Les gouvernements ont le devoir d'assurer les conditions minimales de bonheur, selon l'ONU

Une jeune fille soudanaise rayonne de bonheur lors de la cérémonie d’inauguration du gouvernement de transition d’unité nationale du Soudan à Khartoum. Photo de l’ONU / Evan Schneider (photo d’archive)

20 mars 2017 – A l'occasion de la Journée internationale du bonheur qui est célébrée chaque année le 20 mars, la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Amina J. Mohammed, a appelé la communauté internationale à renouveler son engagement de continuer à bâtir des sociétés plus justes et égales afin d'accroître le bonheur et le bien-être des gens dans le monde entier.

« Les Nations Unies ont toujours existé pour promouvoir et assurer le bien-être et le bonheur de tous les peuples », a souligné Mme Mohammed dans une déclaration, rappelant que cet engagement s'est encore renforcé en 2011, lorsque l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution intitulée 'Bonheur: vers une approche holistique du développement'.

« La résolution reconnaissait que le produit intérieur brut n'était pas conçu et ne reflète pas adéquatement le bien-être et le bonheur des gens dans un pays donné. En bref, elle souligne la nécessité de reconnaître des indicateurs de bien-être et de sources de bonheur qui vont au-delà des indicateurs économiques », a-t-elle dit.

Pour Mme Mohammed, le monde a besoin d'approches plus inclusives, équitables et équilibrées pour le développement qui favorisent la durabilité, l'éradication de la pauvreté, le bonheur et le bien-être de tous les peuples.

« Dans la poursuite d'une telle approche, de nombreux pays se sont efforcés d'élaborer des mesures plus larges de progrès, souvent à travers des consultations publiques, des commissions parlementaires et des efforts pour développer de nouveaux indicateurs et une meilleure compréhension du bien-être », s'est félicitée la Vice-Secrétaire générale qui tout en reconnaissant et saluant ces efforts, a encouragé les autres gouvernements, en consultation avec les parties prenantes concernées, à poursuivre des efforts similaires.

Dans son message, Mme Mohammed a tenu souligné que les gouvernements ont le devoir d'assurer les conditions minimales de bonheur pour tous les peuples, la poursuite de la croissance économique seule a un impact négatif sur le bien-être humain, peut entraîner des inégalités croissantes et une dégradation de l'environnement et que le but du développement est d'accroître le bien-être des gens mais pas à tout prix.

Pour la Vice-secrétaire générale, le monde doit également tirer parti des enseignements de la science du bien-être et aussi penser à établir des alliances avec le secteur privé. « N'oublions pas que le bonheur est bon pour les entreprises et les travailleurs heureux sont plus productifs », a-t-elle rappelé.

« Le bien-être ne dépend pas uniquement du revenu. Les gens sont plus heureux quand ils ont la sécurité personnelle et d'emploi, lorsqu'ils jouissent de la liberté d'expression, lorsque l'environnement est propre, lorsqu'ils ont de solides relations familiales, fondées sur la solidarité intergénérationnelle, lorsqu'ils ont un réseau d'amis de confiance », a précisé Mme Mohammed. « Ces besoins humains peuvent être comblés dans des sociétés où les gens sont habilités à poursuivre leurs propres objectifs qui garantissent leur bien-être personnel - dans des sociétés inclusives et égalitaires et où les droits de l'homme sont choyés et respectés », a-t-elle ajouté.

La Vice-secrétaire générale a conclu en rappelant que le Programme de développement durable à l'horizon 2030 reconnaît que la lutte contre la pauvreté doit aller de pair avec des stratégies qui favorisent la croissance économique et répondent à une série de besoins sociaux, notamment l'éducation, la santé, la protection sociale et les possibilités d'emploi.


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