Climat : il faut davantage impliquer les personnes d'ascendance africaine, selon des experts

Des femmes au Brésil participent à une manifestation pour attirer l’attention sur les discriminations auxquelles sont confrontées les femmes d’ascendance africaine dans le pays. Photo : PNUD/Tiago Zenero

29 décembre 2015 – Les efforts internationaux pour lutter contre le changement climatique doivent être plus inclusifs et impliquer les personnes qui ont été largement négligées pendant la Conférence sur le climat à Paris, estime le Groupe d'experts des Nations Unies sur les personnes d'ascendance africaine.

« La mise en œuvre de l'accord de Paris sur le changement climatique et les futures négociations sur le climat devraient se concentrer sur les besoins et les points de vue des personnes les plus à risque, notamment les personnes d'ascendance africaine, et ne pas se fonder sur les forces du marché », a dit la présidente de ce groupe d'experts, Mireille Fanon Mendès-France, dans une déclaration à la presse publiée mardi.

Selon ces experts, les personnes d'ascendance africaine sont parmi les plus touchées par le changement climatique, mais elles ont à peine figuré dans les deux semaines de négociations à Paris en décembre.

Malgré les progrès dans la lutte contre le racisme et la discrimination raciale, les personnes d'ascendance africaine font souvent partie des groupes les plus pauvres et les plus marginalisés de la société. Elles vivent souvent dans des communautés touchées de manière disproportionnée depuis des décennies par la dégradation de l'environnement, tels que la pollution de l'air et les déchets toxiques.

« La Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine se déroule de 2015 à 2024. Elle vise à souligner la contribution des personnes d'ascendance africaine aux sociétés. Elle vise également à renforcer la coopération nationale, régionale et internationale afin de permettre la pleine jouissance des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques par les personnes d'ascendance africaine - droits qui risquent d'être affectés à un degré plus ou moins important par le changement climatique », a souligné Mme Fanon Mendès-France.

« Les dirigeants du monde peuvent rendre l'accord de Paris véritablement historique en s'assurant que la participation des communautés marginalisées, notamment les personnes d'ascendance africaine, aux efforts visant à lutter contre le changement climatique ne soit plus négligée ou tenue à l'écart, mais soit au centre du débat sur l'avenir de notre planète commune », a-t-elle ajouté.

Outre Mme Fanon Mendès-France (France), le groupe d'experts est composé d'Ahmed Reid (Jamaïque), de Sabelo Gumedze (Afrique du Sud), de Ricardo A. Sunga III (Philippines) et de Michal Balcerzak (Pologne).


News Tracker: autres dépêches sur la question

COP21 : l'Afrique a un 'énorme intérêt' au succès de la Conférence, selon Ban Ki-Moon

En savoir plus






Coup de projecteur