Une délégation du Conseil de sécurité en visite au Burundi pour tenter de mettre fin à la crise

Une délégation du Conseil de sécurité à son arrivée à Bujumbura, la capitale du Burundi. Au centre, le Représentant adjoint de la France auprès des Nations Unies, Alexis Lamek. Photo UNIC Bujumbura.

22 janvier 2016 – Une délégation du Conseil de sécurité a achevé vendredi une visite à Bujumbura, la capitale du Burundi, au cours de laquelle elle a encouragé tous les acteurs politiques à mettre fin à la crise que traverse le pays.

Lors cette visite qui a débuté jeudi après-midi, la délégation a rencontré le Président du Burundi, Pierre Nkurunziza. Elle a aussi eu des entretiens avec le Premier Vice Président, le Ministre des affaires étrangères, et des représentants des partis politiques, des médias et d'organisations de la société civile, ainsi que des chefs religieux.

S'exprimant au micro de la Radio des Nations Unies après la rencontre avec le Président Nkurunziza, l'ambassadeur d'Angola, Ismael Gaspar Martins, qui était à la tête de la délégation avec l'ambassadrice américaine Samantha Power et l'ambassadeur adjoint français Alexis Lamek, a déclaré que la délégation avait fait le point sur la situation sécuritaire dans le pays ainsi que sur la proposition de médiation par la Communauté de l'Afrique de l'est, menée par le Président de l'Ouganda, Yoweri Museveni.

"Nous avons aussi convenu que le Conseil devrait voir comment soutenir cette médiation afin de permettre une réduction des tensions actuelles au Burundi", a dit M. Gaspar Martins.

La délégation s’est envolée ensuite vers Addis-Abeba, en Ethiopie, où elle doit rencontrer samedi le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine.

Cette mission du Conseil de sécurité intervient alors que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a dénoncé la semaine dernière de nouvelles vagues de violations des droits de l'homme dans le pays, notamment des violences sexuelles de la part des forces de sécurité et une forte augmentation des disparitions forcées et des cas de torture.

Le HCDH a demandé l'ouverture d'une enquête sur les événements qui se sont produits à Bujumbura, les 11 et 12 décembre 2015, y compris sur les allégations selon lesquelles au moins neuf charniers existeraient dans la ville et ses environs.

Le Burundi traverse une grave crise politique depuis que le Président Pierre Nkurunziza a pris la décision controversée de solliciter un troisième mandat présidentiel l'an dernier. Depuis lors, au moins 400 personnes ont été tuées, et ce bilan pourrait en fait être beaucoup plus lourd. Environ 220.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins et des milliers d'autres sont déplacées à l'intérieur du pays.


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