Ban Ki-moon reçoit un prix pour son leadership en matière de lutte contre le sida

Le Secrétaire général Ban Ki-moon avec des participants de la réunion spéciale de l’ONUSIDA commémorant la Journée mondiale de lutte contre le sida. Photo ONU/Mark Garten

30 novembre 2016 – A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné mercredi la nécessité de mettre fin à la stigmatisation et aux sévices contre les personnes atteintes de la maladie et de veiller à ce qu'elles reçoivent les soins, les traitements et la protection auxquels elles ont droit.

« La haine et le fanatisme propagent la maladie et, comme le disent les fondateurs de ce mouvement, le silence équivaut à la mort », a souligné M. Ban dans un discours lors d'une réunion commémorant cette journée au siège de l'ONU. « La tolérance et la sensibilisation aident à stopper le sida. La parole protège la vie ».

M. Ban a souligné les progrès accomplis dans la lutte contre la maladie, notamment la réduction de moitié du nombre d'enfants infectés par la transmission de la mère à l'enfant et le doublement du nombre de personnes ayant accès aux médicaments.

Il a également demandé que des mesures soient prises pour que l'objectif de fournir des traitements à 30 millions de personnes d'ici 2030 soit atteint.

« Cela exige que nous atteignions les communautés les plus vulnérables - les jeunes femmes en Afrique subsaharienne, les personnes qui s'injectent des drogues, les gays et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et les pauvres qui ont besoin de services et de soins », a-t-il ajouté.

La réunion s'est ouverte par la remise d'un prix soulignant le leadership de M. Ban concernant la lutte contre le VIH/sida durant son mandat de chef de l'ONU.

Présentant ce prix au nom de l'ONUSIDA, le chef de cette agence onusienne, Michel Sidibé, a salué les efforts du Secrétaire général pour mettre la dignité des peuples au centre de son programme.

« Vous avez pris des décisions courageuses pour rendre visite à des gens là où ils avaient besoin d'espoir parce qu'ils étaient exclus pour qui ils étaient [...] parce qu'ils se droguaient ou en raison de leur sexualité. Vous avez mis leur dignité à l'avant de votre combat personnel », a poursuivi M. Sidibé.


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