L'alerte rapide sur les catastrophes au centre des conférences de Maurice et de Kobe

29 décembre 2004 – Alors que le décompte des dommages continue en Asie du Sud, la Stratégie internationale de prévention des catastrophes de l'ONU plaide pour la création d'un système d'alerte rapide dans l'océan Indien, qui aurait pu sauver des milliers de vies, et qui sera au centre des Conférences internationales de Kobe sur la prévention des catastrophes et de Maurice sur les petits Etats insulaires qui auront lieu en janvier 2005.

« Des systèmes d'alerte rapides auraient pu sauver des milliers de vies », indique la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles (ISDR) dans un communiqué publié aujourd'hui (en anglais).

« Peu de gens ont eu plus d'une minute ou plus d'alerte, et il était déjà trop tard pour échapper au flot rapide de l'eau de mer », précise l'ISDR.

« Il aurait pu en être bien autrement. Dans la région de l'Océan pacifique, des systèmes d'alerte rapide aux tsunamis sont déjà en place depuis des années, notamment au Japon et aux Etats-Unis », conduisant à une nette réduction du nombre de victimes dans ces pays, indique le communiqué de l'ISDR.

« Il n'y a pas de raison pour que cela ne soit pas possible » dans l'océan Indien, a déclaré Salvano Briceno, directeur du Secrétariat de l'ISDR, tandis que le coordonnateur de l'organisation, Reid Basher, a estimé qu'il ne suffisait pas « de mettre en place quelques ordinateurs et instruments » mais que c'était un véritable réseau humain qui devait être établi.

L'ISDR souligne que la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes qui doit se tenir à Kobe, au Japon, du 18 au 22 janvier prochains, « fournira une occasion opportune de tirer les leçons des expériences des pays du Pacifique ».

Cette question, ainsi que la montée du niveau sera également à l'ordre du jour de la prochaine Conférence sur les petits Etats insulaires en développement qui doit avoir lieu du 10 au 14 janvier 2005 à Maurice, a rappelé Anwarul K. Chowdhury, Secrétaire général adjoint de l'ONU et secrétaire général de la Conférence, dans un communiqué publié le 27 décembre (en anglais).

Hier, le représentant des Maldives avait expliqué que son pays, archipel de quelque 200 îles, avait été recouvert aux deux tiers par les flots, et que certaines îles pourraient même disparaître (voir notre dépêche du 28 décembre 2004).

Lors d'une conférence de presse donnée aujourd'hui au Siège de l'ONU, à New York, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence a indiqué qu'il y aurait sûrement à l'avenir un débat sur un système d'alerte rapide, mais qu'il était souhaitable qu'il ait lieu dans le cadre de l'ISDR et en concertation avec les pays de la région (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

- Dossier spécial 'tsunami' sur le site de l'ONU

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