Engagements obtenus de parties aux conflits

Au cours des dernières années, la Représentante spéciale, les départements des affaires politiques et des OMP ainsi que l'OIT et l'UNICEF ont engagé le dialogue de manière systématique avec les parties en infraction. Le but est d'obtenir de ces dernières un engagement ferme de ne pas recruter ni d'utiliser d'enfants soldats; de relâcher les enfants dans leurs rangs; de respecter les cessez-le-feu déclarés pour des raisons humanitaires afin de faciliter la vaccination, l'alimentation et la protection de populations déplacées.

Le processus dynamique que le Conseil de sécurité a initié avec la résolution 1612 (2005) combiné à l'application des normes internationales ont considérablement renforcé le travail des spécialistes de la protection de l'enfance. Pendant les trois dernières années du mandat de la Représentante spéciale, les concertations politiques consacrées à la protection de l'enfance ont donné des résultats tangibles, sous la forme d'engagements pris par les parties aux conflits, ce qui a aussi débouché sur des réalisations concrètes sur le terrain dans plusieurs situations préoccupantes.

Ces dernières années, de nombreuses parties aux conflits au Burundi, en Côte d'Ivoire, au Népal, aux Philippines, au Sri Lanka, au Soudan, en Ouganda et ailleurs ont commencé à exécuter des plans d'action qui mettent en place des mesures visant à prévenir le recrutement d'enfants ainsi qu'à identifier et libérer les enfants déjà associés à leurs forces armées. Ces plans d'action ont maintenant acquis une crédibilité et créé une dynamique suffisantes pour que l'on ai déjà commencé à mettre au point des dialogues et des plans d'action similaires pour tenter de remédier à d'autres types de violations, telles que le meurtre, les atteintes à l'intégrité physique d'enfants, le viol et les autres formes de violence sexuelle.

En sa qualité d'autorité morale indépendante et d'ambassadrice de haut niveau de la cause des enfants, la Représentante spéciale s'est livrée, avec l'assentiment des États Membres concernés, à des concertations sur la protection de l'enfance avec des parties à des conflits, notamment des acteurs non étatiques de tous bords politiques et ayant différents statuts juridiques. Étant donné que dans leur vaste majorité, les parties à des conflits figurant dans les annexes au rapport annuel du Secrétaire général sont des acteurs non étatiques, il est primordial que les États Membres facilitent les contacts et le dialogue entre elles et l'Organisation des Nations Unies pour l'élaborer et l'exécuter de plans d'action visant à mettre fin au recrutement et à l'emploi d'enfants et à lutter sans discrimination contre toutes les autres violations graves commises à l'encontre d'enfants.

In view of the fact that the vast majority of parties to conflict listed in the annexes of the Secretary-General's annual report are non-State actors, it is crucial that Member States facilitate contact and dialogue between the United Nations and these groups for the purposes of developing and implementing action plans to halt recruitment and use of children and to address without prejudice all other grave violations committed against children.

Depuis 2000, des dispositions concernant le droit et la protection des enfants figurent dans de nombreux engagements, accords et déclarations. Dans certains des principaux thèmes énoncés dans ces engagements figurent des dispositions visant à mettre fin au recrutement et à l'emploi d'enfants par des forces ou des groupes armés et à assurer leur libération immédiate et leur réintégration; à lutter contre la violence sexuelle; et à remédier au problème de la détention d'enfants; ainsi que des dispositions spéciales concernant les enfants déplacés.