Évolution de la situation au Liban

Information basée sur le rapport 2011 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/65/820-S/2011/250) publié 23 avril 2011. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.

Les organismes des Nations Unies et les organisations de protection de l’enfance restent vivement préoccupées par la politisation des enfants et leur possible participation à des affrontements armés entre forces politiques rivales ou à des manifestations politiques. Néanmoins, rassembler des preuves précises et fiables sur l’association des enfants aux groupes armés reste difficile, compte tenu de l’absence de mécanismes de contrôle dans le pays à l’heure actuelle. Le Gouvernement libanais n’a pas encore ratifié le Protocole facultatif concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés.

Les conséquences de l’instabilité politique persistante, les injustices socioéconomiques criantes, les taux élevés d’abandon scolaire et de chômage des jeunes qui touchent la population des réfugiés palestiniens constituent également, par comparaison à la situation de la population hôte, autant de facteurs qui multiplient les risques d’association d’enfants à des événements politiques violents, voire à des violences extrémistes dans les camps palestiniens. Il est à noter que des amendements importants au Code du travail et la loi relative à la sécurité sociale, visant à faciliter l’accès des réfugiés palestiniens du Liban au marché libre du travail, ont été adoptés par le Parlement libanais en 2010.

De manière plus encourageante, neuf des 12 enfants détenus pour des motifs de sécurité nationale, certains d’entre eux en raison de leur association présumée au groupe Fatah al-Islam, tel que mentionné dans mon dernier rapport, ont été remis en liberté cette année. Deux détenus ayant atteint l’âge de 18 ans en cours d’année, ils ont été transférés dans des établissements pour adultes.

La présence d’armes à sous-munitions utilisées par Israël pendant la guerre, en 2006, constitue toujours un grave danger pour la population civile vivant à proximité des zones touchées. Depuis la fin du conflit, en août 2006, le nombre d’accidents parmi les civils a atteint 347, causant la mort de 44 personnes, en blessant 303 autres et touchant au total 102 enfants.

Les dangers persistants concernent également les mines terrestres antipersonnel et les munitions non explosées qui ont fait 17 victimes civiles répertoriées durant la période concernée. Parmi elles, on compte notamment un enfant tué et trois autres mutilés lors d’un incident qui s’est produit dans un camp palestinien à Beddawi (nord du Liban) et sur lequel le Centre libanais de lutte antimines mène l’enquête. Le 17 août, le Parlement libanais a ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions.