Réchauffement de la planète : l'Arctique confirme

Carte de la couche d’ozone, PNUE

8 novembre 2004 – Une étude « sans précédent » sur le climat en Arctique met en évidence la rétractation de la mer de glace et la fonte des glaces éternelles, attestant du réchauffement de la planète, un des phénomènes les plus graves menaçant l'humanité et tout particulièrement les pays en développement qui ont des moyens restreints d'adaptation aux effets du changement climatique, prévient le Programme de l'ONU pour l'environnement.

« L'étude d'impact sur le climat de l'Arctique, une évaluation scientifique de quatre ans qui n'a pas de précédent, confirme les prédictions les plus inquiétantes et les recherches antérieures sur le réchauffement mondial », souligne le directeur du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Klaus Toepfer.

Le chef du PNUE insiste sur le fait que le rapport réalisé par une équipe de 300 scientifiques apporte « clairement la preuve que le climat de l'Arctique se réchauffe rapidement et que, plus inquiétant encore, des changements d'encore plus grande envergure sont prévus dans le futur. »

Les projections de l'étude, souligne Klaus Toepfer, indiquent que « les concentrations croissantes de gaz à effet de serre résultant des activités humaines vont contribuer de 3 à 9 degrés au réchauffement de la planète au cours des 100 ans à venir. »

« L'impact mondial, sur l'élévation du niveau des mers par exemple, est colossal. La région arctique, un baromètre du changement climatique mondial, est l'équivalent d'un système d'alerte précoce pour le monde. Ce qui se passe là suscite la préoccupation de tous car le réchauffement de l'Arctique est ses conséquences ont des implications pour l'ensemble du monde », a-t-il ajouté.

En dehors des effets attendus de la rétractation de la mer de glace sur la faune, la flore et les habitants de la région évoqués par Klaus Toepfer, « la fonte des glaciers arctiques et le dégel du permafrost [glaces éternelles] affecteront le plus les pays en développement qui ont des moyens limités pour s'adapter au changement environnemental », a-t-il fait valoir.

Félicitant le Conseil de l'Arctique qui a commandité le rapport, le chef du PNUE est revenu sur la récente décision de la Russie de ratifier le protocole de Kyoto pour souligner « le pas important » que cette ratification représentait dans la lutte contre le réchauffement mondial.

Toutefois, les faits établis par l'étude d'impact sur le climat de l'Arctique montrent que « plus que jamais, une action concertée et renouvelée des efforts internationaux était nécessaire pour combattre [...] l'une des menaces les plus sérieuses posées aujourd'hui à l'humanité », prévient le chef du PNUE.

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