A Kiev, le chef de l'ONU appelle au respect entier du cessez-le-feu en Ukraine

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (à gauche), aux côtés de Petro Poroshenko, Président de l’Ukraine, lors d’une conférence de presse à Kiev, en Ukraine. Photo: Bureau du porte-parole de l’ONU

9 juillet 2017 – En déplacement dimanche à Kiev, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exprimé sa solidarité envers le peuple ukrainien dans la crise qu'il traverse et rappelé que la situation en Ukraine « n'est pas oubliée ».

Entré dans sa quatrième année, le conflit en Ukraine a provoqué le déplacement de 1,7 million de personnes à l'intérieur du pays. Une souffrance que ressent profondément et connaît bien M. Guterres du temps où il fut Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.

« Le peuple ukrainien a le droit de vivre dans la paix et la prospérité et dans le plein respect de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale », a déclaré le Secrétaire général lors d'une conférence de presse conjointe avec le Président ukrainien, Petro Poroshenko. « Je crois que dans un moment comme celui auquel nous assistons à l'heure actuelle, il est essentiel d'appeler au respect total du cessez-le-feu et à savoir de l'autre cessez-le-feu qui a été récemment approuvé ».

Rappelant que les organes des droits de l'homme des Nations Unies restent actifs concernant la situation en Ukraine, M. Guterres a rappelé que le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al Hussein, fournira également son rapport sur la situation des droits de l'homme en Crimée en temps voulu.

Le Secrétaire général a souligné que l'ONU est prête à faire tout ce qui est possible pour trouver une solution à la crise ukrainienne « qui dure depuis déjà une longue période », et que cette dernière reste à l'ordre du jour de l'Organisation. Il a indiqué que les Nations Unies suivent et soutiennent tous les efforts de résolution de la crise entrepris notamment par les quatre pays du format Normandie (France, Allemagne, Russie et Ukraine) du Groupe de contact trilatéral (TCG) et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

« Et en même temps, je veux dire que nous voulons vraiment faire mieux et faire davantage dans notre soutien aux activités humanitaires dans le pays et pour renforcer notre coopération avec le gouvernement à cet égard », a dit M. Guterres, « et aussi pour nous assurer que nous sommes en mesure de surmonter toutes les difficultés et les obstacles que nous ressentons parfois à l'égard des populations en détresse ».

Devant la presse, le Secrétaire général a confirmé l'intérêt de l'ONU à appuyer pleinement le processus de réformes entrepris par le gouvernement.

« J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt et d'attention la Conférence de Londres et les engagements très importants qui ont été pris », a-t-il dit. « Et, comme l'a mentionné le président, nous sommes prêts à relever notre coopération et notre présence pour soutenir le gouvernement dans les réformes qu'il promouvra », a-t-il ajouté précisant que l'ONU est à la disposition du gouvernement ukrainien pour appuyer un processus qu'elle considère très important « pour le bien-être du peuple ukrainien ».

Le Secrétaire général a salué « l'excellente coopération » de l'Ukraine avec les Nations Unies. « L'Ukraine est aujourd'hui membre du Conseil de sécurité et votre Représentant permanent a joué un rôle très important pour s'assurer que (cette institution) est capable d'accomplir autant que possible pour garantir la paix et la sécurité dans le monde ».

M. Guterres a également remercié l'Ukraine pour sa « contribution très importante » au maintien de la paix. « L'Ukraine s'est engagée activement dans tous les processus en ce qui concerne la paix et la sécurité, le développement durable et inclusif et les droits de l'homme, et je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance pour ce qui a été une coopération exemplaire », a-t-il dit.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Le conflit en Ukraine entre dans sa quatrième année, sans issue en vue, selon l'ONU

En savoir plus