Accord de paix global au Soudan : hommage et soutien du Secrétaire général

10 janvier 2005 – La signature officielle de l'Accord global de paix entre le gouvernement du Soudan et les rebelles du Sud, le 9 janvier à Nairobi, marque, selon le Secrétaire général, le début d'une ère nouvelle après 21 ans de conflits et doit servir de modèle pour régler la « situation désastreuse » au Darfour, car « la paix au Soudan est indivisible ».

« La signature historique de l'Accord global de paix par le Gouvernement du Soudan et le Mouvement de libération du Soudan est une étape importante » qui « ouvre la possibilité de mettre fin définitivement à une ère de conflits violents qui ont causé la mort d'au moins deux millions de personnes, le déplacement de quatre millions d'autres et forcé quelque 600.000 Soudanais à trouver refuge dans les pays voisins » a déclaré hier Kofi Annan, dans un message prononcé par son Représentant spécial pour le Soudan, Jan Pronk, à Nairobi, capitale du Kenya.

Kofi Annan avait salué, le 31 décembre dernier, la signature à Naivasha des deux derniers protocoles d'accord entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Sud, menés par John Garang, prélude indispensable à la signature des accord globaux signés hier (voir notre dépêche du 31 décembre 2004).

Rappelant que le « véritable défi était à présent que les parties fassent preuve du même engagement, de la même détermination et du même courage dans la pleine application de l'Accord », Kofi Annan a souligné que cela ne pourrait se faire qu'en respectant la vision « de promotion de la stabilité, de la réhabilitation et du développement de toutes les régions du Soudan, à travers le partage du pouvoir et la distribution équitable des richesses du pays » (carte).

Le Secrétaire général, qui a estimé que l'accord était bénéfique non seulement pour le Soudan mais pour la région tout entière, a exprimé l'espoir que les Protocoles de Naivasha puissent servir de modèle pour le règlement de la situation au Darfour, qui reste « désastreuse ».

« La paix au Soudan est indivisible » a-t-il affirmé.

Pour l'avenir, Kofi Annan a rappelé la nécessité de convoquer une « Conférence nationale », ouverte à tous les segments de la société soudanaise afin de renforcer l'établissement d'un gouvernement démocratique et pleinement représentatif.

Il a aussi indiqué qu'il présenterait bientôt au Conseil de sécurité les « grandes lignes d'une opération des Nations Unies de soutien à la paix au Soudan », qui sera « confrontée à des difficultés logistiques immenses ».

Dans une conférence donnée au Siège de l'ONU, à New York, Jan Pronk avait ébauché les contours d'une telle opération à moyen et à long terme (voir notre dépêche du 14 décembre 2004).

L'ONU est « déterminée à mener une opération efficace », a déclaré le Secrétaire général, affirmant qu'elle « se tiendra aux côtés des parties dans leur « tâche monumentale », même « dans les moments où les parties seront tentées d'abandonner la voie qu'elles ont choisie aujourd'hui » et « où la communauté internationale pourra préférer détourner son attention ».

« Rappelons-nous que ce jour marque un commencement et non une fin » a conclu Kofi Annan.

Le Représentant spécial du Secrétaire général, Jan Pronk, présentera demain, lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité, son rapport sur la situation au Soudan.

- Dossier Soudan du site de l'ONU

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