Le Secrétaire général se félicite de la coopération renforcée avec l'Union africaine et l'IGAD

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres (à droite), rencontre le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir, au 28e Sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Photo ONU/Antonio Fiorente

1 février 2017 – De retour d'une visite en Ethiopie où il a participé à un Sommet de l'Union africaine (UA), le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est félicité mercredi de la coopération renforcée des Nations Unies avec l'UA et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe six pays d'Afrique de l'Est.

S'exprimant devant la presse au siège de l'ONU à New York, M. Guterres a expliqué que l'un des objectifs de sa participation au Sommet d'Addis-Abeba était « d'établir un mécanisme solide de coopération entre l'organisation sous-régionale IGAD, l'Union africaine et l'ONU afin d'être en mesure de tout faire pour éviter le pire au Soudan du Sud et ramener le pays sur la voie de la paix ».

« A l'issue de cette mission, je peux vous dire que je crois que nous avons pleinement atteint nos objectifs. Tout d'abord, nous avons établi avec l'Union africaine une plate-forme de coopération renforcée », a ajouté le Secrétaire général.

Il a été convenu que, lors de chaque sommet de l'Union africaine en janvier, il y aurait un petit-déjeuner-réunion entre le Secrétaire général et tous les chefs d'États africains, traduisant l'engagement fort de l'Afrique envers une relation très étroite avec l'ONU, a-t-il expliqué.

« Dans le même temps, nous avons convenu que l'Agenda 2063, qui est l'agenda de développement de l'Union africaine, et le Programme de développement durable à l'horizon 2030, qui a été approuvé lors du sommet de l'année dernière, seront alignés », a ajouté M. Guterres. « Cela qui signifie qu'il y aura une coopération totale entre l'ONU et l'Union africaine en ce qui concerne les objectifs de développement durable et la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le changement climatique dans les années à venir ».

S'agissant de la situation au Soudan du Sud, il a déclaré que l'ONU, l'UA et l'IGAD sont parvenus à un accord sur la voie à suivre. « Nous travaillerons clairement ensemble d'une seule voix, afin de nous assurer que le dialogue national qui sera lancé au Soudan du Sud soit vraiment inclusif ». Il s'est félicité également de l'accord avec le Kenya pour que ce pays participe à la Force régionale de protection qui doit être déployée au Soudan du Sud.

Le chef de l'ONU a ajouté qu'il avait aussi eu d'importantes discussions sur le Mali, lors du Sommet d'Addis-Abeba.

« J'ai rencontré les chefs d'État du G5 - le Mali, le Tchad, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger. Il y aura une nouvelle réunion à Bamako au début du mois de février. Et nous verrons comment nous pourrons travailler ensemble pour améliorer nos capacités, à la fois pour aller de l'avant avec le processus politique et pour avoir une approche plus efficace pour faire face à la situation terroriste très complexe dans le nord », a-t-il dit.


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