Ambassadrice de l'UNICEF, Muzzoon Almellehan, retourne pour la première fois en Jordanie où elle fut réfugiée

L’Ambassadrice de bonne de volonté de l’UNICEF, Muzoon Almellehan, lors d’une visite au Tchad en avril 2017 (archives). Photo: UNICEF/Sokhin

16 octobre 2017 – Muzoon Almellehan, Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), s'est rendue en Jordanie pour rencontrer des enfants qui, comme elle, ont fui le conflit en Syrie et sont maintenant déterminés à aller à l'école malgré des circonstances extrêmement difficiles.

C'était la première fois que Muzoon revenait en Jordanie où elle a passé trois ans dans des camps de réfugiés, avant d'être réinstallée au Royaume-Uni avec sa famille en 2015.

« Le retour en Jordanie pour rencontrer des enfants dont l'espoir a été rétabli grâce à l'éducation m'a obligé à élever ma voix encore plus fort pour les 27 millions d'enfants qui ne sont toujours pas scolarisés en raison d'un conflit », a déclaré Muzoon dans un communiqué de l'UNICEF. « Je m'engage de nouveau à représenter tous les enfants dont la voix a été réduite au silence pendant trop longtemps et dont la chance d'apprendre et l'espoir d'un avenir meilleur ont été détruits par la guerre ».

Certains enfants syriens n'ont jamais mis les pieds dans une salle de classe

Environ 2,4 millions d'enfants syriens ne reçoivent pas d'éducation, dont 1,7 million en Syrie et plus de 730.000 enfants réfugiés syriens en Égypte, en Jordanie, au Liban et en Turquie. Certains enfants syriens n'ont jamais mis les pieds dans une salle de classe, tandis que d'autres ont perdu cinq ou six ans d'études.

Lors de sa visite, Muzoon a rencontré des enfants fréquentant un des centres Makani à Amman soutenu par l'UNICEF. Ces centres fournissent aux enfants vulnérables en Jordanie - y compris les réfugiés syriens - des programmes d'apprentissage, un soutien psychosocial et une formation. Les centres aident également les enfants à s'inscrire dans les écoles publiques.

Les écoles offrent une stabilité et un sentiment de normalité

Lorsque Muzoon a été forcée de fuir la violence en Syrie il y a plus de quatre ans, ses livres scolaires étaient les seuls effets qu'elle a pris avec elle. Elle a passé près de trois ans en Jordanie, dont 18 mois dans le camp de réfugiés de Za'atari, où elle s'est donnée pour objectif personnel d'amener plus de filles à l'école. Elle est allée de tente en tente parler aux parents pour les encourager à amener leurs enfants à l'école et à apprendre. Son engagement en tant que militante de l'éducation a conduit à sa nomination en tant que plus jeune Ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF en juin 2017.

« L'éducation donne aux filles et aux garçons les connaissances et les compétences nécessaires pour réaliser pleinement leur potentiel. Les écoles offrent également une stabilité et un sentiment de normalité qui aident les enfants syriens à surmonter les défis de la vie en tant que réfugiés », a déclaré Robert Jenkins, le Représentant de l'UNICEF en Jordanie. « La Jordanie a pris un engagement incroyable pour permettre aux enfants syriens d'accéder à l'éducation, mais un soutien urgent de la part de la communauté mondiale est nécessaire pour continuer à tirer parti des progrès accomplis à ce jour ».

Depuis le début du conflit, l'UNICEF a travaillé avec des partenaires pour améliorer l'accès à l'éducation formelle et informelle des enfants touchés par la crise syrienne, notamment en créant des systèmes à double vacation dans près de 500 écoles en Jordanie et au Liban, des campagnes d'incitation au 'retour à l'école' et la réhabilitation de quelque 1.000 salles de classe dans les pays d'accueil des réfugiés. Cependant, un déficit de financement conséquent empêche l'agence d'atteindre plus d'enfants. L'UNICEF n'a reçu que la moitié des fonds nécessaires pour assurer l'éducation des enfants touchés par le conflit en Syrie.


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