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INTERVENTION DE M. RAPHAËL MABOUNDOU, PREMIER CONSEILLER,
AU NOM DE LA MISSION PERMANENTE DE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO
AUPRÈS DES NATIONS UNIES,
A LA 28ÈME SESSION ORDINAIRE
DU COMITÉ DE L'INFORMATION
26 AVRIL 2006


Monsieur le Président,

Permettez-moi tout d'abord de vous féliciter et de vous assurer de la pleine coopération de ma délégation au cours des travaux de cette 28ème session annuelle du Comité de l'information.

En effet, ma délégation est heureuse de participer à cette session annuelle du Comité de l'information de l'année 2006 et de bénéficier encore une fois de la brillante contribution de Monsieur Shashi Tharoor, Secrétaire général adjoint, Chef du Département de l'Information, dont le propos introductif du lundi 24 avril a encore révélé ses talents d'orateur et de polyglotte. Nous vous saluons Monsieur le Secrétaire général et vous remercions des efforts louables que vous déployez à la tête du département, en dépit des difficultés conjoncturelles qui du reste sont connues de tous.

Ma délégation a suivi avec attention la présentation du rapport du Secrétaire général et souhaiterait faire quelques commentaires sur les points ci-après.

Ma délégation salue les efforts de réforme entrepris notamment en ce qui concerne l'adoption d'une culture de l'évaluation renforcée par le biais d'une coopération avec le bureau du contrôle des services internes.

Elle note également avec satisfaction, que l'usage de nouvelles technologies de la communication et de l'information renforcée, a permis la retransmission par satellite des programmes télévisuels des Nations Unies sur plus de 600 chaînes du monde entier et par 2,6 milliards de passage annuels sur le site des Nations Unies.

Toutefois, ma délégation exprime sa préoccupation au sujet de la persistance de l'inégalité de traitement entre les six langues officielles, notamment sur le site Internet des Nations Unies.

Monsieur le Président,

La politique de rationalisation du réseau des centres d'information des Nations Unies a montré ses limites. Le plan de création des pôles régionaux dont celui mis en place à titre expérimental en Europe occidentale avec siège à Bruxelles n'a pas donné les résultats escomptés.

Il conviendrait de rappeler que cette politique avait suscité dès le départ la désapprobation de la plupart des délégations des pays en développement. Ma délégation souhaiterait une évaluation complète de cette expérimentation avant de se lancer dans une nouvelle stratégie de rationalisation.

Nous n'ignorons pas la situation difficile des finances de notre organisation mais nous ne devrions pas perdre de vue le rôle que les Centres d'Information des Nations Unies ont joué et continuent de jouer dans la plupart des pays en développement.

Toute proposition de rationalisation des Centres d'Information des Nations Unies devrait se faire en consultation avec les pays hôtes concernés et prendre en compte les spécificités géographiques, linguistiques et technologiques des régions dont ils dépendent.

Un récent projet « UNIFEED » permettant à des producteurs de terrain, des agences des Nations Unies et de la Télévision des Nations Unies à New York de travailler et d'échanger du matériel audiovisuel ensemble, a récemment porté ses fruits. Il est important de faire de même pour la Radio des Nations Unies, l'un des principaux vecteurs de l'information onusienne sur le continent africain et à travers le monde. Cela ne pourrait se faire qu'à travers une collaboration accrue entre les Centres d'information de l'ONU sur le terrain, les agences et un bureau Central de la Radio à Genève qui faciliterait le traitement et la distribution de la production Radiophonique en temps réel. Cela ne pourrait surtout se faire si des postes permanents sont retirés à la Radio des Nations Unies et si la création de postes de producteurs radiophoniques locaux affiliés au Centres d'information des Nations Unies sur le terrain n'est pas envisagée sérieusement.

Il conviendrait par ailleurs de veiller à l'universalité du message des médias des Nations Unies qui doit véhiculer les préoccupations des petits pays.

En conséquence, ma délégation souhaiterait vivement que soient sauvegardés certains acquis de la radio des Nations Unies.

Le développement économique et social étant la priorité des pays en développement, il conviendrait que le Département de l'information mette l'accent sur l'action des Nations Unies dans ce domaine.

Le Département de l'Information devrait jouer un rôle important dans la préparation des opinions publiques des pays qui devraient accueillir les Opérations de Maintien de la Paix, car il y a parfois des réticences liées au manque d'information.

Par ailleurs, les nouveaux organes des Nations Unies, tels que la Commission de Consolidation de la paix, le Conseil des droits de l'homme devraient bénéficier d'une grande publicité auprès des opinions publiques.

Monsieur le Président,

Nous saluons les processus novateurs en cours dans les bibliothèques des Nations Unies et souhaitons que leurs services soient mieux adaptés et plus efficaces. Aussi, nous appuyons le plan de modernisation du site Web, outil très efficace dans le rôle d'information des Nations Unies.

A ce sujet, nous notons que la bibliothèque Dag Hammarskjöld a conduit ce processus avec ambition et a obtenu des résultats satisfaisants, notamment en prenant de mieux en mieux en compte les besoins du personnel de l'Organisation et des délégations en matière de gestion de l'information, en adoptant de nouvelles technologies et en renforçant la communication interne et le partage du savoir.

La proposition de changement de nom de la bibliothèque Dag Hammarskjöld qui devrait désormais s'appeler "Bibliothèque et Centre de partage du savoir Dag Hammarskjöld" ne pose aucun problème à ma délégation.

Nous formons le vœu que le Département de l'information dispose de plus de ressources pour atteindre ses objectifs. Pour ce faire, nous en appelons à la bienveillance des États membres lors de l'examen des questions budgétaires au sein de la cinquième commission.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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