Syrie : à Raqqa et Deir ez-Zor, le HCR appelle à épargner les civils et à leur permettre de partir

Des personnes déplacées ayant fui les zones contrôlées par Daech dans les environs de Raqqa, en Syrie (archives). Photo UNICEF/Soulaiman (file)

13 octobre 2017 – Alors que les combats gagnent en intensité dans la ville de Raqqa et le gouvernorat de Deir ez-Zor, en Syrie, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a de nouveau appelé les parties en conflit à épargner les civils et de leur permettre de quitter sans encombre les zones d'affrontements.

Le HCR est profondément préoccupé par la sécurité et le bien-être de la population civile de Raqqa, où environ 8.000 personnes demeurent piégées par les combats en cours.

« Ceux qui parviennent à s'évader témoignent de la détérioration des conditions à l'intérieur de la ville. La nourriture, l'eau, la médecine et l'électricité se font rares », a déclaré Andrej Mahecic, un porte-parole du HCR qui réitère son appel à permettre aux civils piégés dans la ville de partir pour gagner des zones sûres où ils pourront trouver abri et protection.

« Ces personnes font face au choix sombre de rester dans la ville plongée dans le conflit ou de fuir à travers les combats – dans un cas comme dans l'autre, ils risquent la mort », a dit M. Mahecic.

Depuis le début du mois d'avril, près de 270 000 personnes ont fui leurs foyers dans le gouvernorat de Raqqa. La plupart d'entre eux (environ 209.000) sont toujours déplacés au sein du gouvernorat, tandis que 40.000 autres ont trouvé refuge à Alep, 13.000 à Idleb, 6.600 à Deir ez-Zor et 1.400 à Hama.

Dans le gouvernorat voisin de Deir ez-Zor, le HCR est également préoccupé par les combats en cours et les conséquences pour les civils. « Au cours de la seule première semaine d'octobre, environ 95.000 hommes, femmes et enfants auraient été déplacés dans 60 localités du gouvernorat, ainsi que vers les gouvernorats d'Al-Hassakeh, d'Al Raqqa et d'Alep », a dit le porte-parole de l'agence onusienne.

Le HCR a intensifié ses préparatifs dans les camps près de Raqqa et agrandit le camp d'Ain Issa (à environ 45 km au nord de la ville d'Al Raqqa) afin de pouvoir accueillir plus de Syriens déplacés de Raqqa et de Deir ez-Zor.

66 réfugiés syriens accueillis au Chili

Le Chili est le dernier pays à avoir récemment réinstallé des réfugiés syriens sur son territoire. 66 Syriens (32 enfants, 16 femmes et 18 hommes) sont arrivés jeudi dans ce pays d'Amérique du Sud en provenance du Liban, dans le cadre d'un programme de réinstallation mené par le gouvernement chilien avec le soutien du HCR.

À leur arrivée dans la capitale à Santiago, les réfugiés ont été accueillis par la Présidente du pays, Michelle Bachelet, ainsi que par le représentant régional du HCR, Michele Manca di Nissa. Ils seront accueillis dans deux communautés différentes: Villa Alemana, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, et Macul une ville située dans la partie centre-est de la région métropolitaine du Grand Santiago.

« Nous félicitons le gouvernement et la société chiliens pour leur solidarité avec les réfugiés syriens dans le besoin et pour avoir participé à la réponse de la communauté internationale à l'une des plus grandes crises humanitaires depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré M. Manca di Nissa.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Syrie : les besoins humanitaires restent grands partout dans le pays, selon l'ONU

En savoir plus