Sécuriser les barrages en Asie centrale --
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NARRATION: §1. De loin, Kyzalagash ressemble à un village tranquille et typique du Kazakhstan mais, l’an dernier, cette communauté rurale a été quasiment anéantie par l’un des pires désastres qui a sévi dans ce pays depuis des décennies. (11.5”) §2. Le 10 mars 2010, le barrage a craqué sous la pression de l’eau de la fonte des neiges et de la pluie. Des torrents d’eau se sont déversés, tuant 45 personnes, en blessant 300 autres, et laissant des centaines de maisons en ruines. (14.5”) §3. Quand le niveau de l’eau a monté, Berkin Djumagulov s’est retrouvé bloqué chez lui avec sa famille. (4.5”) BERKIN DJUMAGULOV (en dialecte local): « Nous avions peur. Nous avons essayé de nous calmer et de nous rassurer les uns les autres. Quand l’eau a commencé à entrer, nous avons dû mettre notre fille et notre petite-fille sur l’armoire pour leur sécurité. » (14.5 ”) NARRATION: §4. Le barrage a été complètement balayé. Son propriétaire a été condamné à cinq ans de prison pour ne pas l’avoir entretenu comme il le fallait. Le village a été complètement reconstruit en un an, et des centaines de nouvelles maisons ont été érigées pour les survivants. Le maire Saule Aminova dit qu’ils ont appris leur leçon. (20”) SAULE AMINOVA (en dialecte local): « La raison principale de la destruction du barrage est qu’il était dans les mains d’un individu qui ne s’en est jamais occupé. Il n’y a pas eu d’inspection, et le barrage a été laissé à l’abandon. » (13.5 ”) NARRATION: §5. La tragédie de ce barrage au Kazakhstan a souligné l’importance du maintien des barrages de l’époque soviétique. (5.5”) §6. En Asie centrale, plus de mille barrages fournissent de l’eau pour l’irrigation, ainsi que pour l’énergie et la consommation domestique, et plusieurs de ces barrages ont besoin d’être réparés et modernisés. La CEE, la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe, a travaillé avec les gouvernements locaux pour promouvoir la sécurité des barrages, particulièrement ceux qui, comme celui-ci au Kirghizistan, sont construits sur des rivières qui s’écoulent dans le pays voisin, le Zakakhstan. Bo Libert de la CEE. (32”) BO LIBERT (en anglais): « Le barrage de Kirov nous inquiète parce qu’il se trouve à proximité de la frontière du Kazakhstan et d’une grande ville. Si un accident se produit au barrage de Kirov, les conséquences seront catastrophiques en aval. » (13”) NARRATION: §7. Près d’un demi-million de personnes habitent à Taraz, une ville du Kazakhstan sur laquelle une vague de 55 mètres de haut déferlerait si le barrage de Kirov venait à s’effondrer. (8”) §8. Des rumeurs de rupture de barrage ont provoqué un exode massif l’an dernier. (6.5”) GENS DANS LA RUE (en dialecte local): « C’était la panique de 6 heures du soir à 2 heures du matin. Les gens montaient sur les toits. » (6”) « J’ai entendu la nouvelle à 2 heures du matin. Comme il était trop tard pour partir, je suis simplement restée chez moi. » (5.5”) NARRATION: §9. Les rumeurs se sont avérées être fausses, mais Serikbai Tapeyev, membre du conseil municipal de Taraz: (7”) SERIKBAI TAPEYEV (en dialecte local): « Le gouverneur de la province est apparu à la télévision pour rassurer les habitants de la ville. Grâce à la Commission économique pour l’Europe, un groupe d’experts indépendants est venu inspecter le barrage et a conclu qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter. Le barrage ne posait aucun danger. » (16”) NARRATION: §10. Les gouvernements du Kazakhstan et du Kirghizistan ont demandé à la CEE de coordonner cette inspection et de trouver les fonds pour garantir la venue de l’équipe d’experts. Bo Libert dit que la CEE va principalement aider à améliorer le programme de surveillance du barrage. (18”) BO LIBERT (en anglais): « Nous avons recommandé de sécuriser le barrage de Kirov en installant des détecteurs avec un système d’information facile d’accès pour les propriétaires du barrage du côté du Kirghizistan, ainsi que pour les responsables du côté du Kazakhstan. » (13”) NARRATION: §11. La coopération pour la sécurité des barrages profite aussi bien aux pays en amont qu’aux pays en aval. Les cinq républiques de l’Asie centrale œuvrent pour assurer la sécurité des gens de la région. (11”)§12. Ce reportage a été préparé par Claire Doole pour les Nations Unies. (4.5”)
9 mars 2012 -
A cause du manque d'entretien, le barrage près du village de Kyzalagash a craqué en mars 2010, l'eau déversée a fait de gros dégâts. Plusieurs barrages construits pendant l'ère soviétique menacent ainsi de céder sous la pression des eaux. La Commission économique des Nations Unies pour l'Europe est intervenue pour inspecter le barrage et installer un système d'alarme.
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