Les banques de sang sauvent des vies au Nigéria -- Nigéria
Script
NARRATION: 1. La tension se fait sentir. C'est une question de vie et de mort dans la maternité de l'Hôpital de Murtala Mohammed au Nigéria. (8.5”) 2. C'est l'un des centres de maternité les plus actifs de toute l'Afrique occidentale avec une moyenne de 30 accouchements par jour. (7.5”) 3. Mais ça se passe horriblement mal pendant l'un de ces accouchements, et la vie de Sakina Muhammed en d¬épend. La sage-femme Aisha Bukar fait tout ce qu'elle peut pour l'aider. (13”) L'INFIRMIÈRE AISHA (en anglais): « J'ai essayé de lui expliquer qu'elle devrait faire pression car elle va avoir plusieurs enfants. » (5”) « Nous avons vu qu'elle est très faible et nous lui avons donné une intraveineuse de 5% de dextrose. » (4.5”) NARRATION: 4. Sakina accouche de la première jumelle qui est en bonne santé, mais il y a des complications avec la seconde qui est coincée et ne peut sortir. (9.75”) 5. Le Dr. Bello Dikko dirige le Département d'obstétrique et de gynécologie de cet hôpital. Il craint que Sakina ne fasse une hémorragie - une des causes principales de mortalité maternelle d'après un rapport récent du FNUAP, le Fonds des Nations Unies pour la population. (13”) LE Dr. DIKKO (en anglais): « À cause des complications multiples, le second accouchement ne devrait pas durer plus de 5 à 10 minutes. » (4”) NARRATION: 6. Le travail douloureux de Sakina dure près d'une heure jusqu'à la naissance du deuxième bébé ... un garçon. (9.5”) L'INFIRMIÈRE AISHA (en anglais): « Il s'asphyxie et a immédiatement besoin d'oxygène mais nous n'en avons pas. Je ne veux pas que le bébé meure. Je ne veux pas qu'elle perde ce bébé. » (10.5”) NARRATION: 7. Mais pendant qu'ils essaient de stabiliser le bébé, l'état de Sakina s'aggrave soudainement. Une hémorragie commence et elle a besoin de sang. (11.5”) L'INFIRMIÈRE FARIDA (en anglais): « Il faut lui faire une transfusion sanguine. » (1.4”) NARRATION: 8. C'est un vrai défi que de trouver du sang au Nigéria - comme l'explique Farida Babelle, la sage-femme en chef de l'hôpital. (6”) L'INFIRMIÈRE FARIDA (en anglais): « On a rassemblé des gens pour venir donner du sang à l'hôpital. Mais avec la présence du virus du SIDA, nous avons dû arrêter. » (6.5”) NARRATION: 9. Le temps s'écoule et le mari de Sakina part vite chercher du sang. (4.5”) L'INFIRMIÈRE FARIDA (en anglais): « Tout ceci prend du temps et retarde tout, et c'est ce qui tue les femmes. C'est la cause principale de nos décès maternels. » (6.5”) NARRATION: 10. Sa recherche pour le groupe sanguin rare de Sakina l'emmène aux hôpitaux voisins et aux marchands privés. Un demi-litre de sang coûte près de 70 dollars américains alors que le nigérien moyen n'en gagne que 90 par mois. (17”) LE Dr. DIKKO (en anglais): « Ça fait vraiment de la peine de voir mourir une patiente pour quelque chose qui pouvait être évité et, pour moi, l'hémorragie peut être évitée. » (7”) NARRATION: 11. Le mari de Sakina trouve finalement du sang et se dépêche de revenir à l'hôpital où il arrive à temps pour que Sakina puisse recevoir la transfusion sanguine. (12”) 12. Le Dr. Dikko continue d'être frustré par le manque de matériel médical dont il a besoin dans cette maternité. Il a réussi à faire pression sur les fonctionnaires de la santé pour avoir sa propre banque du sang, ce qui devrait réduire le temps d'attente de 75%. (14.5”) LE Dr. DIKKO (en anglais): « A notre banque du sang maintenant, les deux réfrigérateurs sont presque pleins. » (3”) NARRATION: 13. Il pense que c'est un pas important mais il croit aussi que la lutte doit continuer pour sauver les vies des femmes du Nigéria. (7”) LE Dr. DIKKO (en anglais): « Nous sommes tous issus du ventre d'une femme et, tant qu'il y aura un seul décès maternel, ce sera un décès familial. » (7”) NARRATION: 14. Ce reportage a été préparé par Andi Gitow pour les Nations Unies. (5”)
22 novembre 2011 -
Sakina a fait une grave hémorragie en accouchant de jumeaux. La maternité n'ayant pas de sang pour lui faire une transfusion, son mari a du se tourner vers les hôpitaux voisins. Les hémorragies sont la cause principale de mortalité maternelle. La création de nouvelles banques de sang doit permettre de réduire le temps d'attente de 75%, sauvant ainsi la vie de nombreuses femmes.
Vidéos associées
- Éliminer l'excision au Sénégal
- Afghanistan : Des femmes et des enfants derrière les barreaux
- Afghanistan : les valeurs religieuses au service de la promotion des droits de la femme
- Afrique du Sud : le sport et la musique s'allient pour lutter contre la tuberculose
- Aider les femmes en Haïti
- Algérie : le terroriste qui est rentré chez lui
- Améliorer la santé maternelle en Ethiopie
- Aux Philippines, les femmes se mobilisent face à la dégradation de l'environnement
- Bosnie : le chemin douloureux des victimes de violences sexuelles
- Burundi : retour à l'emploi pour les anciens combattants
Dernières vidéos
- Janet Jackson demande votre soutien pour lutter contre la malnutrition infantile
- Journée mondiale de l'environnement, 5 juin 2013
- Le gaspillage
- Considérons l'enfant avant le handicap
- Portrait de Paulo Adriano, Casque bleu brésilien de la MINUSTAH
- Portrait de Samah Walters, Volontaire de l'ONU à la MINUSTAH
- Portrait de Claude Valiquette, policier canadien et chef d'équipe UNPOL à la MINUSTAH
- Portrait de Franco Ibacache, officier chilien à la MINUSTAH
- Portrait d'Alioune Ba, Coordonnateur de la section d'assistance électorale pour la MINUSTAH
- Portrait de Marie Ngo Gouth, femme policier à la MINUSTAH