Évolution de la situation en Afghanistan

Information basée sur le rapport 2009 du Secrétaire général au Conseil de sécurité (A/63/785–S/2009/158) publié 26 mars 2009. Des informations plus détaillées se trouvent dans le rapport.

Des allégations concernant l’enrôlement d’enfants par des groupes armés, dont des groupes associés aux Taliban, ont été reçues de toutes les regions. Apparemment, le recrutement de mineurs semble plus répandu dans les régions où se trouve une forte concentration de rapatriés ou de déplacés. Récemment, des enfants des régions frontalières du sud auraient reçu de l’argent pour mener des activités pour le compte de groupes armés. La Police nationale afghane compte des enfants dans ses rangs, du fait que ses procédures de vérification de l’âge des nouvelles recrues laissent à désirer.

Des enfants ont été capturés, arrêtés et détenus par les forces de l’ordre afghanes et par les forces militaires internationales en raison de leur association présumée avec des groupes armés. Des enfants sont maltraités et détenus durant de longues périodes par la Direction nationale de la sécurité, sans pouvoir bénéficier d’une assistance judiciaire, en violation des dispositions du Code afghan et des normes internationales relatives à la justice pour mineurs.

On compte des enfants parmi les victimes du conflit dans tout l’Afghanistan. Ils sont pris entre les feux des différentes parties au conflit dans le sud et l’est du pays. Ils aussi sont souvent victimes d’attaques asymétriques, telles que des attentats-suicide à la bombe, des explosions de véhicules piégés, des attentats-suicide commis à l’aide d’engins explosifs improvisés et des attentats commis par des éléments hostiles au Gouvernement, notamment les Taliban, visant principalement les forces de sécurité nationales et internationales ainsi que les infrastructures publiques et les représentants du Gouvernement.

Les incidents se sont multipliés dans le secteur de l’éducation; des établissements scolaires ont été attaqués, et les élèves et les enseignants ont été visés. En septembre, le Ministère de l’éducation a indiqué que 99 écoles avaient été attaquées, brûlées ou détruites par des éléments hostiles au Gouvernement, dont les Taliban; 600 écoles ont été fermées depuis le début de l’année. Des élèves, des enseignants et du personnel des écoles ont fait l’objet de menaces ou ont été tués.

Le conflit a perturbé l’accès aux services de santé de base dans près de la moitié du pays, les régions du sud étant les plus touchées. Le personnel médical a été visé par des éléments hostiles au Gouvernement, notamment les Taliban. Les organismes humanitaires accèdent de plus en plus difficilement aux régions touchées par le conflit; il est en effet de plus en plus fréquent que leurs agents soient menacés, battus, enlevés ou tués et que les convois d’aide soient attaqués et pillés.

Selon certains rapports, des enfants seraient victimes de sévices sexuels et exploités par des membres des forces et des groupes armés. Certains incidents ont fait l’objet d’enquêtes et les auteurs des infractions ont été condamnés à des peines de prison, mais dans la plupart des cas, aucune plainte n’a été déposée, par peur des représailles, et très peu d’affaires ont été portées devant les tribunaux. Néanmoins, quelques affaires concernant d’influents chefs de groupes armés qui utilisaient de jeunes garçons à des fins sexuelles ont été jugées.

Parties au conflit qui recrutent et utilsent des enfants

Forces des Taliban : autres violations commises par cette partie pendant la période considérée : meurtres et mutilations, attaques visant des écoles et des hôpitaux, et refus de laisser les enfants accéder à l'aide humanitaire. Situation: Pas de plan d'action - En septembre 2008, l'Équipe spéciale de pays des Nations Unies chargée du mécanisme la surveillance et de la communication de l'information a entamé des consultations avec le Gouvernement afghan afin d'élaborer une stratégie visant informer parties au conflit de l'existence de ce mécanisme, et à développer des plans d'action visant à mettre fin au recrutement d'enfants.

Communiqués de presse de la Représentante spéciale