2016 a été la pire année pour les civils en Syrie, selon un expert de l'ONU

Le Président de la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, Paulo Sergio Pinheiro. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

28 décembre 2016 – Le Président de la Commission d'enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne, Paulo Sergio Pinheiro, a déclaré mercredi que 2016 a été « année tragique » pour les populations civiles syriennes.

Dans un entretien accordé à ONU Info, M. Pinheiro a notamment pointé du doigt l'escalade des attaques contre la population civile, perpétrées par l'ensemble des parties au conflit.

Mise en place en 2011 par le Conseil des droits de l'homme (CDH), la Commission a pour mandat d'enquêter et enregistrer toutes les violations de droits de l'homme ainsi que les allégations de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre en Syrie.

Le Président de la Commission a toutefois indiqué que l'année avait aussi été marquée par des moments d'espoir. Il a notamment souligné les efforts déployés par l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, pour créer des conditions permettant la tenue de véritables négociations entre toutes les parties au conflit.

Pour M. Pinheiro, la nomination d'António Guterres au poste de Secrétaire général de l'ONU est également un nouveau facteur susceptible d'aider la situation en Syrie.

Dans un entretien accordé à la BBC en octobre, M. Guterres, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2017, a indiqué que la Syrie sera sa priorité. La « vaste expérience » du nouveau chef de l'ONU laisse espérer au Président de la Commission d'enquête sur la Syrie que de nouvelles initiatives verront le jour concernant la « voie difficile » vers les négociations et la paix.

Mercredi dernier, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a indiqué, avoir pris connaissance d'allégations concernant la présence de charniers dans la partie est de la ville d'Alep, mais que dans l'attente de la confirmation des faits, il n'est pas en mesure de pouvoir confirmer ni leur présence, ni l'identité des victimes ou des auteurs.

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