Le chef de l'ONU va se rendre en Colombie ce weekend pour soutenir les efforts de paix

Des observateurs de l’ONU récupérant les derniers chargements d’armes déposées par les FARC-EP (archives). Photo: Mission de l’ONU en Colombie

10 janvier 2018 – Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, se rendra le 13 janvier à Bogotá, en Colombie, pour une visite officielle dans le pays afin de soutenir les efforts de paix, a indiqué mercredi son porte-parole.

Samedi, M. Guterres aura des rencontres avec le Président Juan Manuel Santos Calderón et des responsables du gouvernement et des forces armées, ainsi qu'avec les dirigeants de l'ancien groupe rebelle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Église catholique.

Pendant son séjour à Bogotá, le Secrétaire général rencontrera également des représentants de la société civile ainsi que la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie.

Le dimanche 14 janvier, le Secrétaire général se rendra au Département de Meta, où son programme inclura notamment une visite dans une zone territoriale pour la formation et la réinsertion des anciens combattants des FARC.

Ce mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Colombie, Jean Arnault, a fait le point de la situation dans le pays devant le Conseil de sécurité et a présenté les activités du tout premier trimestre d'existence de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie, qui a débuté ses opérations le 26 septembre dernier.

Le Représentant spécial s'est déclaré convaincu qu'il reste encore beaucoup à faire pour garder le processus de paix en Colombie sur la bonne voie et qu'une volonté politique de la part de toutes les parties serait nécessaire à cette fin.

« Nous continuons d'être préoccupés par la réintégration socioéconomique de 14.000 anciens combattants. N'oublions pas que nous sommes face à un large groupe dont le niveau de frustration accumulée – illustré par le nombre de ses membres qui sont toujours en prison –, n'est pas évident à surmonter », s'est alarmé M. Arnault.

Le Président colombien, s'est-il félicité, a pris la décision importante de reconnaître l'accès à la propriété foncière comme une motivation de premier plan pour se réintégrer.

Le Représentant spécial a regretté que l'autre groupe rebelle, l'Armée de libération nationale (ELN), ait exprimé des réserves très fermes quant à la mise en œuvre du cessez-le-feu provisoire et des engagements humanitaires qui en sont le corollaire. Et si ce groupe a proposé de négocier un cessez-le-feu plus vigoureux, son leadership est resté en revanche silencieux après l'expiration du cessez-le feu provisoire hier, a constaté M. Arnault.

Il a souhaité que les pourparlers entamés le 9 janvier à Quito entre le gouvernement colombien et l'ELN débouchent sur une issue en phase avec les aspirations unanimes de la société colombienne pour que les violences prennent fin. Il a donc recommandé que le Secrétaire général attende le résultat de ces discussions pour faire ses recommandations au Conseil de sécurité. Il s'est toutefois désolé d'annoncer avoir été informé que les attaques de l'ELN contre les oléoducs avaient repris.


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