NewsSéminaire inaugural de Ouagadougou (Du 1er au 3 octobre 2007) 29 October 2007
Les parlements ont un rôle décisif pour la promotion et la protection des droits de l’homme et leur expertise dans ce domaine doit être renforcée. Dans le contexte africain nouveau marqué par le développement du multipartisme, un des défis principaux qui se pose aux parlements, dans l’exercice de leurs fonctions législatives, budgétaires et de contrôle de l’action gouvernementale est de permettre l’application en droit interne des dispositions relatives à la protection des droits de l’homme prévues par les instruments internationaux et régionaux ratifiés. Le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie soutient une initiative mise en œuvre par l'Union Interparlementaire (UIP) qui vise, au moyen d’une approche systématique, à développer la connaissance des normes et mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme par les parlementaires en Afrique francophone.Ce projet se déroule sur deux ans et concentre ses efforts sur les pays francophones d'Afrique de l'Ouest et d’Afrique Centrale ainsi que sur Madagascar. Il a pour objectifs : La mise en œuvre du projet s’articule autour de séminaires de formation sur le corpus juridique international et régional relatif à la protection des droits de l’homme, destinés à informer les parlements des Etats intéressés. Des séminaires nationaux de suivi seront ensuite organisés au niveau de chaque parlement, dans les quatre pays suivants : la Guinée et le Togo pour l’Afrique de l’Ouest et la République de Centre Afrique et la République démocratique du Congo pour l’Afrique Centrale. Pour le lancement du projet, l’Assemblée Nationale du Burkina Faso a accueilli le séminaire régional d’information sur « le rôle des parlements dans l’application des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme » qui s’est déroulé à Ouagadougou, du 1er au 3 octobre 2007 à l'intention des parlementaires et fonctionnaires de parlements des pays d'Afrique francophone. Organisé conjointement par l’UIP et le
Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH),
ce séminaire inaugural a rassemblé, en présence
de Mr. Anders B. Johnsson, Secrétaire général de
l'UIP, une centaine de participants composés : Les participants ont réaffirmé leur attachement indéfectible aux droits énoncés dans la Charte Internationale des droits de l’homme ainsi que dans la Charte Africaine des droits de l'homme et des peuples. Les experts du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ainsi que les experts de la Commission et de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples ont permis aux participants de se familiariser avec le fonctionnement du système conventionnel de suivi des Nations Unies ainsi qu’avec le mécanisme de suivi prévu par la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples. Les participants ont renouvelé leur engagement de ratifier les
instruments internationaux et régionaux de protection des droits
de l’homme et en particulier les protocoles additionnels de la
Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs
aux droits de la femme en Afrique, d’une part, et à la
création de la Cour Africaine des droits de l’homme et
des peuples, d’autre part. Ils ont rappelé l’importance
de la déclaration prévue au paragraphe 6 de l’article
34 de ce dernier instrument qui reconnait aux individus et aux ONG le
droit de saisir la cour africaine des droits de l’homme et des
peuples dont les jugements sont exécutoires. Les participants ont, en outre, exprimé le souhait d’associer les parlementaires et leurs collaborateurs aux processus de négociations des nouveaux instruments afin d’anticiper leur impact en droit interne ainsi que leurs répercussions politiques, économiques et culturelles internes. L’organisation fonctionnelle des parlements doit leur permettre
de prendre en considération la protection et la promotion des
droits de l’homme. Cela implique l’élaboration de
règlements intérieurs appropriés, la création
de commissions parlementaires chargées de la protection des droits
de l’homme et la mise en place de centres de documentation équipés. Il a été reconnu que l’élaboration des rapports
nationaux de suivi requis par les organes conventionnels est trop souvent
confiée exclusivement aux services du pouvoir exécutif.
La nécessité d’y associer les parlements a été
présentée comme un facteur de légitimité
et de qualité de ces rapports. Au terme de ce séminaire, les participants ont exprimé le projet d’organiser des ateliers de suivi au niveau de chaque parlement national et de développer la diplomatie parlementaire en vue d'assurer une meilleure protection et promotion des droits de l'homme. |
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