Faits nouveaux survenus au Népal

Information basée sur le rapport 2009 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/63/785–S/2009/158) publié 26 mars 2009. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.

Au 25 mai 2006, on estimait que 2 973 membres de l’armée maoïste étaient âgés de moins de 18 ans et, lors de l’établissement du présent rapport, se trouvaient dans des lieux de cantonnement. Le Premier Ministre népalais s’étant engagé à cet égard auprès de la Représentante spéciale, le 5 février 2009, le Comité spécial pour l’intégration dans l’armée a décidé de prier le Gouvernement népalais de libérer immédiatement les enfants qui se trouvaient dans des casernes de l’armée. Avant le début des vérifications officielles prévues au titre de l’Accord de paix global conclu en novembre 2006, de nombreux enfants ont pris eux-mêmes l’initiative de se libérer et, dans certains cas, se sont enfuis ou ne sont pas revenus après un congé officiel. D’autres enfants ont été libérés à l’issue de négociations avec leur famille ou avec des membres de l’Équipe spéciale de surveillance et d’information. Depuis juillet 2007, environ 7 500 enfants et jeunes gens qui avaient été associés à des forces et à des groupes armés et 3 000 enfants touchés par le conflit ont bénéficié d’un appui à la réinsertion dans le cadre de programmes menés à l’échelon local dans 58 districts.

Pendant la campagne qui été menée en vue de l’élection de l’Assemblée constituante, le 10 avril 2008, les principaux partis politiques ont tous soit utilisé des enfants soit toléré leur participation à la campagne électorale. La Ligue de la jeunesse communiste (YCL) a utilisé des enfants pour commettre des actes d’intimidation. Le jour des élections, il a été constaté que de nombreux enfants âgés de 7 à 15 ans participaient aux activités des partis politiques, parfois en commettant des actes de violence, en infraction du Code électoral, qui restreint la participation des enfants. La participation des enfants aux manifestations a soulevé le problème de leur protection, certains ayant été blessés par d’autres manifestants ou en raison d’un usage excessif de la force par les agents de sécurité. Parfois, des tâches dangereuses étaient confiées aux enfants lors de manifestations, notamment porter des torches enflammées, brûler des pneus et jeter des pierres à la police; dans certains cas, des enfants sans abri ont été payés pour accomplir de tels actes. La création de mouvements de jeunes militants qui se sont attribué des fonctions de police, tels que la Ligue de la jeunesse communiste, le Mouvement des jeunes du Parti communiste népalais (marxiste-léniniste unifié) (PCN-MLU), le Forum des droits du peuple madhesi et le Congrès népalais pose aussi des problèmes en ce qui concerne la protection des enfants.

Les groupes armés du Teraï (plaines du sud) ont continué de commettre des enlèvements, des meurtres, de faire exploser des engins explosifs improvisés et d’attaquer des écoles et des enseignants, faisant un grand nombre de victimes parmi les enfants. Selon des allégations que les Nations Unies essaient de vérifier, certains groupes armés du Teraï recruteraient et utiliseraient des enfants.

Parties au conflit qui recrutent et utilsent des enfants

Parti communiste népalais - maoïste (PCN-M)*. Situation : pas de plan d'action officiel. Le problème de la libération des enfants associés avec le Parti communiste népalais - maoïste, qui sont retenus dans des sites de cantonnement de l'armée maoïste, a été évoqué dans le cadre de l'Accord de paix global en 2006 et de l'Accord sur le contrôle de la gestion des armes et des armées, qui engage le PCN-M et le Gouvernement népalais à entamer une libération et une réinsertion immédiates des enfants associés aux forces et groupes armés. À l'échelon national, un projet de plan d'action en faveur de la réinsertion des enfants touchés par les conflits armés, notamment des enfants associés aux forces et groupes armés, est en voie d'achèvement et dépend de l'approbation du Gouvernement.

Lors de la visite qu'a effectuée la Représentante spéciale le 5 décembre 2008, le Premier ministre népalais s'est engagé à faire libérer 2 973 enfants des sites de cantonnement de l'armée maoïste jusqu'à la fin de février 2009.

*Les parties marquées d'un astérisque* ont figuré sur les listes de l'annexe pendant au moins quatre ans.

For more information, visit the UNICEF and Watchlist/CAAC websites.

Press Release by the Special Representative: