A Addis-Abeba, Ban Ki-moon salue la solidarité africaine envers les pays affectés par Ebola

Une scène de rue à Freetown, en Sierra Leone, l’un des trois pays d’Afrique de l’Ouest gravement touchés par l’épidémie d’Ebola. Photo : Banque mondiale/Dominic Chavez

30 janvier 2015 – A l'occasion d'un Sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué vendredi la solidarité affichée par l'Afrique envers le Libéria, la Guinée et la Sierra Leone, les trois pays les plus affectés par l'épidémie d'Ebola.

« Le soutien de l'Union africaine à la lutte contre l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est une initiative courageuse, novatrice et efficace », a dit M. Ban dans un discours prononcé lors d'une table-ronde sur cette épidémie en marge du Sommet.

Le chef de l'ONU s'est aussi félicité du rôle important joué par le secteur privé africain, qui a fourni des ressources matérielles et financières significatives. « En particulier, je salue la campagne 'L'Afrique contre Ebola' et le système de messages sur téléphones mobiles qui a permis aux gens dans 42 pays africains de contribuer à la lutte contre Ebola », a-t-il souligné.

M. Ban a également salué la création, sous l'égide de la Fondation de l'Union africaine, d'un fonds pour les dons du secteur privé qui est géré par la Banque africaine de développement. Il a enfin salué le projet d'établir les Centres africains de prévention et de contrôle des maladies pour développer les capacités de l'Afrique en matière de santé publique.

« Je suis très encouragé par la solidarité affichée par l'Afrique, par ses gouvernements, son secteur privé et ses gens », a déclaré le chef de l'ONU.

Il a rappelé que l'épidémie d'Ebola a infecté pour l'instant plus de 21.000 personnes et tué plus de 8.600.

« Nous sommes à un stade critique. Certains disent qu'il s'agit d'un tournant. Au cours des quatre semaines écoulées, il y a eu une baisse du nombre de nouveaux cas », a souligné M. Ban. Il a toutefois prévenu que la maladie n'aura pas disparu d'un pays, tant qu'elle n'aura pas été éliminée dans tous les pays affectés.

« Ceux qui combattent Ebola doivent traquer et éliminer le virus grâce à un système de traçage rigoureux des contacts », a-t-il dit. « Ils doivent construire des capacités pour détecter les nouveaux cas dès qu'ils apparaissent. Cet effort est laborieux et coûteux ».


News Tracker: autres dépêches sur la question

Ebola : l'OMS appelle à mieux se préparer pour les futures épidémies

En savoir plus



Coup de projecteur