Le Conseil de sécurité tire trois enseignements de sa récente visite au Sahel

Le Représentant permanent de la France, François Delattre (archives). Photo ONU/Loey Felipe

26 octobre 2017 – Le Président du Conseil de sécurité pour le mois d'octobre, François Delattre, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, a tiré jeudi trois enseignements de la récente visite du Conseil dans la région du Sahel.

Cette mission de terrain au Sahel s'est déroulée du 19 au 22 octobre et s'est rendue successivement au Mali, en Mauritanie et au Burkina Faso.

La mission, qui a été menée conjointement par la France, l'Ethiopie et l'Italie, « est intervenue à un moment opportun au regard du travail du Conseil sur le dossier de la force conjointe du G5 Sahel », a expliqué M. Delattre lors d'un exposé. Le G5 Sahel comprend le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et la Mauritanie.

Selon le Représentant de la France, le premier enseignement de cette mission de terrain, « c'est que les autorités des trois pays dans lesquels nous nous sommes rendus ont unanimement réaffirmé leur engagement politique en faveur de l'opérationnalisation dans les meilleurs délais de la force conjointe ».

Le deuxième enseignement, « c'est que la visite du Conseil a permis de mettre en avant le soutien unanime et appuyé de tous ses membres à la force conjointe du G5 », a-t-il ajouté. Cette force « est considérée comme une réponse nécessaire pour lutter contre la nature transnationale de la menace sécuritaire à laquelle font face les Etats du Sahel, mais aussi pour compléter l'action de la MINUSMA et de Barkhane, et leur permettre de créer un environnement propice à l'exécution de leurs mandats ».

Enfin, le troisième enseignement, a expliqué M. Delattre, « c'est que le véritable débat ne porte plus sur la pertinence ou non de la force conjointe, ni même sur l'intérêt ou non de renforcer le soutien international dont elle bénéficie, mais bien sur la manière de calibrer celui-ci ».

Le Ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, doit présider lundi 30 octobre une réunion du Conseil de sécurité avec pour objectif d'aborder cette question, « en réfléchissant à la meilleure manière de renforcer le soutien de la communauté internationale à la force conjointe du G5 ».


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