Évolution de la situation dans les provinces frontalières du sud de la Thaïlande
Information basée sur le rapport 2011 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/65/820-S/2011/250) publié 23 avril 2011. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.Des informations faisant état d’enfants victimes de l’agitation et de la violence dans les provinces frontalières du sud sont demeurées une source d’inquiétude en 2010, bien que l’on ne dispose pas de chiffres exacts. Selon des informations reçues, nombre de cas de décès et de blessure d’enfants sont dus à des engins explosifs placés dans des endroits publics ou des tirs aveugles déclenchés par des auteurs armés non identifiés. Cela s’étend aux provinces de l’extrême sud (Yala, Pattani, Narathiwat) et à une partie de la province de Songkhla.
Le nombre d’attaques perpétrées contre des écoles aurait diminué en 2010 (5) par rapport aux deux années précédentes. On a également enregistré une baisse du nombre d’attaques dirigées contre les élèves et les enseignants en 2010 (12 enseignants et membres du personnel enseignant ont été tués et 6 blessés, et 2 élèves ont été tués et 5 blessés). Selon le Gouvernement royal thaïlandais, cela tenait principalement aux mesures de sécurité qu’il avait appliquées, notamment en faisant escorter les enfants et les enseignants à l’aller et au retour de l’école et grâce à la coopération des communautés locales. Ces efforts visent à renforcer la solidarité et l’échange d’informations au niveau local entre les directeurs d’école, les enseignants religieux, les responsables politiques et les élèves, et à sensibiliser le public aux conséquences juridiques qu’entraîne la commission de ces crimes contre des élèves et des enseignants.
Les Nations Unies ont reçu des informations faisant état de la participation d’enfants à des activités de groupes armés non étatiques et de volontaires membres des groupes de défense des villages (Chor Ror Bor). L’équipe de pays des Nations Unies en Thaïlande a toutefois informé mon Représentant spécial qu’elle n’était pas en mesure de procéder à la surveillance, à la communication d’informations ou à la vérification de ces allégations, compte tenu de ses activités dans la région. Le Gouvernement royal thaïlandais a rendu publique, en novembre 2009, une directive claire adressée aux gouverneurs des provinces frontalières du sud, portant interdiction du recrutement d’enfants âgés de moins de 18 ans, et a déclaré qu’aucun enfant n’était associé aux volontaires membres des groupes de défense des villages.
Le Gouvernement royal thaïlandais a indiqué s’être expliqué sur les allégations contenues dans mes rapports antérieurs qui faisaient état d’enfants détenus dans des centres d’interrogation de la police et de l’armée au motif d’être suspects d’association avec des groupes armés. Selon le Gouvernement, des enfants suspects sont détenus dans ces centres par décision de justice et les interrogatoires s’y déroulent dans le respect des normes internationales. Le Gouvernement a également déclaré qu’il n’y avait pas eu de cas de détention d’enfants dans ces centres depuis 2009, bien que des représentants de l’ONU en Thaïlande n’aient pas pu s’en assurer, malgré des visites effectuées dans ces centres. Le 28 décembre 2010, le Conseil des ministres a levé l’état d’urgence qui avait été proclamé dans le district de Mae Lan de la province de Pattani, et ce, à la suite d’une révision systématique du décret d’urgence et de l’amélioration de la sécurité dans la zone.
