Ban Ki-moon demande à chaque citoyen du monde de soutenir la mise en œuvre des objectifs de développement durable

Les 17 Objectifs de développement durable (ODD) du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU. Photo : ONU/Project Everyone

22 janvier 2016 – A l'occasion d'une conférence sur le développement à Zurich, en Suisse, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé vendredi à chaque citoyen du monde de contribuer à la mise en œuvre des objectifs de développement durable, qui ont été adoptés en septembre dernier par les Etats membres des Nations Unies.

Selon lui, les Etats sont convenus ensemble d'une vision sur le long terme avec les 17 objectifs du Programme de développement durable à l'horizon 2030. « Ces 17 objectifs représentent virtuellement tous les aspects de nos vies, dont les conditions environnementales de notre planète Terre », a dit M. Ban dans un discours.

« Maintenant, je demande aux entreprises et à la société civile de répondre à cette vision des dirigeants du monde. Les dirigeants du monde ont, bien sûr, une responsabilité politique de garantir que cette vision soit adoptée par tous les gouvernements à travers leur législation nationale et d'autres mesures administratives. Mais sans le ferme soutien, les contributions et l'engagement de la société civile et des entreprises, elle ne pourra pas être mise en oeuvre », a-t-il ajouté.

Selon lui, « chaque citoyen peut jouer un rôle très important ». « Aussi, je vous demande de faire de ces objectifs de développement durable vos propres objectifs », a ajouté le Secrétaire général en s'adressant aux participants à la conférence.

Face aux énormes besoins humanitaires auxquels est confronté le monde actuellement, Ban Ki-moon a souligné combien il était important de ne pas réduire l'aide au développement pour financer ces besoins.

Selon lui, le Sommet humanitaire mondial les 23 et 24 mai 2016 à Istanbul, en Turquie, peut être une occasion de redéfinir la réponse internationale aux crises en s'attaquant à leurs causes profondes.

« J'ai mis en garde de nombreux pays développés, notamment du continent européen, sur le fait qu'ils n'ont affecté aucun budget pour les réfugiés. La voie la plus facile pour eux serait de couper les financements affectés à l'aide au développement pour les affecter aux réfugiés », a-t-il dit, notant que des pays ont fait des coupes de 30 à 40%.

« Je comprends vraiment cette situation. Mais ce n'est pas un jeu à somme nulle. Aide au développement et aide humanitaire, il faut un budget et de l'argent supplémentaire pour ces personnes », a-t-il ajouté.


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