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Les mutilations sexuelles féminines : l'exemple de la Mauritanie
Aïcha
vit à Nouakchott, la capitale mauritanienne. Comme 80% des femmes
de son pays, elle a été excisée quelques jours après sa naissance.
On a donc coupé une partie, ou la totalité, de ses organes sexuels
externes. Lors de relations intimes avec son mari, ce n'est pas
le plaisir mais la douleur que ressent Aïcha. L'excision peut
également avoir de graves conséquences pour la santé : hémorragies,
infections diverses, et surtout douleurs insupportables, d'autant
que dans la plupart des cas, elle est pratiquée sans anesthésie
et sans désinfectant. Chaque année, deux millions de petites filles
dans le monde sont victimes de l'excision, principalement en Afrique.
Cependant, lentement, les programmes d'éducation pour respecter
l'intégrité physique des filles et des femmes commencent à faire
changer les mentalités.
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La polygamie en Afrique de l'Ouest.
Au Sénégal, au Mali ou encore au Burkina Faso, la polygamie est
toujours en cours. Au Mali, les statistiques révèlent que 40%
de la population vit sous le régime de la polygamie. Le Coran
autorise en effet tout homme musulman à avoir jusqu'à quatre épouses.
La polygamie entraine de nombreuses tensions dans les foyers,
notamment entre coépouses et entre leurs enfants. A la mort du
mari se pose le problème de l'héritage. Peu à peu cependant, la
polygamie commence à reculer d'autant que les conditions économiques
ne favorisent guère ce genre de régime matrimonial. D'autant surtout
qu'elle contribue à la propagation du SIDA et des maladies sexuellement
transmissibles. Dans ce programme, vous entendrez les témoignages
de Moussa, polygame, d'Hawa, coépouse ou encore de Fatoumata,
présidente d'une association familiale.
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Sensibiliser les jeunes filles à la santé de la
reproduction : l'exemple d'un rassemblement féminin biennal au
Sénégal.
Tous les deux ans se tient au Sénégal, un rassemblement de jeunes
filles. Organisé par les Eclaireurs, l'équivalent des Scouts mais
laïcs, cette réunion a pour but de sensibiliser adolescentes et
jeunes femmes à l'EVF, l'Education à la vie familiale. Pendant
une dizaine de jours, professeurs et éducateurs leur parlent de
planification familiale, de grossesses précoces, du SIDA, ou encore
de maladies sexuellement transmissibles. Des films sont projetés,
des brochures distribuées, et les enseignants sont bien sûr disponibles
pour répondre aux questions des jeunes filles. Ce genre de rassemblement
permet de lever les tabous sur des sujets qui ne sont jamais abordés
au sein des familles, notamment le sujet de la sexualité. Ces
jeunes filles, qui viennent de la ville comme de la campagne,
sensibiliseront à leur tour leur famille et leurs amis aux questions
de santé de la reproduction.
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Le statut de la femme en Mauritanie : un statut
privilégié?
La
Mauritanie se vante d'être l'un des pays les plus avancés sur
le continent africain en matière de promotion de la femme. En
effet, 76% des filles sont scolarisées -un taux élevé comparé
à d'autres de la sous-région- et les femmes ont accès à tous
les métiers : ministres, députés, chefs d'entreprises, médecins,
etc. Cette volonté de mieux intégrer les femmes dans la société
est celle du Président Taya, qui dès 1985, exhortait son pays
à associer la population féminine au développement de la Mauritanie.
Mais malgré ces efforts, les réflexes traditionnels et une démocratie
encore fragile ne permettent pas aux femmes d'être sur un pied
d'égalité avec leurs confrères masculins.
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