La Côte d'Ivoire, un exemple en matière de désarmement, démobilisation et réintégration

Un Casque bleu de l’ONUCI inspecte des armes remises par des miliciens dans le cadre du processus de DDR en Côte d’Ivoire (archives). Photo ONU/Ky Chung

20 juin 2017 – Au cours des trois dernières décennies, le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) d’anciens combattants ont joué un rôle clé dans la prévention de la violence, la stabilisation et le soutien aux processus politiques, a affirmé lundi au nom du Secrétaire général de l'ONU, la Haut-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu.

Lors d'une table ronde de haut niveau organisée au siège de l'ONU à New York, Mme Nakamitsu a souligné que le DDR est devenu partie intégrante des opérations de paix à travers le monde, en mettant en exergue l'exemple de la Côte d'Ivoire.

« Cette contribution cruciale au maintien de la paix se manifeste par des programmes de DDR réussis, comme en témoigne les cas de l'Amérique centrale, de l'Angola, de la Sierra Leone, du Libéria et, bien sûr, de la Côte d'Ivoire », a dit la Haut-Représentante au nom du chef de l'ONU, António Guterres. Elle a précisé que le DDR est devenu une partie intégrante des opérations de paix à travers le monde.

Pour réussir, le DDR doit être adapté au cadre politique global afin de résoudre le conflit. Pour être durable, il faut tenir compte des opérations concurrentes de sécurité et de stabilisation, y compris les réformes du secteur de la sécurité ainsi que la réinsertion à long terme et multidimensionnelle des anciens combattants.

La volonté politique au plus haut niveau, un financement adéquat et la prise en compte des griefs politiques économiques et sociaux des ex-combattants figurent parmi les éléments clefs de la réussite du DDR, a souligné Thomas Kontogeorgos, chef de la section DDR des opérations de maintien de la paix , au nom du Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix chargé de l'état de droit et des institutions de sécurité, Alexander Zuev.

« La réintégration doit veiller à ce que les griefs politiques, économiques et sociaux des anciens combattants soient bien pris en compte, sinon cela peut nuire de manière significative aux efforts de DDR et au processus de paix en tant que tel », a déclaré M. Kontogeorgos, ajoutant que « les initiatives de DDR ne peuvent être soutenues si elles ne sont pas appuées par des programmes de réinsertion à long terme bien financés pour les ex-combattants ».

« Selon l'approche intégrée, la réinsertion dure au moins 5 ans, il est donc impératif de concevoir dès le début des programmes pluriannuels avec des partenaires tels que la Banque mondiale », a-t-il conclu.


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