Ebola : il faut concentrer les efforts sur l'ouest de la Sierra Leone et la frontière Guinée-Mali, selon l'ONU

Un centre de traitement d’Ebola à Monrovia, au Libéria. Photo MINUAUCE/Simon Ruf

9 décembre 2014 – L'Envoyé spécial des Nations Unies sur Ebola, Dr. David Nabarro, a estimé mardi que la communauté internationale devait concentrer ses efforts dans les zones de transmission élevée de la maladie, en particulier dans l'ouest de la Sierra Leone, et à la frontière entre la Guinée et le Mali.

L'ouest de la Sierra Leone, en particulier la capitale du pays, Freetown, et Port Loko, où les niveaux de transmission sont élevés, a besoin « d'une réponse beaucoup plus intense », a dit le Dr. Nabarro lors d'une conférence de presse à Genève.

L'autre zone source d'inquiétude est le nord de la Guinée, une région appelée Guinée Forestière. « La Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre Ebola (MINUAUCE) travaille étroitement avec le Mali pour s'assurer qu'aucun cas ne franchisse la frontière et que si tel était le cas, la réponse soit très rapide », a-t-il expliqué. Il a ajouté qu'il était en contact étroit avec le Président du Mali et les Casques bleus de l'ONU basés dans ce pays.

L'Envoyé spécial des Nations Unies sur Ebola a pris pour exemple le centre de traitement de N'Zerekore en Guinée, qui est dirigé par un médecin du Niger. Il s'agit d'un exemple « véritablement extraordinaire » de coopération locale, africaine et internationale, a-t-il dit. Le centre a été construit avec de l'argent de l'Union européenne en 25 jours par le Programme alimentaire mondial (PAM) avec des volontaires de la Croix Rouge.

De son côté, le chef de la MINUAUCE, Anthony Banbury, a rappelé mardi les besoins en professionnels de santé internationaux pour mettre en œuvre la stratégie de lutte contre l'épidémie district par district, dans un message adressé à une réunion spéciale de l'Association des nations de l'Asie du Sud-est (ASEAN) consacrée à Ebola à Bangkok, en Thaïlande.

« Nous avons besoin de logisticiens, de gens gérant l'information, nous avons besoin d'épidémiologistes », a dit M. Banbury.

« Dans la guerre que nous menons actuellement contre cette maladie, nos soldats ayant le plus de valeur sont les épidémiologistes, des gens qui peuvent comprendre cette maladie, qui peuvent la traquer, qui peuvent travailler dans les villages et identifier les nouvelles flambées épidémiques pour nous permettre d'y répondre rapidement et de les contrôler », a-t-il conclu.


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