. S’agissant des programmes
de formation institués aux fins du renforcement des capacités
des personnels, des supérieurs hiérarchiques et des chercheurs,
dans le contexte des services liés à l’énergie, il
n’existe pas de programme spécifique mais le Bénin participe
ou profite des programmes de formation des organismes internationaux ACCTE,
PNUD, BM. Dans le cadre des mesures prises pour sensibiliser les consommateurs
aux questions liées à l’énergie et à l’environnement,
elles concernent surtout les projets des ONG de vulgarisation des foyers
économiques et le projet de réduction des consommations d’électricité
dans les bâtiments de l’administration, initié par le Ministère
chargé de l’Environnement, elles se rapportent au programme PACIPE
sur le plan national.
Information
Information
Les méthodes de collecte d’information en
matière d’énergie sont de plusieurs natures. L’importante
de ces méthodes est en fonction des problèmes et questions
soulevés. Les méthodes les plus utilisées sont l’enquête
sur la consommation d’énergie, l’enquête filière sur
l’approvisionnement en biomasse, et les études sur les gaz à
effet de serre. C’est à partir de ces études que les analyses
de données ont été effectives. Aux niveaux national
et international, il n’existe pas sur support papier une diffusion systématique
des informations sur l’énergie. Mais depuis trois ans, le Bénin
fait paraître chaque année, un tableau de bord de l’énergie.
Le dernier date de Novembre 2001. Les informations sur les questions énergétiques
qui ont rapport avec l’atmosphère et les transports ne sont pas
mises à la disposition du public. La sensibilisation du public porte
essentiellement sur les problèmes de la déforestation et
sur la part de la biomasse/énergie dans ce processus de déforestation.
L’accès relativement limité du Bénin aux différentes
sources de financement constitue un important paramètre de réflexion.
Research and Technologies
Recherche et technologies
Les progrès réalisés en matière
de technologie depuis la CNUED sont les suivants:
- l’installation de systèmes photovoltaïques pour alimenter
les communautés rurales, en énergie solaire;
- l’étude réalisée pour la mise en valeur des
ressources hydrauliques entre le Bénin et le Niger pour la production
d’énergie
électrique;
- le recensement des cours d’eau aménageables en micro-barrages
d’hydroélectrique.
En matière d’options technologiques, la construction
de micro-barrages permet de satisfaire les besoins des localités
isolées en énergie électrique au lieu de réaliser
des centrales électriques. En ce qui concerne les risques de ces
options technologiques, il y a le fait que si le cours d’eau ne couvre
pas toute l’année, les sources tarissent et il y a le risque de
perturbations des écosystèmes, et le risque de coût
de réalisation élevé. L’option solaire permet de satisfaire
les besoins énergétiques des localités isolées
ne disposant pas d’autres potentialités énergétiques
à mettre en valeur. Le risque se trouve au niveau de la maintenance
des équipements et du coût élevé du système.
S’agissant de l’option éolienne, elle n’est pas envisageable avant
que le Bénin ne dispose des données et des études
sur la vitesse du vent à des attitudes appropriées. Dans
le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet
de serre et des modes de production plus propres, aucune technologie n’existe.
Toutefois, le Bénin envisage la diffusion à grande échelle
de petits réchauds à gaz, des fours de carbonisation au rendement,
la diffusion des foyers améliorés, et la substitution du
fuel et du gasoil par le gaz naturel. Dans le but d’assurer une utilisation
plus efficace des carburants et favoriser un environnement plus propre,
le secteur des transports est considéré comme l’un des secteurs
où des changements doivent intervenir à cause du niveau élevé
de la pollution locale que ce secteur engendre. Diverses options sont en
étude pour l’élaboration d’un programme de développement
du transport en commun, telles que l’amélioration du carburant,
l’amélioration du parc véhicule, la mise en place d’un plan
de circulation à Cotonou.
Financing
Financement
Au plan national, les sources de financement sont
la SBEE (Société Béninoise d’Electricité et
d’Eau) et l’ONAB (Office National du Bois). Ces structures, pour diverses
raisons, ont une capacité très réduite d’autofinancement.
Le mécanisme d’épargne national pourrait être envisagé.
Au plan international, les sources de financement de l’énergie sont
les différents projets réalisés dans les secteurs
qui s’inscrivent dans le cadre de la coopération bilatérale.
S’agissant des sources privées, elles concernent les domaines tels
que la production, l’approvisionnement, la promotion, la sensibilisation
et la distribution des technologies relatives aux énergies renouvelables
et à l’économie de l’énergie. Les mécanismes
pour accroître le volume de financement des questions énergétiques
se rapportent à tout ce qui est mis en place pour la mobilisation
de fonds notamment l’épargne nationale. Les mesures pour accroître
l’investissement privé sont d’ordre institutionnel par exemple,
le décret n°95-139 du 3 mai 1995 permet d’ouvrir le secteur
de l’énergie pétrolière au privé et casse ainsi,
le monopole de la SONACOP.
Cooperation
Coopération
Rien n’est encore fait au niveau international,
dans le domaine du transfert des technologies relatives à l’énergie.
La coopération bilatérale et multilatérale en matière
de recherche-développement en énergie garantit la sécurité
du pays dans les domaines d’approvisionnement énergétique
et de diversification des sources d’approvisionnement. Cette coopération
est de niveau sous-régional. Elle intervient dans le cadre de la
mise en place d’infrastructures communes d’une part et d’autre part, pour
la mobilisation du financement au plan international. Dans le cadre de
l’application du protocole de Kyoto, il est amorcé au Bénin,
le processus d’élaboration de la stratégie de mise en œuvre
de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Ce processus est suffisamment avancé. Les initiatives du Bénin
pour l’application du protocole de Montréal sont les suivantes:
1. l’élaboration du programme du Bénin en 1995. Ce programme
permet de faire l’état des lieux des substances qui appauvrissent
la couche d’ozone, consommées au Bénin et propose un plan
d’élimination; 2. la mise en place en 1995, d’un bureau national
d’ozone qui est responsable de l’exécution du plan d’élimination
des substances SAO; 3. l’organisation d’enquête annuelle sur les
SAO qui permet de voir si la consommation des SAO diminue; 4. la mise en
place d’un comité national ozone composé de structures gouvernementales
et non gouvernementales. C’est un organe consultatif qui appuie le Bureau
ozone; 5. la formation des frigoristes en technique de récupération
et de recyclage des fluides frigorifiques;
Les activités en cours dans le cadre du programme
du pays sont la reconversion de l’usine plastique et élastomère
du Bénin (PEB) à l’utilisation du chlorure de Méthylène
en lieu et place du CFC 11, l’élaboration d’un décret portant
réglementation de l’importation et de l’utilisation des CFC, et
la mise en œuvre d’un plan de gestion des fluides frigorifiques. Un autre
traité international auquel le Bénin participe est la Convention
des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (LCD).
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
des Cinquième et Neuvième Sessions de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001.
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FORESTS
FORÊTS
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Le Ministère du Développement Rural
porte la responsabilité principale pour le secteur des forêts.
Ce ministère fait partie du mécanisme national de coordination
pour le développement durable. Le Ministère de l'Environnement,
de l'Habitat et de la Planification participe aussi aux affaires forestières.
Les institutions nationales engagées dans les affaires forestières
sont comme suit: la Direction des Forêts et des Ressources Naturelles,
la Recherche Forestière, l'Office National du Bois, le Projet Gestion
des Ressources Naturelles, le Projet Bois de Feu et le Projet Plantation
d'Arbres à Buts Multiples.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
La lutte contre la déforestation est une priorité nationale
moyenne même si les forêts sont coupées plus rapidement
qu'on ne les reconstitue. Seulement 15% de la zone dépouillée
de forêt a été restaurée. Une initiative pour
corriger le déséquilibre entre la conservation et l'utilisation
de la forêt est en marche. Les principaux obstacles soulevés
dans le processus de rétablissement des forêts sont les suivants:
le manque de connaissances sur l'importance de conserver la forêt
et l'absence de volonté politique pour le secteur de forêts,
de même que la pénurie de personnes désireuses de planter
des arbres. Bien que le Gouvernement fournisse des pépinières
pour rétablir les forêts, il y a des carences, aussi bien
dans le choix des types que dans la quantité disponible. Pour améliorer
la productivité des forêts, la technologie des semences, les
techniques in vitro, et le plasma germinal devraient se pratiquer davantage.
Le Gouvernement doit encore aborder l'éducation forestière
au niveau de l'enseignement supérieur; de même, l'analyse
des projets de recherche s'imposerait. L'étude du classement des
cadastres et de l'utilisation de la terre est nécessaire. Il faudrait
ajouter aussi l'échange des renseignements et les liens entre les
études et la gestion, l'évaluation écologique, l'analyse
de l'investissement et les études de faisabilité, la promotion
des industries liées aux forêts à petite échelle,
l'efficacité des industries forestières, l'intégration
des valeurs sociales, économiques et écologiques fournissant
la base d'un système national de comptabilité économique
et de l'écotourisme.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Les Groupes Principaux ne participent ni au niveau national de la planification
ni au niveau régional. Cependant, ils ont un statut consultatif
et participent sur besoin au niveau du terrain.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Le nombre de cadres employés dans le secteur des forêts
est passé de 380 en 1980 à 600 en 1995. Le nombre de techniciens
des forêts engagés dans la gestion des forêts est de
20 à 25. Le nombre de techniciens des forêts sortant des hautes
écoles chaque année est de 10 à 15. Le nombre du personnel
au niveau du département est suffisant; cependant il fait défaut
au niveau du terrain. Le manque de capacité de planification et
de savoir-faire parmi le personnel de recherche affaiblit encore plus l'ensemble
des ressources humaines.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Au cours des cinq années passées, la contribution des
revenus forestiers au budget se monte à environ 350 à 380
millions de francs CFA ($1 = 500 FCFA).
Cooperation
Coopération
En ce qui est de la coopération régionale et internationale,
le Bénin est en accord avec l'ensemble des principes adoptés
par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
(CNUCD) et vise l'application de ces mêmes principes par le biais
du projet de gestion des ressources naturelles.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
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FRESHWATER
RESSOURCES EN EAU DOUCE
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Actuellement il n'y a pas d'organisme gouvernemental
pour assurer la coordination des activités de gestion et de mise
en valeur des ressources en eau. C'est pourquoi l'édifice institutionnel
doit être complété par la création d'un organe
de coordination tel que le Comité National Supérieur de l'Eau
(CNSE) et aussi la création d'un Ministère qui regroupe l'Eau,
l'Environnement et l'Aménagement du Territoire. Jusqu'à présent,
la gestion des ressources en eau douce au Bénin a été
confiée au Ministère des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique
en collaboration avec le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat
et de l'Urbanisme, le Ministère du Développement Rural, et
le Ministère chargé de la Santé. L'exploitation des
ressources relève de différents acteurs appartenant à
différents institutions et sans coordination entre eux. On assiste
à une grande confusion des attributions et souvent à un chevauchement
des compétences. C'est pourquoi l'édifice institutionnel
doit être completé par la création d'un organe de coordination
tel le comité national supérieur de l'eau.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Après l'indépendance, la multiciplicité des textes
coloniaux et leur inadaptation au contexte national béninois ont
conduit les pouvoirs publics à procéder à un effort
de refaite et de codification de la législation concernant les ressources
en eau. De cet effort de réorganisation a émergé le
droit actuellement en vigueur dont les principaux éléments
sont les suivants:
- Le Code de l'Eau promulgué par la loi No 87-016 du 21 septembre
1987.
- Le Code de l'Hygiène Publique promulgué par la loi
No 87-015 du 21 septembre 1987.
- Le Régime des Forêts, objet de la loi No 93-009 du 2
juillet 1993.
- L'accord international entre le Bénin et le Togo relatif à
l'institution d'un Code Daho-Togolais de l'électricité et
à la création de la Communauté Electrique du Bénin
ratifié par l'ordonnance No 46 du 22 Août 1968.
- Le réglement général de la Distribution de l'Eau
Potable en zone urbaine du 30 octobre 1987.
- Il y a trois arrêtés sur la prohibition de l'utilisation
des produits chimiques toxiques et un plan de gestion des ressources en
eau au sud du Bénin. Il faut également mentionner en matière
foncière la coexistence d'un droit coutumier et d'une législation
moderne, actuellement en cours de révision.
Actuellement, il n'existe pas de législation spécifique
pour la gestion des ressources en eau dans les secteurs agricole, industriel
et ménager. La législation en vigueur repressive et centralisatrice
limite l'initiative privée, ne sécurise pas et par conséquent,
n'encourage pas les investissements privés dans ce domaine. Il est
donc nécessaire de réviser le code de l'eau actuellement
en vigueur et de manière générale les textes juridiques
liés à la gestion de la ressource hydraulique. Actuellement,
des textes réglementaires concernant les normes pour l'eau potable,
l'eau minérale ou les rejets n'ont pas encore vu le jour. Donc la
mesure de la qualité de l'Eau se fait selon les normes internationales.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Le gouvernement met effectivement en oeuvre un politique tarifaire en
vue de couvrir les coûts et d'assurer d'un répartition équitable
de l'eau. Cette politique permet de mettre l'eau à la disposition
des populations les plus défavorisées.
- En géneral, en milieu urbain, le prix de revient moyen du
m3 d'eau produit par la SBEE s'établit à 420FCFA
en 1995 alors que la recette ramenée au m3 est de 250FCFA
en 1997. Les recettes du secteur sont encore loin d'équilibrer le
coût de l'eau.
L'eau n'est en effet pas encore reconnu comme un bien économique.
- En zone rurale, le coût de revient varie selon l'ouvrage de
l'équipement de production d'eau.
Liternes: 1625F à 2150F/m3
Produits modernes: 420F/m3
Forages: 245F/m3
Forages avec contre puits: 333F/m3
Adduction d'eau villageoise: 143F/m3
Mares et retenues d'eau: 125F/m3
Le prix de vente de l'eau dans les villages se situe entre 286 et 333FCFA/m3
- Pour les usages agricoles, le coût prévisionnel d'investissement
majeur pour des barrages à finalité agro-pastorale serait
de 585FCFA/m3. Pour les aménagements hydro-agricoles,
dansa le cadre de la mise en valeur de la vallée du Niger le coût
prévisionnel est de 6,04 millions FCFA/ha net irriguée.
- Pour les usages industriels: Non indiqués
- Pour les usages domestiques: la politique tarifaire est la même
que celle indiquée dans le cas général 59,4% est couvert
par le biais des tarifs et ce pourcentage va accroître de 5% par
an (Réponse SBEE). La SBEE effectue également dans les zones
reculées des branchements à un taux forfaitaire. Ces mesures
tiennent compte des besoins particuliers des pauvres car c'est un taux
très abordable qui permet aux pauvre de s'approvisionner plus facilement
en eau potable. Ce taux varie d'une zone à l'autre selon les potentialités
des habitants. Pour empêcher la pollution des ressources en eau douce,
la mesure fondamentale consiste à sensibiliser les usages sur les
nombreuses maladies endémiques véhiculées par l'eau
à travers diverses actions qui permettent d'améliorer leurs
comportements vis-à-vis de l'eau et de la protection des ressources.
Par ailleurs, la législation de l'eau en vigueur contient des dispositions
qui définissent, previennent, maîtrisent les faits polluants
et répriment leurs auteurs.Aucune information disponible.
Il n'existe pas une politique ni pour la gestion et la mise en valeur
intégrée des ressources en terre et en eau ni pour les catastrophes
naturelles. Cependant, le Code de l'Eau promulgué par la loi du
21 septembre 1987 a prévu la création de deux structures
interministérielles de coordination, dont le Comité Permanent
de Lutte contre les Inondations qui va s'occuper de cette politique de
préparation aux catastrophes naturelles.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Au niveau régional, la Communauté Electrique du Bénin
(CEB) coordonne les activités de gestion et de mise en valeur des
ressources en eau. Au niveau de l'Etat, la coordination est assurée
par la SBEE en zone urbaine et la Direction de l'Hydraulique en zone rurale.
Au niveau local, cette coordination sera bientôt assurée par
la Commune une fois la décentralisation effective. Au niveau du
bassin des fleuves il y a des institutions chargées de la gestion
des bassins internationaux, par exemple, accords Inter-Etats relatifs au
fleuve Niger du 26 octobre 1963 et du 25 novembre 1964. Un mécanisme
permettant d'assurer la participation de tous les principaux intéressés
au processus de décision à commencer par voir le jour avec
la création en 1996 des Associations des Usagers de l'Eau (AUE)
et qui ont pour but d'assurer le service public de distribution d'eau potable
dans les communautés villageoises. Bien que recente, cette expérience
de gestion communautaire se revèle encourageante.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Le pays ne dispose pas de la capacité pour traiter ou recycler
les eaux usées. Les eaux d'égout urbaines ne sont pas traitées.
Le taux de satisfaction moyen des objectifs correspondant à la dotation
unitaire de 20l/hab/j est estimé à 57% au Bénin (1996).
Les besoins technologiques pour les traitements des eaux usées
consiste à mettre en place tout un système de collecte et
une usine de traitement. Pour l'épuration de l'eau, il faut accroître
la capacité des usines existantes. Il n'y a pas de pourcentage établi
concernant l'eau destinée à la consommation. Le Projet d'Hydraulique
Villageoise (PHV) au Ministère des Mines de l'Energie et de l'Hydraulique
(MMEH) fait des recherches sur la gestion de l'eau et les problèmes
concernant à la fois l'utilisation des ressources et les technologies.
Il en est de même pour l'Antenne Béninoise du Centre Régionale
pour l'Eau Potable et l'Assainissement à faible coût (CREPA)
qui développe des techniques et technologies à coût
modéré et surtout adaptées aux réalités
socio-économique du Bénin. Ces recherches s'effectuent dans
les laboratoires mais surtout sur le terrain où le problème
de l'approvisionnement en eau potable se pose avec acuité. Elles
sont financées, pour ce qui concerne le projet d'Hydraulique villageoise,
par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la République
au Bénin. Quant au CREPA, en collaboration avec le projet PADEA
est financé par la Suisse et les Pays-Bas. Certaines recherches
sont aussi financés par la Banque Islamique de Développement
(BID). C'est le cas de l'inventaire des ressources en eaux souterraines
au Bénin. L'utilisation des résultats consistent à
faire des puits et la construction des citernes publiques et/ou la confection
et la pose des pots diffuseurs pour la chloration de l'eau potable.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Les principales contraintes qui ne favorisent pas une très bonne
gestion des ressources en eau sont l'inadaptation des cadres juridiques,
institutionnel et financier ainsi que nombre de lacunes dans l'établissement
et la gestion des données de base.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Au séminaire d'Internalisation sur la Stratégie National
de Gestion des Ressources en Eau, tenu du 17 au 20 février 1998,
il a été convenu que l'accent soit mis sur l'Information,
la Communication et la Sensibilisation du Public. Il est donc prévu
à court terme une campagne de sensibilisation des Elus Locaux, des
responsables administratifs, des cadres municipaux. Ceux-ci serviront de
relais en vue de faire véhiculer à l'endroit du grand public
le message sur l'importance de l'utilisation rationnelle des ressources
en eau.
Information
Information
Les informations régulièrement collectées sur la
gestion et la mise en valeur de l'eau sont:
- les données climatologiques par le service de la Météorologie
Nationale.
- les données hydrologiques par le Service de l'Hydrologie de
la Direction de l'Hydraulique.
- les données hydrogéologiques par la Direction de l'Hydraulique
qui gére une base de données concernant l'alimentation en
eau des zones rurales et la SBEE qui détient les données
relatives aux forages exploités pour l'AEP des centres urbains.
Ces données ne sont pas centralisées, créant des
lacunes dans l'information. C'est surtout au niveau des données
hydrogéologiques que la dispersion et l'hétérogéneité
de l'information semblent plus regrettables. Ces informations ne sont pas
disponibles ni sous forme électronique ni sur l'Internet.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Voir sous programmes et projets.
Financing
Financement
Dans le secteur de l'Alimentation en Eau Potable en zones rurales et
urbaines, le coût estimé est de 37 milliards FCFA pour la
période 1996-2000; de 63 milliards FCFA pour 1980-1995. Dans le
secteur de l'hydraulique agricole et élevage est de 5 milliards
FCFA pour 1996-2000.
Cooperation
Coopération
Le Bénin participe à des accords bilatéraux et
internatiounaux comme suit:
- Echange de note constituant accord entre le Royaume Uni et la France
relatif à la frontière
entre les possessions des deux pays du Golfe de Guinée au Niger,
signé à Paris le 19 octobre 1966.
- Accords Inter-Etats relatifs au fleuve Niger du 26 octobre 1963,
du 25 novembre 1964.
- Accord international pour le transport de l'énergie hydroélectrique
entre le Ghana et la Dahomey.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième et de la Sixième Session de la Commission
du développement durable des Nations Unies. Dernière mise
à jour 29 mai 1998
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LAND MANAGEMENT
GESTION DES TERRES
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes de coordination
Les principaux ministères responsables
de la gestion des terres sont le Ministère du Développement
Rural, le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme,
le Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité
et de l'Administration Territoriale. Hormis le Ministère de l'Intérieur,
les autres ministères participent aux mécanismes de coordination
nationale pour le développement durable en tant que membres consultatifs.
En ce qui concerne l'environnement institutionnel du foncier au Bénin,
plusieurs structures administratives et ou techniques ont pour attribution,
de planifier et de gérer au besoin les ressources foncières.
Il s'agit des institutions foncières à compétence
nationale, des agences et projets. S’ agissant des institutions foncières
à compétence nationale, il existe:
1)Le ministère du Développement Rural: dans ce ministère,
quatre directions techniques ou centres ont à charge, de planifier
et
de gérer à terme les ressources foncières
rurales et nationales. Il faut citer la Direction de la Promotion et de
la Législation
Rurale (DPLR), la Direction des Forêts et Ressources
Naturelles (DFRN), le Centre National de Télédétection
(CENATEL), et les Centres d'Action Régionale pour
le Développement Rural (CARDER) au nombre de six (6) sur le
territoire national.
2) Le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme
(MEHU): il s'occupe du foncier urbain à travers la Direction
de l'Environnement (DE), la Direction de l'Aménagement
du Territoire (DAT), l'Institut Géographique National (IGN) Bénin,
la Société d'Etudes Régionales,
de l'Habitat et de l'Aménagement Urbain (SERHAU- SEM).
3) Le Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité
Territoriale (MISAT): il a en son sein, la Direction de l'Administration
Territoriale
et des Collectivités (DATS), la Commission
Nationale des Affaires Domaniales (CNAD) et les structures décentralisées
que sont les Préfectures, les Sous-
préfectures, les Circonscriptions Urbaines ou futures, Communes,
les collectivités
territoriales.
4) Les Ministères chargés des Finances et de la Justice
ont aussi en leur sein, des structures de planification et de gestion du
foncière.
Certaines
Agences et Projets interviennent dans le cadre de la gestion de l'environnement
et font leur preuve en matière de planification et de gestion intégrée
des ressources foncières. C'est le cas de l'Agence Béninoise
pour l'Environnement (ABE) et du Projet de Gestion des Ressources Nationales
(PGRN) actuel Programme de Gestion des Forêts et Terroirs Riverains
(PGFTR). L’Agence Béninoise pour l’Environnement prévoit
de développer un Programme National de Gestion de l’Environnement
dont l’une des composantes est la Maîtrise du foncier rural et urbain’’.
La supervision de cette composante est confiée à la Direction
de l’Aménagement du Territoire. Un autre cas est celui du PGRN qui
développe en milieu réel des expériences de gestion
intégrée pour aboutir à terme à l’élaboration
de réformes foncières . La phase pilote du projet est à
son terme. Ses acquis seront consolidés à travers le Programme
de Gestion des Terroirs et des Ressources Naturelles (PGTRN)qui vient d’être
créé. L’Assemblée Nationale est aussi une institution
à caractère national. Ainsi aux termes de termes de l’article
98 de la constitution, les questions relatives à la propriété
foncière sont du domaine de la loi. A l’heure actuelle, il n’existe
pas de mécanisme de coordination spécifique. Le gouvernement
a nommé, une Commission en 1999 qui est chargée d’élaborer
un avant- projet de loi sur le foncier rural au Bénin.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation et réglementations
L’économie du Bénin a pour base l’agriculture
comme la plupart des économies des pays sous développés.
Dans ce sens, le foncier
constitue l’élément central de tout le système agricole
et de la paysannerie. L’agriculture béninoise qui repose sur une
méthode extensive demeure très consommatrice d’espace et
occupe près de 2/3 de la population active. D’un autre côté,
l’urbanisation galopante ces deux dernières décennies a pour
effet, une consommation incontrôlée de l’espace. La problématique
des terres au Bénin tourne autour de ces deux réalités
(rurale et urbaine ) génératrices de conflits. La gestion
de ces conflits repose sur l’existence d’un régime juridique dualiste:
le droit foncier coutumier et le droit foncier moderne.
Au cours de la période précoloniale
la terre était régie au Bénin par le droit traditionnel
qui est un droit d’usage reconnu au premier défricheur et à
sa descendance dans le cadre du droit collectif. Ainsi le droit traditionnel
autorise selon les règles précises, le prêt et le don
mais non la vente ou la location. Les premiers textes relatifs à
la procédure d’immatriculation des terres datent de la colonisation.
L’armature juridique évoluera considérablement en la matière
avec le vote en août 1965 de la loi portant organisation du régime
de la propriété foncière au Dahomey.
Toute l’ambiguïté du système
est fondé sur l’absence d’une politique de planification et de gestion
des terres. Ainsi, il n’existe pas au Bénin de document d’orientation
délimitant avec précision les espaces occupables pour telle
ou telle activité ou non, les espaces constructibles et inconstructibles
en même temps qu’il détermine la destination des terrains
qui y sont inclus. Les populations ne savent ainsi jamais ce qu’ils sont
en droit de faire sur un terrain. Ainsi, un plan national et une législation
nationale pour aborder d'une manière intégrée la planification
et la gestion de la terre, restent à faire. L’administration semble
entretenir de la confusion dans la gestion des affaires foncières
et mener une activité ambiguë en organisant simultanément
par ses actes tant la reconnaissance de la propriété foncière
que l’insécurité foncière. Dans ces conditions, il
n’a jamais été mis en œuvre ni de loi d’urbanisme, ni de
règlement d’urbanisme applicables sur l’ensemble du territoire du
Bénin; ainsi, aucun document n’a la capacité de régler
la destination des sols. Par conséquent l’administration ne peut
pas canaliser l’extension des espaces urbains et organiser le contrôle
de la construction ou tout court de l’occupation du domaine.
Le régime de propriété foncière
des particuliers, et notamment des populations autochtones présente
certaines caractéristiques. Son caractère distinctif est
l'oralité. La coutume foncière reconnaît de façon
prioritaire la propriété foncière communautaire. Le
droit foncier coutumier a l'avantage de la flexibilité, il a conduit
au développement des contrats fonciers traditionnels qui comportent
souvent des clauses compromissoires tacites ou déclarées
qui permettent de tenir compte de toutes les situations difficiles du tenancier:
réduire la rente en cas de mauvaise récolte, concéder
des années des grâces, etc. Par ailleurs les procédures
de règlement des litiges fonciers au niveau coutumier sont simples,
maîtrisables par tous les acteurs et accessibles car elles sont moins
coûteuses. Traditionnellement trois approches de règlement
sont identifiables: la négociation, la médiation et l'arbitrage.
Cependant sans cadastre et à cause de son caractère oral,
le droit foncier coutumier est parfois incapable de prévoir et de
gérer de nombreux conflits fonciers et par conséquent d'assurer
la sécurité foncière au tenancier. La propriété
collective, jadis dominante et gérée par un chef de terre
qui assure la redistribution à l’intérieur des lignages,
est aujourd’hui réduite. Ce qui a fragilisé la planification
et la gestion traditionnelle des terres. Il se développe de nos
jours au Bénin plusieurs litiges liés à l'absence
de cadastre (conflits de voisinage), à l'oralité et au caractère
informel des contrats, au partage de l'héritage, à la
question de l'héritage par les femmes, aux confusions de certains
modes d'accès à la terre (don et emprunt par exemple). Mais
sous l’influence de la pensée des droits de propriété
privée, le Bénin a opté très tôt pour
une codification moderne du droit foncier.
Les
règlements d’urbanisme qui existent sont désarticulés
et correspondent à des visions limitées projetées
dans des opérations de faible envergure telles les lotissements
ou les plans d’aménagement de périmètres urbains.
Des approches ont lieu ces dernières années, depuis 1990,
pour une gestion intégrée des terres. Ces approches ont pour
fondement la définition des grands principes de la législation
foncière au Bénin. Des tentatives expérimentales de
plan foncier rural ont cours çà et là dans le pays.
Ce n’est qu’en 1999 que le gouvernement béninois a mis sur pied
une Commission interministérielle chargée d’élaborer
le code foncier béninois. L’absence de planification ne signifie
cependant pas l’inexistence de code de conduite en matière de gestion
des ressources foncières et ou des ressources naturelles. Ainsi
plusieurs lois et actes existent pour encourager la conservation de la
biodiversité, la gestion des ressources en eau et la protection
des écosystèmes fragiles etc...
Depuis l'accession du Bénin à l'indépendance
le 1er août 1960, de nombreux textes législatifs
et dispositions réglementaires ont été adoptés
en vue de la protection et de la gestion rationnelle des ressources naturelles.
Ainsi on peut citer:
- le décret n° 82-435 du 30 décembre
1982 portant interdiction des feux de brousse et incendies de plantations
en
République Populaire du Bénin;
- la loi n° 87-014 du 21 septembre 1987 portant
réglementation de la protection de la nature et de l'exercice de
la chasse en
République Populaire du Bénin;
- le décret n° 90-366 du 04 décembre
1990 portant modalités d'application de la loi n° 87-014 du
21 septembre 1987 sur la
réglementation de la protection
de la nature et de l'exercice de la chasse en République Populaire
du Bénin;
- la loi n° 65-25 du 14 août 1965 portant
organisation de la propriété foncière;
- le décret n° 86-516 du 15 décembre
1986 portant définition des responsabilités en matière
de gestion du littoral;
- la loi n° 87-015 du 21 septembre 1987 portant
code de l'hygiène;
- la loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 sur
la vaine pâture, la garde des animaux domestiques et la transhumance;
- la loi n° 91-004 du 11 février 1991
portant réglementation phytosanitaire en République du Bénin;
- la loi n° 98-030 du 12 février 1999
portant loi-cadre sur l'environnement en République du Bénin;
- la loi n° 97-028 du 15 janvier 1999 portant
organisation de l'administration territoriale de la République du
Bénin.
Bien d'autres textes existent et font l'objet d'actualisation
telle que la loi portant protection de la nature et de l’exercice de la
chasse. Le Gouvernement s'est également engagé à revoir
la législation foncière (le code en vigueur n'étant
plus adéquat et datant de 1965). La législation béninoise
restreint la réaffectation de forêts.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies, politiques et plans
Dans le cadre des Conventions et Accords signés
par le Bénin, des stratégies, plans et programmes sont élaborés
ou sont en cours. En ce qui concerne le plan d’expansion des établissements
humains avec leur impact, globalement, l’absence d’une réelle politique
d’Aménagement du territoire et principalement de l’élaboration
du Schéma Directeur d’Aménagement du Territoire nuit dangereusement
au développement durable du Bénin. Cependant, quelques actes
et textes existent en vue de réglementer, l’occupation de l’espace
et la gestion des ressources naturelles. Ainsi, pour les terres agricoles,
les paysages (non boisées), les forêts, les zones humaines
et la diversité biologique des zones côtières il y
a respectivement:
- la loi n° 65-25 du 14 août 1965 portant organisation de
la propriété foncière;
- le décret n° 90-366 du 04 décembre 1990 portant
modalités d'application de la loi n° 87-014 du 21 septembre
1987 sur
la réglementation de la protection de la nature
et de l'exercice de la chasse en République Populaire du Bénin;
- le décret n° 82-435 du 30 décembre 1982 portant
interdiction des feux de brousse et incendies de plantations en République
Populaire du Bénin;
- la loi n° 87-014 du 21 septembre 1987 portant réglementation
de la protection de la nature et de l'exercice de la chasse en
République Populaire du Bénin;
- le décret n° 90-366 du 04 décembre 1990 portant
modalités d'application de la loi n° 87-014 du 21 septembre
1987 sur la
réglementation de la protection de la nature et
de l'exercice de la chasse en République Populaire du Bénin
et la loi n° 91-004
du 11 février 1991 portant réglementation
phytosanitaire en République du Bénin;
- le décret n° 86-516 du 15 décembre 1986 portant
définition des responsabilités en matière de gestion
du littoral;
- enfin la loi n° 98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre
sur l'environnement en République du Bénin , garanti la gestion
durable des ressources naturelles.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation des groupes principaux
Les principaux groupes intéressés
sont les décideurs politiques, les techniciens de l'administration
publique, les ONG et les populations vivant dans ces forêts. Une
association des principaux groupes à la prise de décision
existe sous une forme pilote avec l’élaboration des Plans Fonciers
Ruraux (PFR) évoqués plus haut.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Depuis la CNUED, l’Assemblée Nationale et
le Gouvernement ont adopté et promulgué la loi n° 98-030
du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l'environnement en République
du Bénin. Cette loi promeut une utilisation optimale et une gestion
durable des terres. Ainsi, à travers ses différents titres,
nous avons les préoccupations suivantes qui transparaissent:
- de la protection et de la mise en valeur des milieux récepteurs
et naturels;
- de la protection et de la mise en valeur du milieu naturel et d l’environnement
humain;
- de la pollution et des nuisances;
- de l’étude d’impact, de l’audit environnemental, de l’audience
publique sur l’environnement, des plans d’urgence et des
mesures d’incitation;
- des sanctions.
De plus cette loi en son chapitre II du titre
I, institue la Commission Nationale du Développement Durable et
en son chapitre III, crée l’Agence Béninoise pour l’Environnement
qui sert d’institution d’appui à la politique nationale en matière
de protection de l’environnement. Cette agence est chargée de la
mise en œuvre de la politique environnementale définie par le gouvernement
dans le cadre du plan général de développement.
Status
Etat de la situation
La république du Bénin s’étend
sur le craton ouest-africain qui comporte des roches anciennement consolidées.
Ce craton est alors à l’abri des phénomènes de séïsme
et de volcanisme. En plus, les oscillations périodiques des surfaces
marines n’entraînent pas de conséquences majeures sur les
activités humaines
Challenges
Enjeux principaux
La planification des sols, y comprise la réforme
agraire, n'a jamais été appliquée au Bénin.
Il s'agirait de prendre ces problèmes en main. Dans un pays en voie
de développement comme le Bénin, où l’économie
a pour base l’agriculture, le foncier constitue l’élément
central de tout le système agricole et de la paysannerie. Base de
la production pour le monde rural en général, et pour l’agriculture
en particulier, la terre est un bien fini et disponible seulement en quantité
limitée. En revanche, les ressources tirées de la terre ne
cessent de croître, principalement en raison de l’accroissement de
la population et des besoins de l’économie de marché. L’agriculture
béninoise, encore très largement caractérisée
par la culture itinérante sur brûlis, malgré toutes
les améliorations variétales et biologiques apportées
et les progrès accomplis en vue d’améliorer les qualités
des produits et les rendements, reste très consommatrice d’espace.
La place de l’agriculture, malgré l’évolution de l’économie
depuis bien des décennies, demeure encore prépondérante
dans la vie de la nation. En effet, le secteur primaire occupe environ
les 2/3 de la population active, contribue pour les 2/5 à la formation
du PIB. Or l’agriculture seule représente 66 % de la production,
contre 22 % pour l’élevage, 3.5 % pour la pêche, et 7.5 %
pour les forêts. L’urbanisation, surtout au cours de ces deux dernières
décennies avec un pourcentage de population vivant dans les villes
passant de 27% en 1979 à 36% en 1999, a entraîné un
étalement de l’aire urbaine. Cette occupation extensive du sol a
eu pour effet une consommation incontrôlée de l’espace allant
jusqu’à l’occupation des berges et des lits des fleuves réputés
zones non aedificandi. La gestion des déchets solides se pose avec
acuité dans les centres urbains, notamment à Cotonou. Des
dépotoirs de déchets solides existent et permettent pour
le moment aux terres cultivables d’être à l’abri des conséquences
néfastes qui pourraient résulter de la mauvaise gestion de
ces déchets solides. Le niveau d’industrialisation du Bénin
fait que nos terres ne subissent pas encore l’influence des déchets
solides et dangereux. Par ailleurs, la Constitution béninoise interdit
l’importation des déchets dangereux.
Capacity-Building, Education, Training and Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation, formation et sensibilisation
En ce qui est du renforcement des capacités
et de la technologie, un séminaire national d'adoption d'un plan
d'aménagement participatif de certaines forêts
classées a été organisé en 1996. Un plan qui
a été soumis ensuite au Conseil des Ministres et a été
adopté par le Gouvernement. L'élaboration de ce plan a été
financée à travers le volet Aménagement Forestier
du projet de Gestion des ressources naturelles (PGRN) par la Banque mondiale,
la GTZ, l'IDA, la CFD, le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) et le Gouvernement Béninois.
Information
Information
Plusieurs travaux ont été engagés dans le domaine
foncier. Ces travaux contribueront à l’amélioration des systèmes
d’évaluation des terres. On peut citer l’inventaire foncier mis
en œuvre dans le cadre du Registre Foncier Urbain (RFU), l’élaboration
du Plan Foncier Rural et les travaux de réforme du droit foncier
pour aboutir à la confection d’une loi d’orientation foncière.
Les types et méthodes d’inventaires fonciers employés pour
appuyer l’affectation et la gestion durables des terres sont le traitement
d’images satellites, les cartes des sols et de la végétation
et les informations climatiques. Il n’y a pas de fréquences précises
pour l’actualisation de ces inventaires. Pour une utilisation intégrée
et durable des terres les informations existent certes, mais ne sont pas
toujours croisées pour en tirer le maximum de profit, en vue des
décisions judicieuses. Plusieurs structures évoluent presque
en vase clos. Ce qui n’est pas de nature à faciliter la circulation
de l’information. Bien que les règles applicables en matière
foncière soient publiées au Journal Officiel, elles restent
très largement inconnues de la population en majorité analphabète.
Il est par ailleurs difficile d’avoir accès aux textes, même
dans les administrations qui ont la charge de leur mise en œuvre. Il résulte
de la non connaissance des textes, une pratique largement en marge du droit
en vigueur. Le rapport d’une enquête foncière de la Direction
de la Législation, de la Codification et des Sceaux (DLCS) du Ministère
de la Justice de la Législation et des Droits de l’Homme réalisée
en 1990 a bien révélé que 80.9 % des individus interrogés
sur l’ensemble du Bénin n’ont jamais entendu parler ni du Permis
d’Habiter (PH) ni du Titre Foncier (TF). Même si dans le département
de l’Atlantique et dans Cotonou, une personne sur deux a entendu parler
de ces documents, partout ceux qui en ont entendu parler n’ont en fait
qu’une idée grossière de ce qu’est réellement un PH
ou TF.
Research and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
des Cinquième et Huitième Sessions de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juin 2001.
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MOUNTAINS
MONTAGNES
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Le Ministère du Développement Rural oeuvre pour l'accroissement
de la production agricole, et le Ministère de l'Environnement, de
l'Habitat et de l'Urbanisme (MEHU) coordonne en garantissant la productivité
des écosystèmes suivant l'interaction agriculture-environnement.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Les principaux groupes concernés sont les structures du MDT et
du MEHU ainsi que des ONG et les institutions internationales et régionales.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Les écosystèmes fragiles sont souvent marginalisés
dans les politiques, stratégies, plans et programmes nationaux de
développement alors qu'ils recèlent des ressources importantes
de l'eau, d'énergie, de minéraux de bois et de produits agricoles
et représentent un potentiel précieux en matière de
loisir et de tourisme. Ils abritent en outre des réserves essentielles
de diversité biologique. Sur le plan humain, la pauvreté
y est très répandue à cause de la fragilité
"des écosystèmes" et de la dégradation des ressources.
Le présent chapitre au Bénin sera essentiellement consacré
à la mise en valeur durable des écosystèmes de ces
types de paysage qui ont des caractéristiques et des ressources
uniques en leur genre. Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
En ce qui est du renforcement des capacités et de la technologie,
des rencontres s'organisent avec les agriculteurs afin de voir ensemble
les méthodes culturales viables qui protègent notre environnement.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Voir sous Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
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OCEANS AND COASTAL AREAS
OCÉANS ET ZONES CÔTIÈRES
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Les Ministères responsables pour la Gestion
Intégrée des Zones Côtières sont: le Ministère
de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU), le Ministère
des Travaux Publics et Transports, le Ministère de la Défense
Nationale, et l’Université Nationale du Bénin. En ce qui
concerne la protection de l’environnement marin, les Ministères
responsables sont: le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat
et Urbanisme, le Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique,
et le Ministère de la Défense Nationale. Pour l’exploitation
durable et conservation des ressources biologiques marines, les Ministères
responsables sont: le Ministère de l’Environnement, de l’Habitat
et de l’Urbanisme, le MDR et le MJLDH. Pour faciliter la coordination entre
les différents organismes responsables des dialogues interministériels
ont été établis. Le Ministère de l’Environnement,
de l’Habitat et de l’Urbanisme (MEHU) est responsible de la planification
et de la mise en oeuvre intégrée. Il fait partie du mécanisme
national chargé du développement durable.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Il existe la Loi cadre Environnementale pour la Gestion Intégrée
des Côtes. Pour la conservation et l’usage durable des ressources
marines il existe la Loi 65-10 du 23 Juin 1965 interdisant le chalutage
et la pratique de toutes pêches utilisants les engins traînant
a l’intérieur des Eaux territoriales du Bénin. L’Arreté
100/MDRC/MTPTPT du 31 Juillet 1968 fixant les conditions de Pêche
dans les Eaux Territoriales du Dahomey. Il existe également des
directrices établies par le Gouvernement.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Dans le souci de mieux gérer l’espace côtier aux fins d’un
développement durable, un schéma directeur de développement
durable du littoral béninois est en cours d’élaboration.
Les éléments de stratégie de cette gestion intégrée
concerneront: les changements de technique et de pratiques, en particulier
dans le domaine de l’énergie et de l’architecture; la gestion agro-sylvo-pastorale;
la planification familiale; l’amélioration des infrastructures et
des services; le renforcement de la législation et sa mise en application;
la gestion foncière; le suivi de l’impact des aménagements
hydrauliques; l’agriculture eet élevage; la foresterie; l’industrie;
les transports et infrastructures; le développement urbain; et l’énergie.
De plus, le Gouvernement n’a pas accès aux technologies permettant
de détecter les principaux types de pollution d’origine tellurique
du milieu marin. Cette situation provient d’un développement technologique
encore bas, des techniques de détermination insuffisantes, des métaux
lourds, et des organochlores "in situ".
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
La participation des Groupes Principaux dans la prise de décisions
concernant les océans est inexistante.Le régime foncier repose
sur des règles et coutumes complexes régissant l’utilisation
des terres et des points d’eau. Le MEHU a mis sur pied un Comité
Technique de Gestion du Littoral qui a pour rôle essentiel de concevoir
et de mettre en oeuvre un programme de développement intégré
de la zone côtière. Le Bénin a un projet de stratégie
pour les mangroves. La Stratégie Nationale et le Plan d’Action de
Conservation de la Diversité Biologique seront bientót établis.
Ils traiteront de la préservation et de l’usage durable des écosystèmes
fragiles. Un des programmes principaux est le "Programme de Grand Ecosysteme
Marin".
Voir aussi sous Renforcement des
capacités, éducation, formation et sensibilisation.
Status
Etat de la situation
La zone littorale du Bénin, d’une faible longueur par rapport
à la taille du pays (125 km seulement), est extrêmement fragile.
L’usage principal des zones côtières est dédié
à la pêche, le tourisme et le transport maritime. Le littoral
béninois connaît de sérieux problèmes à
savoir: 1. L’érosion du sol, phénomène particulièrrement
inquiétant au Bénin, en particulier à cause du régime
pluviométrique; 2. Le manque d’études sur les eaux maritimes.
A présent on note quelques problèmes ponctuels de qualité
des eaux maritimes, notamment des effluents de l’usine de phosphate du
Togo; dégazage fréquent des bateaux sur les côtes béninoises;
3. L’érosion côtière: la partie Est de la ville de
Cotonou est soumise à une forte érosion due à la construction
en eau profonde du Port Autonome, ce qui a entraîné un déséquilibre
entre la capacité de transport du courant littoral et les quantités
transportées dans les conditions d’équilibre dynamique; 4.
Les déchets urbains ne sont gérés que de façon
médiocre, surtout dans les plus grandes villes situées le
long du littoral; 5. Les risques industriels sont minimes au Bénin
compte tenu du faible développement industriel. La concentration
humaine sur les zones côtières est un impact direct causé
par le transport maritime au long des zones côtières. Les
effluents industriels, les déchets solides causés par le
tourisme et les déchets domestiques ont également un impact
sur les développement durable des zones côtières. La
premiere source de pollution marine est le dégazage fréquent
des bateaux.
Le pourcentage de la pêche dans l’économie nationale est
de 42,000 t/an (induction total = 50 a 60% du besoin national). Pour les
importations: 15,000 tonnes. Les exportations: 250 a 300 tonnes de crevettes,
soit 0,04%. Les méthodes en place pour encourager l’usage et la
conservation soutenable des ressources marines sont: la Loi relative aux
méthodes de pêche, et les méthodes traditionnelles
pour préserver les ressources marines.
Challenges
Enjeux principaux
Parmi les contraintes principales pour une efficace mise en oeuvre des
programmes addressant la gestion intégrée des terres existent:
le manque de conscience de la population, le manque des programmes relatifs
à l’usage et à la préservation des zones côtières,
le manque des moyens financiers pour l’élaboration et la mise en
oeuvre des programmes.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Il existe des programmes scolaires et des ateliers concernant l’usage
soutenable des zones côtières.
Information
Information
L’information existante sur la gestion durable des ressources
de pêche provient de la Direction des Pêches, institution technique
capable de fournir des information valables aux preneurs de décision
et aux planificateurs. Le "Grand Programme Ecosystème Marin" a entamé
plusieurs études donnant des informations sur la pollution marine.
A part les poissons, les crustacés et les tortues sont d’autres
ressources marines exploitées. Des changements climatiques et l’augmentation
de niveaux marins sont des inquiétudes critiques ainsi que l’érosion
côtière et la destruction des mangroves. Les Centres Géographiques
d’Information sont le CENATEL et le SISEI (Agence Béninoise pour
l’Environnement). Il existe des activités pour développer
des indicateurs durables relatifs aux océans. Le Grand Programme
Ecosystème Marin essaie d’établir des indicateurs à
cet effet.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Les technologies existantes sont l’extraction traditionnelle
du sel et technologies de pêche. Les facteurs déterminants
dans le choix de technologies sont: rentabilité, capacité
financière, lois et réglamentations.
Financing
Financement
Pour financer des activités dans ce secteur il y a des paternariats
et de l’aide externe. Les projets suivants nécessitent un financement
extérieur: projet de réhabilitation de la diversité
biologique du Lac Aheme, et l’étude de la pollution par les phosphate
des eaux marines côtières. La mise au point des formules de
conseil sur les techniques de lutte contre la pollution d’origine tellurique
du milieu marin exige une coopération internationale, de même
que le renforcement de la coopération avec l’Organisation maritime
internationale (OMI), notamment dans le cadre de la réglementation
des transports maritimes et des activitiés portuaires. Le projet
régional (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana et
Nigeria) a pour objectif principal la mise au point d’une démarche
régionale pour la prévention de la pollution dans le Golfe
de Guinée et la conservation de la biodiversité dans son
grand écosystème marin. Ce projet est financé par
le FEM et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) (6.512.700
dollars) pour une durée de quatre ans.
Cooperation
Coopération
La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été
signée en 1982 et ratifiée en 1983. La Convention Internationale
sur l’Intervention en Haute Mer en cas d’accident entraînant ou pouvant
entraîner la pollution par les hydrocarbures a de son côté
connue une mise en oeuvre difficile. Le pays adhère aux conventions
suivantes: changements climatiques, biodiversité, droits de la mer,
lutte contre la désertification, protection et mise en valeur du
milieu marin et des zones côtières. D’autres traités
relatifs aux accords régionaux sont: le Traité du 11 Janvier
1971 (Londres-Moscou-Washington) interdiction de placer les armes nucléaires
et autres de destruction massive sur le fonds des océans et des
mers ainsi que de leur sous-sol.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième et Septième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 3 Mai 1999.
To access the Web Site of the
United Nations Convention on the Law of the Sea, click here:
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TOXIC CHEMICALS
SUBSTANCES CHIMIQUES TOXIC
Decision-Making: Coordinating Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
La gestion des produits chimiques ne se fait pas
à un seul niveau au Bénin. En effet le Ministère chargé
du Commerce est responsable de l'importation et de l'exportation, le Ministère
chargé du Transport s'occupe des transports. Le Ministère
du Développement Rural s'occupe de la gestion des produits phytosanitaires.
La gestion des déchets issus de ces produits incombe au Ministère
chargé de l'Environnement. L'élaboration du Profil national
aidera à rendre plus efficace cette gestion.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Les problèmes de gestion écologiquement rationnelle des
substances chimiques toxiques et des déchets dangereux sont particulièrement
préoccupants dans les pays en développement comme le Bénin,
et ce pour plusieurs raisons. Il manque d'un système national de
contrôle qui permettrait de faire face aux risques chimiques. Il
nous est présentement impossible de prouver la mauvaise utilisation
de ces produits et les dégâts qu'ils peuvent causer à
la santé et à l'environnement. Pour remédier à
une telle situation, il faudra le concours de tous les acteurs du développement,
y compris le secteur public, les industriels, les ONG, les syndicats, les
collectivités locales, les institutions de recherches, etc. Ainsi
les activités suivantes s'imposent: l'évaluation des risques
chimiques; l'échange d'information sur les produits chimiques toxiques
et les risques chimiques; la gestion écologiquement rationnelle
des déchets dangereux; le renforcement des moyens et du potentiel
nationaux pour gérer les produits toxiques et les déchets
dangereux; la prévention du trafic illicite de produits toxiques
et dangereux. Toutefois, le manque de moyens humains, techniques et financiers
ne permet pas présentement une gestion écologiquement rationnelle
de ces produits.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
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WASTE AND HAZARDOUS MATERIALS
DÉCHETS ET MATERIAUX DANGEREUX
DÉCHETS SOLIDES
Decision-Making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
La gestion des déchets solides et liquides
incombe au Ministère chargé de l'Environnement. Il collabore
aussi avec les Ministères chargés de la Santé et de
l'Intérieur.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
La plupart des États africains, surtout
au Sud du Sahara, ont connu depuis une trentaine d'années une urbanisation
très intense. Le Bénin n'échappe pas à cette
situation ou le taux d'accroissement démographique est en moyenne
de 3,2% par an. La conséquence d'une telle situation est l'accroissement
de la production des déchets solides et des eaux usées. Ces
déchets solides et eaux usées comprennent les déchets
solides ménagers, industriels et commerciaux, les déchets
des berges, des plages, des marchés et des lieux publics, les déchets
d'hôpitaux, les eaux usées à savoir les eaux usées
d'origine ménagère et industrielle, et les boues de vidange.
En effet, la collecte et l'élimination de ces déchets solides
et liquides constituent un des problèmes majeurs que rencontrent
les autorités municipales compte tenu surtout de l'insuffisance
des moyens mis à leur disposition pour les gérer. Dans les
Centre urbains, la collecte des déchets solides ne dépasse
guère 30% dans le meilleur des cas.
Challenges
Enjeux principaux
L'absence d'une gestion rationnelle des déchets solides et des
eaux usées a des incidences de plus en plus significatives sur la
santé de la population: de sérieux problèmes proviennent
des dangers que représentent les excréments humains et les
déchets biomédicaux mélangés aux ordures ménagères.
Une telle situation mérite une attention toute particulière
et la gestion des déchets doit désormais être perçue
sous l'angle d'une gestion intégrée visant à échanger
les modes de production et de consommation qui ne sont pas viables. Il
faudra: minimiser la production des déchets à la base; maximiser
le recyclage écologiquement rationnel des déchets et leur
réutilisation; promouvoir l'élimination et le traitement
écologiquement rationnels des déchets; étendre les
services en matière de gestion des déchets.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
En ce qui est du renforcement des capacités et de la technologie,
l'aménagement des décharges contrôlées dans
nos villes de même que la promotion de l'information, de l'éducation
et de la communication demeurent importants.
Information
Information
Voir sous Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Voir sous Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation.
Financing
Financement
D'une durée de quatre ans pour un coût de 8 millions de
dollars canadiens, la première phase dudit projet mettra en place
des infrastructures adéquates pour une meilleure gestion des déchets
solides et des eaux vannes des deux plus importantes villes du Bénin,
à savoir: Cotonou et Porto-Novo.
Cooperation
Coopération
Au chapitre de la coopération internationale, dans le but d'améliorer
le cadre de vie en milieu urbain, l'Agence Canadienne pour le Développement
qui a financé l'étude de faisabilité, finance également
le projet de gestion des déchets solides et des eaux vannes au Bénin.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
DÉCHETS DANGEREUX
Decision-Making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Le Ministère de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme
est chargé de la mise en oeuvre de la politique de gestion de ces
types de déchets.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
À ce titre un projet de loi a été élaboré.
Le Bénin dispose d'un projet de loi sur la gestion des déchets
dangereux. En attendant l'adoption de cette loi et sa mise en application,
les forces armés sont mises à contribution pour la surveillance
de nos frontières surtout marines. Il faut aussi noter le contrôle
de routine des inspecteurs sanitaires au port et à l'aéroport.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
La faible quantité de déchets dangereux produite par le
Bénin ne connaît pas un traitement efficace faute de ressources
humaines, techniques et financières.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
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DÉCHETS RADIOACTIFS
Decision-Making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Aucune information disponible.
Decision-Making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-Making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Le Bénin avec son niveau de développement actuel n'est
pas confronté au problème de déchets radioactifs.
L'Agenda 21 National n'a même pas fait cas de ce type de déchets.
De plus, la Constitution du Bénin interdit l'importation de déchets.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Bénin auprès
de la Cinquième Session de la Commission du développement
durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: 1er avril
1997
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