REPUBLIQUE DU BENIN

INTERVENTION

DE SON EXCELLENCE MONSIEUR

JOEL WASSI ADECHI, AMBASSADEUR, REPRESENTANT PERMANENT DU

BENIN AUPRES DES NATIONS UNIES

AU DEBAT GENERAL DE LA 24ème SESSION

DU COMITE DE L’INFORMATION

New York, le 24 Avril 2002

A VERIFIER A L'AUDITION

Monsieur le Président,

C'est pour moí, un plaisir de prendre la parole à l’occasion de l'examen, au sein de notre Comité, de la question cruciale de la réorientation des activités des Nations Unies dans le domaine de l’Information et de la Communication.

Permettez-moi tout d'abord, Monsieur le Président, d'associer ma voix à toutes celles qui m'ont précédé, pour vows dire la joie et la satisfaction de ma délégation de vous voir présider les travaux de notre Comité.

Je voudrais également saisír l’occasion pour féliciter les autres membres du Bureau.

La délégation du Bénin s'associe pleinement à la déclaration faite par le VENEZUELA au nom du G77 et la Chine.

Monsieur le Président,

L'information et la Communication occupent une position centrale, non seulement, pour la perception par l’opinion publique mondiale, des activités menées par les Nations Unies et de leur portée, mais également pour l'efficience de l’action de l’Organisation au plan interne .

En tant qu'organe délibérant, le comité est invité à faire des recommandations spécifiques sur les grands principes et orientations contenus dans le rapport qui nous est soumis.

Le rapport du Secrétaire Général fait ressortir avec forces détails les différentes approches préconisées daps le processus de réforme des activités du Département de l’Information en indiquant clairement les écarts entre le mandat du Département de l’Information et les activités qu'il entreprend à la suite des demandes qui lui sont adressées. Ma délégation tient à remercier et à félicíter le Secrétaire Général pour ce rapport dont les recommandations pertinentes seront fort utiles pour les débats au sein de notre comitë.

Monsieur le Président,

La question de la réorientation des activités du Département de l’Information finit par devenir récurrente.

Il est vrai que les technologies de l’information et de la communication sont à n'en pas douter le secteur qui enregistre des changements rapides et continus.

Cependant, il y a à peine un an, il nous avait été promis ici, au sein de ce comité, des ré-affectations et des aménagements à l'intérieur du Département afin de rendre ses services plus efficaces et plus performants.

Dans l'esprit du riche débat que nous aeons eu il y a un an, nous anticipions des propositions sur 1es voles et moyens pour rendre le Département de l'Information plus efficace, par use restructuration et un renforcement de ses services.

I1 convient de reconnaître que depuis l'an dernier, des améliorations ont été enregistrées, notamment pour ce qui est de la diffusion électronique des informations.

Dans le même ordre d'idée nous voulons également saluer le programme de radio des Nations unies, mais aussi encourager la poursuite des programmes de formation pour les journalistes des pays en développement.

Cependant, Monsieur le Président, l'argumentaire sur fequel se fondest les propositions visant à supprimer certaines activités du Département noes paraît pour le moins surprenant, pour ne pas dire condescendant ,à la limite de la marginalisation.

.le voudrais rappeler ici, que dans sa résolution 56/64B du 24 décembre 2001 se rapportant à cette question, l'Assemblée Générale avait souligné tout partículièrement que le processus de réorientation devait avoir pour effet de maíntenir et d'améliorer les activités présentant un intérêt particulier pour les pays en développement et les pays ayant des besoins spéciaux.

L'Assemblée Générale avait fait cette recommandation en vue de combler, autant que faire se pent, le fossé existant entre pays développés et pays en développement dans le domaine crucial de l'Information et de la Communication.

C'est pourquoi, il nous paraît ici dune urgente nécessité de souligner que I'examen du rapport quí nous est soumis ne dolt pas viser à diminuer les activités du Département ou à en limiter les financements. Car le maintien d'un Département de l'information fort devrait constituer use priorité, Bans le souc'i d'accroître l'effícacité de notre Organisation.

Ma délégation est d'avis que nous devons éviter de tomber dans le piège qui consistera à privilégier l'angle financier dans le cadre de l'examen des questions qui nous préoccupent.

Notre souci devrait être la recherche de I'efficacité dans la mise en oeuvre de ce programme de réorientation.

 

Si ma délégation ne s'oppose pas fondamentalement à la nouvelle vision de is mission du Département, en revanche e11e émet des réserves quant à l'approche "intermédiaires- clefs" qui, à notre avis exclut d'office les délégations des Etats membres.

Dans les pays en développement et en particufier dans les pays les moins avancés, caractérisés par un faible niveau d'organisation des Institutions, de la Société cívile, ainsi que par une portée réduite de faction des media, les Etats et les gouvernements demeurent encore des intermédiaires clés pour relayer et faire connaître faction des Nations Unies au sein des populations.

II nous paraît donc hasardeux de vouloir mettre toutes les régions du monde au méme niveau dans le domaine de l'information et de la communication.

Nous demandons donc que la réorientation prenne en compte ces disparités entre les régions du monde afin d'aider le Département de l`Information dans l'accomplissement de sa mission.

Dans un contexte comme celui décrit précédemment, les missions diplomatiques peuvent contribuer à l'effet multiplicateur recherché.

C'est pourquoí , en ce qui concerne taut particulièrement les communiqués de presse quotidiens, tout en soulignant leer caractère éminemment utile pour la grande majarité des délégations, nous voulons insister sur la nécessité de maintenir leur diffusion dans leur forme actuelfe étant donné qu'ils constituent des instruments de travail, qu'if noes paraît par ailleurs difficile de quantifier.

Enfin, je voudrais indiquer ici que le Département de l'Information reste et demeure un outíl précieux pour le système des nations. Toutes actions visant à améfiorer sa rentabilité et son efficacité générales ne peuvent qu'être saluées et appuyées.

Je vous remercie