Bosnie-Herzégovine : le Haut-Représentant de la communauté internationale salue les progrès réalisés

Le Haut-Représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, informe le Conseil de sécurité sur la situation dans ce pays. Photo: ONU / Manuel Elias

18 mai 2017 – Intervenant devant le Conseil de sécurité, le Haut-Représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, a salué jeudi les progrès réalisés par ce pays au cours des six derniers mois sur la voie de l'intégration euro-atlantique.

Malgré ces avancées, détaillées dans le rapport que présentait le Haut-Représentant chargé d'assurer le suivi de l'application de l'Accord de paix relatif à la Bosnie-Herzégovine, les délégations se sont quelque peu inquiétées de la persistance de divisions ethniques, alors que 22 années se sont écoulées depuis la fin du conflit.

La Bosnie-Herzégovine, qui a déposé sa demande d'adhésion à l'Union européenne en février 2016, a été encouragée en ce sens par les membres du Conseil, ainsi que par la délégation de l'Union européenne (UE) pour qui 2016 a été « une très bonne année pour la Bosnie-Herzégovine sur le chemin de la réforme et vers l'intégration européenne ».

La Bosnie-Herzégovine et l'UE ont signé, en décembre 2016, un protocole sur l'adaptation de la stabilisation et l'accord d'association, lequel constitue en effet une étape importante sur la voie de l'intégration dans l'UE. Une prochaine étape sera de répondre aux 3.242 questions posées par la Commission européenne pour qu'elle donne son avis sur la préparation du pays.

Si les progrès importants accomplis par ce pays ont été pris en compte par le Haut-Représentant, l'UE a dit compter sur la mise en œuvre du programme de réformes de la Bosnie-Herzégovine (2015-2018). En outre, les controverses récentes et l'échec d'adopter des réformes législatives clefs ont été vus comme une menace dans cette entreprise.

L'une des sources de préoccupation, a indiqué le Haut-Représentant, résulte des pressions exercées par les autorités de la Republika Srpska afin de donner suite à un projet de référendum constitutionnel. Ce projet visait à remettre en cause la compétence des juridictions de l'État central, notamment en organisant des « célébrations ostentatoires » le 9 janvier dernier, jour anniversaire de la création de la Republika Srpska.

De même, la demande en révision de l'arrêt rendu en 2007 par la Cour internationale de Justice (CIJ) sur la répression du crime de génocide a divisé profondément les partis et dirigeants serbes et bosniaques au sein de la coalition nationale, a noté le Haut-Représentant. La question a finalement été tranchée par la CIJ qui a jugé la demande de la Bosnie-Herzégovine non recevable.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Le chef de l'ONU estime qu'il ne faut pas tenir pour acquises la paix et la prospérité en Europe

En savoir plus