Le Japon veut augmenter la pression sur la Corée du Nord pour qu'elle abandonne son programme nucléaire

Le Premier ministre du Japon, Shinzo Abe, lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies. Photo ONU/Cia Pak

20 septembre 2017 – Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré mercredi qu'il fallait augmenter la pression sur la Corée du Nord (RPDC), estimant que le dialogue a échoué à empêcher le régime de Pyongyang de développer ses capacités nucléaires et balistiques sur le long terme.

« Ce qu'il faut ce n'est du dialogue mais des pressions », a estimé M. Abe dans un discours au débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies. « Il faut agir (...) Il ne reste plus beaucoup de temps ».

Pour le Premier ministre japonais, les armes nucléaires détenues par Pyongyang « sont déjà, ou sont proches de devenir, des bombes à hydrogène, tôt ou tard desservies par des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ».

« Ce n'est pas le manque de dialogue qui a engendré cette situation », a déploré M. Abe, rappelant que le Japon a dialogué avec son voisin nord-coréen depuis le début des années 1990 dans le but de le dissuader de développer un programme nucléaire militaire.

M. Abe a déclaré que la Corée du Nord devait abandonner ses programmes nucléaire et balistique « d'une manière totale, vérifiable et irréversible ». « Mettre fin ou non aux provocations de la Corée du Nord ne dépend que de la solidarité de la communauté internationale », a-t-il dit.

Le Japon soutient la position des Etats-Unis, « à savoir que toutes les options sont sur la table » pour sanctionner le régime nord-coréen, a-t-il ajouté.

M. Abe a également dit apprécier la décision unanime du Conseil de sécurité sur la résolution 2375, prise le 11 septembre, qui renforce les sanctions économiques à l'égard de la Corée du Nord.

Le dernier missile balistique tiré par la Corée du Nord a survolé le Japon le 14 septembre 2017. Ce tir s'est produit moins de trois semaines après que Pyongyang a lancé un autre missile balistique au-dessus du Japon, moins de deux semaines après que la RPDC a effectué un essai nucléaire, et seulement trois jours après que le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2375.

« Au cours des vingt années suivant la fin de la Guerre froide, quand et où, et avec quel dictateur, a-t-on été si indulgent ? » a demandé le Premier ministre japonais. « En fait, ça n'a été permis qu'à la Corée du Nord ».


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