L'Union européenne appelle à préserver l'accord sur le nucléaire iranien

Donald Tusk, Président du Conseil européen de l’Union européenne, s’exrprime lors du débat général de la 72ème session de l’Assemblée générale. Photo: ONU / Cia Pak

20 septembre 2017 – Le Président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé mercredi, au nom de l'Union européenne, tous les pays concernés à préserver l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015 entre l'Iran et six pays.

« Nous appelons tous les intéressés à préserver le Plan d'action commun et global avec l'Iran en tant qu'accord multilatéral offrant plus de sécurité pour nous tous », a dit M. Tusk dans un discours au débat général de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a qualifié mardi le gouvernement iranien de « dictature corrompue derrière la fausse apparence d'une démocratie ». « Nous ne pouvons pas respecter un accord s'il contribue à la construction éventuelle d'un programme nucléaire », a prévenu M. Trump.

Le Président du Conseil européen a estimé que l'ONU restait « un forum crucial pour débattre et un outil pour mettre en oeuvre notre volonté collective, même s'il a baissé dans l'estime populaire ces dernières années ». Selon lui, les sanctions prises par le Conseil de sécurité le 11 septembre contre la Corée du Nord pour avoir procédé à un essai nucléaire sont « un signe que la capacité de leadership et d'unité est présente ».

« Mais c'est encore trop peu. Aucun pays ne devrait avoir le droit de compromettre le régime mondial de non-prolifération ni de menacer les pays pacifiques. L'Union européenne appelle, avec le Japon et la Corée du Sud, nos amis proches et nos partenaires stratégiques, à une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne », a-t-il ajouté.

Donald Tusk a estimé que les Nations Unies étaient « le meilleur outil que nous ayons pour répondre, à l'échelle mondiale, aux conflits d'aujourd'hui, à la famine, aux déplacements forcés, au terrorisme et au retour des tensions nucléaires ». « Pour l'UE et ses États membres, il est impératif que l'ONU soit à la hauteur de ces défis », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que l'Union européenne contribuait à hauteur d'environ un tiers au financement de base des Nations Unies, et représentait un tiers des contributions au maintien de la paix des Nations Unies et la moitié de toutes les contributions volontaires aux fonds et programmes des Nations Unies.

Il a souhaité que l'ONU devienne « une organisation plus dynamique et moins bureaucratique ». « L'UE considère les idées de réforme des Nations Unies actuellement sur la table comme le minimum nécessaire. Il faut plus d'ambition, pas moins », a-t-il dit.

En ce qui concerne la crise mondiale des réfugiés, M. Tusk a déclaré que l'UE continuait d'assumer ses responsabilités et qu'elle soutenait activement le processus des Nations Unies pour élaborer des pactes mondiaux sur les réfugiés et une migration régulière, sûre et ordonnée.

S'agissant du terrorisme et de l'extrémisme violent, il a souhaité une plus grande détermination des Etats membres.

Quant à l'Accord de Paris sur le climat, M. Tusk a rappelé que l'Union européenne restait déterminée à mettre en œuvre cet accord « rapidement et pleinement » et à « soutenir nos partenaires, en particulier les pays vulnérables, dans le combat contre le changement climatique ».


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