Visite de la Représentante Spéciale en Côte d'Ivoire - 2007
Pour plus d'information, visitez le site UNICEF.
Évolution de la situation en Côte d’Ivoire
Information basée sur le rapport 2011 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/65/820-S/2011/250) publié 23 avril 2011. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.Les viols et autres formes de violence sexuelle à l’encontre d’enfants restent l’une des nombreuses préoccupations en Côte d’Ivoire. Sur les 37 cas de violence sexuelle recensés par l’équipe spéciale de surveillance et d’information à l’échelle nationale, 7 étaient le fait d’éléments des Forces nouvelles au nord. À l’ouest, la plupart des cas de viol attribués à des groupes de milices pro-Gbagbo se sont produits lors d’attaques sur les routes, ce qui est devenu une nouvelle source d’inquiétude dans la région. Trois cas ont été signalés en mai, juin et octobre 2010. Il était généralement difficile de déterminer si les auteurs appartenaient à des groupes de milice, dans la mesure où la plupart d’entre eux étaient habillés en civil. À San Pedro, deux membres de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, âgés de 17 ans, qui avaient été arrêtés le 12 mars pour avoir participé à l’enlèvement et au viol collectif d’une de leurs pairs, ont été libérés.
Il y avait également des inquiétudes au sujet des meurtres et mutilations d’enfants, dont 23 cas ont été dénombrés et sur lesquels 19 ont été vérifiés. Onze des 19 cas se sont produits immédiatement après les élections, principalement dans les villes d’Issia, de Duékoué, de Sinfra, d’Abidjan et de Tiébissou. Ces actes auraient été commis par des forces loyales à l’ancien Président Laurent Gbagbo. Le reste des allégations n’avaient pas pu être corroborées par l’équipe spéciale de surveillance et d’information au moment de l’établissement du présent rapport compte tenu de la situation très tendue en matière de sécurité qui régnait et des restrictions de mouvement de personnel qui étaient imposées dans les zones contrôlées par les forces loyales à M. Gbagbo.
La participation d’enfants à des activités de campagne et à des manifestations politiques dans les semaines qui ont précédé les élections les ont exposés à des représailles et, dans certains cas, à des dommages corporels. Pour remédier à cette situation, le chef d’état-major des Forces nouvelles et les responsables du Centre de commandement intégré avaient été invités à enjoindre à leur personnel de veiller à ce que les enfants soient protégés de tous risques de recours à la violence ou de toute manipulation susceptible d’aller à l’encontre de leur intérêt supérieur.
Une tendance inquiétante à la militarisation des jeunes a été observée, notamment après le second tour des élections le 28 novembre 2010. Des jeunes ont été recrutés dans diverses localités, dont Abidjan, Bouaflé, Daloa, San Pedro, la région d’Agnéby, Vavoua et Zuénoula, qui sont des zones contrôlées par des forces loyales à M. Gbagbo. Certains ont été emmenés à Abidjan pour y recevoir rapidement une formation militaire dans des centres prévus à cet effet. Des jeunes auraient également été enlevés de force et y auraient été conduits. À la fin de leur formation, certains ont été envoyés sur le terrain en uniformes militaires et en armes. À Yamoussoukro, la Compagnie des Scorpions Guetteurs, un groupe de miliciens dirigé par un jeune patriote, a été reconstitué et aurait recruté des jeunes pour infiltrer des zones contrôlées par les Forces nouvelles.
