Les accords sur les migrations et les réfugiés devraient inclure des engagements pour protéger les enfants - UNICEF

Originaire du Honduras, Maria [nom changé], 16 ans (à droite), voyage avec son frère et sa sœur plus jeunes vers le nord pour traverser la frontière entre le Mexique et les États-Unis afin de retrouver leur famille. (Archive) Photo: UNICEF / Ojeda

30 novembre 2017 – Les droits, la protection et le bien-être des enfants déracinés devraient constituer des engagements centraux des politiques migratoires mondiales, a déclaré jeudi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) avant une réunion sur les migrations à Puerto Vallarta, au Mexique.

La réunion, du 4 au 6 décembre, est une étape majeure dans la rédaction du Pacte mondial pour les migrations, un accord intergouvernemental historique qui couvrira toutes les dimensions des migrations internationales. C'est le moment où les dirigeants mondiaux vont commencer à forger un consensus sur les engagements politiques et financiers conformément à la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants et à la Convention relative aux droits de l'enfant.

En amont de la réunion, l'UNICEF a publié un nouveau rapport intitulé 'Au-delà des frontières : Comment faire des accords globaux sur les migrations et les réfugiés pour les enfants déracinés'.

Ce rapport souligne les meilleures pratiques pour les soins et la protection des enfants réfugiés et migrants. Il comprend des exemples pratiques d'efforts effectués par des gouvernements, des partenaires de la société civile et des communautés d'accueil pour aider et intégrer les enfants déracinés et leurs familles.

« Les dirigeants mondiaux et les décideurs politiques qui se réunissent à Puerto Vallarta peuvent travailler ensemble pour rendre les migrations sans danger pour les enfants », a déclaré le Directeur des programmes de l'UNICEF, Ted Chaiban. « Notre nouveau rapport montre qu'il est possible, même dans les pays aux ressources limitées, de mettre en œuvre des politiques, des services et des investissements qui aident efficacement les enfants réfugiés et migrants dans leur pays d'origine, lorsqu'ils franchissent les frontières ».

Les enfants réfugiés et migrants sont particulièrement vulnérables à la xénophobie, aux abus, à l'exploitation sexuelle et au manque d'accès aux services sociaux. Il est impératif d'avoir des politiques en place pour les protéger au cours de leur voyage, indique le rapport.

AUDIO: Christophe Boulierac porte-parole de l’UNICEF explique ce nouveau rapport Crédit: Nations Unies

Le document présente des exemples réussis dans le monde, notamment la mise en œuvre de normes minimales de protection pour les enfants réfugiés en Allemagne, les systèmes transfrontaliers de protection de l'enfance en Afrique de l'Ouest et la recherche de solutions alternatives à la détention des enfants migrants en Zambie. Les autres pays mentionnés dans le rapport sont l'Afghanistan, l'Italie, la Jordanie, le Liban, le Soudan du Sud, le Vietnam, l'Ouganda et les États-Unis. Chacune des initiatives peut être reproduite dans différents contextes et servir à l'élaboration de mesures et de changements politiques aux niveaux national, régional et mondial.


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