L'Afrique, un continent offrant un retour sur investissement méconnu, selon Kofi Annan

1 novembre 2004 –

Cherchant à changer la perception « de risque prohibitif » associée à l'investissement en Afrique, le Secrétaire général, dans un message adressé lors de la Conférence Asie-Afrique à Tokyo, a mis en avant les opportunités commerciales offertes par le continent.

« L'Afrique d'aujourd'hui est nettement plus ouverte au commerce et à l'investissement internationaux », a affirmé aujourd'hui Kofi Annan, dans un message transmis par l'intermédiaire de son Conseiller spécial pour l'Afrique, Ibrahim Gambari, à l'occasion de la Conférence Asie-Afrique sur le commerce et l'investissement, qui se tient à Tokyo, dans la capitale du Japon, le 1er et le 2 novembre.

Le Secrétaire général a salué l'opportunité qui était ainsi donnée aux gouvernements et aux milieux d'affaire d'Afrique, d'Asie et d'autres régions du monde mais aussi auxorganisations internationales, de promouvoir le commerce avec le continent africain.

Bien que de nombreux pays africains aient « pris des mesures importantes pour moderniser leur environnement macro-économique et leur cadre réglementaire » et pour mettre en oeuvre le NEPAD, le nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique, « la part des échanges commerciaux et des flux de capitaux privés revenant à l'Afrique reste encore bien trop faible », a souligné le Secrétaire général.

Cela est en partie imputable à des « barrière institutionnelles et techniques », mais aussi à la « perception d'un risque prohibitif, souvent exacerbé par l'idée trompeuse que toute l'Afrique est un continent plongé dans la violence », une perception qui « doit changer », a souligné Kofi Annan.

Certes, a-t-il rappelé, certains pays sont affligés par des conflits, mais le fait est que des progrès sont accomplis pour en régler un grand nombre et que de « nombreuses multinationales ont des échanges commerciaux avec l'Afrique aujourd'hui, et pas seulement dans les activités traditionnelles de l'extraction de pétrole ou de métaux mais aussi dans les secteurs des services et de l'industrie. »

« Ils découvrent que le retour sur certains investissements choisis en Afrique est aussi bon qu'ailleurs » a précisé le Secrétaire général, rappelant que de nombreux pays africains connaissaient aujourd'hui leurs plus forts taux de croissance depuis quatre ans – un fait largement ignoré dans le monde.

Renforcement des réformes institutionnelles en matière d'investissement, facilitation du commerce, partenariats entre les secteurs publics et privés sont autant de méthodes proposées par le Secrétaire général pour que l'Asie aide à promouvoir le commerce et l'investissement en Afrique.

A cet égard, il a souligné que « les investissements prenaient en compte les préoccupations d'ordre social et environnemental » afin de corriger les déséquilibres et de créer des économies plus ouvertes et des investissements plus durables.

« Il y a beaucoup d'opportunités de commerce en Afrique », a conclu le Secrétaire général, encourageant à renforcer une longue tradition d'appui de l'Asie au continent africain.