Les droits de l'enfant doivent être au centre des pourparlers de paix inter-syriens, selon l'UNICEF

En Jordanie, des adolescentes utilisent des téléphones portables et des tablettes dans le camp de Za’atari pour réfugiés syriens. Photo UNICEF/Christopher Herwig

24 mars 2017 – Les participants aux pourparlers de paix inter-syriens à Genève doivent mettre les droits des enfants au centre de leurs délibérations, alors que les enfants en Syrie continuent à être attaqués, a déclaré un haut responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

«Ceux qui se réunissent à Genève cette semaine devraient mettre les droits de l'enfant au centre de leurs délibérations, les droits de tous les garçons et de toutes les filles doivent être protégés, le droit à recevoir de l'aide humanitaire et le droit à l'éducation », a déclaré le Directeur régional de l'UNICEF, Geert Cappelaere, dans un communiqué de presse publié jeudi avant la reprise des pourparlers à Genève.

Citant l'attaque de mercredi contre une école d'Ar-Raqqa abritant des familles déplacées qui aurait tué 53 civils dont 12 enfants, il a déclaré que la communauté internationale n'avait pas protégé, une nouvelle fois, les enfants de Syrie. « Nous avons échoué depuis plus de 2.200 jours », a-t-il ajouté.

« L'UNICEF rappelle à toutes les parties impliquées militairement en Syrie qu'il est de leur responsabilité de protéger la vie des enfants et celle de leurs familles. Les infrastructures civiles, y compris les écoles et les hôpitaux, devraient être protégées, peu importe qui contrôle la région », a déclaré M. Cappelaere.

Selon lui, les enfants sont privés de leur droit fondamental à la vie et de leur droit à l'éducation. « Toutes les parties au conflit doivent redoubler d'efforts pour trouver une solution politique et mettre fin au conflit qui ne cause que mort et destruction », a-t-il dit.


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