Le Conseil de sécurité appelé à renforcer la coopération internationale face à la menace terroriste pesant sur l'aviation civile

Un avion sur une piste d’aéroport (archive). Photo: Banque mondiale / Arne Hoel

27 septembre 2017 – La Secrétaire générale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et le Président du Comité 1373 (2001) concernant la lutte antiterroriste ont souligné ce mercredi devant le Conseil de sécurité la nécessité de renforcer la coopération internationale afin de faire face à la menace que posent les groupes terroristes pour les avions civils.

Le débat au Conseil de sécurité, qui se tenait un an après l'adoption de ladite résolution, a également vu des appels pour une universalisation des systèmes d'informations préalables sur les passagers.

La Secrétaire générale de l'OACI, Mme Fang Liu, a détaillé le nouveau Plan pour la sécurité de l'aviation dans le monde de son organisation, précisément axé sur la menace terroriste. Ce plan, qui vise notamment à améliorer la réponse aux risques, à forger une véritable culture de sécurité et à promouvoir la coopération, sera l'outil primaire à la disposition de la communauté de la sécurité aérienne, a-t-elle dit. « Les résultats dépendront naturellement des actions des États et de leur volonté politique. »

Mme Liu a précisé que Plan créait, en outre, un mécanisme permettant aux États de formuler une demande d'assistance de manière confidentielle. Elle a exhorté les Etats à appuyer ce Plan, y compris par des contributions financières, avant d'appeler le Conseil à faciliter son application par tous les Etats membres. « Je reste confiante que, par le biais de notre coopération, nous réussirons à réduire le risque d'un acte malveillant contre les avions civils », a-t-elle dit.

De son côté, le Président du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1373 (2001) concernant la lutte antiterroriste (CTC), Amr Abdellatif Aboulatta, a plaidé pour le renforcement des capacités des États. « De nombreux États n'ont pas suffisamment de capacités ni de ressources pour mettre en œuvre de manière efficace les mesures de sécurité », a-t-il dit. Il a aussi demandé une meilleure protection des installations terrestres des aéroports, en rappelant les attaques contre les aéroports de Fort Lauderdale, en 2017, et de Bruxelles et d'Istanbul, en 2016.

Surtout, M. Aboulatta a demandé le renforcement du système de renseignements préalables concernant les voyageurs. « Seuls 57 États ont mis en place un tel système, ce qui représente une énorme faille en matière de sécurité », a prévenu le Président du Comité.

La menace posée par les engins explosifs improvisés, contenus dans des systèmes électroniques portatifs, a également été abordée, notamment par Mme Liu, qui a souligné qu'elle n'était pas nouvelle, en rappelant le crash en 1988 de l'avion de la Pan Am au-dessus du village écossais de Lockerbie. Des nouvelles procédures de contrôle, plus détaillées, spécifiques à ces engins explosifs, ont été incluses dans un projet d'amendement à la Convention relative à l'aviation civile internationale, dite Convention de Chicago, a-t-elle dit.


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