Faits nouveaux survenus en Géorgie
Information basée sur le rapport 2009 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/63/785–S/2009/158) publié 26 mars 2009. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.
Les régions de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, ainsi que leurs alentours, ont été durement frappés par l’explosion des hostilités en Ossétie du Sud (Géorgie), les 7 et 8 août 2008, et le conflit qui s’en est suivi. D’après le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les combats ont entraîné le déplacement de quelque 158 700 personnes, dont 120 700 personnes qui ont été déplacées à l’intérieur de la Géorgie et 38 000 Ossétiens du Sud réfugiés en République d’Ossétie du Nord (Fédération de Russie). Selon les estimations de l’UNICEF, au 1er janvier 2009, quelque 12 000 enfants étaient encore déplacés et 400 enfants se trouvaient en République d’Ossétie du Nord (Fédération de Russie).
D’après le Ministère géorgien du travail, de la santé et des affaires sociales, 228 personnes en tout, dont deux enfants, ont été tuées pendant les hostilités et immédiatement après. Selon les informations recueillies, certaines personnes ont été tuées par des soldats de l’armée régulière qui avaient été mobilisés pendant le conflit du mois d’août et par des milices d’Ossétie du Sud. Selon les autorités de facto de l’Ossétie du Sud, il y a eu environ 1 692 victimes parmi les civils, dont des enfants. Toutefois, selon l’ONU, 391 civils ont été tués et 2 234 blessés. Les mines et d’autres restes explosifs de guerre continuent de mettre en péril les déplacés qui reviennent dans les zones voisines de la frontière administrative de l’Ossétie du Sud.
Environ 99 écoles ont été plus ou moins endommagées pendant le conflit, notamment par des tirs de roquettes. D’après les informations reçues, les interventions armées suivies de pillages ont également entraîné la perte d’équipement et de mobiliers scolaires.
Début septembre 2008, 13 cliniques avaient fermé leurs portes à Gori et dans les zones voisines en raison des dégâts subis par leur infrastructure et/ou parce que le personnel soignant avait été déplacé, ce qui a gravement réduit les services de santé pédiatriques disponibles. Des médecins et des infirmiers ont également été tués pendant le conflit, par des tirs isolés ou lors du bombardement d’infrastructures médicales. Dans des villages d’Ossétie du Sud presque tous les services sanitaires ont été entièrement détruits. L’hôpital principal de Tskhinvali a été touché par des roquettes qui auraient été lancées par l’armée géorgienne.
Depuis les combats du mois d’août, le personnel humanitaire ne peut plus accéder à l’Ossétie du Sud en passant par le sud, bien que l’ONU ait eu libre accès à l’Abkhazie (Géorgie). Il est donc difficile pour les Nations Unies d’obtenir des informations sur la situation des enfants et sur leurs besoins et d’enquêter sur les problèmes qui se posent dans le domaine de la protection de l’enfance. Actuellement, l’aide humanitaire est acheminée en Ossétie du Sud en passant par la République d’Ossétie du Nord (Fédération de Russie).
