Syrie : l'Envoyé spécial de l'ONU souhaite reprendre les pourparlers de paix dès que possible

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à gauche), et son conseiller spécial Jan Egeland, arrivent à leur conférence de presse à Genève. (archives) Photo ONU/Jean-Marc Ferré

26 mai 2016 – A l'issue d'un exposé par vidéoconférence devant le Conseil de sécurité lors de consultations à huis-clos, l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré jeudi qu'il avait l'intention de reprendre les pourparlers de paix dès que possible.

« Il s'agissait de son premier exposé devant le Conseil depuis la conclusion du dernier cycle de pourparlers à Genève et depuis la réunion du Groupe international de soutien pour la Syrie à Vienne le 17 mai », a indiqué son équipe dans une note à la presse.

Lors de son exposé devant les membres du Conseil, M. de Mistura a répété que des progrès sur le terrain étaient nécessaires, en particulier s'agissant de la cessation des hostilités et de l'accès humanitaire. « Il a indiqué son intention de démarrer le prochain cycle de pourparlers dès que possible mais certainement pas dans les deux à trois prochaines semaines », a précisé son équipe.

« En attendant, l'Envoyé maintiendra des contacts étroits et continus avec les parties prenantes syriennes ainsi qu'avec les membres du GISS avant de déterminer 'le moment approprié' pour réunir à nouveau les parties prenantes à Genève », a-t-elle ajouté.

De son côté, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Stephen O'Brien, a réclamé jeudi davantage d'assistance pour les Syriens dans le besoin, en Syrie et dans la région, au terme d'une visite à Hatay, dans le sud de la Turquie.

« Les habitants de la Syrie continuent de souffrir », a souligné M. O'Brien dans un communiqué de presse. « Notre défi est à la fois d'accroître l'aide pour atteindre chaque personne dans le besoin, et de soutenir les efforts de ceux qui tentent de mettre fin à cette crise ».

Le Secrétaire général adjoint s'est rendu à Hatay immédiatement après le Sommet humanitaire mondial à Istanbul. « Lors du sommet, nous avons entendu des mots forts sur le partage des responsabilités concernant les réfugiés, la sauvegarde de leurs droits, et les efforts pour assurer le financement dont nous avons besoin pour sauver des vies. Nous devons maintenant exiger que ces mots se transforment en action significative », a-t-il dit.


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