Évolution de la situation au Népal
Information basée sur le rapport 2011 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/65/820-S/2011/250) publié 23 avril 2011. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.La participation du Parti communiste unifié du Népal (maoïste) (PCUN-M), en tant que principal parti politique à l’élection de l’Assemblée constituante en 2008, a eu pour conséquence de réduire considérablement les cas de violations commises contre les enfants dans le cadre du conflit. Des éléments armés agissant pour des motifs politiques et souvent criminels, principalement dans les districts Terai au sud, continuent d’exercer une influence néfaste sur la situation globale en matière de sécurité et ont créé de nouveaux problèmes de protection pour les enfants en les rendant plus vulnérables aux violations. On n’arrive toutefois pas à établir l’existence de violations systématiques, ni à identifier généralement les auteurs, compte tenu de la fluidité de la situation dans la région de Terai et de la rapidité avec laquelle différents groupes armés se forment, se scindent et disparaissent.
En 2010, l’équipe spéciale de surveillance et d’information a recensé que 14 enfants avaient été enlevés et que 4 avaient été par la suite tués. Sur les 14 cas, 12 enlèvements avaient donné lieu à des demandes de rançon tandis que les motifs des deux autres cas étaient inconnus. En outre, 20 enfants avaient subi des blessures causées par des engins explosifs artisanaux dans divers endroits du pays. Il était toutefois difficile de déterminer si les engins explosifs artisanaux étaient des vestiges du conflit précédent ou correspondaient à une nouvelle pollution engendrée par les éléments armés.
Les programmes de sensibilisation aux dangers des mines menés par le Département de l’enseignement, la Police népalaise et la Force de police armée, avec le soutien de l’UNICEF, ont permis de former et d’équiper des enseignants, des agents de la Police népalaise et des membres de la Force de police armée dans les 25 districts les plus touchés. Quelque 500 000 élèves et 25 000 agents du personnel de sécurité ont appris à éviter les dangers des mines et surtout des restes explosifs du conflit, qui ont causé plus de dégâts que les mines au Népal. Une section du déminage créée au sein du Ministère de la paix et de la reconstruction a entamé ses activités en tant qu’organe gouvernemental chargé de la coordination des initiatives en matière de déminage.
Informations sur les progrès accomplis par les parties à un conflit concernant l’ouverture d’un dialogue et la mise en œuvre de plans d’action visant à mettrefin au recrutement et à l’emploi d’enfants ainsi qu’aux assassinats, mutilations, viols et autres formes de violence sexuelle dont sont couramment victimes les enfants en période de conflit armé
Conformément au plan d’action pour la démobilisation des membres de l’armée maoïste exclus de l’armée et les tâches connexes, qui a été signé le 16 décembre 2009 entre le Gouvernement népalais, le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) (UCPN-M) et l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’à l’Accord de paix global, la démobilisation officielle de membres de l’armée maoïste déclarés mineurs lors du processus de vérification entrepris par l’ONU en 2007, s’est achevée au début de 2010. Au cours de ce processus, il a été établi que 2 973 membres de l’armée maoïste étaient des mineurs. Les opérations de démobilisation, qui ont eu lieu dans les sept principaux sites de cantonnement, concernaient 1 843 membres déclarés mineurs; les autres éléments, soit 1 130 enfants, qui n’étaient pas présents durant ces opérations, ont été démobilisés avec la signature d’une déclaration de démobilisation le 23 mars 2010.
Une équipe de surveillance des Nations Unies, composée de représentants du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et de l’UNICEF, agissant en collaboration avec la Mission des Nations Unies au Népal (MINUN), a été constituée pour veiller au respect des dispositions énoncées dans le plan d’action et faire rapport à ce sujet. Il ressort des informations recueillies et confirmées jusqu’ici qu’il continue d’exister des relations entre certains mineurs déclarés et l’armée maoïste, qui revêtent notamment la forme du versement de soldes mensuelles et d’un hébergement collectif dans différentes régions. Par ailleurs, un petit nombre de membres déclarés mineurs sont retournés dans les sites de cantonnement. Certains aspects socioéconomiques expliquent aussi le maintien de ces liens, notamment le fait que ces mineurs ont du mal à se réintégrer dans leur communauté et à y trouver un emploi. Bien que ces problèmes aient été portés à l’attention du UCPN-M à l’échelon central et aux commandants de l’armée maoïste dans les sites de cantonnement, rares ont été les mesures prises pour remédier à cette situation.
Parties au conflit au Népal
- Parti communiste unifié du Népal (maoïste) (PCUN-M) *
