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INTERVENTION DE M. MAHIEDDINE DJEFFAL, MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE,
AU NOM DE LA MISSION PERMANENTE DE L'ALGÉRIE AUPRÈS DES NATIONS UNIES,
A LA 28ÈME SESSION ORDINAIRE
DU COMITÉ DE L'INFORMATION
25 AVRIL 2006


Merci Monsieur le Président,

Je voudrais, de prime abord, vous présenter, à vous et aux membres du Bureau, les félicitations de ma délégation pour la manière remarquable avec laquelle vous accomplissez votre mandat à la tête du Comité et, aussi, vous assurer de notre appui et de notre coopération pour la réussite de votre mission.

Je voudrais, également, exprimer notre appréciation à Monsieur Shashi Tharoor, Secrétaire Général adjoint chargé de la Communication et de l’Information Publique, pour l’excellente présentation qu’il nous a faite et saluer les efforts qu’il déploie avec son équipe pour permettre au Département de l’Information de s’acquitter pleinement de sa mission et d’être au diapason des transformations rapides qui marquent le secteur de l’information et de la communication.

Ma délégation s’associe à la déclaration de la délégation de l’Afrique du Sud au nom du Groupe des 77 et de la Chine et limite ses remarques à quelques questions auxquelles elle attache une importance particulière.

Monsieur le Président,

L’examen des cinq rapports qui nous sont soumis met en relief des progrès indéniables dans l’application des recommandations du Comité et des résolutions de l’Assemblée Générale sur les questions portant sur l’information publique. Il renseigne, aussi, sur le chemin qui reste à parcourir pour réduire l’écart entre les pays développés et les pays en développement qui handicape, sérieusement, la capacité de ces derniers à faire entendre leur voix, à assurer le libre accès à l’information et à diversifier leurs sources d’information. Du fait du fossé numérique qui ne cesse de se creuser, et sans rien ôter à la portée des progrès réalisés, ma délégation relève l’image mitigée que ces rapports lui renvoient, image moins souriante dans son application au contexte des pays en développement que dans celui des pays avancés.

Le Département de l’Information, dont la mission principale est de faire connaître, partout dans le monde, les objectifs et les activités de l’ONU à travers la diffusion d’informations exactes, impartiales et détaillées, ne doit pas, dans la réorientation de ses activités, perdre de vue le fait que des pans entiers de la population de la planète n’ont pas accès aux avantages qu’offre la révolution intervenue dans le domaine des technologies de l’information.

Le rôle particulier du réseau des centres d’information des Nations Unies nous conduit à plaider pour une approche qui tiendrait compte, dans leur plan de rationalisation, des contraintes des pays en développement en matière d’accès aux technologies de l’information et des communications et de la quasi-dépendance de leurs populations des moyens traditionnels d’information. Le premier bilan du centre régional d’Europe occidentale, à Bruxelles, doit aider le Département de l’Information à mieux calibrer sa stratégie et à tirer les leçons qui lui permettront de faire coïncider la concrétisation de ses objectifs avec la réalité du terrain et tenir compte de l’importance de la présence de ces centres dans les pays en développement, pour la dissémination de l’information. Nous notons, à cet égard, la décision de transférer trois postes de directeurs vers trois centres en Afrique et en Amérique Latine et nous remercions le Sous Secrétaire Général des clarifications fort utiles fournies, à leur sujet, lors du débat interactif organisé dans l’après midi du lundi 24 avril.

Monsieur le Président,

S’il est vrai que la technologie moderne rapproche les auditoires il est, aussi, vrai que cette technologie est l’apanage d’une infime minorité, en particulier, dans les pays en développement. Nous nous félicitons de l’évolution et des progrès réalisés depuis le lancement du site Web de l’ONU, notamment dans les efforts pour parvenir à la parité entre les six langues officielles de l’Organisation et, surtout, à travers l’augmentation importante du nombre des visiteurs de ce site. Il serait intéressant, à cet égard, de voir le Département mener, à l’avenir, une étude qui déterminerait l’appartenance géographique et, éventuellement, le profil des visiteurs des pages Web des Nations Unies. Cette étude, à notre avis, serait la meilleure illustration de la fracture numérique et mesurerait le chemin qui reste à parcourir pour la combler.

Les difficultés pour les populations des pays en développement d’accéder aux moyens modernes de communication militent en faveur du maintien et du renforcement de la radiodiffusion et de la télévision pour la dissémination de l’information. Nous saluons, à cet égard, les efforts du Département de l’information pour perfectionner leur portée, pour enrichir le contenu de leurs programmes et pour étendre leur audience.

Les efforts du Département pour diffuser les travaux et décisions de l’Assemblée Générale, sa contribution à la prise de conscience du rôle et de l’œuvre de l’Organisation et à faire connaître les domaines d’intérêt pour les pays en développement, méritent notre considération. Nous apprécions, en particulier, sa contribution à la promotion du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique et, notamment, sa campagne de vulgarisation des résultats des travaux et des recommandations du Groupe consultatif du Secrétaire Général sur l’appui international au NEPAD pour 2005.

L’organisation du programme annuel de formation à l’intention des journalistes palestiniens est, pour ma délégation, de nature à contribuer au développement des capacités palestiniennes dans l’élaboration de leur politique d’information et à aider à atténuer les disparités dans la circulation de l’information sur la question palestinienne.

Nous notons, enfin, la collaboration fructueuse entre les bibliothèques du système des Nations Unies et leurs efforts dans le domaine de l’innovation et de la modernisation. Nous sommes convaincus que les transformations que connaît la bibliothèque Dag Hammarskjöld auront leur impact positif sur son image future et sur son fonctionnement, qui sera davantage renforcé par une formation adéquate dont bénéficieront son personnel et ses usagers.

Je vous remercie.

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